Archive for octobre 2012

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La fascination du pire, Florian Zeller

octobre 31, 2012

 Résumé : Un jeune écrivain français est convié à l’Ambassade de France en Égypte pour donner une conférence. Passionné de Flaubert, il s’imagine découvrir l’Orient tel que celui-ci l’avait décrit dans sa correspondance en 1847. Le suisse Martin Millet tente en vain la débauche lors d’une tournée dans les bars louches du Caire, mais même les prostituées les plus ignobles ne veulent pas de lui !

Avis : Je ne sais plus du tout ce qui m’a poussé à mettre ce livre dans ma Wish list et donc à l’acheter, peut-être le titre ou un avis sur la blogosphère mais ce qui est sûr c’est que je me suis ennuyée terriblement et pourtant il est court (à peine plus de 150 pages). J’avais juste l’impression que le narrateur voulait étaler ses connaissances et sa culture, et que pour lui les autres étaient des cons. J’ai pas plus aimé l’écrivain qui est avec lui, qui ne pense qu’au cul et a une pauvre histoire minable qui ne m’a pas ému du tout. La fin se voudrait un peu cynique, elle m’a juste exaspéré. Je n’ai vraiment pas accroché, le message n’est pas arrivé jusqu’à moi et je ne vois pas bien l’intérêt de ce livre honnêtement. Je n’ai pas été touché, j’ai souvent levé les yeux au ciel et j’avais juste hâte de le terminer (le seul fait que je l’ai finis est qu’il est court). Voilà, une véritable déception (même si en fait je ne savais pas trop ce que j’attendais de ce livre).

Pas de phrase post-itée.

1 plus : 
– Il est court, heureusement

3 moins :
– Les personnages (surtout le narrateur et l’autre écrivain)
– L’histoire que j’ai trouvé inintéressante
– La fin qui m’a exaspéré

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Top Ten Tuesday n°37

octobre 30, 2012

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani

Les 10 héroïnes « kick-ass », qui « déchirent »

1/ Elizabeth Bennet dans Orgueil et Préjugés de Jane Austen : surtout pour l’époque, elle a la langue bien pendu et elle est plutôt intelligente, ne se laisse pas faire. Je l’adore.

2/ Ombe dans A comme Association de Pierre Bottero et Erik L’Homme : elle est géniale, elle a mauvais caractère et est incassable. Je l’adore. Elle déchire vraiment !

3/ Mademoiselle Prym dans le démon et mademoiselle Prym de Paulo Coelho : je l’adore, elle est tellement maligne.

4/ Matilda dans Matilda de Roald Dahl : j’adore son pouvoir, et puis elle est maligne, intelligente, mignonne et n’a vraiment pas de bol de se trouver dans sa famille d’idiots.

5/ Emma dans Lycée Out de Claire Loup : j’adore le cynisme et les sarcasmes d’Emma, elle a un sacré caractère et je l’ai adoré.

6/ Annabeth dans Percy Jackson de Rick Riordan : elle est vraiment trop cool, et les piques qu’elle s’échange avec Percy me font toujours rire.

7/ Aud dans les héros de la vallée de Jonathan Stroud : sans elle Halli ne s’en serait pas aussi bien sortit.

8/ Tally dans Uglies de Scott Westerfeld : elle est désagréable, égoïste, change toujours d’avis, mais j’y peux rien je la trouve excellente !

9/ Katniss dans Hunger Games de Suzanne Collins : quel mauvais caractère, vraiment. Mais pourtant je l’ai trouvé très « vrai » et puis je l’aime tout simplement, malgré ses défauts.

10/ Viola dans Chaos en marche de Patrick Ness : je la trouve courageuse, et des fois elle doit prendre des décisions difficiles. De toute façon ces bouquins sont vraiment dur et Viola s’en sort plutôt bien.

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Journal d’un corps, Daniel Pennac

octobre 29, 2012

 

 Résumé : De 13 à 87 ans, âge de sa mort, le narrateur a tenu le journal de son corps. Nous qui nous sentons parfois si seuls dans le nôtre nous découvrons peu à peu que ce jardin secret est un territoire commun. Tout ce que nous taisions est là, noir sur blanc, et ce qui nous faisait si peur devient souvent matière à rire.

