Archive for juin 2014

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Soudain trop tard, Carlos Zanon

juin 27, 2014

soudain trop tardRésumé : Barcelone. Un bar de quartier populaire, à l’aube. Epi, petite frappe notoire, fracasse le crâne de son ami Tanveer, puis s’enfuit retrouver Tiffany, la femme pour laquelle il a commis l’irréparable. Son frère, Álex, tente de le retrouver et de l’aider. Mais de quel secours peut être un ancien toxicomane schizophrène ? Soudain trop tard est le récit de la journée et de la nuit qui ont précédé le meurtre, et où tout a basculé. Sur fond de misère sociale, dans une ville touchée par la crise, émerge toute une galerie de petites gens marginalisés, personnages tragi comiques et terriblement touchants, occupés à survivre, entre optimisme et désespoir.

Un roman noir ironique et réaliste par le nouveau grand nom du polar catalan, Carlos Zanón.

Avis : Merci aux éditions le livre de poche pour l’envoie de ce livre.
Je le dis tout de suite, j’ai abandonné cette lecture. Pour plusieurs raisons, déjà j’avais du mal à comprendre. L’histoire passe du présent au passé sans prévenir. J’ai détesté l’écriture et le style, par moment je ne savais même pas ce que l’auteur racontait, ni où il voulait en venir. Les personnages sont mous, ils tournent en rond, ne cessent de se rater, j’avais l’impression qu’il ne se passait rien du tout, qu’on n’avançait pas. Epi vient de tuer un homme, et puis tout le monde tourne en rond, et il ne se passe que dalle. Youpi. En plus ils me paraissaient soit complètement fous, soit stupides, soit chiants. J’ai détesté Tiffany immédiatement, pour moi c’est juste une fille stupide et égoïste. Bref, y avait vraiment rien pour que je continue.

D’autant plus que l’histoire n’était pas terrible, comme je l’ai dis, on faisait du surplace. J’ai décidé donc de mettre fin à mon calvaire et je suis allée me spoiler ce qu’il se passait ensuite, c’est-à-dire pas grand-chose. Je suis sûre que si j’étais allée jusqu’au bout je me serais dit « okay tout ça pour ça fantastique », du coup je suis bien contente de m’être arrêtée. A mon avis j’ai rien perdu.
Une lecture assez ardue donc même si le livre est court. Je n’ai pas du tout aimé.

En plus : j’avoue que les policiers avec une véritable enquête commencent à me manquer, à trop vouloir faire originale on plonge dans des histoires qui ont peu de sens et d’intérêt à mon goût.

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Tant que nous sommes vivants, Anne-Laure Bondoux

juin 27, 2014

tant que nous sommes vivantsRésumé : Folle amoureuse de Bo, l’étranger, Hama est contrainte de fuir avec lui. Commence alors pour eux un fabuleux périple à travers des territoires inconnus. Leur amour survivra-t-il à cette épreuve? Parviendront-ils un jour à trouver leur place dans ce monde?

Sortie prévue le : 25 Septembre 2014

Couverture : pour l’instant j’ai mis une photo, je mettrai l’image de couverture quand je la trouverai !

Avis : Merci à Gallimard Jeunesse pour l’envoie de ce livre.
Il s’agit ici de l’histoire de Bo et Hama, de leur histoire d’amour, mais également de leur voyage. C’est en soit une belle histoire qui naît entre eux mais j’avoue avoir eu du mal à rentrer dans l’histoire, la première partie ne m’a pas intéressé plus que ça, par contre à partir de la deuxième partie je suis entrée dans l’histoire (et donc j’étais contente d’avoir persévéré) et j’ai commencé à adorer. Bo et Hama durant leur périple vont faire la connaissance de drôles de personnages, des frères et sœurs qui vivent sous terre et qui portent des nombres en guise de noms (rapport à leur ordre d’arrivé). Chacun de ces personnages a une activité bien définie, Quatre coud et recoud, quand Sept lit dans les astres, Trois écrit leur histoire, Douze est sage-femme et Deux forgeron, etc. Je me suis immédiatement attachée à cette drôle de famille, à leur façon d’être et de travailler et vivre ensemble. Quatre est l’une des plus sages et va aider Hama comme elle le pourra. Si j’ai adoré, j’ai aussi trouvé que c’est à partir de là que l’histoire commence à devenir triste, un peu mélancolique. Et plus j’ai continué ma lecture, plus j’ai reçu de coups au cœur. Je ne ressors pas indemne de cette lecture, elle m’a beaucoup touché, et si je n’ai pas pleuré, les larmes n’étaient pas loin.

