Archive for septembre 2014

h1

Les mystères de Pompéi, Cristina Rodriguez

septembre 28, 2014

les-mysteres-de-pompeiRésumé : En l’an 31, l’empereur Tibère, désabusé et las des intrigues de Rome, se retire à Capri. Une fin de règne délétère commence, sur laquelle plane l’ombre du terrible Séjan, préfet du prétoire, à qui l’empereur a confié le pouvoir, et dont l’ambition est sans limite… Personne n’ose s’opposer à ses hommes de main. Personne ? C’est oublier Kaeso, jeune centurion du corps des prétoriens impériaux, une tête brûlée, qui a le courage de s’insurger. Expédié à Pompéï comme chef de la police, il y découvre un climat de tourment et plonge dans l’oeil du cyclone. Devant l’urgence, Kaeso se lance à corps perdu dans une enquête serrée et tente de déjouer un complot qui pourrait bien viser l’héritier du trône, un certain Caligula. Le jeune homme a heureusement de précieux alliés : Io, son fidèle léopard ; les gardes germaniques – ses frères d’armes ; Hildr, sa mère, guérisseuse le jour et magicienne la nuit ; et enfin sa propre cousine, la ravissante Concordia, très bien informée des secrets de la Cour… Le prétorien en aura bien besoin.

Avis : J’ai passé un très bon moment avec ce livre. La raison? Au delà de l’histoire, j’ai adoré les personnages.
D’ailleurs voilà mon préféré :
Cartoucheepsonleopard

Io est un léopard femelle que j’ai tout simplement adoré tout au long du récit. Elle apporte beaucoup dans son histoire, un côté tendre et humoristique, mais aussi très mignon par son attachement à Kaeso, et très utile car elle ne se laisse pas faire et sait très bien défendre son maître quand il le faut. Io m’a touché, ému et fait marrer. J’avais envie de me transporter dans l’histoire pour pouvoir moi aussi lui procurer des caresses et de l’attention. Car elle sait se faire craindre aussi bien qu’elle sait se faire aimer.
Kaeso, son maître, est le personnage principal de l’histoire, c’est lui d’ailleurs qui nous narre le récit, et je l’ai beaucoup apprécié. Il est plutôt impulsif, parfois tête brûlée, mais il est juste, fidèle en amitié, autoritaire, il sait se faire respecter, et puis il cherche à trouver la vérité même s’il risque de s’enfouir le nez dans les ennuies. Sa relation avec son léopard est vraiment touchante. J’ai aussi adoré sa mère Hildr, on la voit presque trop peu, elle a un sacré caractère et n’est pas prête à se laisser marcher sur les pieds. C’est une femme mais elle est aussi médecin, et n’hésite pas à découper des cadavres s’il le faut pour découvrir de quoi ils sont décédés.
En personnage historique, Caligula m’a beaucoup plu. Au vue de ce qu’il est devenu plus tard, un empereur tyrannique, ici il passe pour un jeune homme assez attachant – même si l’auteure a su distiller des indices de son future caractère. J’ai aimé sa relation avec Kaeso, leur attachement mutuel et leur amitié.
Pour continuer à faire le tour j’ai plutôt apprécié la milice avec laquelle Kaeso va devoir travailler, ce sont des bras cassés, mais ils m’ont beaucoup plus. Surtout Marcus et Ludius (l’aveugle) qui vont beaucoup aider Kaeso.
Finalement il y a la cousine de Kaeso, la belle Concordia, qui ne manque pas de caractère et d’intelligence, qui sait manipuler Kaeso pour arriver à ses fins et qui lui court après bien décidé à ce qu’il tombe enfin dans ses filets. Elle était très amusante et m’a beaucoup plu, elle pouvait apporter beaucoup de fraîcheur au récit qui parfois devenait très pesant car l’histoire était assez terrible.
D’ailleurs parlons en de l’histoire. J’ai vraiment accroché. Je me suis retrouvé dans Pompéi comme si j’y étais, à découvrir le mode de vie, à marcher aux côtés de Kaeso, à ressentir le tremblement de terre. J’ai adoré apprendre à connaître Caligula et sa famille comme s’ils avaient été des amis. Et puis l’enquête de Kaeso est très intéressante, à peine arrivé à Pompéi, le voilà tombant déjà sur un homme assassiné (alors qu’on lui a assuré que la campagne était tranquille), et ce ne sera que le premier. Les choses semblent s’enliser petit à petit, et Kaeso piétine pendant quelques temps. C’est vers la fin que l’aventure va prendre un nouveau tournant et les révélations m’ont plutôt surprises. C’était vraiment bien mené et super intéressant.
La fin m’a apporté son lot d’émotions, si bien que j’en ai eu les larmes aux yeux. Une belle conclusion.
En bref, des personnages hyper attachants pour une intrigue pleine de suspens et de rebondissement, un livre que je recommande donc.

