Archive for juin 2016

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Summerset Abbey tome 2 : Le printemps des débutantes, T.J Brown

juin 24, 2016

summerset-abbey-tome-2-le-printemps-des-debutantesRésumé : L’âge des possibles, c’est aussi celui des choix cruciaux et délicats. Les deux sœurs Buxton ne tardent pas à le découvrir. S’imposer professionnellement en tant que femme ou aimer l’homme de son choix, un défi pour ces jeunes femmes de l’Angleterre victorienne… Prudence s’est éloignée d’elles, résignée à mener une vie d’épouse modeste. Mais difficile d’oublier son passé… et son grand amour !

Avis : Je crois que ce tome 2 est encore meilleur et plus addictif que le premier. Sans doute parce que Victoria va faire face à l’injustice d’une société patriarcale et rentrer dans un monde qui défend la cause des femmes. C’était hyper intéressant de voir ce qu’essayait de faire les suffragettes, comment elles se battaient pour aider les femmes dans divers domaines. Les défendre contre les violences des hommes, les aider face à un monde d’homme, face à la pauvreté, à l’injustice faites aux femmes. J’aurais vraiment voulu que ce côté soit encore plus développé. Mais c’était déjà super intéressant.

Ce que je préfère dans ce livre c’est la façon dont les femmes vont se battre pour leur indépendance. Rowena évolue par rapport au tome précédent, elle est un peu moins placide et puis elle est amoureuse de Jon (et c’est réciproque). J’ai trouvé l’histoire très mignonne, mais surtout ce que j’adorais vraiment c’était voir Rowena apprendre à piloter. Je trouve que cela donne une réelle image de la prise de liberté, et franchement, je trouve ça terriblement géniale. J’ai aussi beaucoup aimé rencontrer la famille de Jon (sauf George son frère).

Prudence de son côté essaie d’être une épouse parfaite (mais surtout une ménagère en fait), et elle n’aime pas ça. Du tout. Elle se voit vivre avec son mari et ne lui servir que de ménagère toute sa vie, ça lui plait moyen. Mais Prudence, je trouve, se fond trop dans les conventions. Contrairement à Victoria qui se débat et Rowena qui essaie de transgresser aussi, Prudence suit « le bon petit chemin de la parfaite petite épouse » même si ça ne lui plait pas. Elle ment à son mari en plus (vive l’amour aha). J’aime bien Andrew même si « je ne veux pas vivre aux crochets de ma femme » m’a gonflé. En gros la femme peut, c’est même normal, mais l’homme a trop de fierté, ça me donne envie de les gifler. Mais à part ça, c’est quand même un bon personnage. 

Au niveau des romances, elles ne me satisfont pas plus que ça. Sauf l’histoire de Kit et Victoria. Parce que j’adore Kit, parce qu’ils m’ont fait vibrer. Mais surtout parce que Victoria refuse totalement de se marier, et ça c’est hyper agréable. Victoria est sans conteste mon personnage préféré, et son indépendance et son caractère me plaisent énormément. Certes elle est impulsive, mais franchement y a pire que d’utiliser cette impulsivité pour essayer d’aider les femmes.

Ce tome comporte pas mal de rebondissements. Encore une fois l’intrigue n’est pas très surprenante, mais j’ai quand même adoré ma lecture et le livre est assez addictif.

Phrase post-itée : 
« – J’ai la seule mère du royaume qui considère que le fait d’être gentille avec son fils est une tactique ! »

Mon avis sur : 
Le tome 1

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Summerset Abbey tome 1 : Les héritières, T.J Brown

juin 22, 2016

summerset-abbey-tome-1-les-heritieresRésumé : Londres, 1913. Prudence a grandi auprès de Rowena et Victoria, qu’elle considère comme ses sœurs, oubliant parfois qu’elle n’est que la fille de la préceptrice. À la mort de sir Philip, les deux orphelines sont recueillies par leur oncle au domaine de Summerset Abbey, mais pour rester avec elles, Prudence doit accepter de rejoindre le rang des domestiques. Alors que le monde moderne frappe à la porte du manoir, la jeune femme se retrouve face à son destin.

Avis : Il y a toujours un risque avec ce genre de livres, que l’époque soit mal décrite, qu’on tombe dans une histoire planplan cucul la praline, que ce soit mal écrit et pas intéressant, que les personnages soient chiants, etc.
En grande adepte de Jane Austen et des sœurs Brontë, je peux me montrer parfois difficile dans le genre, mais ce livre m’a conquise. Ce que j’ai préféré c’est l’ambiance et surtout les personnages, ces trois sœurs qui ont vécu une vie assez libre, avec un père qui leur a appris que les rangs ne signifiaient rien et que les femmes devraient avoir autant de droits que les hommes. Et qui doivent maintenant vivre avec un oncle et une tante très riches, qui ont les idées inverses. Les femmes doivent faire un beau mariage, les domestiques doivent tenir leur rang. Et c’est comme ça que Prudence, qui n’est pas réellement la sœur de sang de Victoria et Rowena, se retrouve être leur femme de chambre. 