Avis : j’avoue que j’avais un peu peur en commençant ce livre. J’ai surtout lu les Malaussène de Pennac et ses livres pour la jeunesse. Je me suis dit « et si j’aimais pas? », mais pas de soucis j’ai vachement aimé. Si l’histoire concerne surtout le corps on a le droit tout de même à la vie du narrateur, pas forcément passionnante je l’accorde mais l’écriture de Pennac est magique et on ne s’ennuie pas. Les réactions du corps sont très biens décrites (même si c’est beaucoup du corps masculin du coup), il y écrit la peur, la douleur, la tristesse, l’amour, ou même les réactions hormonales et sexuelles. On s’attache très vite aux personnages que l’on croise (amis et familles). Moi je me suis laissée prendre au jeu et j’ai dévoré ce bouquin sans m’ennuyer.
L’écriture est soit poétique, soit très cru, on a le droit a des bons vieux jeu de mots et des blagues (d’ailleurs j’en connaissais la plupart, comme quoi). Ca parle également de merde et de crotte de nez, beaucoup de choses y passent donc.
J’ai bien aimé la démarche parce que c’est pas faux, on vit avec notre corps et souvent on ne le connait pas, on fait pas attention à ce qu’il nous dit, ici on se réconcilie un peu avec lui. On se dit « ah oui c’est vrai moi j’ai déjà fait ça », en tout cas moi je me le suis dit pour certains passages. Il y a aussi une étude des mots que l’on utilise, j’ai bien aimé.
Donc que ce soit l’histoire, les personnages ou l’écriture j’ai accroché à fond. La fin m’a laissé un peu mélancolique, elle est très bonne. Il y a juste un tout petit passage qui m’a dérangé, vers la fin justement, mais je n’en dis pas plus pour ne pas spoiler (ceux qui liront et qui me connaissent comprendront de quel passage je parle !)
Du très bon Pennac donc, toujours un plaisir de retrouver son écriture.

Phrase post-itée : 
« En d’autres termes, je me trouve plus indiscret en sentant un rot qu’en humant un pet. » J’avais jamais pensé à l’indiscrétion de l’autre dans le fait que quelqu’un pète et rote.

3 plus : 
– Les personnages
– L’écriture
– La fin

2 moins : 
– Un petit passage que j’ai moins aimé, mais il est court.
– J’ai eu plus de mal avec les passages où il y a beaucoup de sexe, mais c’est passé quand même

La dédicace de Pennac (oui je la remontre, oui j’en suis fière) :

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On My Wishlist n°23

octobre 27, 2012

On my Wishlist est à la base un rendez-vous lancé par Book Chick City et repris en français par Chica’s Booksland. On parle alors tous les samedi d’un livre de notre Wish list qu’on veut absolument, et pourquoi.

Cette semaine :

Notre-Dame des barjots de Virginie Brac

Résumé : Une jeune fille gît sur la moquette épaisse du living-room, le corps affreusement mutilé et démembré.
Dans la chambre voisine, frédéric russel est en plein délire psychotique. véra cabral, l’urgentiste de choc du centre d’intervention psychiatrique, vient d’arriver sur les lieux : son patron, le professeur edouard russel, a manifestement besoin d’aide… pour éviter la prison à son fils, il demande à véra de diagnostiquer une crise de démence. difficile de dire non, d’autant plus que russel est puissant et qu’il pourrait aire décoller la carrière de l’urgentiste la plus complexée du monde.
Le docteur cabral décide alors de mener sa propre enquête, malgré sa mise au placard, un contrôle fiscal inopiné, une famille très encombrante et le retour du séduisant docteur markovitch, son amour impossible…

Pourquoi? : la suite de la première enquête de Véra Cabral, et comme j’ai bien aimé tropique du pervers, je veux voir le deuxième tome. J’ai bien envie de retrouver cette psychiatre et de voir si la deuxième histoire est aussi barré-gore que la première.

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La ferme des animaux, George Orwell

octobre 26, 2012

 Résumé : Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Boule de Neige et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :

«Tout deuxpattes est un ennemi. Tout quatrepattes ou tout volatiles, un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d’alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux.»