Phrases post-itées : 
« Le jour où on lui annonça le décès de mon père, elle l’aurait bien tué de ses propres mains pour le punir d’être mort. »

« Jamais je n’avais rencontré de femme aussi passive et ennuyeuse une fois placée à l’horizontale. »

L’anecdote : c’est grâce à ma sœur que je me suis procurée ce livre, et aucun regret.

En plus : la dédicace de l’auteur :

140928-173224

Publicités
h1

Au premier regard

septembre 27, 2014

au-premier-regard-cinema-metzSynopsis : C’est la fin de l’été à São Paulo. Leonardo, 15 ans, est aveugle. Il aimerait être plus indépendant, étudier à l’étranger, mais aussi tomber amoureux. Un jour, Gabriel, un nouvel élève, débarque dans sa classe. Les deux adolescents se rapprochent et progressivement, leur amitié semble évoluer vers autre chose. Mais comment Leonardo pourrait-il séduire Gabriel et savoir s’il lui plait puisqu’il ne peut pas le voir ?

Commentaire : le synopsis est un peu nul non?

Avis : J’ai regardé ce film avec ma sœur hier soir, quand j’ai su qu’ils allaient faire un film sur le court métrage « Eu Nao Quero Voltar Sozinho« , je me suis dit « je veux le voir, je veux, je veux« . Et enfin j’ai eu cette occasion et ce fut merveilleux. J’ai tout simplement adoré. C’était adorable.
J’ai trop aimé les personnages. Leo est trop mignon, j’ai passé mon temps à avoir envie de lui faire des câlins et de l’encourager. Il a par moment du mal à accepter son handicap, d’autant plus que sa mère est trop protectrice avec lui et qu’il a parfois l’impression d’étouffer et de ne pas être libre, juste parce qu’il est différent. Sans compter ses camarades de classe que j’ai eu envie de gifler tout au long du film.
J’ai aussi apprécié Giovanna, par un moment elle m’a un peu saoulé et je l’ai trouvé stupide et injuste, même si je comprends son comportement (digne d’une ado), et dans l’ensemble c’est quand même une fille super.
J’ai adoré Gabriel, j’ai vraiment aimé sa façon de complètement oublier que Leo est aveugle, et de s’en moquer, de penser que Leo peut faire pleins de choses peu importe qu’il soit aveugle (même faire du vélo ou danser), il est hyper drôle, hyper gentil, et j’ai un gros coup de cœur sur ses bouclettes (et son sourire).
Puis alors l’histoire, hyper rafraîchissante, hyper mignonne, ça fait vraiment du bien des films un peu marshmallows dans ce genre là parfois. On y croise des problèmes d’adolescents, on y fait la rencontre des premiers pas vers l’amour, et moi j’ai passé un super moment. J’en veux encore. Je sens que ce film va faire partie de mes chouchous, que je vais regarder dès que je vais avoir besoin de rondoudous et d’amour tout mignon.
C’était super !

La bande annonce : 

Le court métrage : 

h1

Insaisissable tome 3 : Ne m’abandonne pas, Tahereh Mafi

septembre 24, 2014

insaisissable,-tome-3---ne-m-abandonne-pasAttention lire cet avis risque de vous spoiler les premiers tomes.