L’ambiance n’est pas lourde, ça sent pas les drames à tous les coins, mais il y a quelques complots. En fait c’est surtout la tante et sa femme de chambre qui font des sales coups, pour que Prudence ait envie de partir et vite. Du coup, Prudence est mal traitée par les domestiques, elle subit une vie qu’elle n’a pas connu, et en plus ne se trouve pas d’amis parmi ces gens. Rowena commence par la traiter en domestique en plus, tandis qu’elle voit de moins en moins les deux sœurs.
Les événements s’enchaînent, et j’avoue que l’intrigue est assez grosse, il n’est pas si difficile de deviner les gros secrets familiaux, et je n’ai pas été surprise lors des découvertes, mais la lecture est tellement agréable que ça ne m’a pas dérangé, et j’avais hâte de savoir comment Prudence allait découvrir la vérité.

Mon personnage préféré dans cette histoire est sans conteste : Victoria. Des trois, c’est la plus libre, celle qui essaie de toutes ses forces de vivre la vie qu’elle entend vivre, même si elle est une femme et qu’elle doit tenir son rang. Rowena a fini par vraiment me gonfler en revanche, elle était trop placide, elle laissait trop les choses se faire et ne faisait que culpabiliser ensuite, avoir des regrets, au lieu de se battre pour les choses qu’elle veut. Elle n’essaie même pas, elle abandonne tout de suite et au bout d’un moment j’ai juste eu envie de la gifler pour qu’elle se bouge.
Prudence est celle qui découvre le plus vite que la vie est injuste, et que les conventions sociales l’enfermeront toujours dans une vie dont elle ne veut pas. Cependant elle se rend compte que son combat est vain face aux conventions. Elle essaie pourtant de se battre, de garder la tête haute, et elle sait que les sœurs sont là pour l’aider.

On se retrouve aussi avec quelques romances, que j’ai trouvé plutôt mignonne. Un peu facile (genre au premier regard c’est l’amour), mais assez bien écrite tout de même et puis choupi et douce.

La fin m’a foutu un choc, je l’ai vu comme une défaite. J’aurais voulu quelque chose de plus positif. Mais il y a deux autres tomes et j’espère qu’ils seront aussi bien et comme je me suis attachée, j’espère surtout que ça se terminera bien au final. Il y a également dans ce livre, un petit fond féministe qui m’a bien plu.

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Le secret des pierres, Brigitte Varel

juin 21, 2016

le-secret-des-pierresRésumé : Début du XXème siècle, au pied du massif de la Chartreuse. Marie est la descendante d’une lignée de femmes auxquelles on prête des dons mystérieux. Dons exacerbés lorsque leur prénom commence par la lettre « M ». Initiée par sa grand-mère, Marie en fait usage pour venger la mort de cette dernière, avant de donner naissance à son tour à une petite fille…

Avis : Un livre mélangeant historique et surnaturel, magie et vie de fermes dans le XXème siècle. Cela avait l’air très intéressant, d’autant plus que j’étais très intrigué par ce pouvoir. Sauf que ça n’a pas fonctionné. J’ai trouvé ça trop plat, les événements s’enchaînent trop vite, d’un chapitre sur l’autre on avance de dix ans, aucunement le temps d’éprouver de l’empathie pour les personnages, sur trois générations qui se succèdent, les histoires d’amour sont toujours les mêmes (une histoire d’amour d’enfance, un amour tout en symbiose blablabla). J’avais pensé voir un combat par Marie pour venger sa grand-mère., finalement non, c’est réglé en deux coups de cuillères à pot. Ensuite j’ai pensé qu’on verrait un véritable combat entre elle et Germaine, et finalement non, on passe sur ça aussi, et au bout d’un moment je me suis rendue compte qu’on passait sur tout. On se retrouve alors vite fait avec des descriptions « il s’est passé ça » et ça tombe à plat parce qu’au final on a rien, que des bouts. Dès que mon intérêt remontait, il retombait direct.

Et puis les fils de l’intrigue sont trop grosses, je voyais tout venir. J’ai fini par vraiment m’ennuyer, soupirer, lever les yeux au ciel, espéré que ça démarre, ou bien que ça s’arrête. L’histoire ne se concentre sur rien du tout, on a trop peu d’explications, on doit accepter cette histoire de magie sans poser de questions. J’ai pas non plus trouvé ça super réaliste par moment, j’ai trouvé que la haine des gens restaient limite très mesurés, on s’attend à plus de représailles. Mais il ne se passe jamais rien.

C’est certes très bien décrit, la vie des fermes et des villages, comment la guerre à bousculer certaines choses, mais encore une fois ça aussi ça restait vraiment en surface.

