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Forbidden, Sheily Larash

avril 9, 2021

Résumé : Forbidden, c’est l’histoire de deux mondes qui n’auraient jamais dû entrer en collision. Hakeem, l’adolescent de Gaza, a connu la guerre, l’angoisse, la peur des lendemains, les proches qui meurent sous les bombes. Ben, lui, ne connaît de la vie que la cage dorée dans laquelle l’enferme son père, jour après jour. Élève modèle, frère exemplaire, comment réagir lorsque Hakeem débarque dans son existence aux petites cases bien établies, traînant dans son paquetage toute la rage d’une enfance volée, d’une vie déracinée ?

Ensemble, ils apprivoiseront le sens du mot différence, mais aussi celui de la fraternité, et finalement celui de l’attirance. L’histoire d’un garçon détruit et d’un gosse de riche. De deux opposés que rien ne prédestinait à s’attirer. Forbidden, ou quand les chemins tortueux de deux adolescents se croisent.

Avis : Hakeem vient de la Palestine et son pays en guerre lui a fait perdre son père trop jeune. Sa mère se remarie à un Australien riche qui a deux fils, dont Benjy, un gamin timide qui obéit aux ordres de son père à la lettre, parce qu’il en a peur, parce que son père est violent envers lui. La rencontre entre Hakeem et Benjy va être assez explosive, mais tous les deux vont s’apprivoiser et s’entraider à surmonter leurs problèmes et traumatismes.

L’histoire n’est pas facile, Hakeem est méfiant, bourré de préjugés, il ne fait confiance en personne à part sa mère, et il est bien décidé à mener la vie dure à cette nouvelle famille. J’avoue que j’ai eu du mal avec lui, avec la violence de ses propos. Il évolue heureusement, se remet en question. J’ai préféré Benjy, lui, essaye de comprendre les autres, il est plutôt empathique, doux malgré ce qu’il subit. J’ai aimé la relation qui se nouait entre eux, même si c’était difficile au début, entre eux. L’histoire d’amour est tendre, parfois difficile, souvent elle a quelque chose de doux. Les deux garçons tâtonnent, apprennent à se connaître, à s’aimer malgré les difficultés. Ils vont grandir, évoluer, essayer de se libérer.

Ce n’était pas une mauvaise lecture, mais je ne sais pas non plus si elle a été bonne. J’ai eu du mal avec le style, avec les personnages, avec l’histoire. Par moment je trouvais ça pas cohérent, comme le fait que la mère ne voit rien de ce qu’il se passe alors qu’elle vit quand même avec eux. La fin est presque trop facile. Malgré tout, ce n’était pas non plus désagréable à lire, j’étais curieuse de voir comment tout cela allait évoluer et s’ils allaient s’en sortir. Il y avait des réflexions pas mauvaises, mais j’ai parfois trouvé les personnages stéréotypés.

La romance est bien, mais je n’ai pas non plus été à fond dedans, je l’ai trouvé mignonne et intéressante, mais j’étais quand même loin des événements, pas entraînée, et j’étais contente de voir que j’arrivais à la fin.

En bref, c’était bien et pas bien en même temps, c’était sans plus.

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Chroniques de la Lune brisée tome 1 : L’étoile de Ren, F.T. Lukens

avril 9, 2021

Résumé : Ren a grandi en écoutant sa mère lui conter des histoires sur les Star Hosts, un groupe mythologique de personnes possédées par le pouvoir des astres. Elles sont sans nul doute la part la plus exaltante de sa vie et il rêve souvent de quitter sa planète paumée pour trouver sa place au sein d’un convoi nomade. Lorsqu’il est capturé par des soldats et arraché aux siens, ses rêves lui échappent un peu plus. Devenu l’esclave d’un baron despotique, il doit faire profil bas et rester insoupçonnable pendant qu’il prépare son évasion. Un véritable défi, puisque le général de l’armée du baron est convaincu que Ren est l’une de ces créatures tout droit sorties des histoires de sa mère.
Il trouve un soutien en la personne de son voisin de cellule, un nomade nommé Asher. Membre des Phoenix Corps, Asher est mystérieux, charmeur et est exactement ce dont Ren a besoin pour l’ancrer lorsque ses pouvoirs de technopathe se révèlent subitement en manquant le consumer au passage. Ren ne comptait pas s’attacher à lui, mais après une évasion risquée, un voyage à travers la planète et un trajet riche en rebondissements sur un vaisseau marchand, Asher est le seul élément stable dans sa vie. Ensemble, ils doivent prévenir les nomades des plans du baron, maîtriser les pouvoirs grandissants de Ren et essayer de sauver leurs amis tout en gérant l’attraction grandissante qu’ils éprouvent l’un pour l’autre.