Le temps passe. La pluie efface les commandements. L’âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer :

«Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d’autres. »

Avis : Génial. Il se dévore. Conseillé par une amie, j’avoue que je craignais de trouver l’écriture lourde, et en fait pas du tout, c’est simple à lire et on comprends bien que ce qui est représenté est la société humaine. Une bonne critique d’ailleurs qui fait rire (jaune) et fait réfléchir. La fin est vraiment très bonne et bien pensé mais m’a fait frissonner. J’ai aimé des animaux comme Benjamin l’âne (celui qui râle et se plaint mais ne fait jamais rien pour changer les choses parce que c’est la fatalité) ou Malabard le cheval (le bon vieux gars qui veut bien faire les choses et qui est mal récompé). Moïse le corbeau m’a bien fait rire également (représentant de la religion).
J’ai adoré comment petit à petit les choses évoluent, on voit bien que les plus éduqués (ici les cochons) profitent de la naïveté des autres et si certains se battent réellement pour la liberté, ils se font très vite jeté (et calomnié). Le livre forme une boucle et c’est assez effroyable au final la manière dont les Animaux se font manipuler. J’ai tellement détesté Napoléon, mais le pire sans doute était le grand parleur : Brille-Babil qui faisait gober n’importe quoi aux Animaux. La manière aussi dont les lois changent et sont réécrites petit à petit, au nez de tout le monde. De plus commence à régner la terreur pour que le peuple obéisse.
Bref franchement il est génial, je le conseille et il fait réfléchir en plus. (Et il est court !)

Phrase post-itée : 
« Que je sache, disait-il, il n’y a rien qui vaille la peine d’être lu. » Parce que j’ai déjà entendu ça, et que c’est un tel manque flagrant de culture (sans vouloir juger), enfin quand j’entends ça ça m’énerve.

3 plus : 
– Toute une réflexion autour de la société humaine
– L’écriture est abordable, le sujet simple, on comprends très bien l’histoire
– La fin est vraiment géniale (horrible mais géniale et bien pensée)

2 moins :
– Ca va me rendre parano (mdr)
– J’ai tellement détesté Brille-Babil ahaha, j’aurais voulu que les Animaux réagissent mais rien

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Le lit d’Aliénor I, Mireille Calmel

octobre 25, 2012

 

Lecture commune avec Club de lecture

 Résumé : À douze ans à peine, l’avenir d’Aliénor est tracé. Elle doit épouser le fils de Geoffroy le Bel, le jeune Henri, prétendant légitime au trône vacant d’Angleterre. Par cette union, la jeune duchesse d’Aquitaine apporte à l’ennemi juré de la France l’une des plus riches régions du royaume. Louis VI ne peut se résoudre à voir triompher les plans de Mathilde de Grimwald, descendante de Merlin et protectrice du pays des druides. Soutenu par l’ordre des Templiers chrétiens, le roi cherche à rompre cette alliance. La mort prématurée du père d’Aliénor lui offre une occasion inespérée. Le 25 juillet 1137, Louis célèbre le mariage de son fils avec la duchesse d’Aquitaine. Aliénor doit regagner la cour à Paris. Mais elle est accompagnée d’une jeune suivante, Loanna de Grimwald…

Avis : Je me demande si le résumé n’est pas un peu faux et bizarre, mais bon peu importe, le fond est là. Alors plus que l’histoire d’Aliénor, c’est l’histoire de Loanna car tout est narrée par elle (hormis quelques passages). Ce prénom m’a perturbé tout le long de ma lecture, j’ignore pourquoi mais je le trouvais trop « moderne », c’est peut-être voulu, il se démarque en tout cas (selon moi).

Je vais commencer par parler des personnages, si j’ai trouvé par certains côté Loanna horrible (elle fait des trucs sans même se poser la question de la douleur qu’elle peut infliger), la plupart du temps elle ne m’a pas tellement intéressé. J’aimais mieux quand elle parlait d’Aliénor, une peste égoïste et qui sait ce qu’elle veut, capricieuse (et « perverse », bon c’est pas le terme, mais elle aime le plaisir de la chair quoi), des fois saoulante, je l’ai quand même apprécié, elle a un sacré caractère et s’il lui arrive de mal l’utiliser, j’aime comme elle ne se laisse pas marcher sur les pieds, manipule Louis, et montre que même en tant que femme elle a du pouvoir. Bref elle m’a bien plu. Par contre les autres je les ai trouvé assez mièvre, ou sot, ou trop sûr d’eux. J’ai détesté Béatrice (mais normal). Au début j’aimais bien Henri mais… Suite à un acte de sa part (je ne peux pas le dire sans spoiler) je l’ai détesté aussi. Joffré m’a laissé indifférente et son histoire d’amour avec Loanna pareil. Denys était plutôt sympa dans le fond, malin et courageux, il m’a plus plu que d’autres.