J’ai fini par abandonner, parce que j’en pouvais plus, parce que ça n’avançait pas, parce qu’on en était à la enième histoire d’amour encore pareil que les précédentes, parce que je voyais venir le truc, parce que j’avais pas envie de continuer tout simplement. Alors je suis allée lire la fin, j’ai pas été très surprise, j’ai été contente de m’être arrêtée. Voilà. Une mauvaise lecture.

Le détail qui tue : donc Marie (une des héroïnes) c’est mon nom. Sa petite fille s’appelle Mathilde (c’est le nom de ma cousine). Et la fille de Mathilde s’appelle Amandine (et c’est le nom de ma nièce). Ça m’a fait marrer.

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Je suis le seigneur du château, Susan Hill

juin 21, 2016

je suis le seigneur du chateauRésumé : « Tout ceci t’appartiendra… » Edmund, onze ans, rêve de ce jour où il deviendra maître de Warings !
Mais l’arrivée au château d’une gouvernante et de son fils Charles, dix ans, vient tout gâcher ! Edmund voit son père, veuf depuis de longues années, revivre en la présence de la jolie Mme Kinshaw. Et il n’a plus qu’une idée : chasser ces intrus de « son » château !
Intelligent, ingénieux, avec des raffinements de cruauté et une perversité inouïe, Edmund, sûr de ses droits de seigneur du château, humiliera Charles, le persécutera, le terrorisera…
Il existe un monde sombre et violent de l’enfance, sans pureté, sans innocence, un monde que les adultes préfèrent ignorer…

Avis : Ce livre est malsain, Edmund est un enfant qui fait froid dans le dos. Dès le début, on sent qu’il est pas net, qu’il est destructeur. La façon dont il va réduire un papillon en poussière (même sans faire tout à fait exprès) est à mon avis annonciateur de ce qu’il va faire avec Charles. L’histoire est surtout vécu du point de vue de Charles (même si au début c’était celui d’Edmund qui prédominait, avec l’arrivé de Charles on se concentre sur celui-ci), et je dois dire que j’étais terriblement mal à l’aise.

Edmund manipule Charles, il le harcèle sans arrêt, et il est assez malin pour jamais se faire prendre, pour que son père et la mère de Charles ne voient rien. Il faut dire que je n’ai jamais vu des adultes aussi peu à l’écoute de leurs enfants. Surtout la mère de Charles, qui lui impose son amour comme une prison « je n’ai plus que toi », mais qui est prête à ne rien voir quand son fils va mal, pour ses propres besoins à elle.

Je pense qu’en plus de devoir subir les idées retors d’Edmund, Charles subit la solitude que lui impose sa mère en refusant de l’écouter ou de le comprendre. Lui-même finit par avoir une âme qui s’assombrit au fur à mesure des pages, il ne souhaite plus qu’une chose, c’est la mort d’Edmund. Et pourtant lui-même sera incapable de réellement lui faire du mal.

On se rend compte au fur à mesure du livre, que malgré ce que montre Edmund, c’est un lâche, un trouillard, incapable de se débrouiller seul. Tandis que Charles, au contraire, peut montrer une grande force de caractère et pas mal de débrouillardise. Sans Edmund pour lui pourrir l’esprit et sa confiance en lui-même, Charles est un gamin vraiment capable de faire pleins de choses.

Mais Edmund ne le lâche pas, sa méchanceté n’a aucune limite, et jusqu’au bout Charles subit sa cruauté et ses plans malsains. Que ce soit des simples phrases, ou des gestes et de véritables attaques, on sent toute l’emprise d’Edmund sur Charles (et sur les adultes).

Un livre terriblement dérangeant, qui montre les noirceurs de l’âme humaine, et surtout de celles des enfants, qui ne sont pas toujours si innocents que ça.

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Inventaire après rupture, Daniel Handler

juin 21, 2016

inventaire-aprc3a8s-rupture-daniel-handlerRésumé : Devant la porte d’Ed, il y a un carton. Dans ce carton, il y a une lettre. Et plein d’objet. La lettre, c’est Min qui l’a écrite pour Ed. Elle y commente un par un ces objets, qui évoquent tous les petits et grands moments de leur rencontre, de leur histoire, de leur amour. Ainsi, Min explique à Ed comment elle l’a aimé… et pourquoi elle l’a quitté.

Avis : Ce qui m’attirait dans ce livre, c’était l’idée de ces objets qui allaient servir de fil conducteur à l’histoire. Min rend un carton plein d’objets à Ed, qu’elle aimait, et elle raconte pourquoi eux c’est fini. Elle le dit souvent « voilà pourquoi toi et moi c’est fini », mais sans donner de raisons exactes, et pourtant on sent ce qui a pu se passer, des indices sont parsemés tout du long de ce qu’elle raconte. J’adore Min, c’est une rêveuse, elle est fan de vieux films (aucune idée si ce sont des films réels, j’ai rien trouvé à leurs sujets) et essaie de faire de sa propre vie, un film. J’aime sa façon d’être, de voir dans des petites choses, quelque chose de précieux. Et puis je pouvais la comprendre sur pleins de choses, cette façon d’aimer peu la foule et les fêtes pleines d’alcool, de ne pas se sentir à l’aise parfois, de ne pas aimer le sport.

