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Cemetery boys, Aiden Thomas

mai 26, 2022

Résumé : Yadriel est un brujo. Pas une bruja. Si les femmes peuvent guérir, les hommes, eux, savent rappeler les esprits. Parce qu’il tient à prouver à sa famille qu’il possède bien les pouvoirs de son genre, il se rend dans l’église du cimetière afin d’invoquer un fantôme. Arme magique au poing et meilleure amie pour l’aider, il fait alors de son mieux pour convoquer l’âme de son cousin décédé, afin de comprendre les raisons de sa mort. Alors qu’il pense avoir réussi, il découvre que le fantôme qu’il vient de ramener au milieu de l’église familiale n’est pas du tout à fait le bon…

Avis : Yadriel est un garçon trans et veut prouver à sa famille qu’il est un brujo, pas une bruja. Il va donc faire le rituel qui montrera qui il est vraiment. Avec l’aide de sa cousine, ils pénètrent dans l’Eglise pour accomplir ce rituel.
Plus tard, alors qu’il recherche son cousin dont il a sentit la mort, Yadriel va appeler un esprit à lui, pas son cousin comme il le pensait, mais un garçon de son âge. Julian. Et tout va basculer.

J’ai absolument adoré cette lecture. Tout de suite j’ai aimé Yadriel, j’avais envie de le chouchouter et de gueuler contre sa famille et le rejet qu’il subit, qui est parfaitement injuste. Je me suis attachée à sa cousine un peu espiègle, Maritza. Et puis apparaît Julian, qui est le chaos réincarné, au début j’ai eu un peu de mal avec lui, mais on s’y fait, on s’attache petit à petit et finalement Julian est un super personnage lui aussi. Ces trois-là forment une bonne équipe.

L’histoire est assez original, on est vraiment plongé dans les traditions de la famille de Yadriel, les bruja, les brujo, cette faculté à voir et aider les esprits, à faire la fête quand ils reviennent deux jours dans l’année. Yadriel cherche à se faire accepter, et c’est touchant et dur à la fois. C’est horrible cette société, ces traditions également, qui empêchent à quelqu’un d’être qui il est vraiment. Je parle de façon général et pas seulement de la famille et la communauté de Yadriel.

L’aventure est sympathique, mystérieuse, on a le droit à une enquête et à trois ados qui essayent de comprendre ce qu’il s’est passé. J’avais tout deviné très vite, mais ça ne m’a pas empêché d’aimer ma lecture et d’apprécier le dénouement.

L’histoire d’amour m’a foutu des coups au cœur, c’était très mignon, très tendre, très touchant et bien écrit. J’ai aimé le rapprochement de Yadriel et Julian, comment leurs mondes se confrontent et comment ils tombent amoureux petit à petit. C’était adorable, vraiment.

C’était aussi une lecture agréable car on est plongé dans une culture différente, avec un personnage trans comme héro, il y avait de la représentation, plein, et ça fait un bien fou. On en redemande et j’espère qu’Aiden Thomas en écrira d’autres (et qu’on les verra publiés). Une très chouette lecture !

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Vaisseau d’Arcane tome 1 : les Hurleuses, Adrien Tomas

mai 23, 2022

Résumé : Au Grimmark, la magie peut foudroyer en un éclair. Ses victimes, les Touchés, ne sont plus jamais les mêmes : ils possèdent une incroyable puissance, mais leurs esprits sont à jamais anéantis.

Lorsque son frère Solal est frappé par l’Arcane, Sof, infirmière raisonnable et sans histoire, décide de tout risquer pour le sauver du destin de servitude qui l’attend. Dans leur fuite éperdue à travers les steppes infinies et les forêts boréales, ils découvriront un monde sublime et redoutable.

Mais leur liberté est vue comme un affront, leur existence même comme un blasphème. Dans leur ombre, des factions s’affrontent, tissant autour d’eux un écheveau de machinations dont elles tirent les fils avec une virtuosité machiavélique.

La magie n’est pourtant pas une puissance qui se dompte…

Avis : Sof s’est enfuit avec son frère Solal, parce que celui-ci vient de se recevoir un éclair de magie et est devenu un Touché. Les Touchés sont séparés de leur famille et doivent travailler pour le Grimmark et Sof, elle, est bien décidée à trouver une solution pour sauver son frère et ne pas le laisser aux griffes du Grimmark. Elle est persuadée que Solal est différent des autres Touchés et est prête à tout.

