Archive for mars 2016

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Les livres des rai-kirah tome 3 : Le vengeur, Carol Berg

mars 24, 2016

130606-175246Lire cet avis peut spoiler les deux premiers tomes.

Résumé : De retour du pays des rai-kirah, après avoir découvert leur véritable nature, Seyonne doit désormais apprendre à cohabiter avec un démon vivant en son âme. Sa convalescence s’annonce longue et difficile. Mais elle risque d’être contrariée par le récent assassinat de l’empereur derzhi, d’autant que le prince Aleksander, son propre fils, est accusé d’en être responsable. Seyonne va donc, une nouvelle fois, voler au secours de son ami et, pour cela, mettre sa propre personnalité en péril.

Avis : J’ai adoré la relecture de ce troisième tome, comme des deux premiers. Je pense que relire cette trilogie permet de voir certaines choses différemment. Comme je savais déjà des trucs, je pouvais voir le changement de Seyonne, et mieux le comprendre. J’ai tellement adoré Aleksander encore une fois, dans ce tome là il va s’en prendre pleins la tronche, ça va le faire évoluer, mais il m’a fait aussi beaucoup de peine. C’est sans conteste mon personnage préféré. J’aime beaucoup aussi Denas et Vyx, qu’on voit assez peu dans ce tome, mais dont on entend parler quand même. Et bien sûr, j’aime Seyonne, même si à mon avis son orgueil ne font pas bon ménage avec son manque de confiance en ses capacités. On a encore pas mal d’actions, de révélations, et on ne sait pas toujours à qui faire confiance ou non. Personnellement j’ai moyennement aimé Elinor, j’ai pas tellement apprécié l’espèce de chantage qu’elle faisait à Seyonne pour Evan. Evan est le fils de Seyonne, et l’empêcher de le voir juste parce qu’on aurait peur qu’il nous le prenne, je trouve ça vache. Elle évolue mais bon, je l’ai plus toléré qu’aimer. J’adore Lydia en revanche, j’aurais trop aimé la voir plus. Pour Nyel et bien je reste hésitante, c’est un personnage complexe et je n’ai pas aimé ses manipulations et l’influence qu’il avait sur Seyonne, mais en même temps je n’arrive pas à totalement le détester.
La relation d’Aleksander et Seyonne est toujours aussi forte, et franchement certains passages m’ont fait trembler, voir pleurer. Entre eux c’est beau et dur des fois, y a quand même pas mal de déchirements, mais en même temps leur lien est tellement profond. C’est franchement magnifique et je reste fan (et persuadé de leur amour).
La fin est bien, c’est une belle fin, mais j’avoue qu’elle est surtout vachement frustrante (et je ne suis pas la seule à le penser).
N’empêche que j’adore d’amour cette trilogie, et je regrette que les autres livres de l’auteure n’aient pas été traduit en France.

Petit retour sur la fin (surligné pour voir) : 
Pour moi Elinor fait vraiment bouche-trou, et si Seyonne part avec elle en Ezzarie, je pense pas qu’il y restera (en tout cas je préfère imaginer qu’il ne le fera pas). Puisqu’il parle déjà de partir à Kir’Navarrin on sent qu’il a la bougeotte, et je préfère largement qu’il parcourt le monde avec Evan, et suive Aleksander comme conseiller. 
Pourquoi les séparer à la fin? Moi je trouve ça tellement frustrant et triste, même si je comprends que Seyonne ait besoin de repos, je reste dégoûté. Surtout par le Seyonne/Elinor qui fait vraiment « je me mets avec toi par dépit parce que comme t’a le gosse on pourra l’élever ensemble ». Enfin bon. Mais ça reste une bonne fin, assez ouverte justement pour que j’imagine que Seyonne rejoigne Aleksander. 

Phrases post-itées : 
« Et l’issue devait être scellée, autrement Aleksander se morfondrait pour toujours au royaume des occasions manquées. »

« La raison n’avait aucun droit sur moi cette nuit-là. M’en aller n’avait rien à voir avec une destination, tout à voir avec l’origine, le mouvement et le changement. »

Mon premier avis sur le tome 3 :
Ici

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Les livres des rai-kirah tome 2 : L’insoumis, Carol Berg

mars 16, 2016

9782070442942Résumé : Après avoir sauvé le prince Aleksander – dont il était l’esclave –, et l’empire tout entier, de la menace des rai-kirah, Seyonne est redevenu un homme libre. Mais le retour parmi les siens ne sera pas aussi simple qu’il l’espérait : il a été souillé par sa captivité et son peuple n’est pas prêt à lui rendre sa place de Gardien des Âmes. Il va devoir, une fois de plus, lutter pour regagner la confiance des Ezzariens et, plus que tout, de celle qu’il aime.