Min tombe amoureuse d’Ed, et pourtant ils n’ont rien en commun. Alors oui, ça veut rien dire, l’amour ça peut marcher même quand on a rien en commun avec l’être aimé, et pourtant je les ai trouvé hyper mal assorti et je ne voyais rien de tangible dans cet amour. Si ce n’est qu’elle le trouvait beau et qu’elle était flattée qu’il l’aime. Du coup on a du mal à y croire.

En revanche j’adorais la relation de Min et d’Al, ils sont meilleurs amis, se comprennent, se soutiennent (la plupart du temps), et ont beaucoup de goûts en commun. Quand ils se parlent, ils sont sur la même longueur d’onde. C’est la même chose entre Min et ses autres amis. Tandis qu’avec Ed, et bien il y avait un monde entre eux, et on sentait bien que ça ne pourrait pas fonctionner.

L’histoire en elle-même, je l’ai trouvé très prenante, l’écriture assez spéciale (surtout au niveau des dialogues où il me fallait parfois les relire une ou deux fois pour comprendre qui parlait), mais le livre était difficile à lâcher. Je ne me suis pas ennuyée, j’ai passé un bon moment de lecture et même si je me doutais pas mal de ce qu’il en était, ça reste un livre plutôt sympa.

C’était donc une bonne lecture, très bien illustré, mais qui ne restera pas impérissable dans ma mémoire. D’autant plus que certaines choses m’ont fait grogné (surtout l’homophobie de certains personnages). Un livre sympa, mais qui ne m’a pas transporté comme d’autres le font parfois.

Phrases post-itées : 
« – Et arrête de dire « sans vouloir te vexer » quand tu dis des choses vexantes. Ce n’est pas un passe gratuit, un permis de vexer. »

« Je me sentais comme une patate candidate à la présidence, comme un vélo en maillot de bain. »

Illustré par : Maira Kalman

 

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Belle, Robin McKinley

juin 17, 2016

belle-lhistoire-eternelle-robin-mckinley-L-d1RcKvRésumé : Belle était loin d’être aussi jolie que ses sœurs. A quoi bon ? Aux soirées mondaines, aux robes somptueuses, elle préférait les chevaux et les auteurs anciens. Quand son père se trouva ruiné, elle en fut réduite à aller avec sa famille habiter une pauvre maison, dans un village au fond des bois. Tous auraient pu vivre ainsi, heureux d’une existence loin du luxe et des lumières de la ville, mais le destin s’acharna une fois encore sur eux. Quand son père revint au foyer avec l’histoire d’un château magique et de la terrible promesse qu’il avait dû faire à la Bête qui y vivait, Belle partit de son plein gré affronter le monstre et sa question sans cesse répétée : « Belle, voulez-vous… ? » Ceci est son histoire… une histoire d’amour et de rêve.

Avis : Une réécriture de la Belle et la Bête, dont la couverture magnifique m’avait attiré voilà pas mal de temps. Endormis depuis des siècles dans ma PAL, je l’en ai enfin sorti, en espérant aimer et ne pas être déçue. L’histoire est narrée par Belle elle-même, et j’ai beaucoup aimé ses traits d’esprit, son humour, sa façon d’être.

Belle est futée, elle adore lire, elle adore aussi sa famille. Elle ne se préoccupe guère de son physique, puisque de toute façon elle se trouve moche (et se compare beaucoup à ses deux sœurs Grâce et Espérance, qui elles, sont magnifiques). On sent bien que son point de vue est biaisé à ce sujet. Elle est la dernière, elle est la plus petite, et puis ses sœurs sont vraiment belles et beaucoup courtisés. Pour autant, Grâce et Espérance sont hyper attachantes, elles sont très gentilles et leurs histoires d’amour sont belles également (et triste pour Grâce).

J’ai aimé tous les personnages, je l’avoue. Ils sont tous attachants, et l’histoire est assez douce. On passe de la ville à la campagne (où la magie semble plus présente), et finalement arrive l’événement qu’on attend, l’arrivé de la Bête. Belle, va aller au devant des préjugés et va décider de se rendre au château de ce personnage, et de là va commencer une histoire magique (avec de l’amour à la clé).

J’ai trouvé ça plutôt mignon, j’ai beaucoup aimé comment la relation entre Belle et la Bête se met en place, leurs échanges, la façon dont ils vont s’apprivoiser. J’ai aimé les enchantements du château, toute cette magie qui entourait l’endroit était superbe, d’autant plus que c’était si bien décrit qu’on se serait cru nous mêmes dans les lieux.