Avis : Ren est un Poussiéreux, il rêve de visiter les étoiles, mais il semble qu’il soit coincé sur terre. Jusqu’au jour où le Barron entreprend de kidnapper des adolescents pour son grand projet. Voulant protéger son frère, Ren se fait capturer à sa place et finit prisonnier du Baron. Il va alors découvrir qu’il est plutôt doué pour la technologie, et qu’il est peut-être plus que tout ce qu’il pensait être. En prison, il va faire la connaissance d’Asher, un Deriver un peu arrogant, des liens vont se tisser entre eux et ils vont mettre au point un plan pour s’enfuir.

J’ai adoré. Je me suis immédiatement retrouvée plongée dans l’univers, je me suis attachée en deux secondes à Ren et Liam son petit frère, j’ai eu peur pour Ren et avec Ren, je me demandais aussi qui il était vraiment. La rencontre avec Asher ne se passe pas très bien, mais petit à petit, on s’attache aussi à ce Deriver. L’histoire est prenante, j’étais curieuse d’en apprendre plus sur Ren, plus sur Asher, et sur ce monde et je voulais voir comment ils allaient s’en sortir (et surtout s’ils allaient s’en sortir). Les pouvoirs de Ren sont impressionnants mais dangereux, autant pour les autres que pour lui-même, et j’ai bien aimé comment c’était développé et comment il essayait de les maîtriser.

La relation entre Asher et Ren est hyper mignonne, et ça fait du bien une romance qui s’installe tout doucement et pas par le cul. J’ai gagatisé sur eux, pour le moindre effleurement ou le regard un peu trop long, ils étaient adorables et touchants. Ils avaient besoin l’un de l’autre.

Donc, c’était une très bonne lecture, avec un univers intrigant, avec une belle écriture, et des relations touchantes et crédibles, ainsi qu’une histoire d’amour qui prend son temps. Je suis impatiente de lire le tome 2.

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Love in 56K, Clémence Godefroy

avril 7, 2021

Résumé : A la rentrée de septembre de Westbridge High, Erika Schmidt est bien déterminée à faire de cette année scolaire 1997-1998 la meilleure de sa vie : de bonnes notes, de bons moments avec ses deux meilleures amies, et une place dans la rédaction du journal du lycée, voilà tout ce qu’elle désire. C’était sans compter sur Scott Peterson, qui est devenu hyper craquant en l’espace d’un été, et tous les déboires qui s’ensuivent quand on est plutôt timide avec les garçons et plutôt vue comme une nerd par les élèves populaires du bahut.

Heureusement, Erika vient de commencer une nouvelle série de livres, Les Sorciers de Bellwood, qui lui fait oublier ses problèmes. En attendant le prochain tome, elle trouve sur Internet un forum de fans, puis des sites de fanfic, et bientôt sa connexion 56K est à la fois son seul réconfort et son secret le mieux gardé.

Avis : Mouais. Bof. Aux débuts d’Internet, Erika va découvrir un livre qu’elle aime mais également que sur Internet, les gens écrivent des fanfictions sur ce même livre. À côté de ça, elle va vivre sa vie d’ado au lycée avec ses deux meilleures amies, et le beau Scott pour qui elle crush, alors qu’elle a dû lui parler 10 minutes, qu’elle ne sait rien de lui, ni de ce qu’il aime, mais bon il est beau alors pourquoi s’intéresser à sa personnalité ?

Je me suis ennuyée, je n’ai pas trouvé ça bien écrit, j’ai trouvé les persos sans vie, sans texture, à part Erika parce que c’est elle qu’on suit, et que j’ai aimé son côté passionné par les livres et les fanfics. Mais c’est tout. Son crush j’y ai pas cru dix secondes, l’histoire d’amour est plate et inintéressante, le reste c’est du vu et revu. Les clans dans le lycée, les garces d’un côté, les sportifs stupides de l’autre, les intellos, etc. etc., plein de clichés chiants.

