Archive for the ‘Relecture’ Category

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Carry On (Vo), Rainbow Rowell

avril 18, 2017

23734628Je ne compte pas vous redonner mon avis sur ce livre, si celui-ci vous intéresses, je vous invites à aller le voir : en cliquant ici.

Aujourd’hui je vais vous parler de mon expérience en VO (anglais). J’ai pas un très bon niveau en langue, j’ai tout perdu en allemand et si je me suis un peu améliorée en anglais c’est pas non plus ça. Lire en anglais, ça me fait flipper, parce que dès que je comprends pas une seule phrase, je bloque complet, je n’arrive plus à lire, j’ai peur de rater quelque chose d’essentiel. Et surtout quand je relis l’oeuvre en français, j’ai l’impression d’avoir rien compris du tout.
Dans ce cas, pourquoi lire Carry On en Vo ? Déjà parce que ça me donnait une excuse pour le lire une troisième fois (oui je suis accro à ce livre), et comme je l’avais déjà lu deux fois en français, je me disais que je flipperais moins si certaines phrases je les comprenais pas. Et effectivement, ça a très bien fonctionné.

J’ai adoré retrouvé Simon et Baz, et l’histoire dans sa langue originale. C’était super intéressant, même si j’ai lu le tout très doucement (encore que j’ai pu remarqué une petite accélération de ma part vers la fin). Je suis super contente d’avoir tenté l’expérience, et même si je n’en ai pas l’impression, les gens autour de moi pensent que ça m’a aidé – ne serait-ce qu’un peu – à améliorer mon anglais.

Du coup j’ai décidé de continuer sur cette bonne avancée (mon but étant de lire l’anglais assez facilement pour lire beaucoup plus de livres en VO, même des que je connais pas), et je vais me faire le Harry Potter 1 dans sa langue d’origine.
Je connais assez bien Harry Potter (surtout le tome 1) mais la lecture date suffisamment pour que je vois si je flippe ou non de pas tout saisir. 

Je viendrai vous le redire à la fin de ma lecture (ce qui peut prendre plusieurs semaines, voir mois ahaha).

Et vous ? Vous lisez en VO ? Par quel livre avez vous commencez ? Quel livre vous me recommanderiez pour continuer mon avancée ? 

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Mansfield Park, Jane Austen

mars 16, 2017

9782264024701Quatrième de couverture : « On ne sait pratiquement rien d’elle, sinon quelques dates et les lieux où elle a vécu. Son iconographie est réduite à un portrait que fit d’elle sa soeur. Jane Austen (1775-1817) serait tombée dans l’oubli le plus total, n’étaient les six romans qu’elle écrivit, et qui sont parmi les plus étonnants du domaine romanesque anglais… Il ne s’y passe littéralement rien. Ils racontent principalement les rapports qui se tissent entre des demoiselles à marier et des épouseurs en puissance. Ils sont fait de dialogues et d’évocations brèves : mondanités, jardins, maisons de campagne, voilà pour le cadre. La cérémonie du thé, la préparation et le déroulement des bals, voilà pour les événements majeurs. Et pourtant, avec une matière d’une apparence si mince, Jane Austen a fasciné des lecteurs de la qualité de Virginia Woolf et de Henry James, et continue de fasciner un public important, à tel point qu’on peut parler d’une sorte de société secrète: les “janéites”, qui sont des inconditionnels de la romancière. »

Avis : il s’agit d’une relecture, et dans mon souvenir, j’avais adoré Mansfield Park. Cette relecture m’a donné une autre vision de l’oeuvre, et finalement il doit faire partie de ceux que j’aime le moins chez Jane Austen. Bien que je l’ai adoré, faut pas croire, ça reste du Jane Austen, et son œil acéré sur ses contemporains et la société est absolument délicieux.