Résumé :

JE SUIS PRISE AU PIÈGE
JE SUIS INSAISISSABLE

JE NE CROIS PLUS EN RIEN
JE M’EN REMETS À LUI

JE ME MÉFIE DE LUI
LUI SEUL PEUT ME DÉLIVRER

LA GUERRE EST INÉLUCTABLE
NOUS BRISERONS NOS CHAÎNES

ILS COMPTENT SUR MOI
JE NE LES ABANDONNERAI PAS

Avis : Attention, je risque de faire des gros spoils dans cette chronique. Ne lisez pas si vous n’avez pas lu et avez envie de découvrir par vous même ce troisième tome. 
Si j’ai mis si longtemps à lire ce troisième tome c’est qu’il me faisait peur. J’avais peur du Juliette/Warner, j’avais peur de ce que je m’étais fais spoiler – le fait qu’Adam devenait méchant. Et puis Aurore devait le lire, alors je me suis dis que ça me motiverait de pouvoir en parler avec quelqu’un. Du coup je me suis lancée (en même temps j’avais plus le choix, Aurore lit plus vite que son ombre). Alors me voilà à commencer, tremblante et stressée par ce qui allait se passer. Et puis finalement, et bien ça s’est plutôt bien passé.
Je crois que c’est parce que j’adore comment écrit l’auteur, j’ai dût le dire dans le tome 1, dans le tome 1.5, et le tome 2, mais je le répète encore, j’adore le style de l’auteur. Oui c’est écrit au présent, mais elle me chamboule à chaque fois, elle tape fort, elle tape bien, elle sait manier les mots et me bouleverser et j’adore ça, j’en demande encore. Tahereh Mafi secoue moi ! Si dans le tome 1 et 2 on retrouvait beaucoup de phrases barrées, maintenant plus rien. Normal je dirais, Juliette a reprit du poil de la bête, elle a prit confiance en elle, elle a plus besoin de barrer, elle écrit ce qu’elle pense et voilà. Elle a évolué, elle est devenue plus forte. 
Et aussi plus chiante. 
Oui je le dis. Juliette dans ce tome-ci m’a énormément agacée. Son égocentrisme atteint des sommets et plus d’une fois j’ai eu envie de la gifler, de la secouer ou de lui mettre de bons coups de pieds au cul. Ce qui m’a énormément saoulé, c’est que son égocentrisme est nourrit pas les personnages autour d’elle. Attention Juliette pète de travers, tout le monde s’inquiète pour son petit cul. Attention Juliette se met le doigt dans le nez, continuez de l’idolâtrer. Et j’avoue c’était lourd.
Elle est plus forte oui, mais on dirait quand même que le monde tourne autour d’elle, c’était un sentiment assez désagréable dans la première moitié du roman.
D’autant plus que dans cette première moitié, j’ai eu envie plus d’une fois de tabasser Warner pour lui rabattre son clapet. Qu’est ce qu’il m’a gonflé, j’en suis venue à le détester alors que le tome 1.5 m’avait réconcilié avec lui. « Moi je sais tout », « moi je suis comme ça », « moi je te comprends mieux que personne », « moi je moi je moi je », oh la ferme cinq minutes tu veux.

coupdepoing

Paradoxalement, dans cette première moitié, celui qui m’a vraiment plu et m’a vraiment touché c’est Adam. Oui ça devient un vrai connard, oui il dit des trucs dégoûtants, méchantshorribles. Mais Adam est brisé, cassé, détruit. En partit à cause de Juliette qui n’a fait que lui mentir, sans arrêt. Il a tout abandonné pour elle et tout ça pour rien, je comprends qu’il en puisse plus, qu’il se sente épuisé, qu’il ait toute cette colère en lui et qu’il ait besoin de blesser, de faire mal. Alors oui, je l’aime. Il m’a touché, et je continue à adorer Adam malgré tout. J’aurais voulu qu’on essaie de plus le comprendre, que Juliette ne se contente pas de ses « vraiment comment osent-ils me traiter ainsi moi JULIETTE »Égocentrique, je vous disais.

