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Fantômes histoires troubles, Joe Hill

juillet 26, 2017

Fantomes-histoires-troublesRésumé : Finney sait qu’il n’en a plus pour longtemps. Le taré qui l’a kidnappé et jeté dans cette cave n’en est pas à son coup d’essai : plusieurs adolescents ont disparu ces derniers mois. Le voilà enfermé dans un sous-sol obscur, avec pour seule compagnie un vieux matelas crasseux, une cuvette de toilettes et… un téléphone. Un antique téléphone mural à cadran, dont les fils, sectionnés, ne vont nulle part. Un téléphone qui se met à sonner.
Glaçantes, effrayantes ou simplement d’un noir d’encre, les quinze nouvelles de ce recueil ne se contentent pas de renouveler la grande tradition du fantastique, elles confirment la naissance d’un écrivain dont on entendra parler, à coup sûr, dans les années à venir…

Avis : Que dire de ce livre? Je m’attendais à des nouvelles bien frissonnantes, qui allaient me foutre la trouille, et où au moins parler de fantômes et les décliner de différentes façons. Sauf que non, et j’avoue que ça m’a plutôt déçue. Les fantômes on les voit pas tellement (quelques fois mais pas à chaque fois), et une seule nouvelle m’a réellement mise mal à l’aise et un peu effrayé c’est « Le téléphone noir », ce téléphone qui se met à sonner tout seul comme ça, dans une cave, c’était un peu glaçant. Mais le reste? Pas du tout. Les histoires sont même presque jolies pour certaines, touchantes, d’ailleurs ma préférée est celle de l’espèce de garçon en plastique gonflable, une très belle histoire d’amitié que j’ai vraiment adoré « Pop Art ». Les autres ne m’ont pas marqué plus que ça, il y a celle qui fait un clin d’oeil à Kafka et en même temps dénonce les massacres dans les écoles « Stridulations ». Il y a aussi celle qui a une fin très ironique et assez plot twist « la cape » et celle assez jolie de ce fantôme qui revient au cinéma « Dernier cri », ou finalement celle de la mère bizarre qui agresse ses enfants (et dont j’ai absolument pas compris la fin). Il y a également la dernière nouvelle « Escamotage » que je n’ai même pas fini tellement je la trouvais longuette. Il y a des nouvelles que j’ai même carrément oublié.

De façon générale, je suis plutôt déçue et mitigée par cette lecture, j’m’attendais à autre chose, et très souvent j’avais du mal avec les nouvelles et je comptais les pages avant d’arriver à une autre. J’ai mis très longtemps à lire ce livre parce que je l’intercalais entre d’autres, et c’était limite une corvée de me dire « allez je me lis une ou deux nouvelles ». 
C’est dommage parce que les thèmes auraient pu être intéressants, mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai pas du tout accroché. Pourtant j’ai découvert Joe Hill avec Cornes que j’avais adoré. Mais là ça ne l’a pas fait du tout, je n’avais que peu d’empathie pour les persos et je m’ennuyais en lisant.

Ça ne l’a donc pas fait avec moi, et c’est bien dommage.

Phrases post-itées : 
« C’est que ça ne va pas de soi… le fait que rien puisse être quelque chose. Qu’un truc qui ne peut être vu ni mesuré puisse quand même exister et avoir un sens. C’est pareil avec l’âme, quand on y réfléchit. »

« Une chose qui ignore qu’elle est vivante n’est pas censé savoir qu’elle est morte. »

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Nord et Sud, Elizabeth Gaskell

juillet 25, 2017

51oAC-ABRJL._SX301_BO1,204,203,200_Résumé : Après une enfance passée dans un village riant du Hampshire, Margaret Hale, fille de pasteur, s’installe dans une ville du Nord. Témoin des luttes entre ouvriers et patrons, sa conscience sociale s’éveille. John Thornton, propriétaire d’une filature, incarne tout ce qu’elle déteste : l’industrie, l’argent et l’ambition. Malgré une hostilité affichée, John tombera sous son charme.