Il s’agit ici de l’histoire de trois sœurs, et de la petite fille que l’une d’elle va accueillir : Fanny. Il ne se passe pas grand chose au cours du roman, il y a beaucoup d’événements certes, mais beaucoup semble brasser de l’air, et ce n’est que vers la fin que tout s’accélère subitement, si bien que la fin m’a paru super courte.
Le début, bien sûr, sert à mettre en oeuvre ce qu’il se passe ensuite, à semer des éléments afin que les événements de la fin n’arrive pas de nul part. Ceci dit, ça tourne quand même un peu en rond. Fanny n’est pas l’héroïne la plus intéressante des romans de Jane Austen. Elle est mignonne, gentille et très très timide, et un peu trop soumise à mon goût. Ça n’empêche pas de s’attacher à elle et de désirer qu’elle trouve son bonheur, même si elle passe une bonne partie du roman à se sentir très mal. L’histoire d’amour est assez plate également, moins prenante que d’habitude. En fait, ce qui m’a surtout plu dans ce livre, c’est vraiment l’écriture et la critique. Je me disais au cours de ma lecture, que les personnes à cette époque, particulièrement les femmes, devaient vraiment s’ennuyer. Elles devaient se taper des conversations inintéressantes « pour la bienséance », aller à des bals (bon ça encore, mais au bout d’un moment ça doit devenir chiant), et rester à leur place devant les hommes (en gros fermer leur bouche quand on leur demande quoi). Puis elles étaient sans cesse surveillé au final. Possédait très peu de liberté, et quand elles en prenaient, la société leur faisait vivre ça comme un déshonneur… On ne voulait plus les voir, plus leur parler… Les hommes ne subissaient pas autant ces regards.

Au niveau des personnages, j’ai plutôt aimé Sir Thomas, même si parfois il me faisait grincer des dents et Edmond, même si son aveuglement était par moment agaçant. J’ai bien apprécié Lady Bertram, étrangement, malgré sa façon d’être très nonchalante. Et Fanny, qui voit très clair dans le jeu de certains personnages, mais n’arrive pas à s’exprimer à ce sujet.

Une bonne lecture tout de même donc.

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Nightrunner tome 1 : Les Maîtres de l’Ombre, Lynn Flewelling

septembre 2, 2016

nightrunner,-tome-1---les-maitres-de-l-ombre-118445-250-400Résumé : Depuis des jours, Alec croupit en prison pour un crime qu’il n’a pas commis. Désespéré, il n’attend plus rien de la vie, lorsqu’est jeté dans sa cellule un bien étrange personnage… Espion, voleur et noble à la fois, le fascinant Seregil va non seulement orchestrer leur évasion mais aussi proposer au jeune homme de devenir son apprenti.
Une sacrée aventure dans laquelle Alec va s’embarquer, car les deux compagnons devront faire face à la plus noire des sorcelleries et s’infiltrer en territoire ennemi pour déjouer les terribles complots qui pèsent sur le royaume !

Avis : j’avais très envie de me replonger dans cette saga depuis qu’on m’a dit que les deux premiers tomes pouvaient se suffire à eux-même (parce que si vous vous rappelez bien Bragelonne et Milady ont arrêté la publication au tome 4, youpi). Du coup pour me rafraîchir la mémoire, j’ai relu le tome 1. Bon j’étais pas dans une période de grosse motivation alors ça m’a pris des plombes, mais j’ai été assez contente de retrouver Alec et Seregil et de revoir la relation se mettre en place entre eux. J’aime tellement le personnage d’Alec, il est à la fois innocent et naïf, mais également hyper observateur et malin. Il réagit très vite, il a soif de savoir et il aime que Seregil soit son professeur. Seregil, lui aussi est attachant, il a l’air assez âgé (pas physiquement) et pourtant peut agir parfois comme un adolescent (bien sûr il y a une raison à ça). Il vit la vie en s’amusant, même si on sent qu’au fond de lui il y a des blessures gravés et j’aime son attachement pour Alec, qu’il ne comprend pas tout à fait lui-même (et a du mal à accepter). Et réciproquement.
Il y a pas mal d’intrigues différentes au cours de ce premier tome, Alec et Seregil vont être confrontés à différents dangers – et vont réussir à s’en sortir. Soit seuls, soit avec l’aide de Micum, le meilleur ami de Seregil, ou celle de Nysander, un magicien très connu et réputé.
On s’attache assez facilement aux personnages, sauf peut-être pour Théro. Je trouve qu’il est difficile de lui faire confiance, il est froid et n’a pas l’air plus loyal que ça. Plus attaché à l’envie de pouvoir qu’à se faire des amis. Lui et Seregil sont plutôt en conflit – mais faut dire que Seregil aime bien le faire tourner en bourrique.
C’est un premier tome qui mêle humour, amitié, intrigue politique, mystère, magie, et un brin d’amour également, et de drame. Par contre je trouve la traduction assez bizarre et inégale, les insultes sont enjolivés puis ensuite on trouve des mots comme « pourri » et ça sonne faux du coup. Les dialogues sonnent parfois maladroitement aussi. Bon il paraît que le deuxième tome est mieux traduit (ce n’est pas le même traducteur).
Et je m’en vais commencé le tome 2.

