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Un éclat de givre, Estelle Faye

novembre 29, 2021

Résumé : Un siècle après la Fin du Monde. Paris est devenue une ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Une ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Une ville-sortilège où des sirènes nagent dans la piscine Molitor et où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d’amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles. Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.

Avis : Chet est un chanteur de Jazz, sinon, il remplit quelques missions qu’on lui donne. Dans un Paris étrange et post Apocalyptique, il va faire la rencontre d’un homme (bel homme très attirant) qui va lui proposer une mission. Un mission un peu foireuse d’ailleurs.

Ce livre c’est avant tout une certaine ambiance. On est projeté dans un Paris post Apocalyptique ou l’ancienne vie se mêle à la nouvelle. J’ai aimé découvrir cet endroit, comment il est décrit. C’est à la fois mystérieux et glauque, quasi magique mais aussi malsain par certains côtés. Chet est un personnage attachant, un peu détruit mais qui continue à avancer. Il pense souvent à l’ancien monde, c’est une époque qu’il n’a jamais vécu mais qui le rend nostalgique. Dès le début, je l’ai aimé, même si je lui reproche un petit truc, le fait qu’il tourne tout au cul. Ca m’a un peu dérangé, mais à part ça, ce personnage m’a touché et j’étais contente de le suivre dans ses embrouilles, et il a le don de se fourrer dans les ennuis. Son attachement pour Tess était beau, mais on a du coup envie d’en apprendre plus sur cette Tess. La rencontre de Chet avec Galaad prend un peu aux tripes, c’était électrique. J’avais envie d’en apprendre plus sur ce personnage que Chet voit comme son chevalier.

L’histoire est prenante, remplit de rebondissements, pas le temps de s’ennuyer. Elle mêle le passé et le présent, Chet nous raconte ce qu’il se passe et ce qu’il a vécu, mais on ne se perd pas dans la narration. C’était très bien écrit, très beau aussi. La tendresse qu’éprouve Chet pour certains personnages nous les rend attachant aussi, sauf peut-être Virgile. Les thèmes LGBT+ passent crème, sont inséré à l’histoire de façon naturelle et c’est bien.

C’était une belle lecture que j’ai bien aimé, mais je trouve assez difficile d’en parler, d’expliquer et d’exprimer mon avis. Mais en bref, c’était une lecture que j’ai trouvé à la fois violente et douce, tendre et glauque.

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Âhni tome 1 :Genèses – livre 1, Myrtille Bastard

novembre 25, 2021

Résumé : Vingt ans après la Guerre de Purification qui a vu l’avènement de la Vraie Foi, la magie et les êtres surnaturels ont presque tous disparu du Monde Connu. Pourtant, de nouvelles incursions démoniaques sont à déplorer. La paix entre les Royaumes est ébranlée. Un nouveau conflit serait-il inévitable ?
Au cœur de ces heures sombres, Guilhem, un troubadour fuyant le trône qui lui revient, Sylwen, une jeune princesse tiraillée entre son cœur et son devoir, Györg, un guerrier exilé dans un royaume étranger depuis son enfance, et Aylim, une mystérieuse guérisseuse issue des terres de l’Ancienne Déesse, devront faire un choix : s’abandonner à leur destin contrarié ou décider de le prendre en main.
Quatre êtres, quatre visions du monde, quatre brins de vie entrelacés. Dans cette fresque épique à plusieurs voix, qui détient la vérité ?
Entre manipulation, trahisons, et amours impossibles, vibrez au rythme des mésaventures de ces hommes et femmes, emportés par les remous de cette Histoire bien plus grande qu’eux.