C’est une histoire difficile je trouve, dur, où des gens doivent faire face aux difficultés de la vie, aux épreuves qu’elle met sur notre chemin, au vide aussi.
Rien que d’écrire ma chronique et de repenser à cette histoire je me sens assez mal et triste, mélancolique. C’était beau, touchant mais ça m’a quand même pas mal secoué.
L’histoire est construite d’une façon très intelligente, Bo et Hama ne nous racontent jamais leur histoire, ce sont toujours des témoins de ceux qui les ont connu et vu qui vont nous en parler, et surtout leur fille : Tsell. Mais il y a une raison très bonne à cela et j’ai adoré l’idée une fois que j’ai compris ce qu’il en était.
L’auteur a une écriture très prenante, un style poétique et doux, je me suis tout de suite représenté l’amour de Bo et d’Hama, j’ai vu le temps s’arrêter exactement comme c’était décrit, elle a le don pour nous emmener avec elle dans cette histoire et ne nous perds pas – malgré parfois un grand nombre de personnages.
J’ai pas mal stressé lors de cette histoire, inquiète pour la suite, et j’avais raison de m’inquiéter.
La fin est très belle, c’est un beau message, mais ça n’a pas guéri ma tristesse.
Les personnages sont tous attachants, au moins ceux qu’on voit le plus souvent, je les ai tous bien aimé, mes préférés étant les frères et sœurs vivants en Bas.
La magie qui existe aussi dans ce livre m’a plu, une magie douce et belle, poétique. Elle fait partie intégrante de cette histoire, de ce monde, et j’ai trouvé ça vraiment beau et intéressant, ça ne faisait pas déplacé dans cette histoire, au contraire c’était bienvenue.
Je ne regrette donc pas la lecture de ce livre, malgré un début difficile, je me suis laissée finalement séduire et emportée par cette histoire touchante, belle et triste.

En plus : j’aime beaucoup la couverture, très bien pensée qui va très bien avec l’histoire.

La petite anecdote : comme je lis pas mal de livres en ce moment, je m’étais dis « je vais pouvoir en acheter » et pile à ce moment là ma mère me donne un colis et c’était ce livre reçu de la part de Gallimard.

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Les gentlemen de l’étrange, Estelle Valls de Gomis

juin 27, 2014

Les gentlemen de l'étrangeRésumé : Dans le Londres du xixe siècle, il se trame dans le brouillard des faits étranges et fantastiques. Manfred, psychiatre et criminologue, accompagné de son ami Wolfgang, impulsif dandy mystérieux aux aptitudes encore plus mystérieuses, enquêtent et découvrent ce qui se cache sous le vernis apparemment lisse du réel.

Des souterrains londoniens aux sombres dédales vénitiens en passant par les plaines glacées et sauvages d’Amérique du Nord, ils rencontreront des créatures aussi effrayantes que fascinantes et réaliseront que les mythes ne meurent jamais : ils se métamorphosent.