Avis : Ce livre est génial évidemment. Dans ce tome 2, Seyonne va carrément s’en prendre pleins la tronche (le pauvre), et il va pas mal souffrir. Entre sa connasse de femme qui va, selon moi, faire un truc bien dégueulasse, et son crétin de peuple qui le voit comme un homme souillé et lui donne un chien de garde… Autant dire qu’il a de quoi se mettre en colère et tout envoyer balader.
C’est comme ça qu’il va partir à la recherche de la vérité, et vouloir en savoir plus sur les rai-kirah. Il va être accompagné malgré lui par son chien de garde, Fiona, un personnage que j’affectionne particulièrement, même si c’est une sacrée tête à claque et qu’elle peut se comporter de manière vraiment stupide.
Dans ce tome-ci on voit assez peu Aleksander, mais les moments où on le voit sont très riches en émotion, il y a un lien entre lui et Seyonne, qui rends les scènes vraiment fortes je trouve. Et puis bon, Zander reste mon personnage favoris.
Cependant, ce tome raconte surtout l’histoire des rai-kirah et Seyonne va se retrouver torturé et tout, pour essayer de mieux comprendre, d’en savoir plus. Il y a un passage du livre assez flou, bizarre, mais tout étant expliqué par la suite, ça passe assez bien (surtout à la deuxième lecture, quand on sait le fond de l’histoire).
Autrement le livre est rempli de mouvements, d’émotions, des rencontres (des personnages qu’on va aimer ou pas), de révélations (et ces révélations de dingues, qui chamboulent tout ce qu’on croyait vrai).
Les relations sont encore une fois assez complexe, Seyonne est un personnage qui a vraiment du mal à faire confiance (ou ne fait pas confiance aux bonnes personnes), on a parfois envie de lui coller Aleksander sur les bottes, car le prince comprends beaucoup mieux les gens. Seyonne a aussi pas mal de haine envers lui-même, malgré son orgueil qui le pousse à tout faire tout seul.
Ysanne est un des personnages que je déteste le plus, ce qu’elle fait me hérisse le poil, et le fait qu’elle se trouve toujours une bonne excuse pour le faire, c’est encore pire. Le fait évidemment que Seyonne soit amoureux d’elle, n’arrange rien au fait qu’elle est insupportable.
La fin m’a à nouveau fait pleurer, l’auteure est vraiment doué pour des fins chargés d’émotions, et belle comme tout, avec des personnages qui disent des choses qui retournent.
Et c’est toujours aussi bien écrit.
Alors oui j’adore, et j’en redemande.

Phrases post-itées : 
« Il n’était pas question que je me dispute avec elle au sujet de ma sincérité. Si affronter deux cents démons en un an n’était pas assez sincère, alors ce n’étaient pas des mots qui la convaincraient. »

« – Si tenir mon fils dans mes bras me corrompt, alors je ne veux rien avoir à faire avec notre loi. »

« Même un esprit perturbé peut voir la différence entre des griefs légitimes et un meurtre gratuit, dis-je. »

« Ce qui nous unissait, Aleksander et moi, était plus profond que des voeux ou des liens de parenté, plus précieux pour moi que ma propre vie. »

« C’était déjà déplaisant de devoir mourir allongé dans la pluie froid ; on ne devrait pas en plus être obligé d’y penser. »

Mon premier avis sur le tome 2 :
Ici

Le truc qui tue : 
Ma soeur (à ma demande) a écrit à l’auteure pour en savoir plus sur le lien de Seyonne et Aleksander, je voulais savoir à quoi elle avait pensé exactement quand elle écrivait leur relation, et ce qu’elle avait voulu faire passer comme message. Bref, comment elle voyait elle leur relation. Et elle a répondu (merci merci merci à elle), et j’étais trop heureuse, et j’avoue que j’adore sa réponse, donc je vous partage.

« Hi Yuuki, Caroline, and Marie, I’m so happy to hear from you! The relationship between Aleksander and Seyonne is much more than friendship. It is not exactly brotherhood either – I cannot imagine them going out for a beer together or gossiping about annoying relatives. And it is not romantic love – they each have others that they love in that way. (I did consider a romantic relationship when I was writing, but I chose not. I felt that this was something unique.) Their intimacy is much deeper, founded on respect, honor, experience, and understanding. You will notice (I hope the translator got it right!!) that right up to the end, Seyonne always speaks to Aleksander as « my lord. » It does not even occur to him to address him by his personal name. While, Aleksander sees Seyonne as more of a divinity confined to earth, totally out of his league and yet a friend, too. They worry about each other.