Mon premier avis sur ce livre : 
Ici

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Prince Captif tome 2 : Le guerrier, C.S Pacat

juillet 11, 2016

prince captif tome 2Attention lire cet avis peut spoiler le tome 1.

Résumé : Alors que leurs royaumes sont sur le point d’entrer en guerre, Damen et son nouveau maître, le prince Laurent, doivent échanger les intrigues de palais contre la violence ouverte des champs de bataille. Contraint de dissimuler son identité, Damen est de plus en plus attiré par le dangereux et charismatique Laurent. Mais alors que la fragile confiance entre les deux hommes se renforce, les secrets de leurs passés risquent de leur porter un coup fatal…

Avis : C’est donc à nouveau une relecture et mon avis sera court. J’ai adoré totalement cette relecture, et surtout parce que la relation de Damen et Laurent est trop bien. J’adore leur façon d’interagir, comment tout se met à évoluer, comment petit à petit Damen s’attache à Laurent, la manière dont ils vont faire équipe pour déjouer les pièges du régent, les situations dans lesquels ils vont se retrouver. Laurent a toujours pleins de plans d’avance et pourtant la présence de Damen lui est utile. Damen est toujours hyper droit et essaie d’être le plus juste possible, et Laurent lui a un labyrinthe dans sa tête. Il essaie de tout faire tout seul mais Damen refuse de le laisser faire, et ne l’abandonne pas, pas même alors qu’il le pourrait. Justifiant que Laurent peut préserver la paix, mais petit à petit ce n’est plus qu’une excuse, car on sent que Damen veut rester avec lui. Bref du coup c’est super intense, y a des passages qui m’ont fait fondre, que j’ai relu dix mille fois (du coup j’avançais pas du tout dans ma relecture).
L’intrigue est très prenante, pleine de rebondissement, l’auteure peut nous mener en bateau, certains autres personnages sont attachants, et on est obligé de haïr le régent.
Ca se lit super bien, y a des passages drôles, des passages émouvants, des trucs assez dur, des moments de tristesse, des moments où on a des envies d’étranglement envers certains persos aussi.
Et voilà c’était trop bien.

Phrases post-itées :
« – Tu te trompes. Nous nous trouvons sur l’échiquier de mon oncle, et ces hommes sont tous ses pions.
– Dans ce cas, chaque fois que vous en bougez un, vous pouvez vous féliciter de lui ressembler trait pour trait. »

« – Pour obtenir ce qu’on désire, il faut savoir exactement ce qu’on est disposé à sacrifier. »

« Le passage du temps lui faisait l’effet d’un poids qui ne cessait d’augmenter. » 

Mon premier avis sur le tome 2 :
Ici

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Prince Captif tome 1 : L’esclave, C.S Pacat

juillet 7, 2016

prince captif 1Résumé : Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s’empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d’un royaume ennemi.

Le détail : c’est une relecture en vue de la sortie du tome 3.