D’un autre côté, Nym, est un opérateur, un assassin pour l’Edile, il demande à retrouver Sof et Solal sans expliquer le fond de son plan.

Enfin, nous faisons la connaissance de Gabba Do, un poisson qui vient des abysses et qui devient ambassadeur pour les humains. Parce que dans ce monde un peu steampunk, les poissons côtoient les humains.

Cette lecture était haute en couleur. On suit Sof et Solal dans leur aventure, dans les embuches qu’ils croisent sur leur chemin, avec les personnes qu’ils rencontrent et vont les aider ou pas. Sof est très maligne même si elle a toujours été un peu dans l’ombre de son frère. Si Solal est devenu un Touché, on s’attache tout de même à lui dans la description qu’en fait sa sœur et les autres. J’ai aussi beaucoup aimé Sof, qui cache bien son jeu finalement.
Pour Nym, j’étais sur mes gardes, il joue sur plusieurs tableaux, sans qu’on sache exactement ce qu’il désire vraiment. Il dit être pour la justice mais ce n’est pas toujours facile de le croire.
J’ai bien aimé Gabba Do, c’était fascinant d’avoir un personnage poisson, qui pense, qui réfléchit et qui veut en savoir plus sur les humains, même si sa curiosité va lui apporter des ennuies.

L’auteur dose bien son suspens, les chapitres changent de point de vue, si bien que souvent on continue de lire pour savoir ce qu’il s’est passé pour certains personnages. C’est bien fait et donne très envie d’en apprendre plus sur ce qu’il se passe, les intrigues, les personnages et leur relation. Finalement, l’histoire de Solal s’efface un peu pour faire place à d’autres choses, d’autres événements, et pourtant Solal reste tout aussi important dans l’histoire.

À la fin tout s’accélère et je n’avais pas du tout vu venir le final ni deviné ce que l’auteur avait prévu. J’ai donc été surprise et complètement choquée. Une chose de sûre, la fin donne très envie d’avoir la suite !

En bref, une lecture intrigante et captivante, si je n’étais pas un peu en panne de lecture je l’aurais terminé bien plus vite.

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Eloge de la faiblesse, Alexandre Jollien

avril 26, 2022

Résumé : Éloge de la faiblesse retrace un itinéraire intérieur, une sorte de conversion à la philosophie. L’auteur, handicapé de naissance, imagine recevoir la visite de Socrate en personne. Dès lors, s’ensuit un échange où de proche en proche émergent des outils pour apprendre à progresser dans la joie, garder le cap au coeur des tourments et ne pas se laisser déterminer par le regard de l’autre. La philosophie est ici un art de vivre, un moyen d’abandonner les préjugés pour partir à la découverte de soi…

Avis : Alexandre en compagnie de Socrate, va philosopher et fouiller au fond de lui-même, pour nous parler du handicap, du regard des autres, et de tout ce qui la construit…

J’ai bien aimé cette courte lecture. Elle nous montre que des fois les gens ont tendance à voir le handicap avant la personne. On va aussi voir que les gens sans handicaps ont tendance à avoir pitié des personnes handicapées, de les voir comme forcément malheureuses. Ce sont les choses qui m’ont marqué, ainsi que la façon dont certains éducateurs se comportaient. On considère la personne handicapée comme forcément incapable de faire des choses, et pourtant, si on leur laissait assez d’autonomie, peut-être que justement elle pourrait mieux s’épanouir.

C’était une lecture enrichissante, qui, je pense peut aider à revoir nos jugements, à mieux comprendre l’autre.

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La Reine des ombres, Tricia Levenseller

avril 23, 2022

Résumé : Personne ne connaît l’étendue des pouvoirs du Roi des Ombres, fraîchement couronné. Certains disent qu’il peut contrôler les ombres qui errent autour de lui et les manipuler à sa guise. D’autres que les ténèbres lui murmurent les secrets de ses ennemis. Peu importe, Alessandra sait ce qu’elle veut, et rien ne pourra l’empêcher de mettre son plan à exécution. Mais la jeune fille n’est pas la seule personne qui cherche à conquérir le trône. Et alors que les attaques envers le Roi se multiplient, elle se retrouve à devoir mettre toute son énergie à le défendre, le temps qu’il puisse faire d’elle sa reine. Car après tout, quoi de mieux pour un roi des ombres qu’une reine perfide et rusée ?

Merci à : Babelio et aux éditions Hugo pour l’envoie de ce livre.