Avis : Nous voilà dans la tête de Guilhem, un troubadour dont le père lui a donné une mission mais qui ne rêve que d’en finir pour pouvoir chanter dans son pays. Le Monde Connu dans lequel il vit est sous le joug d’une religion, celle du Père très Saint. C’est une religion détestable qui a détruit la magie et les êtres surnaturels de l’ancienne Déesse. Une religion patriarcale en plus, qui a réduit les femmes au rang d’objet. Guilhem a la tête baignée là dedans et ne remet pas en question grand chose, du moins au début. J’ai trouvé ce personnage détestable, il parle des femmes comme s’il s’agissait de meubles, il est inconstant, bourré de préjugés, il est sûr de détenir la vérité et même si je savais qu’il devait évoluer (et j’espère qu’il évoluera), j’ai eu envie de le baffer quatre-vingt-dix-neuf pourcents du temps. Pourtant suivre son histoire était intéressant, je ne me suis pas ennuyée bien que j’ai souvent crisé. Je n’ai pas du tout aimé la nouvelle religion, j’avais l’impression que c’était juste une excuse pour prendre possession des femmes. Bref, une société bien patriarcale, un peu comme la notre mais en pire. Même si Guilhem me prenait la tête j’ai tenu bon car j’étais très curieuse de ce qui allait se passer.

La deuxième partie avec Sylwen est beaucoup plus rafraichissante, elle réfléchit par elle-même, elle ne se laisse pas faire, elle est très intelligente, et c’était un personnage auquel je me suis beaucoup attachée. De par sa condition de femmes, on voit l’autre côté de la pièce, et on voit bien que c’est beaucoup moins reluisant, cette religion, quand on est une femme. Là où Guilhem est bourré de préjugés, Sylwen, au contraire, s’ouvre. Elle est curieuse. Et avec l’aide de son cousin Kalian et de son amie Mona, elle va trouver des petits moments de liberté. Je ne vous en dis pas trop, parce qu’il vaut mieux découvrir Sylwen par soi-même vu qu’on a plein de révélations dans cette partie là.

Au début, j’étais un peu dubitative par ma lecture, car des scènes de cul arrivent très vite et que Guilhem est insupportable, mais à part ça, c’est bien écrit, ça se lit bien et l’intrigue m’a poussé à continuer ma lecture. J’ai trouvé quelques longueurs, mais pour autant je me suis quand même plongé dans l’histoire. C’était une bonne lecture et quand on arrive à la fin, et bien on a envie d’en apprendre plus. Surtout sur les deux personnages qu’on nous présente au court du récit. Aylim, cette femme mystérieuse qui apparaît dans les rêves de Guilhem, et Györg, cet homme dont on en apprends finalement assez peu mais que j’ai trouvé attachant, même de loin.

J’espère que par la suite, le Père très Saint, va se recevoir un bon coup de pied aux fesses et que cette religion va disparaître, pour laisser la place aux femmes, mais aussi aux autres êtres. Je serai en tout cas ravis de me plonger dans la suite.

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Les Âmes grises, Philippe Claudel

novembre 18, 2021

Résumé : Une jeune enfant est retrouvée morte, assassinée sur les berges engourdies par le gel d’un petit cours d’eau. Nous sommes en hiver 1917.
C’est la Grande Guerre. La boucherie méthodique. On ne la voit jamais mais elle est là, comme un monstre caché. Que l’on tue des fillettes, ou que des hommes meurent par milliers, il n’est rien de plus tragiquement humain.
Qui a tué Belle de Jour ? 

Avis : Belle de Jour est une enfant de dix ans, qu’on retrouve morte étranglée. Dans cette petite ville où les gens se trouvent si près de la guerre, tout en l’évitant en travaillant à l’usine plutôt que de partir participer à la boucherie. Mais ils ne sont pas épargnés par la vue des soldats qui viennent s’y faire soigner. Ce meurtre met la ville en émoi. Qui a bien put tuer cette enfant que tout le monde paraissait aimer ?