Cette histoire reste douce jusqu’au bout, il n’y a pas vraiment de passage de haine ou de colère, pas de grands événements non plus, mais ça se lit très bien, l’écriture est vraiment bonne et prenante. Je regrette ceci dit que ce soit si proche du conte, pour une réécriture on attend peut-être un peu plus de changement. Mais c’était une lecture qui m’a baigné dans la magie et dans une histoire que j’ai trouvé assez mignonne et prenante, ça faisait du bien.

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Tess d’Urberville, Thomas Hardy

juin 16, 2016

bm_27561_1283522Résumé : Jeune paysanne innocente placée dans une famille, Tess est séduite puis abandonnée par Alec d’Urberville, un de ses jeunes maîtres. L’enfant qu’elle met au monde meurt en naissant.

Dans la puritaine société anglaise de la fin du XIXe siècle, c’est là une faute irrémissible, que la jeune fille aura le tort de ne pas vouloir dissimuler. Dès lors, son destin est une descente aux enfers de la honte et de la déchéance.

Le détail qui tue : j’ai un peu du mal avec ce résumé, mais j’en ai pas trouvé de meilleur. Seulement dire que Tess est « séduite » par Alec d’Urberville me dérange. Puisqu’il ne s’agit pas de séduction mais bel et bien d’un viol.

Avis : Ce livre m’a déprimé, les malheurs vont s’acharner sur Tess les uns après les autres, ne lui faisant vivre que quelques moments de bonheur. Pourtant Tess est une fille généreuse, travailleuse, et qui aime beaucoup sa famille et fait de son mieux pour celle-ci. Si elle est naïve, elle n’est pas non plus stupide. Simplement Alec d’Urberville va commettre un acte qui ne sera jamais réparé, ni réparable, et qui vont casser toutes les bases de ce que Tess cherchera à construire ensuite. Tout ça parce que son père a découvert qu’il était un d’Urberville, une ancienne grande famille et que ça lui est un peu monté à la tête.
De plus, on vit à une époque où il est inadmissible qu’une femme ne soit plus vierge hors mariage, que ce ne soit pas sa faute, tout le monde s’en fiche (d’autant plus que les hommes ne sont guère punis pour leurs actes, eux).
Pourtant Tess va vraiment essayer de se reconstruire, d’être à nouveau heureuse. Sa rencontre avec Angel va lui donner une idée du bonheur et je les ai trouvé mignon. Même si on se doute assez facilement ce qui va se passer.
L’auteur joue avec Tess, enchaînant les « si Tess avait fait ça » ou les « si à ce moment là il s’était passé ça », insistant sur le fait que tout aurait pu être différent.

L’écriture est délicieuse, l’auteur joue avec l’ironie, se moque parfois gentiment de ses personnages, ou bien pose sur eux un regard de tristesse. On sent derrière ces mots une critique de la société, des lois sociales qui enferment des bonnes personnes dans leur malheur, de la religion et de ceux qui suivent la mode et les convenances sans jamais se remettre en question (comme les frères d’Angel). La façon dont il est « si facile » de se convertir, alors qu’au fond on n’a pas changé.
C’est bien écrit, mais très facile à lire quand même, je me suis régalée.

Et pourtant j’ai souffert, pour cette pauvre Tess, pour tout ce qu’elle a à subir à cause de l’acte d’un autre. A la fin, je me suis sentie l’envie de me rouler en boule dans un coin, j’avais aussi un sentiment d’injustice dans la bouche. On sent que l’auteur est attaché à son personnage, malgré ce qu’il lui fait subir, il a un regard assez doux sur elle (beaucoup plus que sur d’autres personnages).

L’histoire se passe dans le monde paysan, et au cours de notre lecture, on pourra voir la façon dont ils travaillaient, même les femmes (elles devaient travailler tout autant que les hommes, mais elles étaient moins payés).

En bref, c’était une très bonne découverte, qui me donne envie de me tourner vers d’autres œuvres de l’auteur, ayant beaucoup aimé sa plume.

Phrases post-itées : 
« Il suffit que, dans le cas actuel comme dans des millions d’autres, ne se rencontrèrent pas à la minute fatidique les deux moitiés d’un tout qui eût été parfait. »

« Elle pensait, sans s’exprimer aussi exactement sa pensée, combien étrange et divin était le pouvoir d’un compositeur qui, de la tombe, savait mener, à travers des enchaînements d’émotions éprouvées d’abord par lui seul, une fille comme elle, qui n’avait jamais entendu son nom et ne devait jamais avoir la moindre idée de sa personnalité. »

« Le silence absolu frappait comme un être réel plutôt que comme la négation du bruit. »

« Les germes d’une ferme amitié se trouvaient-ils cachés sous l’émotion passagère qui l’étreignait, ou n’était-ce qu’une joie sensuelle, causée seulement par sa beauté et que ne soutenait rien de durable? »

