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Je suis le seigneur du château, Susan Hill

juin 21, 2016

je suis le seigneur du chateauRésumé : « Tout ceci t’appartiendra… » Edmund, onze ans, rêve de ce jour où il deviendra maître de Warings !
Mais l’arrivée au château d’une gouvernante et de son fils Charles, dix ans, vient tout gâcher ! Edmund voit son père, veuf depuis de longues années, revivre en la présence de la jolie Mme Kinshaw. Et il n’a plus qu’une idée : chasser ces intrus de « son » château !
Intelligent, ingénieux, avec des raffinements de cruauté et une perversité inouïe, Edmund, sûr de ses droits de seigneur du château, humiliera Charles, le persécutera, le terrorisera…
Il existe un monde sombre et violent de l’enfance, sans pureté, sans innocence, un monde que les adultes préfèrent ignorer…

Avis : Ce livre est malsain, Edmund est un enfant qui fait froid dans le dos. Dès le début, on sent qu’il est pas net, qu’il est destructeur. La façon dont il va réduire un papillon en poussière (même sans faire tout à fait exprès) est à mon avis annonciateur de ce qu’il va faire avec Charles. L’histoire est surtout vécu du point de vue de Charles (même si au début c’était celui d’Edmund qui prédominait, avec l’arrivé de Charles on se concentre sur celui-ci), et je dois dire que j’étais terriblement mal à l’aise.

Edmund manipule Charles, il le harcèle sans arrêt, et il est assez malin pour jamais se faire prendre, pour que son père et la mère de Charles ne voient rien. Il faut dire que je n’ai jamais vu des adultes aussi peu à l’écoute de leurs enfants. Surtout la mère de Charles, qui lui impose son amour comme une prison « je n’ai plus que toi », mais qui est prête à ne rien voir quand son fils va mal, pour ses propres besoins à elle.

Je pense qu’en plus de devoir subir les idées retors d’Edmund, Charles subit la solitude que lui impose sa mère en refusant de l’écouter ou de le comprendre. Lui-même finit par avoir une âme qui s’assombrit au fur à mesure des pages, il ne souhaite plus qu’une chose, c’est la mort d’Edmund. Et pourtant lui-même sera incapable de réellement lui faire du mal.

On se rend compte au fur à mesure du livre, que malgré ce que montre Edmund, c’est un lâche, un trouillard, incapable de se débrouiller seul. Tandis que Charles, au contraire, peut montrer une grande force de caractère et pas mal de débrouillardise. Sans Edmund pour lui pourrir l’esprit et sa confiance en lui-même, Charles est un gamin vraiment capable de faire pleins de choses.

Mais Edmund ne le lâche pas, sa méchanceté n’a aucune limite, et jusqu’au bout Charles subit sa cruauté et ses plans malsains. Que ce soit des simples phrases, ou des gestes et de véritables attaques, on sent toute l’emprise d’Edmund sur Charles (et sur les adultes).

Un livre terriblement dérangeant, qui montre les noirceurs de l’âme humaine, et surtout de celles des enfants, qui ne sont pas toujours si innocents que ça.

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