Avis : La première fois que j’avais lu ce tome, je m’étais quand même pas mal dit « bof bof », pleins de choses m’avaient dérangé, il y a un côté vraiment malsain dans ce livre. On se retrouve dans un royaume où le viol est monnaie courante, et même devenu un spectacle. Il y a une scène que je trouve absolument abjecte et dégueu et que je déteste, et à cette relecture je l’ai encore détesté, mais comme je savais à quoi m’attendre, j’ai un peu lu rapidement et en fermant mon esprit. Je me suis aussi attachée à d’autres choses. Comme je suis au courant de certains trucs, ayant lu le tome 2, cette relecture m’a permis de me rendre compte de quelques détails que je n’avais pas vu à ma première lecture. L’auteure parsème son livre de quelques indices, c’est super intéressant de pouvoir les voir, je trouve.
J’adore Damen, c’est un personnage hyper droit, qui n’utilise pas trois mille plans pour obtenir ce qu’il veut, il est assez direct, et franchement les piques qu’ils se balancent avec Laurent, c’est tellement bien, j’adore leur façon de se parler.
Laurent est absolument détestable, mais détestable dans le genre qu’on l’aime quand même. Et pourtant ce qu’il fait est abject, et il n’a que vingt ans, mais il est complètement tordu. Damen le compare beaucoup à un serpent et cette comparaison lui va très très bien. Pourtant on sent que Laurent est plus compliqué que « l’enfant gâté » qu’il a l’air d’être, et surtout qu’il souffre plus qu’il ne veut bien le montrer. Laurent a un contrôle sur lui-même, énorme, malgré les apparences, il ne se permet pas grand chose.
Et leurs interactions entre eux, sont de mieux en mieux et vraiment j’adore.
Les complots du bouquin sont hypers intéressants et comme je l’ai dis, c’était ma deuxième lecture, donc ça me permettait mieux de voir venir les choses.
Bref, franchement c’était super, cette relecture a été bénéfique à mon avis. J’ai beaucoup mieux vécu ce premier tome, j’ai pris de la distance avec ce qu’il pouvait se passer de pire et du coup j’ai eu une lecture absolument géniale (et trop rapide).

Personnellement c’est une trilogie que je recommande, mais je sais que beaucoup ont été choqué par le premier tome, son côté très malsain et ce qu’il s’y passe. Mais si on arrive à passer au dessus, et bien pour ma part le reste est vraiment très bon. Et en plus je trouve que c’est bien écrit.

Phrase post-itée : 
« Laurent était un nid de scorpions dans le corps d’un jeune homme. Torveld, en le regardant, voyait un bouton d’or. »

Mon premier avis sur le tome 1:
Ici

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Les livres des rai-kirah tome 3 : Le vengeur, Carol Berg

mars 24, 2016

130606-175246Lire cet avis peut spoiler les deux premiers tomes.

Résumé : De retour du pays des rai-kirah, après avoir découvert leur véritable nature, Seyonne doit désormais apprendre à cohabiter avec un démon vivant en son âme. Sa convalescence s’annonce longue et difficile. Mais elle risque d’être contrariée par le récent assassinat de l’empereur derzhi, d’autant que le prince Aleksander, son propre fils, est accusé d’en être responsable. Seyonne va donc, une nouvelle fois, voler au secours de son ami et, pour cela, mettre sa propre personnalité en péril.