Avis : un livre qui m’a beaucoup plu de par son ambiance et ses personnages. Composé de diverses nouvelles – qui se suivent – on fait la rencontre ici de deux homme : Manfred, psychiatre et Wolfgang un noble. Ces deux messieurs ont la réputation de mener des enquêtes, mais pas n’importe lesquels, en effet ils se retrouvent toujours le nez dans des histoires louches, de vampire, de wendigo, et d’autres mystères. Ce qui m’a le plus intéressé dans ces histoires ce n’est pas tant l’enquête que la réaction des deux hommes. Ils font la rencontre d’une souris géante, et décide de l’inviter chez eux (puis quand celle-ci se met à parler, ils n’ont aucun problème avec ça). C’était très drôle. Leur espèce de nonchalance face aux mystères était super sympa, et j’ai bien aimé leur façon de prendre les choses.
J’ai dévoré avec plaisir chacune des nouvelles, je voulais toujours en savoir plus sur Manfred et Wolfgang (particulièrement sur lui car il semble avoir des pouvoirs et être un peu plus qu’humain, même si on n’en sait guère plus). D’autant plus qu’ils sont souvent accompagnés dans leurs aventure du souriceau géant du nom d’Ernest et de Wilhelmine la gouvernante de Wolfgang qui est un peu sorcière sur les bords. Je ne me suis pas tellement attachée à la femme, même si je ne saurais pas dire exactement pourquoi ? Peut-être parce que je trouvais qu’elle trichait un peu ? Mais par contre j’ai beaucoup aimé Ernest et sa passion de la lecture.
Lors des nouvelles il arrive que l’on croise des personnages connus (réels ou fictifs) tel que Bram Stoker ou très succinctement Sherlock Holmes. Cela encore l’histoire dans une sorte de réalité un peu étrange, j’ai eu l’impression d’une sorte d’univers parallèle à dire vrai, dans une époque que j’apprécie beaucoup.
La relation entre Manfred et Wolfgang est géniale, une amitié sincère, une véritable entraide, autant dire qu’ils sont toujours (ou presque) fourrés ensemble, et se soutiennent, mènent l’enquête ensemble, vivent ensemble. Wolgang est très protecteur vis-à-vis de Manfred. Et les deux font une formidable équipe (qui s’agrandit avec Ernest et Wilhelmine).
J’étais vraiment triste d’arriver à la fin, j’aurais voulu que ça dure, qu’on en sache plus sur les personnages, qu’on voit d’autres enquêtes et voyages, je me suis tellement attachée à l’ambiance et aux personnages que franchement ça a été dur de les quitter comme ça.
Les enquêtes en elle-même se résolvaient assez vite, parfois grâce à la chance, parfois parce qu’ils mettaient en point un plan, mais c’était toujours tellement bien raconté que j’étais vraiment à fond dedans.
Un très bon moment de lecture.

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J’irai pas en enfer, Jean-Louis Fournier

juin 27, 2014

J'irai pas en eferRésumé : Il a mis la Sainte Vierge dans les w.-c. de l’institution Saint-Joseph.
Il regarde les dames toutes nues dans les livres.
Et, surtout, il a fait à Dieu une promesse qu’il va certainement ne pas tenir.
Le petit Jean-Louis a toutes les bonnes raisons pour aller cuire dans les marmites de l’enfer. Pourtant, quelquefois, il va au ciel. Quand Alfred Cortot lui joue Chopin, quand Luis Mariano lui chante La Belle de Cadix
Après ses démêlés avec un père alcoolique (Il a jamais tué personne, mon papa), ses démêlés avec le Père éternel.

Avis : Un tout petit livre qui se dévore. Comme souvent avec les livres de Jean-Louis Fournier, les chapitres sont hyper courts, ne se suivent pas forcément et sont composés de petites anecdotes. Plutôt drôle pour la plupart, bourrée d’ironies pour d’autres et quelques unes assez triste aussi, c’est un vrai régal à lire. Jean-Louis nous raconte ici son enfance en appuyant plus particulièrement sur son éducation religieuse donnée par sa mère, sa grand-mère et les curés de son école privé. Il nous parle des bêtises qu’il faisait pour se faire remarquer, de son petit frère, de ses désirs et envie, et surtout de sa peur parfois d’aller en enfer.
C’est tellement sympa à lire, une fois plongée dans le livre, difficile d’en ressortir sans avoir tourner la dernière page (qui arrive vite vu que le livre est très – trop – court). J’aime beaucoup l’écriture de cet auteur qui nous transporte à chaque fois. Ce livre est plus joyeux que d’autres qu’il a écrit, on traverse son enfance (comme dans « il a jamais tué personne mon papa ») mais d’une façon plus positive, cette fois-ci je n’ai pas versé de larmes.
Certaines anecdotes m’ont vraiment fait marrer et d’autres m’ont ému, comme la première où il prie pour que sa mère rentre (en plus je me suis aussi un peu reconnue là, quand je stress parce que mes parents sont en retard ou quoi).
En tout cas c’était encore un vrai plaisir, j’adore cet auteur.