C’est difficile de donner son avis sur le livre. C’est écrit d’une manière assez cafouillis, l’auteur part dans tous les sens, nous parles d’un truc, rebondit sur un autre et revient au sujet ensuite. Le narrateur raconte son histoire dans le désordre, nous dépeint la guerre, les personnages de cette sordide histoire, les événements. C’est bien fait parce qu’on sent que le narrateur écrit un peu comme on parle. L’écriture est très belle, j’ai beaucoup aimé les images, comment c’était décrit. C’est une histoire sombre, avec des personnages pas toujours attachants, qui peuvent même être horribles et qui paraissent pouvoir tout se permettre, sans état d’âme. Les histoires et l’Histoire s’entremêlent. Les sentiments vis à vis de la Guerre sont durs, et normal car elle était dure. Sa boucherie se répercute dans les événements.

J’ai bien aimé cette lecture, mais j’ai du mal à savoir quoi en penser. Je me suis attachée au narrateur, et à d’autres personnages qui gravitent autour de lui. C’est une lecture sombre, mais belle, dur aussi. Il y a pas mal d’ironie également dans cette histoire et son cours. La fin est à l’image du reste, elle serre le cœur. Pourtant, j’ai aussi l’impression qu’il m’a manqué un petit quelque chose au cours de cette lecture, je ne saurais quoi.

Phrase post-itée :
« Les salauds, les saints, j’en ai jamais vu. Rien n’est ni tout noir, ni tout blanc, c’est le gris qui gagne. »

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L’amour, la vie et ma liste, Kasie West

novembre 16, 2021

Résumé : Abby Turner n’avait pas vraiment prévu que l’été de ses dix-sept ans serait une telle catastrophe. Sérieusement, tomber amoureuse de son meilleur ami Cooper ? Se faire exclure d’une expo car son travail « n’a pas d’âme » ? Sans compter les problèmes d’anxiété de sa mère qu’elle arrive de moins en moins à gérer…

Il lui vient alors une idée loufoque : La liste. Abby va se donner un mois pour accomplir dix missions. Morceaux choisis : affronter l’une de ses plus grandes peurs (n°3), écouter l’histoire d’un parfait inconnu (n°5), ou encore tomber amoureuse (n°8). Si elle parvient à compléter cette liste, elle deviendra enfin l’artiste qu’elle a toujours rêvé d’être. Mais alors que la date fatidique approche, Abby réalise que ces défis sont bien plus complexes qu’elle ne l’aurait imaginé…

Avis : J’avais envie d’un livre léger, d’une petite romance mignonne et je me suis dis que j’allais tenter ce livre, sans vraiment m’attendre à grand chose. Et ben, je l’ai dévoré et au final, j’ai beaucoup apprécié ma lecture.

Abby est une artiste peintre et rêve de vendre ses tableaux dans une galerie d’art, mais le propriétaire lui dit que ses œuvres manquent de cœur. Elle va donc faire une liste pour sortir de sa zone de confort et améliorer sa peinture. Elle est aussi amoureuse de son meilleur ami, mais de peur de le perdre, elle préfère enfouir ses sentiments au fond d’elle.
J’ai beaucoup aimé Abby, elle est pleine de vie et de sarcasme, elle a pas la langue dans sa poche. J’ai adoré sa famille, surtout son grand-père qui a le même genre d’humour et de répondant qu’elle. Sa maman a des problèmes d’anxiétés, mais elle fait de son mieux. Son père est souvent absent, mais ils restent en contact par mail. Je me suis aussi attachée à Cooper, et sa relation avec Abby était super sympa, ils ont beaucoup de répondant l’un l’autre, ils sont mignons ensemble et j’espérais qu’ils allaient se mettre ensemble. J’ai beaucoup moins aimé la petite amie de Cooper, sa personnalité est moins top. J’ai bien aimé les amis communs de Cooper et Abby et j’aurais voulu les voir plus parce qu’ils sont aussi plein d’humour et la petite bande est super marrante et attachante.