Avis : J’ai adoré la relecture de ce troisième tome, comme des deux premiers. Je pense que relire cette trilogie permet de voir certaines choses différemment. Comme je savais déjà des trucs, je pouvais voir le changement de Seyonne, et mieux le comprendre. J’ai tellement adoré Aleksander encore une fois, dans ce tome là il va s’en prendre pleins la tronche, ça va le faire évoluer, mais il m’a fait aussi beaucoup de peine. C’est sans conteste mon personnage préféré. J’aime beaucoup aussi Denas et Vyx, qu’on voit assez peu dans ce tome, mais dont on entend parler quand même. Et bien sûr, j’aime Seyonne, même si à mon avis son orgueil ne font pas bon ménage avec son manque de confiance en ses capacités. On a encore pas mal d’actions, de révélations, et on ne sait pas toujours à qui faire confiance ou non. Personnellement j’ai moyennement aimé Elinor, j’ai pas tellement apprécié l’espèce de chantage qu’elle faisait à Seyonne pour Evan. Evan est le fils de Seyonne, et l’empêcher de le voir juste parce qu’on aurait peur qu’il nous le prenne, je trouve ça vache. Elle évolue mais bon, je l’ai plus toléré qu’aimer. J’adore Lydia en revanche, j’aurais trop aimé la voir plus. Pour Nyel et bien je reste hésitante, c’est un personnage complexe et je n’ai pas aimé ses manipulations et l’influence qu’il avait sur Seyonne, mais en même temps je n’arrive pas à totalement le détester.
La relation d’Aleksander et Seyonne est toujours aussi forte, et franchement certains passages m’ont fait trembler, voir pleurer. Entre eux c’est beau et dur des fois, y a quand même pas mal de déchirements, mais en même temps leur lien est tellement profond. C’est franchement magnifique et je reste fan (et persuadé de leur amour).
La fin est bien, c’est une belle fin, mais j’avoue qu’elle est surtout vachement frustrante (et je ne suis pas la seule à le penser).
N’empêche que j’adore d’amour cette trilogie, et je regrette que les autres livres de l’auteure n’aient pas été traduit en France.

Petit retour sur la fin (surligné pour voir) : 
Pour moi Elinor fait vraiment bouche-trou, et si Seyonne part avec elle en Ezzarie, je pense pas qu’il y restera (en tout cas je préfère imaginer qu’il ne le fera pas). Puisqu’il parle déjà de partir à Kir’Navarrin on sent qu’il a la bougeotte, et je préfère largement qu’il parcourt le monde avec Evan, et suive Aleksander comme conseiller. 
Pourquoi les séparer à la fin? Moi je trouve ça tellement frustrant et triste, même si je comprends que Seyonne ait besoin de repos, je reste dégoûté. Surtout par le Seyonne/Elinor qui fait vraiment « je me mets avec toi par dépit parce que comme t’a le gosse on pourra l’élever ensemble ». Enfin bon. Mais ça reste une bonne fin, assez ouverte justement pour que j’imagine que Seyonne rejoigne Aleksander. 

Phrases post-itées : 
« Et l’issue devait être scellée, autrement Aleksander se morfondrait pour toujours au royaume des occasions manquées. »

« La raison n’avait aucun droit sur moi cette nuit-là. M’en aller n’avait rien à voir avec une destination, tout à voir avec l’origine, le mouvement et le changement. »

Mon premier avis sur le tome 3 :
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Les livres des rai-kirah tome 2 : L’insoumis, Carol Berg

mars 16, 2016

9782070442942Résumé : Après avoir sauvé le prince Aleksander – dont il était l’esclave –, et l’empire tout entier, de la menace des rai-kirah, Seyonne est redevenu un homme libre. Mais le retour parmi les siens ne sera pas aussi simple qu’il l’espérait : il a été souillé par sa captivité et son peuple n’est pas prêt à lui rendre sa place de Gardien des Âmes. Il va devoir, une fois de plus, lutter pour regagner la confiance des Ezzariens et, plus que tout, de celle qu’il aime.