Avis : C’est un livre qui se lit doucement et en même temps, dont les chapitres défilent à toute vitesse. Margaret, suite à une décision de son père, se retrouve à vivre à Milton, une ville industrialisée, qui n’a rien à voir avec là où elle avait vécu jusqu’alors, une petite maison dans un village du Sud, très rural. Elle va donc devoir tout apprendre de cette ville, de comment fonctionne les industries, de la bagarre entre patrons et ouvriers qui ne se comprennent pas et s’opposent alors qu’ils travaillent en commun. Elle va voir la saleté, la fumée, le bruit, et la pauvreté de certains de ces ouvriers qui ont du mal à joindre les deux bouts. Elle va se prendre d’affection pour l’un d’eux, et s’opposer à Thornton en parallèle. Faut dire qu’il est arrogant, bouffé par l’ambition, il est persuadé d’avoir raison, d’être dans son bon droit et ne veut rien savoir des ouvriers qui travaillent pour lui, qu’il considère juste comme « une main d’oeuvre » et les voit à peine comme des humains. Son avis tranché m’a tout de suite énervé et j’ai éprouvé peu d’empathie pour ce Thornton, j’aimais que Margaret s’oppose à lui. On a aussi les travers des ouvriers et de la façon dont fonctionne leur syndicat.

Et si c’était intéressant, j’avoue que certaines fois j’ai trouvé ce livre un peu longuet. Déjà la décision du père de quitter Helstone m’a paru farfelu au possible, je n’ai pas réussi à la comprendre, mais passons, une fois qu’ils se retrouvent à Milton l’histoire démarre enfin. Mais est sans cesse entrecoupée de moments que j’ai trouvé un peu long et qui avait du mal à faire avancer l’histoire.
Autre chose qui m’a dérangé, c’est que pas une seule seconde j’ai été touché par les sentiments des protagonistes. La romance m’a paru un peu plate, on y croit pas tellement (en tout cas moi j’y ai moyennement cru).

J’ai beaucoup aimé le personnage de Margaret qui va devoir traverser pas mal d’épreuves et devoir trouver sa voie parmi tout ce qu’elle subit. Les quiproquos entre elle et Thornton ont un côté amusant, même si le fait qu’ils s’étendent encore et encore devient un peu chiant à la longue. Et j’avoue que le côté très religieux du livre m’a un peu gonflé, même si c’est pour montrer la différence entre les superstitions du Sud et les incroyances du Nord.

C’était tout de même une bonne lecture que j’ai aimé faire et découvrir, malgré les longueurs, je me suis laissée transporter par l’histoire et certaines fois j’ai eu peur pour les personnages et été touché par ce qui leur arrivait. J’ai même éprouvé des gros moments de stress. J’ai absolument adoré la fin qui m’a fait sourire jusqu’aux oreilles.

En plus : j’ai très envie de voir la mini série de la BBC, mais je ne trouve pas de version vostfr, dommage. J’essayerai de voir s’ils ont les dvds à la médiathèque.

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Anthologie : À voile et à vapeur, Collectif

juillet 19, 2017

f79a9fa7c4013afea9325f35b18922deab0c02841ce0d8c640b535a04107Résumé : De la science-fiction à la fantasy en passant par le fantastique, dix auteurs proposent leur vision d’un avenir du passé. Dans ce rétro-futur haut en couleurs, la vapeur et la voile cohabitent, le chevalier d’Éon use de charmes inattendus, des automates interrogent le tic tac de leur coeur mécanique et des élixirs permettent de changer de sexe à volonté. Embarquez à bord de la Vagabonde ou du Quatorze Sacs à Malice, destination la Russie, l’Afrique coloniale, Paris ou Londres, et partagez avec ces personnages les tourments et les plaisirs d’une vie à voile et à vapeur riche en aventures de tous genres ? et sans distinction de genre…Anthologie LGBT

Avis : Attention, comme il s’agit de courtes nouvelles, mon avis risque de contenir des spoils.

C’est une anthologie steam punk et LGBT en prime, et j’avoue vraiment avoir dévoré ces nouvelles et avoir adoré, pour la plupart, ma lecture. Mes préférées étant :

Poupée de chiffons de Sophie Fisher qui compte l’histoire d’un androïde amoureux de son sauveur. J’ai trouvé l’histoire hyper mignonne et douce et j’ai adoré être dans la tête de cet androïde. J’ai aimé le détail du mécanisme du cœur qui se grippe. C’était une belle histoire, tout en douceur.

Une histoire d’éléphants d’Isaac Orengo qui va raconter l’histoire d’un détective à la recherche d’un voleur, un voleur dont il est en fait amoureux, et ils entretiennent alors une relation aventureuse, où le voleur attend que le détective le trouve. J’ai adoré, ça m’a rappelé un côté Arsène Lupin, en y ajoutant un côté gay et mignon. La fin est peut-être un peu trop rapide, mais ça restait une histoire vachement intéressante et drôle (même s’il y a un moment triste).