I hope this makes some sense. And thanks for writing to me!

Carol »

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Les livres des rai-kirah tome 1 : L’esclave, Carol Berg

mars 13, 2016

9782070442935fsRésumé :Seyonne était le détenteur d’une magie puissante, le dernier rempart contre les rai-kirah, de redoutables démons aux noirs desseins, qui n’hésitent pas à s’infiltrer dans l’esprit des humains.
Mais aujourd’hui, privé de ses pouvoirs, banni par les siens, Seyonne n’est plus qu’un esclave au service d’Aleksander, le fils de l’empereur derzhi qui a asservi son peuple, les Ezzariens. Sa vie ne vaut plus rien, mais il va devoir la risquer pour lutter contre les démons qui semblent avoir infiltré la cour de l’empereur et mettent en péril l’équilibre du monde.

Avis : il s’agit donc d’une relecture, et bon sang, je crois que j’ai encore plus aimé que la première fois, j’ai vu plus de détails, plus de subtilités, et j’ai partagé cette lecture avec une amie en plus. Je vais être honnête avec vous et dire ce que j’en pense, pour moi ce livre, ce premier tome, c’est une histoire d’amour. Oui d’amour. La relation de Seyonne et de Zander ne peut être autre chose, elle se développe ainsi, et c’est comme ça que je l’ai vécu la première fois, c’est encore comme ça que je l’ai vécu avec cette relecture. J’adore l’univers, l’évolution d’Aleksander, et celle de Seyonne, comment les choses se mettent en place, les rebondissements, l’action, les questionnements. J’adore l’écriture très imagé de l’auteur, et comment elle me foutait des frissons dans certaines scènes. Plus d’une fois j’ai pleuré d’émotion. Plusieurs fois j’ai relu certains passages, j’ai même relu quasiment le livre en entier à un moment, pour me relire mes passages préférés, c’est pour dire.
La mythologie est passionnante, le combat contre les démons est hyper intéressants, on apprends un peu à connaître les Ezzariens aussi (et bon sang, ce peuple est bouché, les gens sont pétris dans des cultes stupides), et on revisite notre avis sur « les méchants » Derzhi.
Seyonne est un homme qui a été bouffé par ses années d’esclavage. Il a appris à fermer sa bouche, à se plier aux exigences et à faire en sorte d’être le plus invisible possible pour ne pas recevoir de coups. Mais avec un maître comme Aleksander, qui comprends vite les gens, ça se passe pas très bien. Seyonne ne dit peut-être rien, mais il pense beaucoup et Aleksander le voir, et ça l’énerve. Si le prince change au contact de Seyonne, il en est de même pour l’esclave, qui va apprendre à ouvrir sa bouche, qui va dire merde à toutes ses résolutions pour aider Aleksander (avec toujours une bonne excuse pour le faire), et de fil en aiguille ils vont se rapprocher, se soutenir et s’aider.
Ce premier tome est vraiment très centré sur ces deux là, leur relation, leur évolution, et comment ils doivent trouver une solution pour sauver Aleksander, et en même temps, le monde.
C’est hyper intéressant, ça se lit super bien, et j’adore. J’adore tellement.
La fin m’a encore fait pleurer, une vraie fontaine, tellement que je la trouve magnifique. Et je l’ai encore relu une fois ensuite.
Pour moi ce livre est vraiment fort en émotion, et il s’agit sans doute d’une de mes trilogies préférées en fantasy.

Phrases post-itées :
« Tu penses trop, et tu ne dis pas ce que tu penses. »

« Comment un homme intelligent peut-il être aussi bête? »

« Mais le temps m’avait appris que se soucier de quiconque, aimer quiconque, avait des conséquences trop douloureuses, dépassant de loin les coups de fouet ou la famine, et, même en présence de la plus extrême terreur, je ne pouvais les affronter. »

« – J’ai peur, en vérité, Votre Altesse. Chaque instant de mon existence est un fardeau de terreur que vous ne pouvez imaginer. Je crains de ne point avoir d’âme. Je crains qu’il n’y ait point de dieux. Je crains qu’il n’y ait aucun sens aux souffrances que j’ai connues. Je crains d’avoir perdu la capacité d’aimer un autre être humain ou de ne jamais voir du bien en autrui. Parmi de telles peurs, Monseigneur, il reste peu de place pour vous. »

« C’était comme si j’avais découvert que, quelque part dans les entrailles d’un cadavre putréfié, infesté de vers, reposait une perle d’une telle perfection qu’elle paierait la rançon du monde tout entier. »

« Son rire me harcelait et me mordillait tel un chiot agaçant, et bientôt, je me mis à rire aussi. »

Mon avis à ma première lecture : 
Ici