Avis : Ce livre est génial évidemment. Dans ce tome 2, Seyonne va carrément s’en prendre pleins la tronche (le pauvre), et il va pas mal souffrir. Entre sa connasse de femme qui va, selon moi, faire un truc bien dégueulasse, et son crétin de peuple qui le voit comme un homme souillé et lui donne un chien de garde… Autant dire qu’il a de quoi se mettre en colère et tout envoyer balader.
C’est comme ça qu’il va partir à la recherche de la vérité, et vouloir en savoir plus sur les rai-kirah. Il va être accompagné malgré lui par son chien de garde, Fiona, un personnage que j’affectionne particulièrement, même si c’est une sacrée tête à claque et qu’elle peut se comporter de manière vraiment stupide.
Dans ce tome-ci on voit assez peu Aleksander, mais les moments où on le voit sont très riches en émotion, il y a un lien entre lui et Seyonne, qui rends les scènes vraiment fortes je trouve. Et puis bon, Zander reste mon personnage favoris.
Cependant, ce tome raconte surtout l’histoire des rai-kirah et Seyonne va se retrouver torturé et tout, pour essayer de mieux comprendre, d’en savoir plus. Il y a un passage du livre assez flou, bizarre, mais tout étant expliqué par la suite, ça passe assez bien (surtout à la deuxième lecture, quand on sait le fond de l’histoire).
Autrement le livre est rempli de mouvements, d’émotions, des rencontres (des personnages qu’on va aimer ou pas), de révélations (et ces révélations de dingues, qui chamboulent tout ce qu’on croyait vrai).
Les relations sont encore une fois assez complexe, Seyonne est un personnage qui a vraiment du mal à faire confiance (ou ne fait pas confiance aux bonnes personnes), on a parfois envie de lui coller Aleksander sur les bottes, car le prince comprends beaucoup mieux les gens. Seyonne a aussi pas mal de haine envers lui-même, malgré son orgueil qui le pousse à tout faire tout seul.
Ysanne est un des personnages que je déteste le plus, ce qu’elle fait me hérisse le poil, et le fait qu’elle se trouve toujours une bonne excuse pour le faire, c’est encore pire. Le fait évidemment que Seyonne soit amoureux d’elle, n’arrange rien au fait qu’elle est insupportable.
La fin m’a à nouveau fait pleurer, l’auteure est vraiment doué pour des fins chargés d’émotions, et belle comme tout, avec des personnages qui disent des choses qui retournent.
Et c’est toujours aussi bien écrit.
Alors oui j’adore, et j’en redemande.

Phrases post-itées : 
« Il n’était pas question que je me dispute avec elle au sujet de ma sincérité. Si affronter deux cents démons en un an n’était pas assez sincère, alors ce n’étaient pas des mots qui la convaincraient. »

« – Si tenir mon fils dans mes bras me corrompt, alors je ne veux rien avoir à faire avec notre loi. »

« Même un esprit perturbé peut voir la différence entre des griefs légitimes et un meurtre gratuit, dis-je. »

« Ce qui nous unissait, Aleksander et moi, était plus profond que des voeux ou des liens de parenté, plus précieux pour moi que ma propre vie. »

« C’était déjà déplaisant de devoir mourir allongé dans la pluie froid ; on ne devrait pas en plus être obligé d’y penser. »

Mon premier avis sur le tome 2 :
Ici

Le truc qui tue : 
Ma soeur (à ma demande) a écrit à l’auteure pour en savoir plus sur le lien de Seyonne et Aleksander, je voulais savoir à quoi elle avait pensé exactement quand elle écrivait leur relation, et ce qu’elle avait voulu faire passer comme message. Bref, comment elle voyait elle leur relation. Et elle a répondu (merci merci merci à elle), et j’étais trop heureuse, et j’avoue que j’adore sa réponse, donc je vous partage.

« Hi Yuuki, Caroline, and Marie, I’m so happy to hear from you! The relationship between Aleksander and Seyonne is much more than friendship. It is not exactly brotherhood either – I cannot imagine them going out for a beer together or gossiping about annoying relatives. And it is not romantic love – they each have others that they love in that way. (I did consider a romantic relationship when I was writing, but I chose not. I felt that this was something unique.) Their intimacy is much deeper, founded on respect, honor, experience, and understanding. You will notice (I hope the translator got it right!!) that right up to the end, Seyonne always speaks to Aleksander as « my lord. » It does not even occur to him to address him by his personal name. While, Aleksander sees Seyonne as more of a divinity confined to earth, totally out of his league and yet a friend, too. They worry about each other.

I hope this makes some sense. And thanks for writing to me!

Carol »