Y a quelques petites choses qui m’ont plu, le côté fanfic, et quelques discours, mais je me suis quand même pas mal ennuyée et j’avais hâte de le terminer. J’espérais que quelque chose allait changer, que mon cœur allait se mettre à battre, mais en fait pfff, non, rien.

Pourtant y avait un côté original, dommage que ça soit pas assez exploité et que ça tombe dans la facilité.

En bref, c’est une déception pour moi, c’était pas fait pour moi voilà tout, tant pis.

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Dash & Lily le carnet de défis, Rachel Cohn & David Levithan

avril 6, 2021

Résumé : Quand Dash met la main sur un mystérieux carnet rouge dans sa librairie préférée, il est loin de se douter qu’il est sur le point d’embarquer dans l’aventure d’une vie. Il découvre au fil des pages une liste de défis.
Un peu mélancolique à l’approche de Noël, il décide de suivre les instructions du carnet, qui l’emmèneront aux quatre coins de la ville qui ne dort jamais, dans les pas de Lily…

Avis : Dash va un jour trouver un carnet rouge dans sa librairie préférée, en suivant les indications, il va commencer un jeu avec l’autrice de ce carnet, Lily. Ils vont s’échanger le carnet à leur façon et se découvrir l’un l’autre, sans vraiment se connaître, en tout cas pas en vrai.

J’ai beaucoup aimé Dash, j’ai beaucoup aimé Lily. L’un est plutôt seul mais a des amis timbrés, l’autre est entourée d’une famille aimante et aussi un peu timbrée, et les deux se perdent dans leur jeu. Mais est-ce que ce serait aussi bien s’ils se rencontraient en vrai ? Ils ont des caractères assez complémentaires j’ai trouvé, Lily est déjantée, Dash un peu paumé mais plein d’humour et d’autodérision. Ils sont attachants et touchants tous les deux à leur façon.

C’est une lecture que j’ai beaucoup aimé faire, j’ai bien aimé comment c’était écris, les réflexions des personnages et dingue comme je me suis attachée à leur entourage, je ne peux pas tous les citer, mais les personnages de cette histoire étaient, pour la plupart, hyper attachant. C’était plutôt mignon et doux, avec quelques rebondissements et bien sûr des moments plus tristes. Y a quelques trucs qui m’ont agacé, mais au final ce fut une bonne et douce lecture. C’était vraiment mignon tout plein, et ça fait du bien. C’était aussi fun et déjanté par moment, ce qui était agréable. Ca se lit vite, on passe un bon moment, on adore la diversité qu’on y trouve. Et ça parle pas mal de livres, ce qui est un plus formidable.

En bref, une bonne lecture doudou, des personnages attachants, et j’ai passé un bon moment.

Phrases post-itées :
« Je suis la seule à m’entendre avec tout le monde, n’étant amie avec personne. »

« Si Lily voulait croire qu’il y avait au-dehors quelqu’un pour elle, je voulais quant à moi croire que je pouvais être au-dedans quelqu’un pour moi. »

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Spirites, Ophélie Hervet & Karine Rennberg

avril 5, 2021

Résumé : À Forwind, chasseurs de prime et citoyens se côtoient et maintiennent une entente cordiale. De là à dire que la petite ville est un havre de paix, il ne faudrait pas non plus pousser.
Daren ne s’attendait pourtant pas à ce que sa sœur s’y fasse kidnapper, encore moins devant le bureau du shérif. En effet, Heather est non seulement une mercenaire redoutée, mais aussi une spirite capable de manipuler les pensées. Inutile de décrire l’odeur des emmerdes qui s’annoncent…

Et s’il tolère les dons de sa sœur, Daren déteste tous les autres. Une mauvaise nouvelle pour Emre, un oracle défaillant qu’Heather a pris sous son aile. Elle lui fait confiance. Daren devrait aussi : ses visions leur seront capitales pour espérer la retrouver à temps.

Il n’a de toute façon jamais été dit que coopérer signifiait s’entendre.

Avis : Le résumé me donnait envie et m’intriguait. On se retrouve face à une course poursuite. La sœur de Daren s’est faites kidnapper et il est bien décidé à la retrouver même si pour cela il doit partir avec des spirites. Dont Emre, un oracle brisé, poursuivit par ses cauchemars. Et Daren le déteste vraiment. Cependant ils vont devoir travailler ensemble et au fur et à mesure du voyage, peut-être apprendre à se connaître, à se comprendre et à s’accepter.