L’histoire casse pas trois pattes à un canard, mais franchement ça m’a bien plu. Abby fait des efforts, elle tente des nouveaux trucs même si c’est difficile. Son attachement à Cooper était mignon. J’ai aimé le fait qu’elle se fasse de nouveaux amis, qu’elle essaye des choses. J’aurais pas du tout le courage qu’elle a. J’ai trouvé que c’était plutôt bien écrit, assez addictif et que ça se lit vite. J’ai vraiment passé un bon moment et c’était chouette.

Comme j’avais déjà bien accroché avec « PS : I like you », je pense continuer de lire cette autrice.

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Moisson de sang, Sharon Bolton

novembre 14, 2021

Résumé : La petite ville d’Heptonclough devait être un havre de paix pour la famille Fletcher qui vient d’emménager à la lisière du cimetière. Mais ici, on n’apprécie guère les nouveaux venus.
Et puis, un cimetière, voilà qui attise l’imagination des enfants.
Surtout celle de Tom, le fils des Fletcher, qui assure qu’une
petite fille l’épie entre les tombes…
Le malaise augmente face au comportement curieux de certains habitants vis-à-vis de Millie, leur fillette de 2 ans. Il pourrait se transformer en paranoïa si les Fletcher avaient vent des mystérieuses disparitions de ces dernières années…

Avis : Les Fletcher viennent d’emménager dans une petite ville, leur maison à côté du cimetière et des deux églises. Tom, l’aîné, se met alors à voir une petite fille qui le terrifie, et personne ne veut le croire ou l’écouter, le pensant « fou ». Le village est chelou et entouré de traditions super bizarres et un peu inquiétantes. Il y a aussi Gillian, cette femme qui est devenue un peu folle depuis la mort de sa fille.

J’ai trouvé ça long pour pas grand chose. L’autrice campe une ambiance un peu malsaine et ça c’est cool, mais les traditions n’ont aucune utilité dans l’histoire, elles ne sont même pas approfondis, les personnages finalement son fades, hormis Tom, le pasteur Harry et la psy Evi. J’ai trouvé qu’il y avait des choses incohérentes aussi, des trucs un peu trop faciles. Je me suis plutôt ennuyée en fait, même si je voulais comprendre ce qu’il se passait dans cette ville exactement. Mais je pense que y a pleins de trucs qui auraient pu être évité, qui ne faisaient que ralentir l’histoire. Comme, par exemple, la romance qui se met en place et que j’ai trouvé assez ennuyante. Je me suis attachée à Tom et ça me faisait rager que personne ne l’écoute vraiment.

Vers la fin tout s’accélère, les révélations s’enchaînent, les rebondissements et plot twists font avancer l’histoire. Je n’avais pas deviné le fin mot de l’affaire, mais ça ne m’a pas non plus transcendé d’avoir les réponses à mes questions. J’ai eu l’impression de passer complètement à côté de l’histoire. C’est vraiment dommage parce que l’ambiance malaisante aurait vraiment pu être top, si elle avait réellement servit l’histoire. Après, c’était pas une lecture horrible non plus, sinon je ne serais pas allée jusqu’au bout. Il y avait des bonnes choses, simplement elles n’ont pas été assez utilisées selon moi.

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Monsieur je-sais-tout, Alain Gillot

novembre 10, 2021

Résumé : Vincent, un homme solitaire, blessé par l’existence, voit débarquer dans sa vie son neveu, atteint du syndrome d’Asperger, une forme d’autisme. D’abord méfiant envers ce garçon qui joue aux échecs toute la nuit, ne regarde jamais dans les yeux et s’exprime d’une manière déroutante, Vincent va peu à peu s’attacher à lui et l’aider à trouver sa place dans une société que la différence effraie. Ce faisant, il va de nouveau s’ouvrir au monde.

Avis : Ayant beaucoup aimé le film, j’ai aussi lu le livre. Vincent vit seul, il a un passé difficile et du mal à s’attacher. Il est entraîneur de foot pour des adolescents. Et puis tout va changer quand sa sœur lui demande de garder son neveu Léonard, il se retrouve face à un enfant un peu différent. Mais cela va bouleverser son monde.