giphy3

Bon c’est à partir de là que j’ai accepté le Juliette/Warner, mais pour de mauvaises raisons. Pas parce que tout à coup je me suis dit « enmondieu mais quel couple merveilleux », mais plutôt parce que j’ai pensé « aussi égocentrique l’un que l’autre, ils se méritent » et j’ai souhaité qu’Adam puisse trouver mieux que ça.
Heureusement il y a Kenji. Kenji est génial, à la fois faible et fort, il blague et il souffre à la fois, il essaie de tenir pour tous et craque quand même parfois. Il apporte de la légèreté et m’a vraiment fait beaucoup rire. Sa relation avec Juliette est plutôt mignonne, et j’avoue que j’aimerais bien connaître un Kenji, ça doit être reposant (et fatigant à la fois). Et puis James… James le gamin le plus mignon qui soit, je signe où pour l’adopter ce gosse? Il est adorable, j’avais tout le temps envie de le prendre dans mes bras. Et les autres sont assez effacé, mais m’ont plus aussi, pour leur envie de se battre, parce qu’ils sont encore debout malgré tout. 

La deuxième moitié m’a réconcilié avec Juliette et avec Warner. L’histoire de sa mère moi ça m’a foutu les boules, j’avais envie de le prendre dans mes bras le pauvre doudou (oui fini les « je vais le fracasser » je disais désormais « bonjour aux câlins »)
tumblr_m4li01o6dF1qluqox

je me serais passé des scènes de jambes en l’air, mais heureusement rien n’est décrit, elles sont hyper soft et Juliette se contente de nous décrire ce qu’elle ressent, ce qui est plutôt fort. J’ai adoré le fait que Juliette maîtrise son pouvoir et se rende compte que désormais elle pourrait toucher les gens, parce que c’était un beau cadeau je pense (même si je l’ai trouvé vraiment trop puissante, j’ai du mal avec les supers pouvoirs super mary-sue où tu deviens super invincibles).
Bon et puis surtout ma scène préférée de ce tome, qui m’a fait pleurer comme une madeleine tellement j’étais touchée, c’était la scène où Warner découvre qu’Adam et James sont ses frères. Qu’il a failli les tuer, mais que… Il a des frères et qu’il n’est plus si seul. Qu’il a une famille. Et qu’il veut apprendre à la connaître (et j’avoue qu’Adam redevient mignon en plus). C’est beau je trouve (oui moi les trucs familiaux ça me met toujours dans tous mes états).
La fin est belle et sympa, très mise en scène mais j’ai adoré quand même. C’était une bonne fin (et plutôt ouverte mais positif).

Alors même si j’ai pas mal râlé, ronchonné, crisé, et bien j’avoue que je garde quand même des supers bons souvenirs de cette lecture, j’ai pas mal ris, j’ai pleuré, j’ai été touché, je me suis attachée aux personnages (surtout Adam oui c’est comme ça), j’ai adoré l’écriture (je me répète mais c’est tellement vrai), et en fait j’ai peut-être trouvé ce tome un peu lourd parfois, ça m’a pas empêché d’aimer quand même !

Une très bonne trilogie. 

Phrases post-itées :
« Mais je hurle uniquement en imagination, parce que mes lèvres ne remuent plus et mon coeur vient d’expirer et mon esprit est allé au diable pour la journée et mes yeux, mes yeux, je crois bien qu’ils saignent. »

« Il y a une étrange forme de liberté dans le noir ; une vulnérabilité terrifiante qu’on s’octroie juste au mauvais moment, trompé par l’obscurité qui nous persuade qu’elle gardera nos secrets. »

« L’espoir et la peur m’étranglent et je dois me rappeler qu’il faut respirer. Je ne suis pas prête à faire face à l’anéantissement de tous mes amis. Bien sûr que je ne le suis pas. » 

Mon avis sur :
Le tome 1
Le tome 1.5
Le tome 2

L’avis d’Aurore sur ce tome 3 : 
ICI

h1

Et si nous parlions de fesses?

septembre 24, 2014

Aujourd’hui j’ai envie de parler des romances et romances érotiques (bon je vois plus trop la différence j’avoue vu que même dans les romances des fois c’est quand même érotique (je me souviens par exemple de « cherche jeune femme avisée« , mon fléau ce livre)).