J’ai bien aimé l’histoire, découvrir ces spirites, je me suis attachée à certains personnages, comme Heather, la sœur de Daren, Maddy la chef d’équipe, Kenneth le spirite aux animaux et Emre qui souffre mais qui fait avec. J’ai, par contre, détesté Daren. Oui, il a vécu des traumatismes, oui il assume d’être un connard fini, et non ça ne le rend pas plus attachant. Il est violent, et il m’a complètement enquiquiné pendant plus de la moitié du roman. Heureusement il évolue un peu, et s’entrouvre un tout petit peu, mais je ne l’ai aucunement trouvé attachant. Sa relation avec Emre évolue, ils commencent à s’accepter. Mais c’est pas non plus le grand amour.

La course poursuite est intéressante, on se demande comment ils vont s’en sortir, et s’ils vont réussir à sauver Heather. Il y a de l’aventure, des rebondissements, et tout le monde ne s’en sort pas indemne. C’est bien écrit et prenant. Ce qui m’a le plus déçue c’est l’histoire « d’amour », qui n’en est pas une, c’est plus une histoire de cul vite fait en passant. Je n’ai pas apprécié cet aspect du roman mais comme le reste était bon, j’ai quand même passé un assez bon moment de lecture. C’est fluide, ça se lit bien et on ne voit pas les pages se tourner.

On pourrait presque avoir une suite pour en apprendre plus sur les spirites, les manigances du Sud, etc. mais un one shot est très bien aussi et l’histoire se termine. En bref, j’ai passé un bon moment, seul regret pour l’histoire « d’amour » qui n’était pas assez développé à mon sens et ne reposait que sur un désir physique.

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Le Royaume du Bonheur, Seana Landchild

avril 4, 2021

Résumé : Le Royaume du Bonheur est un doux pays où il fait bon vivre. Les Bienheureux sourient et s’entraident, les enfants rient, le roi et la reine dirigent leurs terres avec bonhomie. Les nobles pêchent des clairs de lune, les pages servent volontiers leurs maîtres et les malheureux, comme les autres malades, sont généreusement tués.

Cependant, au cœur de ce merveilleux royaume, des rumeurs courent à propos du mal-être de Jadon Heureux, le prince, et tendent à rompre l’harmonie ambiante : en effet, nul ne peut lever la main sur le sang royal, même s’il est corrompu. Fous d’inquiétude pour lui, ses parents décident de chercher un mage capable de le sauver.

Ils ne se doutent pas que le mal de Jadon va tous les mettre en péril.

Avis : Séduite par la couverture et le résumé, je me suis lancée dans cette lecture. Et c’était très bien, j’ai beaucoup aimé. Dans ce Royaume du Bonheur où il est complètement interdit d’être malheureux, il se trouve que le prince souffre de cette maladie, le malheur. Jadon est triste, est malheureux, et cela panique la reine. Elle doit trouver qui pourra soigner son fils, qui pourra lui rendre le bonheur. Elle refuse de mettre un terme à sa vie, car il est l’héritier et le futur roi.
La reine fait donc venir de loin un magicien du nom de Roseph, et celui-ci affirme pouvoir guérir Jadon.

Plus le livre avance, et plus on se rend compte de l’hypocrisie d’un tel Royaume, et comment les règles en sont tyranniques. Peut-on parler de bonheur quand on est obligé d’être heureux, quand on n’a jamais le droit à une minute de répit ? Le bonheur peut-il exister sans l’existence du malheur ? On se rend aussi compte que si les nobles vivent dans l’opulence, ce (soi-disant) Royaume du Bonheur n’empêche absolument pas la pauvreté.

On est plongé dans l’histoire comme dans un conte, mais c’est un conte bien cruel qui nous ais raconté, et pourtant, il y a de véritables moments de joie et d’amour, bien plus profonds que les sourires factices et les fausses joies. J’ai beaucoup aimé les personnages. La reine et le roi font de leur mieux pour leur fils. La reine est forte, hyper attachante et fait de son mieux pour faire ce qu’elle trouve juste. J’ai aimé Jadon et ses réflexions, je l’ai trouvé très attachant et même s’il est malheureux, il est au fond très humain. Roseph est très intéressant, on devine en lui plus qu’il ne montre, et sa relation avec le prince était très douce, très belle, touchante. Un autre personnage féminin fait plus tard son apparition, mais pareil, je l’ai beaucoup aimé.