Différent du film, ils forment tous les deux un bon complément. Vincent avait un père violent, une mère qui laissait faire et cela l’a traumatisé même s’il enfouit tout au fond de lui. La présence de Léonard va lui faire du bien. Bien que Léonard parle peu, ne regarde pas dans les yeux et peut se montrer détacher, il est hyper attachant et Vincent va vraiment finir par l’adopter, même s’il ne veut pas le reconnaître. J’ai beaucoup aimé le lien qui se tisse. Par contre je n’ai pas aimé la sœur, je l’ai trouvé stupide et égoïste, j’avais envie de la secouer pour la faire réagir et j’ai trouvé que Vincent est quand même vachement patient avec elle.
Dans le roman, une histoire d’amour va aussi se crée et j’avoue que c’est ce qui m’a le moins intéressé, heureusement elle ne prend pas trop de place, parce que j’ai pas spécialement apprécié (d’ailleurs je ne l’avais pas tellement apprécié non plus dans le film).

J’ai été plusieurs fois touchée et émue par ce roman, j’ai ris aussi, Léonard peut être marrant. La fin est très belle. C’était vraiment une histoire sympa. J’aurais peut-être aimé que la relation entre Léonard et Vincent soit encore plus creusée, mais c’est parce que je les aimais tous les deux. Une très bonne lecture.

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Les refuges, Jérôme Loubry

novembre 8, 2021

Résumé : Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?

Avis : Sandrine vient de perdre sa grand-mère qu’elle connaissait assez peu. La voilà donc à devoir aller sur l’île où celle-ci vivait avec d’autres personnes, qui se disent prisonnier de l’île. Malgré elle, Sandrine va se retrouver plongé dans une histoire sordide et étrange.

Ce livre est complètement fou, il nous balade de bout en bout, et quand on croit avoir compris un truc, l’auteur nous mets autre chose sous le nez, et nous perds un peu plus. Que se passe-t-il sur cette île ? Y a-t-il un côté fantastique à l’histoire ou bien est-ce autre chose ? Qui est le Roi des Aulnes qui semblent hanter l’île ?

Ce livre m’a fait des nœuds dans le cerveau et j’ai vraiment apprécié de ne pas savoir où l’auteur voulait nous emmener. Je ne savais pas si je devais m’attacher aux personnages, ni comment tout cela allait finir. Des détails super bizarres nous font douter de la réalité. Pourquoi est-ce que les horloges ont cette fâcheuse manie d’indiquer 20h37 par exemple ? L’auteur sait manier son intrigue et j’étais contente de ne pas avoir du tout deviné où on allait. Je me suis vraiment laissée prendre au jeu.

En bref, c’était une très bonne lecture, la fin m’a rendu un peu triste, et j’ai été touché par le sort des personnages. C’était très inventif et très bien ficelé.

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L’Auberge de la Jamaïque, Daphné du Maurier

novembre 6, 2021

Résumé : Orpheline et pauvre, Mary Yellan n’a pas d’autre ressource que de quitter le pays de son enfance pour aller vivre chez sa tante, mariée à un aubergiste, sur une côte désolée de l’Atlantique. Dès son arrivée à l’Auberge de la Jamaïque, Mary soupçonne de terrifiants mystères. Cette tante qu’elle a connue jeune et gaie n’est plus qu’une malheureuse, terrorisée par Joss, son époux, un ivrogne menaçant, qui enjoint à Mary de ne pas poser de questions sur les visiteurs de l’auberge. Auberge dans laquelle, d’ailleurs, aucun vrai voyageur ne s’est arrêté depuis longtemps… De terribles épreuves attendent la jeune fille avant qu’elle ne trouve le salut en même temps que l’amour.