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Vie De Meuf, le sexisme ordinaire illustré, collectif

juin 13, 2016

Vie-de-meuf-le-livre-qui-tacle-le-sexismeRésumé : Vie de meuf, c’est d’abord des témoignages, ceux de milliers de femmes et d’hommes qui dans leur quotidien constatent que, bien loin d’être acquise, l’égalité femmes-hommes a encore un long chemin à parcourir.
Vie de meuf, c’est des anecdotes pleines d’humour – parfois grinçant -, car il en faut une sacrée dose pour tenir tête aux remarques et blagues misogynes que l’on encaisse régulièrement.
Vie de meuf; c’est aussi des chiffres, des dates, des conseils et des quiz : des outils pour lutter contre le sexisme dans la vie de tous les jours.
Vie de meuf, c’est l’histoire d’un ras-le-bol. Le ras-le-bol de milliers de femmes qui en ont assez d’être encore, au XXIe siècle, en position inférieure parce qu’elle sont nées avec des chromosomes différents.
Vie de meuf, c’est enfin et surtout l’envie de faire bouger les mentalités, de secouer les puces de cette société toujours engluée dans les préjugés et les inégalités.

Avis : Ce livre est rempli de petits témoignages vécus par des femmes ou des hommes, représentant le sexisme ordinaire. C’est à dire un sexisme dont on n’a pas toujours conscience, qui est tellement passé dans le langage, qu’il semble presque « normal ». Vous savez les blagues stupides du genre « femmes au volant… » « ah les filles toujours dans la salle de bain », et bien voilà, ça c’est du sexisme ordinaire. Et les stéréotypes ont la vie dures, très dures.
Le livre est partagée en plusieurs parties, va parler du sexisme au travail, dans la famille, comment les femmes sont sexualisés (au travers des médias et des idées reçus), etc.
On va voir que le sexisme commence tout de suite, dès qu’on est enfant, et qu’il s’étend dans tous les milieux. Que les hommes sont touchés aussi biens que les femmes, car ce qui est féminin est mal vu.

Des femmes réduites à être mère, dans la cuisine, chercher un mari. Des hommes qui ne sauraient pas se servir d’une machine à laver ou qui ne peuvent pas être guide touristique parce que c’est le rôle d’une femme (je veux dire elles sont jolies, on les écoutera plus). Ça parle aussi de harcèlement, des remarques débiles, et de comment même les femmes véhiculent le sexisme.

Les témoignages sont accompagnés de petits quizz, d’anecdotes (vous saviez que Napoléon en 1804 avait fait adopter un code civil qui faisait de la femme mariée une mineure a vie. Il l’explique d’ailleurs lui même « la femme est donnée à l’homme pour qu’elle lui fasse des enfants. Elle est donc sa propriété comme l’arbre fruitier est celle du jardinier » (déjà que j’aimais pas ce type)), de diverses lois (c’est seulement en 1965 que la femme a le droit de travailler sans la permission de son mari, ça te fait gerber hein? Moi aussi) et d’explications assez intéressantes.

Ce livre montre que même si on a fait du chemin, on doit encore se battre, car oui le sexisme existe toujours. Non les femmes n’ont toujours pas obtenus l’égalité. Et oui on ouvrira notre gueule tant qu’on se recevra des remarques du genre « mais t’es pas marié? mais tu vas faire quoi de ta vie alors? » ou encore « oh t’es une femme, t’as du coucher pour réussir ». Ah oui, sans parler du salaire inégale, le fait qu’on se tape encore et toujours les tâches ménagères (bien plus que les hommes).

Donc, désormais, avant de parler, demande toi si ce que tu vas dire est sexiste, homophobe ou raciste, si tu vas véhiculé (même pour rire) un stéréotype, et rabaisser un groupe de personnes simplement pour son sexe, sa sexualité, sa couleur, etc.

En plus : ouais je sais « féministe » ça sonne bien souvent comme une insulte dans notre monde, mais une personne féministe (homme ou femme) au final c’est quelqu’un qui souhaite l’égalité homme-femme. Alors si toi aussi tu souhaites l’égalité, t’en as marre du monde patriarcale et tu veux quelque chose de plus juste, si la culture du viol te met en colère, dans le fond tu es féministe, et tu ne dois pas avoir honte de ça.

Le blog vie de meuf : 
http://www.viedemeuf.fr/

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Cette fille c’était mon frère, Julie Anne Peters

juin 10, 2016

9782745978363_1_75Résumé : Regan voudrait juste être une ado comme les autres. Mais comment trouver sa place dans l’ombre d’un frère génial et populaire ? Un frère dont elle est la seule à partager le secret. Un secret qui ne veut plus l’être et qui va tout bouleverser.