J’ai envie d’en parler parce bien que je comprenne que ça fasse vendre, je me sens un peu mise de côté, sur la touche. Les gens aiment bien les histoires d’amour (pas tous les gens, mais beaucoup), et notre époque aime bien le sexe (le sexe ça fait vendre, mettons du sexe à toutes les sauces et le peuple sera heureux), et comprenez bien que je ne juge pas, chacun aime ce qu’il veut, achète et lit les livres qu’il veut, et fait sa vie comme il veut (bon tant que ce n’est pas contre la loi ou trop moche (du genre dire apprendre à ses gosses à devenir raciste et homophobe, tu vois le truc)).

Mais le problème c’est que moi ça ne m’émoustille pas, les « salut on baise » dans l’ascenseur (ou partout ailleurs, même pas dans le foin), et puis peut-être qu’au bout de la 268 ème partie de baise ça se passe tellement bien que « c’est ainsi qu’ils tombèrent fou amoureux l’un de l’autre ». Ça ne m’émoustille pas la fille qui rencontre le mec trop parfait, beau, riche, un peu violent, avec un passé ultra mystérieux pour rajouter du suspens, mais qui va le changer, en faire un vrai gentleman (mais toujours aussi beau et riche), ohlalala. Non.

Moi ce qui m’émoustille c’est quand les deux personnes se regardent à peine mais que chaque regard signifie quelque chose. Ils peuvent bien être à trois mètres de distance tout le long du livre, si l’auteur sait montrer la montée des sentiments, les échanges de regard, les pensés, etc etc. Je serai chaude comme la braise avant même d’arriver à la fin. Un Jane Austen me fait monter le sang aux oreilles en deux temps trois mouvements. Une danse puis hop je suis au paradis.

Mais aujourd’hui, pour attirer le chaland, on met du cul. On reprend les classiques et on met du cul. On publie des livres mal écrit, mais y a du cul. On met quelques vampires ou autres bêtes surnaturels, mais on oublie pas le cul. Evidemment. Sans parler des romances M/M, mes préférés…
Mes préférés quand il n’y a pas de cul, et là je peux te dire que pour en trouver ben faut chercher longtemps. (Il y a cette sorte de préjugés comme quoi deux mecs peuvent pas se retenir, ils baisent encore plus que les filles. Mouais. C’est culturel, sociétal, tout ça tout ça. Et puis d’accord je veux bien, qu’ils couchent ensemble, on est obligé d’avoir la scène? En quoi ça fait rêver?)

Alors je rêve que tout à coup, on mette un peu le sexe de côté et qu’on réfléchisse à l’amour. Qu’on ne cherche pas à faire bander le lecteur, mais à lui apporter des tremblements, des frissons, des gluglus dans le coeur et dans le ventre, qu’il sente son sang tourner à l’envers.

Je rêve d’une histoire d’amour où les protagonistes ne se touchent pas. 

Je mets au défis les gens de le faire.

Et j’aimerais bien en trouver plus…

h1

Tunnels tome 1, Roderick Gordon et Brian Williams

septembre 23, 2014

Tunnels tome 1Résumé : Will Burrows, un jeune garçon de quatorze ans, vit à Londres avec
sa famille. Mais lui et les siens ont peu de choses en commun. Il partage cependant une passion avec son père : ensemble, ils adorent creuser des tunnels. Lorsque Mr Burrows disparaît brutalement au fond d’une galerie inconnue, Will décide de mener l’enquête avec l’aide de son ami Chester.
C’est ainsi que nos deux héros se retrouvent bientôt dans les lointaines profondeurs de la terre. Là les attend un terrible et sombre secret qui pourrait bien leur coûter la vie.
Creusez le mystère !