Avis : Alessandra rêve du pouvoir. Elle ne veut pas se contenter d’un duc ou pire d’un vicomte, elle, elle veut le Roi. Le Roi des Ombres. Non pas qu’elle éprouve quoi que ce soit pour lui, ce qui l’intéresse, elle, c’est le pouvoir. Donc après le mariage, elle compte bien tuer le Roi et ainsi devenir la Reine.

Ce roman est un vrai page turner, on ne voit pas le temps passer en lisant, et personnellement, je tournais les pages à toute vitesse complètement happé par cette histoire. Alessandra a un côté attachant, quand bien même elle se montre parfois cruel, assez égoïste également. Elle veut le pouvoir. Mais on sent qu’elle a un côté très solitaire. Elle a été déçue par l’amour, son père se sert d’elle, sa sœur ne la comprends pas et passe toujours avant elle aux yeux des autres, et surtout, si elle a des amants, elle a très peu d’ami.e.s et ça lui manque beaucoup.

Quand elle se retrouve à vivre au palais, les choses changent petit à petit pour elle, et surtout elle fait la connaissance de Kallias, le Roi des ombres. J’ai aimé leur relation et comment elle évolue, c’est vrai que l’histoire tourne un peu niaise, mais ça ne m’a pas dérangé. Par contre j’ai trouvé que la plupart des événements se réglaient trop facilement. Alessandra est maligne et ingénieuse d’accord, mais des fois les choses se réglaient surtout sur un coup de chance. Le Roi est loin d’être un bon Roi, il s’intéresse plus à l’Empire qu’il a envie de bâtir qu’au peuple, mais c’est dans le ton de l’histoire.

J’ai bien aimé le petit côté « on dénonce comment les femmes sont traités », surtout concernant leur vie sexuelle. En effet si un homme en a une c’est bon, mais une femme passera pour une « catin ». J’ai aussi apprécié que le livre ne soit pas tout le temps hétéronormé, en effet l’homosexualité y est rapidement abordé et personne ne trouve rien à y redire. J’aurais aimé que ce soit un peu plus abordé, mais bon, ça a au moins le mérite d’être là.

Ce n’est pas l’histoire sombre à laquelle je m’attendais, mais ce ne fut pas une mauvaise lecture. Un brin simpliste, beaucoup niaise, mais ça m’a plus tout de même. Je regrette par contre les soucis de traduction qui ont rendu certaines phrases incompréhensibles.

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Nous qui n’existons pas, Mélanie Fazi

avril 6, 2022

Résumé : « Est arrivé un jour où la fiction n’a pas suffi. »
Aussi curieux que cela puisse paraître, il me semble qu’une des forces de l’œuvre de Mélanie Fazi est que précisément la fiction n’a jamais suffi. Qu’elle a toujours su trouver d’autres biais pour exprimer cette tension personnelle, intime, dont elle nous fait part dans ce livre, et qui est matière de toute sa création.

Avis : J’ai voulu lire cette courte autobiographie parce que je me sentais concernée par le sujet. Si l’autrice ne se définit pas elle-même asexuelle, son non désir d’être en couple m’a beaucoup parlé. Sa façon aussi d’expliquer pourquoi les étiquettes sont importantes, comment on peut être blessé simplement parce qu’on se sent seul.e, parce que les autres ne comprennent pas ce que nous sommes, parce que nous finissons par penser que le problème viens de nous. Tout cela m’a beaucoup touché, m’a fait ressentir pas mal de choses. C’est important de savoir qu’on existe, qu’on n’est pas seul.e. De pouvoir se coller une étiquette et se dire « oui je suis légitime ». En bref, une lecture qui m’a fait beaucoup de bien.

Phrases post-itées :
« Parce que c’est rassurant, tout simplement, de ne pas être seul. De savoir qu’il y en a d’autres comme nous, qu’on n’est pas une bête curieuse, que ce qui nous arrive est normal, différent mais normal. L’étiquette donne le droit d’exister. Elle fournit une réponse simple à des questions complexes. Voilà ce que je suis : regardez, ça porte un nom. Regardez, il y en a d’autres comme moi. »

« Le monde niait chaque jour mon existence, mais j’étais bien là.
Et j’en avais le droit. »

« Si ce que j’étais existais, pourquoi n’avais-je jamais rien lu sur le sujet ? »

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La dernière Geste, premier chant : Dans l’ombre de Paris, Morgan of Glencoe

avril 4, 2022

Résumé : Depuis des siècles, les humains traitent les fées, dont ils redoutent les pouvoirs, comme des animaux dangereux. Lorsque la princesse Yuri reçoit une lettre de son père lui enjoignant de quitter le Japon pour le rejoindre, elle s’empresse d’obéir. Mais à son arrivée, elle découvre avec stupeur qu’elle a été promise à l’héritier du trône de France ! Dès lors, sa vie semble toute tracée… jusqu’à ce qu’une femme lui propose un choix : rester et devenir ce que la société attend d’elle ou partir avec cette seule promesse : « on vous trouvera, et on vous aidera. » Et si ce « on » était la dernière personne que Yuri pouvait imaginer ?