Ces deux nouvelles ont vraiment su me toucher et me faire sourire. J’ai aussi beaucoup aimé :

Les mécanismes de l’errance dAlex Barlow que j’ai trouvé super chou. Il s’agit d’une histoire conté sur un bateau qui traverse l’espace, une histoire d’amour qui va peut-être changer les pensés des gens sur l’homosexualité, ouvrir les esprits et aider ceux qui s’aiment à le dire aux autres. C’était hyper hyper chou.

Dans les bras d’Orion de Céline Etcheberry. Celle-ci était hyper bizarre, c’était la plus spéciale de toute l’anthologie. En plus du steampunk, elle contenait un côté un peu fantastique et mystérieux. Pour autant cela sonnait un peu comme un conte, et c’était à la fois dur et jolie.

J’ai bien apprécié également  Louise Geneviève de Beaumont de Tonnerre d’Anthony Boulanger, cet homme qui se grime en femme, bisexuel, et qui joue les espions pour la France. Il est très taquin et pleins d’humour et surtout très libre, c’est un personnage très plaisant, mais le sous entendu de la toute fin m’a un peu fait tiquer.

Du vent dans les voiles de Jean-Basile Boutak et Histoire naturelle d’Angou Levant m’ont intéressé sans me marquer. Même si la première m’a amusé pour sa morale et sa façon de détourner un peu notre société pour montrer la stupidité des jugements des gens. La deuxième par contre ne m’a pas tellement marqué, j’aurais voulu plus de développement sur cette histoire, elle sonne plus comme un prologue à quelque chose. Pour Suivez cette cathédrale ! de Gareth Owens, c’est celle je pense qui m’a le moins enthousiasmé.

Finalement j’ai eu un gros problème avec deux nouvelles en particulier et c’est à la limite du coup de gueule pour celles-ci parce qu’elles sont, selon moi, très dérangeantes :

Ceci n’est pas une histoire de tortue de Tesha Garisaki pour commencer. Une femme qui grâce à un fluide extraordinaire et révolutionnaire peut devenir un homme si c’est ce qu’elle désire, et comment elle se sent au fond d’elle. Alors là je me suis dis « trop cool, le sujet de la transsexualité est abordé ». Sauf que ça ne l’a pas fait du tout, cette nouvelle m’a mise très mal à l’aise, j’ai trouvé le sujet mal traité, mal abordé, et la fin m’a choqué. C’est quoi la morale de cette fin? « Pour le mec que tu aimes ne soit pas toi même mais donne toi le corps que lui, il désire » ? Non vraiment ça m’a posé soucis. J’ai trouvé cette nouvelle très mauvaise du coup et je le regrette parce que le sujet était vraiment intéressant.

Finalement j’ai eu le même soucis avec Le pudding bavarois de Jarod Felten, qui avait pourtant très bien commencé. Un échange de lettres entre deux hommes sur la possibilité de l’existence des esprits. C’était prenant et j’avais hâte de savoir où ça nous mènerait. Sauf que j’ai trouvé la fin bâclée, trop rapide, et pareil que pour la précédente, c’est quoi cette morale à la con ? J’aurais largement préféré un « malgré sa sexualité, il est tellement amoureux, qu’il se fiche du sexe et du genre de la personne », plutôt que « comme il l’aime il change de sexe pour lui faire plaisir ». Pitié quoi. Je trouve ça très dérangeant et du coup ça m’a vraiment enlevé tout l’enthousiasme que j’éprouvais au début de cette nouvelle.

De manière générale pourtant, c’est une très bonne anthologie avec des nouvelles qui ont su me toucher. J’avais peur de tomber dans des clichés ou des trucs pas très biens écrits, à la va vite. Mais pas du tout, les histoires sont, certes courtes, mais la plupart sont biens écrites et racontent une histoire intéressante, tout en mêlant très bien le côté steam punk à une histoire d’amour (ou non, selon la nouvelle).
Donc franchement je recommande. C’est dommage que cette Anthologie ne soit pas plus connue. Je sais qu’elle n’existe qu’en numérique, mais vraiment elle vaut le coup d’œil.