Avis : J’ai adoré ce premier tome. Je dois dire que j’ai trouvé ça plutôt original. Un jeune héros fan des tunnels c’est plutôt du jamais vu. J’aimais sa passion, il adore creuser, découvrir des choses sous terre, une passion qui lui vient sans doute de son père. Alors Will creuse partout, et va faire des découvertes qu’il n’aurait peut-être jamais dût faire. L’ambiance de ce livre est plutôt inquiétante, on se retrouve souvent sous terre, on rencontre des personnes dangereuses (qui ont un côté flippant), et je dois dire que l’aventure de Will est tout, sauf reposante. Le pauvre, il va subir vraiment des trucs moches au cours de ce tome, et si je n’ai pas pleuré j’étais pas loin. Autant le dire, les auteurs malmènent leurs personnages, ils font des révélations complètement dingues au cours de ce tome-ci (certaines même que j’ai refusé de croire !), on rencontre des personnes auxquels on s’attache (Chester, Tam, Imago, Bartleby le chat, et même Cal (même s’il m’a légèrement gonflé par moment)), et d’autres qu’on aime beaucoup beaucoup moins (notamment les Stix). Certains m’ont déçu au cours de l’aventure car ils n’étaient pas ce qu’ils paraissaient être.
J’avoue que Will n’a pas une famille facile, une mère un peu cinglée, un père un peu cinglée (aussi) et fan des découvertes (et qui disparaît), une petite sœur autoritaire, pourtant il les aimes et quand tout part en lambeau, j’ai vraiment plaint Will. Pauvre gosse.
Je trouve que ce livre traite de sujets difficiles que ce soit à la surface (avec la famille qui éclate) ou sous terre (où ils vivent comme dans l’ancien temps, laissent crever leurs pauvres et maltraitent leurs employés, j’avoue que je les ai trouvé hyper hypocrites).
La plupart du temps j’ai eu un drôle de sentiment de claustrophobie vis à vis de ce livre, on passe quand même pas mal de temps sous terre et j’avoue que moi ça me foutait un peu la trouille.
Puis c’est pas une histoire joyeuse, pas du tout. Will va devoir se battre pour pouvoir se sauver et sauver son ami. C’était super entraînant, j’avais toujours envie d’en savoir plus. Pourtant il n’y avait pas tant d’action que ça, mais je ne me suis pas du tout ennuyée. J’étais très curieuse d’en connaître plus sur ce drôle de monde, sur Will, sur les Stix, sur ce qui allait se passer. J’ai très hâte de pouvoir lire la suite.

h1

Endgame tome 1 : L’Appel, James Frey et Nils Johnson-Shelton

septembre 22, 2014

L_Appel_Endgame_tome_1Résumé : Douze civilisations ont été choisies il y a des millénaires. Elles représenteront l’humanité et se battront pour son destin quand Endgame arrivera. Aujourd’hui, douze météorites ont frappé la Terre, portant un message à douze Joueurs : Endgame a commencé. Sarah la Cahokienne, Jago l’Olmèque, Chiyoko la Mu, Kala la Sumérienne, Baitsakhan le Donghu, Maccabee le Nabatéen, et les autres s’entraînent depuis leur naissance pour ce moment, dans les traditions et légendes de leurs ancêtres. L’enjeu : sauver leur lignée et le sort de la Terre.

Sortie le : 9 octobre 2014

Avis : Tout d’abord je tiens à remercier Gallimard Jeunesse pour l’envoie de ce livre. J’avoue que j’étais très très très impatiente de le lire, ce livre paraissait être une dystopie prometteuse. Sauf que non. 
J’ai vu que beaucoup de gens avaient peur de se lancer dans cette lecture parce que ça avait l’air de ressembler à Hunger Games, et bien allez-y, rien à voir. Du tout.
Quelle déception que ce livre. Dès le début j’ai senti que ça allait être difficile pour la simple est bonne raison que j’ai détesté le style. Une écriture au présent, toujours dans l’action, sans coordination. Sujet verbe complément point. Elle se veut entraînante mais m’a laissé sur le bord de la route. Résultat : impossible d’avoir la moindre empathie pour les personnages et pour ce qu’il se passe. J’ai trouvé ça plat au possible. Pourtant ce ne sont pas les histoires d’amitié et d’amour qu’il manque dans ce livre (avec le bon vieux triangle obligatoire, évidemment, celui que je déteste et qui commence à me saouler grandement parce qu’on le retrouve à toutes les sauces en ce moment),