Avis : C’est une relecture. J’avais déjà lu la dernière Geste dans sa version autoéditée, que j’avais déjà adoré. Yuri pleine de préjugés sur le monde (à cause de son éducation), vient en France suite à une lettre de son père. Pour découvrir qu’elle va devoir épouser Louis-Phillipe le Dauphin de France. Sa vie est toute tracée, elle se sent prisonnière jusqu’à ce qu’on lui laisse le choix et que Yuri décide de s’enfuir.

C’était absolument génial. L’autrice aborde des sujets hyper importants, la différence et la peur de la différence, la place des femmes dans la société, la misogynie, l’homosexualité (et donc l’homophobie). Ce sont des règles absurdes qui régissent la société, les aristocrates vivent dans l’opulence laissant crever les pauvres, les hommes se sentent supérieurs aux femmes, les humains supérieurs aux fées. Mais il existe un monde, imparfait certes, où les fées et les humains se mélangent.

Yuri a été élevé avec tous ces préjugés, pourtant au fond d’elle, il y a quelque chose qui ne demande qu’à apprendre, à changer. Cette soif de liberté pour commencer. Yuri est mon personnage favoris du livre, parce qu’elle part de loin et va subir une sacrée évolution, parce que derrière tous ses préjugés et son éducation, elle est super attachante, super intéressante. Ensuite, bien sûr, j’adore fort Bran. Et surtout, ce que je préfère, c’est vraiment leur relation.
On s’attache bien entendu aux Rats tous autant qu’ils sont (ou presque), pour leurs différences, pour leurs capacités à vivre ensemble malgré ça. Les feus follets sont géniaux, Pyro et Ashes sont hyper adorables et drôles. J’ai aussi adoré Edward bien entendu.
On s’attache aussi aux Fourmis. La capitaine Trente-Chênes particulièrement.
Et j’ai détesté Louis-Phillipe, son père, le père de Yuri et ces nobles qui se croient tout permis, tout puissant. Ryusaki, le garde du corps de la princesse, est ultra énervant mais pas aussi détestable qu’il pourrait l’être, Levana a quelque chose d’attachant également, parce qu’elle réfléchit par elle-même (et oui c’est une femme et une hybride et pourtant, malgré les préjugés, bah c’est elle la plus intelligente).

J’ai tellement adoré cette relecture, j’étais à fond dedans, encore plus que ma première lecture je crois. Ce premier tome est assez calme du moins jusqu’à la fin. Il me bouleverse, il me touche, il aborde avec intelligence des sujets difficiles, il est bourré de représentations. La fin m’a remué et j’ai très envie de le lire la suite.

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Rule tome 2 : Rise, Ellen Goodlett

mars 28, 2022

Attention lire cet avis va vous spoiler le tome 1.

Résumé : La course pour le trône de Kolonya continue.
Akeylah, Ren et Zofi n’étaient que des étrangères quand elles se sont rencontrées. Désormais, les trois demi-soeurs sont les seules prétendantes à la couronne de Kolonya. Alors que leur père, le roi, sombre dans une maladie mortelle, les jeunes femmes sont plus proches du trône que jamais. Et si elles pensaient avoir découvert l’identité de leur maître-chanteur, voilà que celui-ci est retrouvé sans vie…
Akeylah, Ren et Zofi doivent s’entraider pour survivre et protéger leurs proches. Seule la solidarité permettra à l’une d’elles de coiffer la couronne.

Avis : On retrouve les trois sœurs où on les a laissé, toujours à la recherche du maître-chanteur. Et c’est à peu près tout ce qui se passe dans ce deuxième tome.

Il y a certes de l’action et des rebondissements, pourtant je me suis ennuyée du début à la fin. J’ai trouvé que ça tournait en rond, on nous mène sur des fausses pistes mais on se doute tout de suite que les pistes sont fausses. J’ai deviné qui était le maître-chanteur assez vite et j’avais raison, ce qui n’a fait qu’ajouter à mon ennuie. Si les trois sœurs sont sympa, je n’étais pas non plus très intéressée par leur sort. Leurs histoires d’amour m’ont semblé inintéressantes au possible, je les ai trouvé plate et un peu hors sujet (youhou les filles vous êtes en danger de mort, c’est peut-être pas la peine de perdre du temps en amourette).