Avis : La mère de Mary, avant sa mort, la supplie d’aller vivre avec sa tante Patience. Mary obéit à la dernière volonté de sa mère, et se retrouve à aller vivre dans l’Auberge de la Jamaïque. Sauf que Patience n’est plus la femme joviale qu’elle a connu, et son mari Joss est violent et dangereux, plein de secrets. Mary va alors vivre dans cet endroit sombre, avec l’envie de s’en échapper. Mais deux rencontres vont peut-être changer la donne.

J’ai adoré ce livre, je pense que des trois que j’ai lu de l’autrice, c’est celui que j’ai préféré. On s’attache immédiatement à Mary, son caractère bien trempé, elle ne se laisse pas faire, même quand elle a peur. Quand bien même l’ambiance dans l’Auberge de la Jamaïque est glauque, elle reste pour sa tante, cherchant une idée pour la libérer de Joss. Personnage exécrable que j’ai détesté, cet oncle n’est pas quelqu’un de bien et on le sait dès les premières lignes, c’est un homme brutal, toxique et super louche. Le mystère qui plane dans cette histoire est très bien menée, l’autrice sait camper son ambiance, poisseuse, sombre, inquiétante. On se demande ce que manigance Joss, quels secrets il cache. C’était bien écrit, intrigant et intéressant. L’autrice sait attiser notre méfiance également.

Dès le début on est plongé dans l’univers qu’on saura sombre, car tout commence sous la pluie, le vent, un temps vraiment pourri. La lande paraît vide, et dangereuse avec ses marécages. J’ai vraiment été happé tout de suite et je voulais en savoir plus, car même si on déteste Joss, on veut découvrir ce qu’il manigance.

Il y a également une histoire d’amour qui se met en place, mais je ne vous dirai pas laquelle ni avec qui, car je pense qu’il vaut mieux le découvrir par soi-même comme je l’ai fais. En tout cas j’ai vraiment passé un chouette moment de lecture, j’avais deviné des choses dans l’intrigue, mais j’ai trouvé que l’autrice savait maintenir son suspens et ses retournements de situation, ses bouleversements. Vers la fin tout s’accélère, et les découvertes s’enchaînent. J’ai trouvé la fin assez positive et un brin mignonne. Donc c’était une super bonne lecture.

Phrase post-itée :
« Et les orages et les temps les avaient si bien noircis que si, par aventure, le printemps s’égarait en un tel endroit, aucun bourgeon n’osait se transformer en feuille de crainte de mourir de froid. »

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Les Noces de la Renarde, Floriane Soulas

novembre 1, 2021

Résumé : 1461, Japon.
Hikari, une mystérieuse jeune femme, vit avec ses sœurs dans une forêt peuplée de petits Dieux de la province d’Izumi. Fascinée depuis toujours par les humains, elle s’intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et plus particulièrement à Jun, l’un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan…

2016, Tokyo.
Depuis toujours, Mina a le pouvoir de voir et de côtoyer les yokaï, esprits et monstres du folklore japonais. Solitaire à cause de ce don qu’elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société.
Jusqu’au jour où un esprit tente de s’introduire dans ses rêves et que Natsume, une fille de sa classe, l’entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale…

Deux univers qui se croisent, deux destins qui s’entremêlent, entre quête d’identité et désir d’émancipation

Avis : Cette histoire se passe dans deux époques différentes. 2016 pour Mina qui a le pouvoir de voir autour d’elle les fantômes et les monstres du folklore japonais, mais qui déteste ça et fait semblant de ne rien voir, vivant en retrait de tout le monde. Sa vie va basculer lorsque la déléguée de la classe, Natsume, va l’entraîner avec elle. L’autre histoire se passe en 1461, et narre l’histoire d’Hikari, une kitsune qui vit avec ses sœurs mais qui se sent malgré elle attiré par le peuple humain.