mais je n’ai absolument rien ressenti, ni pour ce qu’il se passait, ni pour les graaaandes histoires d’amour, ni pour les morts, ni pour rien. J’avais juste hâte que ça se termine en espérant une grande révélation.
L’histoire en elle-même est plutôt originale je dirais, mais elle souffre d’aberrances. J’ai trouvé ça vraiment gros par moment, les personnages qui réussissent à ralentir leur cœur et qui deviennent presque invisibles, qui ont limite des pouvoirs tellement ils ont été entraîné pour ça, qui sont super rapide, super fort, super intelligent, qui s’en sortent des pires situations. Ça fini un peu par devenir absurde et n’importe quoi. Certes ils ont été entraîné quasiment depuis leur naissance, je veux bien qu’ils aient plus de talents que la moyenne, mais faut peut-être pas abuser non plus. En plus ils voient tout autour d’eux, sont toujours super attentif, sauf cette fois là où il faudrait que…
Evidemment ce sont des personnages qui sont incapables de s’écouter. Je les ai pour la plupart trouvé idiot de suivre simplement l’Epreuve parce qu’on leur a dit depuis tout petit « suit le Endgame, pose pas de question, soit un bon mouton, basta ». Heureusement il y en a qui remette en question tout ça, mais pour la plupart j’ai juste pensé « quelle bande de crétins ».
Ils se croient au dessus de tout, mais ils ne sont même pas capable de réfléchir par eux-même.

tumblr_n3xlq5FZ7U1s71ttvo1_500

Les personnages ne sont pas attachants (dût au style d’écriture probablement), je les ai trouvé fades, inintéressants. Il n’y a bien que l’histoire d’Alice et de Shari qui m’a un minimum intéressée mais elle doit durer une trentaine de pages sur tout le bouquin… Ce qui fait peu. C’est un autre reproche que je ferais au livre, vouloir s’intéresser à 12 personnages c’est bien, mais j’avoue que je me perdais dans leur nom, dans leur lignée. Je devais souvent me dire « c’est qui déjà celle-là? Elle a fait quoi? », à part ceux qui apparaissent le plus souvent (Sarah, Jago, Chiyoko et Ann) les autres j’avais vraiment beaucoup de mal à les replacer. En plus je me suis demandée à quoi ils servaient dans l’histoire finalement. Ils font un peu office de potiche. Sauf peut-être Aisling et Hilal car ce sont eux qui remettent les jeux en question, même si bien sûr pour créer du suspens on ne sait pas trop ce qu’ils ont découvert – dommage pour moi parce que je ne lirai pas le tome 2.
Alors y a des passages un peu gore, peut-être même un peu triste, mais comme toujours je suis restée sur le banc de touche, jamais l’auteur n’a su m’emmener avec lui, me faire ressentir des trucs.
Le seul bon point de ce livre c’est qu’il se lit plutôt vite et que les chapitres sont courts, donc on peut facilement s’arrêter pour faire une pause. J’avoue que je me suis dépêchée de le lire pour en être débarrassé.
En bref : une histoire incohérente, des personnages fades, un style d’écriture tout plat. A part des histoires d’amour et d’amitié et des personnages qui tournent en rond, il ne se passe pas grand chose, sauf peut-être vers la fin où le rythme s’accélère un peu. J’ai pas aimé.