J’ai souvent été exaspéré. Je n’ai pas du tout accroché, encore moins que le tome 1 et c’est donc une grosse déception. En plus j’ai trouvé la fin interminable, une fois que l’identité du maître-chanteur est connu, le peu d’intérêt que j’avais pour le livre a disparu et je me suis fais violence pour le terminer.

En bref, ce fut un gros flop. L’idée de départ était bonne, mais je n’ai pas accroché à ce qu’il se passait. Tant pis.

Mon avis sur :
Le tome 1

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Cet hiver, Alice Oseman

mars 26, 2022

Attention cet avis spoile les 4 tomes de Heartstopper.

Résumé : Cet hiver a été difficile pour Tori, Charlie et Oliver Spring. Ils tentent tous les trois de traverser le jour de Noël sans heurts.
Pour Oliver, cela revient à jouer à Mario Kart avec son frère et sa sœur. Mais pour Tori et Charlie, cela implique d’oublier ces derniers mois.

Avis : une très courte nouvelle dans l’univers de Heartstopper. On retrouve Charlie et sa famille à Noël, après sa sortie de l’hôpital psychiatrique et avec ses problèmes alimentaires. Difficile de parler de maladie mentale, les gens n’y comprennent pas grand chose, voir on des propos complètement déplacés (mention spécial à David, le frère de Nick, qui est un personnage HORRIBLE). C’est trop dur pour Charlie, qui vit un mauvais Noël . Mais également pour Tori, qui voudrait pouvoir aider son frère sans savoir comment s’y prendre. Oliver, lui, a d’autres soucis, mais il aime son frère et sa sœur, et ce gosse est trop adorable. C’est une nouvelle à la fois un peu triste et en même temps doudou. Car les passages entre Nick et Charlie le sont souvent, ils sont adorables ces deux-là. Leur histoire est trop mignonne et réchauffe le cœur. Nick est tellement compréhensif et il aime tellement Charlie (et réciproquement). Une lecture très rapide, mais qui fait du bien au cœur. J’adore vraiment cet univers et ces personnages.

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À la recherche d’Alice Love, Liane Moriarty

mars 26, 2022

Résumé : Alice Love tombe en faisant du sport. Lorsqu’elle se réveille, elle pense qu’elle a 29 ans, qu’elle est enceinte de son premier enfant et qu’on est en 1998. En réalité, on est en 2008, Alice a trois enfants, Madison, 10 ans, Tom, 8 ans et Olivia, 5 ans, et s’apprête à divorcer.
Comment a-t-elle pu devenir cette femme autoritaire et maigrichonne (faire du sport ? elle DÉTESTE ça !) ? Pourquoi Elisabeth, sa sœur adorée, est-elle en froid avec elle ? Comment Nick, son amour de toujours, et elle en sont-ils venus à se détester ? Alice devra s’efforcer de reconstituer le puzzle de cette décennie oubliée et découvrira si son amnésie est une malédiction ou une bénédiction…

Avis : Alice tombe sur la tête, et perd sa mémoire sur dix ans de vie. Elle croit qu’elle est enceinte, mariée et heureuse. En vrai, elle a trois enfants, est en phase de divorce et s’est éloignée de sa sœur que pourtant elle adore. Complètement paumée, elle va essayer de réparer les pots cassés et de comprendre ce qu’il s’est passé pour que sa vie en arrive là.

C’est une lecture assez mitigée. Je m’attendais à complètement autre chose, je crois, un truc avec plus de suspens et de questionnements. J’ai trouvé que c’était très long au démarrage, après les pages se tournent assez vite, mais il y avait des longueurs ensuite aussi. Alice est très attachante, du moins, celle qui a perdu la mémoire. Parce que l’Alice de 2008 avait l’air d’être une sacrée peste.
Ce que j’ai apprécié dans cette lecture, c’était Alice qui essayait de réparer sa vie. Elle ne se souvient plus de ses enfants et pourtant elle va faire de son mieux avec eux, et je trouve qu’elle s’en sort plutôt bien. Son mariage avec Nick est parti en live, mais elle va essayer de comprendre, de se rabibocher. Ce que j’ai préféré néanmoins, c’est sa relation avec sa sœur. Cette sœur qui n’arrive pas à avoir d’enfants et qui tombent en dépression. J’aime beaucoup les histoires de famille comme ça, les histoires de sororité (ou de fraternité) et ce côté là m’a beaucoup plu. J’ai aimé qu’Alice cherche vraiment à retrouver son lien avec sa grande soeur.