Avis : Ce livre m’a soulevé du sol, m’a secoué dans tous les sens, avant de me balancer par terre. Ce livre est blessant. Il fait mal parce qu’il sonne juste, parce qu’il parle d’intolérance, de sexisme, de douleur à l’état pur. Cette douleur de pas pouvoir être soi-même, jamais, à cause des autres. Cette douleur c’est ce que ressent Liam tous les jours de sa vie, parce qu’il est une fille et parce qu’il ne peut pas l’être. Sans arrêt à devoir jouer le rôle d’un garçon, alors que sa vraie lui est Luna. La seule qui connait son secret c’est Regan, sa petite soeur, et elle le protège, l’aide et l’accepte (ou essaie en tout cas). 

Leur relation est déchirante, parce qu’ils s’aiment plus que tout mais se font du mal. Parce que Liam compte tellement sur Regan qu’elle n’a plus de vie pour elle (ou qu’elle finit par fuir elle-même). Le problème c’est qu’ils ont des parents totalement fermés d’esprit, une mère drogué à toutes sortes de médocs, jamais à l’écoute, et un père pour qui « chacun son rôle », les filles à la cuisine, les garçons font du sport. Comme ça, ça peut paraître cliché, mais en vrai, beaucoup de personnes pensent comme ça, veulent faire de leurs enfants des miroirs d’eux mêmes et les font souffrir parce que « non les paillettes c’est pour les filles et les action mans pour les garçons ». Du coup j’ai trouvé ça vraiment réaliste et encore plus douloureux, parce que je me suis dis que Liam et Regan existaient vraiment quelque part, qu’ils étaient sans doute les enfants de quelqu’un.

Le transgenre, on n’en parle jamais, la transsexualité c’est tabou, alors peu de gens y pensent, et surtout peu de gens le comprennent. Pourtant voilà, comme ici, Liam est une fille bloquée dans le corps d’un garçon, elle sait qu’elle est une fille, c’est ce qu’elle est et elle voudrait pouvoir vivre librement ce qu’elle est. Sauf qu’elle est coincé dans le mauvais corps et qu’on lui demande de jouer le rôle d’un garçon « les garçons sont ceci, cela », Luna se retrouve enfermée en elle-même et souffre. Et à travers elle, sa petite sœur souffre aussi. 

Toute l’histoire est vécue à travers Regan, et c’est douloureux dès les premiers mots. On ressent le mal être de Regan, le mal être de Liam, et même le mal être de leur famille. Regan est une fille hyper renfermée sur elle, qui ne vit qu’à travers Liam, que pour Liam. Elle veut à tout prix protéger son frère, sauf que voilà, son frère est en train de vouloir faire sortir Luna, de vouloir être Luna tout le temps, et pas seulement la nuit. Et tout ça va jouer sur la vie de Regan.
Regan qui va rencontrer Chris au lycée, et tout doucement vouloir une vie à elle, vouloir qu’on l’aime elle.

La relation de Regan et Liam peut être déchirante par moment, ils s’aiment, se détestent, se jalousent, ont besoin l’un de l’autre. Et c’était une relation absolument magnifique, un frère et une sœur (ou même deux sœurs) qui s’aiment, Regan soutient Liam/Luna, sans elle son frère aurait sûrement finit par faire une bêtise, elle l’a aidé, a tout fait pour lui. Mais Regan veut aussi pouvoir vivre pour elle et pas seulement pour Liam. 

C’est déjà dur d’être ado, mais alors être ado et vivre cette situation doit être horrible. Surtout quand on ne reçoit aucun soutient de la part de ses parents. Heureusement que Liam a sa sœur, mais beaucoup d’adolescent(e)s doivent sans doute vivre ça seul(e)s, et ça me brise. Pourquoi ne peut-on pas juste accepter les personnes telles qu’elles sont? Aimer nos enfant comme ils sont et non pas calquer sur eux quelque chose que nous désirons nous?

La fin m’a fait pleurer un peu plus, elle est magnifique, émouvante. J’aurais pourtant voulu un épilogue. Je ne voulais pas lâcher Luna, je ne voulais pas lâcher Regan, je voulais savoir pour après. Mais on doit les laisser à leur vie et on peut juste espérer. 

Ce livre devrait être lu par un maximum de personne, je regrette tellement que ce sujet ne soit pas plus souvent abordée en littérature. Et ce livre le fait vraiment bien, tout en traitant du problème du sexisme, de comment on enferme les gens dans « des rôles », et en parlant d’adolescence aussi.

C’était juste une claque, et c’était beau et dur. 

Mon ressenti : 
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Passages post-itées : 
« – Liam? 
Il a lâché un petit rire. 
– C’est qui ça ? Une caricature que j’ai créée. Une marionnette, des grimaces, un personnage de BD. Je suis une image calquée sur le fils viril et macho que Papa a dans la tête. »

« Liam avait raison : les gens ne parlent pas des garçons et des filles de la même façon. Ils attendent un comportement différent selon le sexe. Et quand les enfants ont une attitude « hors rôles », comme disait Liam, ils reçoivent l’étiquette de « garçon manqué » ou de « chochotte ». »

En plus : il faut savoir que je veux lire ce livre depuis des années. Normalement publié sous le titre « le secret de Luna » il était introuvable. Je suis vraiment heureuse qu’il ait été réédité, malheureusement, il n’est pas plus trouvable en librairie qu’avant. C’est un livre qui n’est pas du tout mis en avant, et je le regrette, parce qu’au contraire, on devrait parler de ce livre. Parler des personnes transgenre. Essayer d’ouvrir les esprits !
Je suis idéaliste je sais.