J’ai trouvé l’histoire prenante, que ce soit en 1461 avec Hikari ou de nos jours avec Mina. Je me suis attachée à ces deux femmes, l’une parce que j’aimais sa sensibilité et sa fascination pour les humains, elle réfléchit par elle-même quand bien même elle aime ses sœurs renardes. L’autre parce que j’étais fascinée par ses dons et voulait en apprendre plus sur elle, comprendre qui elle était et en savoir plus sur les yokaï qu’elles voyaient.

Si j’ai apprécié Mina, je n’ai vraiment pas aimé Natsume, elle m’insupportait, je n’aimais pas sa façon d’être et ses petits chantages. Je n’ai pas réussi du tout à m’attacher à elle quand bien même j’ai eu pitié d’elle. J’ai trouvé qu’elle ne méritait pas l’attachement de Mina pour elle. En revanche j’ai adoré cette partie de l’histoire et je voulais vraiment en savoir plus, sur l’enquête que les deux adolescentes menaient. J’étais intriguée par les cauchemars de Mina également.

J’ai aussi beaucoup aimé Hikari, j’ai trouvé son histoire plus lente à se mettre en place, mais ça ne m’a pas dérangé, j’ai bien aimé le décor que dépeint l’autrice et l’ambiance. J’avais peur pour Hikari car elle est entourée de personnages pas forcément bienveillants, notamment sa chef Ino, et également Morio, que j’ai totalement détesté. J’ai aussi trouvé les autres femmes renardes assez naïves, elles se laissent un peu manipuler. Certes, Ino est leur chef, mais je trouve qu’elles acceptent trop vite sa cruauté, sans jamais rien remettre en question.

On se demande donc comment les deux histoires vont se relier, et au fur et à mesure de l’histoire j’ai compris le lien. Cependant ça ne m’a pas dérangé d’avoir compris, j’étais « bercé » par l’histoire, même si certains passages peuvent s’avérer assez violent. J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’autrice qui sait instauré une ambiance.
Même s’il n’y a pas eu de grandes surprises et que finalement l’histoire était assez simple, j’ai vraiment bien accroché, ça m’a beaucoup plu.

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Agatha Raisin enquête tome 8 : coiffeur pour dames, M.C. Beaton

octobre 23, 2021

Résumé : Pour toutes ses clientes, Mr John est un magicien : un coiffeur aux doigts d’or qu’elles adorent ! Mais, peu après avoir confirmé ses talents auprès d’Agatha Raisin qui voit poindre ses premiers cheveux blancs, Mr John meurt dans son salon, victime d’un empoisonnement, sous les yeux de la détective. Voici Agatha embringuée dans une drôle d’enquête. Qui en effet pouvait en vouloir à Mr John, adulé par ses nombreuses clientes qui lui confiaient leurs plus troubles secrets ?

Avis : Un petit Agatha Raisin de temps en temps, c’est un peu mon pêché mignon. Je sais que ça vole pas haut, que certaines choses sont même dérangeantes (c’est assez sexiste) mais ça se lit vite, c’est assez drôle et c’est une lecture pas prise de tête.

Dans ce huitième tome, Agatha va faire la rencontre d’un coiffeur, persuadée qu’il est du genre à faire chanter les femmes, elle va enquêter sur lui. Jusqu’à le retrouver mort et enquêter sur la personne qui aurait pu le tuer.

Agatha laisse trainer son nez partout, passe de gens en gens pour poser des questions. Aider dans cette aventure par Charles, le baronnet un peu volage, puisque James a disparu. Agatha est un peu déprimée, mener l’enquête lui change les idées. J’ai eu une idée au bout d’un moment de lecture de qui avait fait le coup et ça s’est avéré juste. Par contre Agatha a le don pour s’enticher de personnes qui ne la méritent pas du tout. Je pense qu’elle devrait rester célibataire et en profiter, ça lui conviendrait bien mieux. La fin m’a tout de même fait rire, et je sais que je lirai le tome 9 avec un plaisir un de ces quatre.