J’ai trouvé que certaines choses étaient superflus, comme l’obsession de Franie pour l’euthanasie, c’est abordé, mais ça ne sert à rien dans l’histoire. J’aurais voulu la voir plus présente auprès d’Alice mais au final elle est un peu en retrait.

En bref, j’ai bien aimé certains côtés, mais je reste assez déçue quand même, parce que trop de longueurs et moins de suspens que je ne le pensais.

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Mexican Gothic, Silvia Moreno-Garcia

mars 24, 2022

Résumé : Un manoir isolé. Un aristocrate dangereusement séduisant. Et une jeune mondaine poussée à dévoiler leurs atroces secrets.

Après avoir reçu un mystérieux appel à l’aide de sa cousine récemment mariée, Noemí Taboada se rend à High Place, un manoir isolé dans la campagne mexicaine. Elle ignore ce qu’elle va y trouver, ne connaissant ni la région ni le compagnon de sa cousine, un séduisant Anglais.

Avec ses robes chic et son rouge à lèvres, Noemí semble plus à sa place aux soirées mondaines de Mexico que dans une enquête de détective amateur. Elle n’a pourtant peur ni de l’époux de sa cousine, un homme à la fois troublant et hostile, ni du patriarche de la famille, fasciné par son invitée… ni du manoir lui-même, qui projette dans les rêves de Noemí des visions de meurtre et de sang.

Car High Place cache bien des secrets entre ses murs. Autrefois, la fortune colossale de la famille la préservait des regards indiscrets. Aujourd’hui, Noemí découvre peu à peu d’effrayantes histoires de violence et de folie.

Si elle ne s’en échappe pas très vite, elle risque fort de ne plus jamais pouvoir quitter cette demeure énigmatique…

Avis : Le père de Noémi reçoit une lettre étrange de sa nièce, il demande donc à sa fille de se rendre chez sa cousine et de voir ce qu’il s’y passe. Noémi se rend alors au fin fond de la campagne dans un manoir étrange et pourrissant. Les gens qui y vivent sont loin d’être accueillants, mais Noémi est une tête brulée, elle compte bien ne pas se laisser faire et savoir ce qui arrive à sa chère cousine.

J’ai adoré Noémi, malgré l’époque, elle est libérée. Elle aime les fêtes, flirter avec des hommes, les jolies vêtements, mais elle est aussi très intelligente et fait des études. Elle a la tête sur les épaules, et pas la langue dans sa poche. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et elle va avoir besoin de beaucoup de sang-froid face aux gens de High Place.

Car ils sont plus que désagréables, ils sont aussi malsains et étranges. Sans oublier très très racistes. Les propos du père Howard sont horribles, pour lui les femmes ne sont que des ventres, et il existe une race supérieure (dont bien sûr il fait parti selon lui). Virgil le mari de la cousine a un caractère changeant, mais me dégoûtait aussi. J’avais envie de gifler Florence la tante de Virgil et la mère de Francis. Francis, seul personnage attachant de cette famille de malades.

Le décor est très vite posé. Noémi fait des cauchemars. Catalina, sa cousine, est étrange et Noémi peut à peine la voir. Le manoir est inquiétant et pourrissant. Noémi est déterminée à aider sa cousine, quitte à désobéir aux règles du manoir. Elle n’en fait qu’à sa tête, et heureusement pour elle car petit à petit les griffes se referment sur elle.

C’est une histoire assez malsaine, sombre, glauque. On plonge de plus en plus dans l’horreur de ce manoir et de cette famille. On se demande si Noémi va pouvoir s’en sortir, et plusieurs fois j’ai rêvé qu’elle gifle Florence ou Virgil. Y a des scènes écœurantes. C’est très malaisant et l’ambiance devient de plus en plus sombre au fur et à mesure.

J’ai beaucoup aimé cette lecture, j’étais à fond dedans, difficile de le lâcher, je l’ai dévoré. C’est étrange de dire ça, mais j’ai aimé l’ambiance malsaine et j’étais curieuse d’en apprendre plus sur ce qu’il se passait, sur cette famille et sur ce manoir. Sans avoir vraiment peur, j’ai tout de même frissonné et j’ai été prise dans l’ambiance du roman.