Lien où trouver l’Anthologie : http://editions-voyel.fr/boutique/#!/Anthologie-A-voile-et-à-vapeur/p/45381998/category=1474707

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Sept jours à l’envers, Thomas Gornet

juillet 16, 2017

7-jours-a-lenversRésumé : Tout s’est passé très vite, en une semaine. Si vite qu’il peut remonter les jours, comme dans un film qu’il regarderait en marche arrière. Dimanche, samedi, vendredi… jusqu’au dimanche précédent où il s’est passé quelque chose de pas vraiment drôle. En attendant, il aimerait bien trouver la réponse à la devinette qu’on lui a posée ce jour-là.

Avis : Je suis obligée d’écrire à travers mes larmes et en me sentant un peu détruite par ce livre. Il raconte pourtant quelque chose qui peut arriver, il raconte à l’envers le décès d’un proche. À l’envers parce que l’histoire commence par la fin, et se raconte en remontant les jours un par un. Jusqu’à ce fameux dimanche.

C’est très doux dans l’écriture, c’est raconté par l’ado de treize ans et comment il vit ça, comment il voit ses parents vivre ça. Et pourtant c’est très dur, parce que tout du long, on ressent l’absence. Cette absence de celui qui est partit. « Lui ». On a des extraits de conversations qu’il a eu avec le narrateur. Des moments entre eux. Des souvenirs. Jusqu’au final qui est le début de tout et qui m’a totalement brisé.

Bon, c’est pas comme si on savait pas, puisque l’histoire commence presque avec l’enterrement, avec la fin. Alors en remontant les horloges on sait bien ce qu’il s’est passé, on sait qu’il y a eu un accident. Le savoir ne rend pas les choses moins tristes, et plus on remonte dans le temps et plus la gorge se noue, parce que plus on est proche de ce qui s’est passé, et plus les personnages en sont proches aussi. Triste. Sombre. Plongé dans cette nouvelle qui les a brisé et qui les changera à tout jamais.

Rien que d’en parler, j’ai le cœur qui se sert à nouveau. Ça m’a vraiment touché et fait mal. C’était une histoire dure et belle dans le déroulement du deuil, qui n’est pas encore fini au début (bien sûr ils n’ont eu qu’une semaine). Ça m’a vraiment pris à la gorge en tout cas. J’ai beaucoup aimé, mais dur.

Le détail qui tue : 
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Lui il est bien, il s’en fout.

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Matin brun, Franck Pavloff

juillet 16, 2017

franck-pavloff-matin-brun-1Résumé : Charlie et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d’un régime politique extrême : l’État brun.

Dans la vie, ils vont d’une façon bien ordinaire : entre bière et belote. Ni des héros, ni de purs salauds. Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux.

Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous ?

Avis : D’abord c’est les chats. Les chats qui n’ont plus le droit d’être autre chose que brun. C’est expliqué parce qu’il y a une surpopulation de chats. Bon pourquoi pas. Personne ne dit rien, pas le temps, autre chose à faire, la vie continue. On tue les chats pas bruns et on en prend un nouveau. Puis c’est les chiens. Même raison. Tout recommence. Bon. Puis les journaux disparaissent, faut les faire taire, ils osaient parler de chats et chiens pas bruns, puis tout continue, encore plus vite. On détourne les yeux.
Jusqu’au pire.

Ce livre décrit comment partir d’une petite interdiction, très vite les choses peuvent s’emballer, comment on peut instaurer un état totalitaire et dangereux, en partant d’une petite chose. Et comment on laisse faire, parce que ça paraît rien, parce qu’on n’a pas le temps de dire, parce qu’on n’a pas le temps de se plaindre.
C’est un livre qui peut être totalement d’actualité, et qui montre qu’il faut rester sur ses gardes et ne pas suivre aveuglément des lois injustes, par confort.

C’est une lecture très très courte mais qui va à l’essentiel et qui fait un peu flipper. Tout se précipite, parce qu’on a laissé faire pour les chats, pour les chiens, puis pour le reste et ensuite c’est trop tard. C’était sacrément puissant et dérangeant. J’ai beaucoup aimé, mais ça laisse un goût bien amer dans la bouche.

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Comment j’ai connu papa, Séverine Vidal

juillet 16, 2017

comment_j_ai_connu_papa_400Résumé : La lettre de son papa est sous l’oreiller. Maintenant, Ava a presque toutes les réponses aux questions qu’elle se pose sur lui depuis toujours. Ce n’est pas vrai qu’il vit en Australie. Il habite tout près, elle connaît même son adresse. Et si elle faisait l’espionne ?