J’ai aimé ma lecture, il n’y a pas tant que ça de rebondissements, mais on se laisse porter. Le monde dans lequel on se trouve est cruelle, l’autrice joue avec nous aussi, distillant des fausses pistes. J’ai bien aimé comment était construit les chapitres, avec des extraits de l’histoire du Royaume du Bonheur, ou des chansons, des poésies etc.

En bref, j’ai passé un bon moment, j’ai beaucoup aimé la fin et j’en ai même pleuré d’émotion.

Phrase post-itée :
« Personne ne pouvait naître heureux, n’en déplaise aux traditions bienheureuses et aux mauvaises langues. »

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Mathis contre le reste du monde, Aarwen Ordan

avril 1, 2021

Résumé : Parfois, les secrets deviennent moins lourds à porter quand on a quelqu’un avec qui les partager.

Mathis aime : frôler la mort, écrire des histoires de serial killers et, surtout, qu’on s’abstienne de lui parler. Ce qu’il déteste ? Tout le reste ! De sa prof principale, au lourd secret qu’il est obligé de garder pour protéger son père, sans oublier Théo et son homosexualité de malheur. Théo et sa capacité à discourir de tout, Théo et sa façon de le faire sortir de sa bulle, Théo et sa dyslexie qui pousse Mathis à passer plus de temps avec lui pour l’aider… Théo qui est en train de chambouler toute sa vie, alors qu’il n’a rien demandé à personne !
Pourtant, quand certains secrets sont trop lourds à porter, il peut être bon de s’en délester pour refaire enfin surface. Ou peut-être que, au contraire, les abîmes deviennent plus profonds lorsque l’on décide de s’ouvrir à quelqu’un…

Avis : Je cherchais une romance LGBT+ et assez doudou, le résumé de ce roman m’a donné envie, et malgré les sujets difficiles abordés (dépression, maladie mentale…), je pensais faire une bonne lecture. Et en fait, je ressors de ce roman un peu mitigé. Dans ce qui m’a beaucoup déplu, c’est les propos sexistes qu’on retrouve beaucoup au cours du roman, que je n’ai pas tellement apprécié. Il y a des agissements qui m’ont paru incohérent, et je n’étais ni happé par l’écriture, ni par l’histoire, ni par les personnages. Je les ai apprécié, surtout Naomie, mais sans plus. Théo m’a vraiment énervé au début et même s’il évolue, je l’ai trouvé assez fade, si j’avais de la peine pour Mathis et ses difficultés, je n’étais pas non plus à fond avec lui. J’ai aussi longtemps, très longtemps, détesté Varan.

Malgré ces défauts, quelque chose m’a poussé à continuer, j’étais curieuse de voir comment tout allait tourner et si Mathis allait s’en sortir. La relation qui se noue entre Mathis et Théo est sympa, même si elle n’a pas fait battre mon cœur. J’ai trouvé que l’amitié entre Mathis et Naomie était peut-être un peu trop rapidement mise en place, d’autant plus que Mathis est très associable à cause de ses soucis, mais elle reste mignonne et permet à Mathis de s’ouvrir un peu plus. L’écriture est très simpliste et ne m’a pas transporté.
J’ai bien aimé qu’on parle de personne asexuelle, parce que c’est très (trop) rare, et le fait que Mathis réfléchisse sur lui-même et ce qu’il est, c’était sympa. Les chapitres s’enchaînaient quand même facilement et je n’ai pas ressentie de moments de longueur non plus. Au final, je l’ai lu assez vite, j’ai plus ou moins aimé la fin. En soit, ce n’était pas une mauvaise lecture, mais elle ne m’a pas non plus transcendé, donc ça restera quand même une petite déception.

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Raisons obscures, Amélie Antoine

février 8, 2021

Résumé : D’un côté, les Mariani.
De l’autre, les Kessler.
Pour les deux familles, la même routine : l’ennui au quotidien, les voisins trop bruyants, la dépression qui rampe, l’adultère qui menace…
Rien de bien grave, en fait, mais pendant ce temps, on ne voit rien. On n’a rien vu. On n’entend rien. Rien entendu.
Il n’est pas de victime sans bourreau.
Ni de martyr sans silence.