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Moi, Simon 16 ans Homo sapiens, Becky Albertalli

juin 9, 2016

logo_301828Résumé : Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui.

Simplement : 1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro).

Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée.

Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

Avis : Ce livre c’est ma nouvelle Bible tellement j’ai adoré. Et pas seulement l’histoire, mais parce que l’auteure parle de pleins de sujets que j’adore. Les mangas, les fanfictions (et bon sang, elle parle des fanfictions Drago x Harry, quoi, meilleure chose du monde), il y a des persos juifs, des persos noirs, elle parle d’hétéronormativité (même si c’est pas le terme utilisé), de sexisme, de bisexualité aussi bien que d’homosexualité masculine et féminine, elle parle des médias, de musique aussi, de relations fraternelles. Et puis presque tous les personnages sont hyper attachants, Simon, Leah, Abby, Nick, Garrett, Bram, Cal, les parents, les frangines, et bien sûr Blue. Bon j’ai eu beaucoup de mal avec Martin, ça c’est sûr.

Quand j’ai ouvert ce livre, je savais que je ne pourrais pas me coucher et dormir tant que je n’aurais pas tourné la dernière page, il y a des livres comme ça qui nous happent tellement qu’il est impossible d’en finir tant qu’ils nous ont pas lâché. Et ça n’a pas raté, impossible de le refermer, je ne pouvais tout simplement pas arrêter de lire, je ne pouvais pas me coucher et dormir, sans savoir, sans continuer.

Simon est un personnage hyper attachant, il est tellement adorable, il a des très bons amis, des sœurs géniales aussi. Et si les télés réalités c’est pas mon truc, j’adore quand même ses parents qui sont à fond dans leurs délires. Honnêtement, j’ai quasiment deviné tout de suite qui était Blue, mais ça n’a pas vraiment d’importance, parce que ce qui est important c’est leur relation. Comme elle évolue, comme elle est belle, comme elle m’a fait glutisé. J’ai adoré Simon, complètement accro. Et qui a été amoureux (surtout à l’adolescence) peut se retrouver dans ses absences, dans sa façon de toujours penser à Blue. Ça m’a vraiment touché tellement c’était mignon au possible. 

J’ai aussi apprécié Simon, parce que même s’il a des amis, qu’il n’a pas vraiment de problèmes à l’école, il reste un peu un OVNI. Les fêtes ne le mettent pas vraiment à l’aise, il est plutôt du genre à éviter certains événements, et il trouva la bière assez dégueu. Puis Leah, sa meilleure amie, est une fille hyper chouette (je me suis tellement identifiée à elle, un truc de fou).

Surtout, ce qui est important, c’est que j’ai trouvé qu’on tombait jamais dans le cliché, et c’est vraiment bien foutu. Mais ça parle également des propos ordinaires homophobes qu’on peut balancer en toute innocence, sans savoir que ça peut blesser. Dans un monde hétéronomartif, forcément on peut avoir des propos qui vont être déplacés. Par exemple, quand Abby parle de Simon et Léah, sans même penser qu’il pourrait aimer les garçons. Ou le père de Simon qui fait toujours des blagues sur les gays (même s’il n’a rien contre, il en fait quand même). J’ai trouvé ça plutôt important de montrer qu’on vivait dans un monde où on considérait qu’être hétéro était la normale, alors que non. Pourquoi est ce que ça devrait être cette sexualité qui est prise en compte? Sans jamais penser que ça peut être différent? C’est fait tout en douceur, c’est super agréable et c’est très bien traité en plus. Ça parle aussi un peu du racisme et du sexisme, celui qui est tellement encré en nous qu’il en devient inconscient.

Puis j’ai adoré l’écriture. C’était une écriture simple, mais en même temps, Simon parle très bien, décrit ses sentiments, on vibre avec lui, on est triste avec lui, on est en colère avec lui, on est amoureux avec lui.
J’ai été triste par moment, sérieux j’ai même eu une boule dans la gorge plusieurs fois, et puis j’ai gloussé, roucoulé. Je viens de me relire des passages (c’est pour dire).

Bref c’était trop bon, je recommande, je veux plus de livres comme ça, qui parlent de ce genre de sujet avec ce ton léger et doux, l’air de rien.

Bravo à l’auteure et merci à elle.

Phrase post-itée : 
« Il n’y a pas pire humiliation que celle, secrète, de se faire insulter par procuration. »