Avis : Un petit livre jeunesse, très court. Ava veut absolument rencontrer son père, en savoir plus sur lui et sur sa nouvelle vie, et comprendre ce qu’il s’est passé et pourquoi lui et sa mère se sont séparés.

C’est un livre très feel good, le sujet est un peu dur, mais tout est léger et mignon, tout est hyper doux et ça fait du bien de lire ce genre de livre de temps à autre. J’ai beaucoup aimé Ava, ses interrogations, ses réactions et sa rencontre avec son papa. La façon aussi dont elle essaie de ménager sa maman qui a beaucoup de boulot et qu’elle ne veut pas blesser. J’ai adoré sa tante Josefa, qui ne sait pas tenir sa langue et qui va aider Antoine et Ava à se retrouver. Le livre est très positif et c’est vrai que tout se déroule vite et plutôt bien, mais moi ça m’a beaucoup ému et ça fait du bien quand les choses se passent biens parfois.

Ça m’a beaucoup touché, et la fin m’a fait poussé un « oooowww » ému. Donc pour moi ce fut une vraiment bonne (et courte) lecture. Qui m’a fait du bien.

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Confessions d’un ami imaginaire, mémoires de Jacques Papier, recueillis par Michelle Cuevas

juillet 16, 2017

confessions-d_un-ami-imaginaire-de-michelle-cuevasRésumé : Depuis quelques temps, une gêne grandit dans l’esprit de Jacques Papier : il a l’impression que personne ne l’aime. A l’école la maîtresse l’ignore quand il lève la main, personne ne lui passe le ballon en sport, et il faut même rappeler à ses parents de lui garder une place à table !
Heureusement, il y a Fleur, sa soeur et meilleure-amie, toujours à ses côtés…
Un jour, Jacques apprend la terrible vérité : il est l’ami imaginaire de Fleur !
Il convainc alors la fillette de le libérer. C’est ainsi que Jacques Papier commence un surprenant voyage -pour découvrir qui il est vraiment, et où est sa place.

Avis : Jacques Papier a l’impression d’être invisible aux yeux de tous, que tout le monde le déteste, sauf Fleur sa sœur avec qui il partage tout. Mais voilà qu’un jour il découvre qu’il n’est pas vraiment le frère de Fleur, mais seulement son ami imaginaire, et il se met dans l’idée d’exister, d’être libre lui aussi.
Mais tout ne va pas se passer comme prévu pour cet ami imaginaire qui rêvait de ne plus être invisible.

C’est une histoire très touchante qui nous est conté là, à la fois drôle et émouvante. Jacques Papier va chercher un sens à son existence puisqu’il ne peut qu’être imaginé. Comment faire quand on n’a pas d’identité propre ? Quand on existe qu’aux yeux de quelqu’un d’autre ? Quand on est invisible ?
Comment trouver un sens à tout ça ? 
C’est en faisant plusieurs rencontres que petit à petit Jacques Papier va trouver un sens, va trouver sa place, va comprendre ce qu’il désire réellement.
Aidé par d’autres amis imaginaire et par les enfants qu’il va rencontrer qui vont lui donner une raison à être là.

J’ai aimé comment c’était raconté, j’ai aimé voir toute l’imagination qui se dégageait de la tête des enfants, et de Jacques Papier en particulier. Lire ça en étant adulte, c’est se souvenir de quand on était enfant et qu’on pouvait se faire tout un monde avec rien du tout, imaginer des centaines de choses à partir de pas grand chose. C’est avoir le droit à un bout d’enfance. 

Jacques Papier est un personnage hyper attachant, vraiment à l’écoute des enfants qui l’imaginent. Il n’a pas la langue dans sa poche et il tente des tas de trucs. Il aide les enfants à sa manière. 
La fin m’a vraiment touché et ému, c’était très beau. Je suis sortie du livre toute rêveuse.

C’était une belle histoire sur l’enfance, l’imagination, les amis imaginaires et la peur de se retrouver invisible, de ne pas être aimé. De ne pas trouver sa place.
J’ai beaucoup aimé ma lecture.

Merci à : ma sœur pour m’avoir offert ce livre

Phrase post-itée : 
« Mais qu’est-ce que je pouvais bien avoir de spécial, moi ? Difficile de le savoir. Peut-être parce qu’on est toujours trop proche de soi pour bien se voir, comme une fleur qui baisserait la tête et qui penserait qu’elle n’est qu’une tige. »