Avis : Derrière des banales histoires de famille, une histoire qui fait mal. D’abord on a les Kessler, dont la mère retrouve un amour de jeunesse et décide de tout plaquer pour lui, laissant le père et les enfants. De l’autre côté on a les Mariani, pour qui c’est difficile au boulot, entre la mère qui est coincé chez elle avec le chien du voisin qui n’arrête pas d’aboyer, et le mari qui a été mis au placard. Des enfants pas toujours facile à élever. Des problèmes familiaux. Qui nous rendent aveugle sur ce qu’il se passe vraiment.

Cette histoire est dure, elle parle de sujets très graves et de façon vraiment coupante, ce livre fait vraiment très mal, il m’a rappelé de très mauvais souvenirs, et arrivé à la deuxième moitié du récit, j’étais pas prête. J’ai dû faire pas mal de pauses, de peur de ce qui allait arriver. J’anticipais. J’ai détesté certains personnages, et j’ai été ému par d’autres. J’ai ressenti vraiment beaucoup de haine d’un côté et beaucoup de peur, de compassion, de l’autre. Ne pas lire si vous êtes déprimés.

C’est difficile de parler de ce livre sans trop en dire, pourtant j’ai trouvé les ficelles très grosses et il n’y a pas vraiment de gros retournements de situations. Seulement c’est bien écrit, prenant, l’angoisse monte tout doucement, au début on a aussi le droit à des fausses pistes sur ce qu’il s’est réellement passé. On a un cadre, puis on a la vérité, et on se demande « pourquoi on l’a pas vu venir ? ». J’ai beaucoup pleuré en lisant, la fin m’a retourné. C’était vraiment triste et affreux, très très dur, et si j’ai aimé ma lecture, elle m’a vraiment blessé aussi.

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Vlog fais vriller ta pal #1

février 7, 2021

Hey ! Un nouveau vlog, sur le challenge fais vriller ta pal.

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À quoi servent les clowns ? Anne Percin

février 6, 2021

Résumé : « Au loin, Mélinda aperçoit un camion jaune s’engager sur le parking. Puis un autre. Et une drôle de camionnette rouge avec un tigre peint en géant sur les flancs. Et encore un autre camion. Ça ne s’arrête plus. » Aux abords de Saint-Dizier, un tout jeune tigre échappé du cirque Ramon vagabonde… la vie de Melinda, déjà bien compliquée, va prendre un virage à 180 degrés !

Avis : Mélinda a sept ans, et suite à l’incendie de son immeuble, elle vit dans une caravane avec sa mère et sa grande sœur. Elle ne va plus à l’école car la voiture ne démarre plus. Alors Melinda fait marcher son imagination. Jusqu’au jour où sa route va rencontrer celle d’un tigre.
D’un autre côté on a Pablo, l’enfant du directeur du cirque, qui n’y trouve pas sa place, et qui va, par mégarde, libérer le bébé tigre du cirque.

L’écriture est prenante, on s’immerge dans le livre hyper facilement. Je me suis tout de suite attachée à Mélinda qui voit le monde à sa manière. La petite est pleine de préjugés parce qu’il y a beaucoup de choses qu’elle ne comprend pas, et aussi à cause des propos de son entourage, mais elle va doucement évoluer. J’ai adoré la relation qu’il y avait entre elle et sa sœur Cindy, c’était une belle histoire de sororité et ça sonnait vrai. Je me suis aussi beaucoup attachée à Pablo, j’avais beaucoup de peine pour lui et je ressentais très fort ses émotions, parce que l’autrice sait très très bien les retranscrire.

L’histoire du tigre est un prétexte pour raconter une histoire bien plus profonde et touchante, je me suis sentie vraiment émue en lisant, j’ai trouvé ça beau même si on sent que la vie pour Mélinda et sa famille n’est pas facile. Mais c’est écrit avec beaucoup de douceur. Et franchement j’ai eu les larmes aux yeux à certains passages.

C’était court, mais c’était une très très bonne lecture. Et je me demande pourquoi j’ai attendu aussi longtemps pour le lire.

Phrase post-itée :
« Si tout le monde est différent, c’est pas comme si on était tout seul à l’être… »