Le plus : comme j’ai reçu ce livre en avance et en épreuve non corrigé, je n’ai pas eu le jeu qui va avec, peut-être est ce que cela aurait réveillé mon intérêt de pouvoir participer et de résoudre les énigmes. Ou peut-être pas. A mon avis c’est le gros plus du livre, mais personnellement je me demande si cela suffira à rattraper l’histoire…

L’anecdote : j’ai réalisé que James Frey était l’auteur de Numéro Quatre (sous le pseudo de Pittacus Lore) que j’ai moyennement aimé aussi… Et qui a de grandes similitudes avec ce livre d’ailleurs…

Le truc qui tue : j’ai lu une critique de quelqu’un qui disait que si on aimait Divergent et Hunger Games on aimerait ce livre. Raté. Ça n’a rien à voir. Divergent et Hunger Games m’ont apporté leur lot d’émotion et donnait (surtout pour HG) une critique active de la société. Là c’est le néant.

Mon ressenti : 

tumblr_m6963ecigx1r6aoq4o1_500

h1

Sin City 2 : J’ai tué pour elle

septembre 20, 2014

Sin-City-2Synopsis : Dans une ville où la justice est impuissante, les plus désespérés réclament vengeance, et les criminels les plus impitoyables sont poursuivis par des milices.
Marv se demande comment il a fait pour échouer au milieu d’un tas de cadavres. Johnny, jeune joueur sûr de lui, débarque à Sin City et ose affronter la plus redoutable crapule de la ville, le sénateur Roark. Dwight McCarthy vit son ultime face-à-face avec Ava Lord, la femme de ses rêves, mais aussi de ses cauchemars. De son côté, Nancy Callahan est dévastée par le suicide de John Hartigan qui, par son geste, a cherché à la protéger. Enragée et brisée par le chagrin, elle n’aspire plus qu’à assouvir sa soif de vengeance. Elle pourra compter sur Marv…
Tous vont se retrouver au célèbre Kadie’s Club Pecos de Sin City…

Avis : J’avais adoré le premier film, j’ai adoré ce deuxième film. Une chose à savoir je n’ai jamais lu le comic, je ne sais pas du tout si je compte le lire un jour ou pas, mais il est clair que ces films font une forte impression sur moi. La suite est géniale (et heureusement parce que qu’est ce que je l’ai attendu). Au delà de l’histoire ce que j’adore dans Sin City c’est l’esthétique du film. Tout est en noir et blanc, en gris. Il y a un fort jeu de couleur qui apparaît alors, des personnes qui apparaissent toute en couleur, où juste une partie d’eux. C’est très très fort, très puissant. Les cadrages sont super bien pensés, tout est réfléchis et donne un sens à ce qu’il se passe, j’adore.
Les personnages aussi sont hyper plaisants. Dans cet opus, c’est Marv mon chouchou, j’adore cette grosse brute épaisse, certes il est violent, dangereux, fort comme un camion, mais il respecte certaines personnes et ceux en qui il a confiance il se sacrifierait pour eux. Le personnage d’Ava est époustouflant, cette femme est très maligne, sait comment utiliser sa meilleure arme : son corps et ses charmes, je regrette un peu qu’elle passe plus des trois quart du film à poil (pas besoin de se casser la tête pour son costumes), selon moi elle avait pas besoin de ça. J’adore également Dwight qui se fait manipuler, mais qui essaie de s’en sortir en allant dans la vieille ville, retrouver les prostituées (et bon sang je les adores elles, j’adore comme elles défendent leur territoire et la force qu’elles ont).
Le passage avec Johnny (joué par Joseph Gordon-Levitt) était – bizarrement – assez mignon. J’ai beaucoup aimé, c’était moins violent que le reste (mais assez violent quand même), mais le personnage m’a pas mal touché.
Et puis la fin avec Nancy était superbe, même si Nancy m’a fait énormément de peine.
J’aurais voulu que la fin soit moins brutale (bah oui j’en voulais encore).
L’histoire est plutôt intéressante en soit, on a plusieurs histoires dans une seule, comme dans le premier film, et c’est intéressant de voir comment les choses se croisent (c’est un peu moins flagrant que pour le premier ceci dit, c’est un peu dommage. Ici Marv est celui qui croise les histoires).
Bref un super film, très sombre et hyper violent, mais avec une superbe esthétique, des personnages attachants et très forts. J’étais vraiment super contente de pouvoir voir ce deuxième opus.