L’histoire est assez historique, mais j’ai aimé les intrigues et les  complots (c’est ce que j’ai préféré dans ce bouquin ahaha). L’ambiance un peu magique, avec les histoires sur Merlin, ça m’a beaucoup plu aussi (j’adore Merlin, même si à cause de Disney j’ai tendance à le voir vieux, fou, et en caleçon). Bon après les histoires de coucheries je trouvais ça totalement inintéressant et en général je survolais, les scènes sont très softs et même plutôt romantiques pour certaines, mais parfois je trouvais qu’il y en avait trop et que cela coupait le récit.
L’écriture est un peu bizarre, j’ai eu du mal à m’y faire, j’ai trouvé le style très décousue et des fois je ne comprenais plus de quoi ou de qui elle parlait parce que ça partait dans tous les sens, mais je m’y suis faites.

Cette histoire c’est un peu le Dallas historique quand même…
Malgré tout j’avoue avoir plutôt bien aimé et je lirai sûrement la suite.

Phrase post-itée : 
« S’ils tuent, c’est pour la gloire de Jésus-Christ et s’ils sont tués, ils sont assurés du salut de leur âme. » De l’hypocrisie de l’Eglise. Si ça c’est pas de la complète propagande…

3 plus : 
– les complots, les intrigues
– Aliénor (de mon point de vue), malgré ses défauts. La femme est mise en avant
– toute la magie et ce qui tourne autour de Merlin

3 moins :
– les coucheries
– le style d’écriture
– certaines choses m’ont un peu choqué.

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De l’art de faire des études et de finir par bosser à Macdo

octobre 23, 2012

Des fois je me rends compte que je suis devenue instruite à force de faire des études et tout. Comme dit mon père, j’ai un bac + 40 et je sais pas quoi en faire. (Quelle belle entrée en matière)
En ce moment je suis en stage en REMM (réseau éducatif de meurthes et moselles) et … C’est spécial on va dire. Bon mais je me demande si je fais pas tout ça pour rien vu que l’IRTS est en déficit de 3 millions d’euros (ils en ont fait quoi? Ils les ont mangé?) et que pleins de rumeurs (méchantes rumeurs) disent qu’il va fermer à la fin de l’année (meuuuh nan voyons c’est qu’une rumeur, on nous l’aurait dit sinon (genre)).

J’envisage de tout arrêter là d’un coup, de devenir écrivain (lolilol… faudrait déjà que je corrige les « romans » que j’écris), riche (encore plus lolilol, j’écris pas du Harry Potter moi), célèbre (et même que si je deviens célèbre je fous mon pull à l’envers pour lancer une mode) et d’aller vivre avec mon chat sur une île déserte (où je peuplerais l’île d’une grande bibliothèque, évidemment). Ou je me tatonne pour un DUT métier du livre… Hm ouais je sais c’est ambitieux hein?

Parce que je sais pas, une éducatrice spécialisée le nez dans les bouquins je me demande si ça la fout pas mal? Je me reconnais nul part dans ce boulot. Je ne fume pas, je ne bois pas de café et en ce moment j’ai l’impression d’être un lapin dans une meute de loups. Sans fusil, le lapin. Je suis même pas sûre d’être sociable.

J’aime rien comme j’aime l’écriture et la lecture (et mon chat), j’adore aussi les jeux vidéos évidemment, et geeker. Y a pas moyen que je bosse dans ce milieu alors? Je me vois plus vendre des bouquins avec des yeux de phoques enragés et un plaisir évident à conseiller le client (et mon petit agressif « eeen achetez c’est trop génial quoi si tu le fais pas t’es rien qu’un nul ») plutôt qu’à éviter de me faire tapper sur la gueule par une meute d’adolescents (mais très mignons les ados, je vous jure, quand ils veulent).

J’aimerais qu’une marraine la bonne fée vienne me conseiller, me dire ce que je dois faire ou m’emmener un papy de 90 ans, riche, et sans famille qui cherche à se marier avec une petite jeune. 

Je suis vraiment paumée…