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La grammaire est une chanson douce, Erik Orsenna.

juin 27, 2014

la grammaire est une chanson douceRésumé : «Elle était là, immobile sur son lit, la petite phrase bien connue, trop connue : Je t’aime.
Trois mots maigres et pâles, si pâles. Les sept lettres ressortaient à peine sur la blancheur des draps.
Il me sembla qu’elle nous souriait, la petite phrase.
Il me sembla qu’elle nous parlait :
– Je suis un peu fatiguée. Il paraît que j’ai trop travaillé. Il faut que je me repose.
– Allons, allons, Je t’aime, lui répondit Monsieur Henri, je te connais. Depuis le temps que tu existes. Tu es solide. Quelques jours de repos et tu seras sur pied. Monsieur Henri était aussi bouleversé que moi.
Tout le monde dit et répète « Je t’aime ». Il faut faire attention aux mots. Ne pas les répéter à tout bout de champ. Ni les employer à tort et à travers, les uns pour les autres, en racontant des mensonges. Autrement, les mots s’usent. Et parfois, il est trop tard pour les sauver.»

Avis : je l’avoue tout de suite, si j’avais appris la grammaire comme on peut l’apprendre dans ce livre, j’aurais vraiment adoré mes cours de grammaire. C’est un livre où Jeanne et son frère Thomas vont perdre leurs mots à la suite d’une tempête et vont échouer sur une île où ils vont réapprendre à parler. D’une bien drôle de manière, car sur cette île les mots ont une ville (interdite pour les humains), les noms, les adjectifs, les adverbes, les pronoms, y vivent dans une drôle de communauté. Les mots prennent vie dans ce livre est c’est beau. La musique et les rimes sont aussi très présents, une autre façon d’utiliser les mots et de leur donner un sens. On se délecte de ce livre, on voit les mots d’une autre manière, la grammaire n’est plus aussi compliqué, elle est presque comme un jeu, on assemble les mots pour faire des phrases et c’est vraiment génial.
L’histoire contient également une critique, une critique de la manière parfois rébarbative d’apprendre la grammaire, de la destruction de la langue en allant au plus simple, de la disparition de mots (pourtant très beau et presque magique), de la disparition de langues également.
Dans ce livre on sent l’amour de la langue française, des mots, des phrases et de la grammaire, et cet amour nous est communiqué. L’écriture est très prenante, presque poétique, on est comme dans une ballade, un style très beau, travaillé et réfléchis, une histoire malicieuse, j’ai adoré.
La fin est belle comme tout aussi, j’adore les petites morales disséminées tout au long du livre, et la dernière est vraiment très touchante.
Au niveau des personnages j’ai adoré Jeanne et son frère, leur relation entre l’amour et la haine, et comment chacun d’eux va trouver une stratégie différente pour réapprendre à parler. J’ai aussi beaucoup aimé la prof de Jeanne, Laurencin. Son amour pour La Fontaine, sa façon d’en parler, m’a donné envie de me replonger dans les fables. J’ai aussi adoré le fait qu’elle n’hésite pas à utiliser tous les mots de la langue française, même les « gros mots ».
Ce livre c’était donc que du bonheur, j’ai hâte de savoir ce que nous réserves la suite !

Quelques illustrations (qui accompagnent très bien le texte) :
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Contes des Royaumes tome 3 : Beauté, Sarah Pinborough

juin 27, 2014

beautéRésumé : Cette fois, c’est l’histoire de la Belle au Bois Dormant qui va se prendre un petit coup de neuf ! Bien sûr, on y retrouvera tous les éléments classiques de ce conte (le beau prince, la terrible malédiction, la jeune fille endormie et le château hanté) mais de nouveau revus à la sauce moderne ! Toujours aussi drôle et sexy.

Avis : Beauté est le troisième et dernier tome d’une très bonne trilogie. Même s’il s’agit du dernier tome, l’histoire se passe avant Poison et Charme. Je dois dire que j’ai un peu moins apprécié ce tome 3 aux deux autres, ça reste tout de même une très bonne lecture qui mêle un grand nombre de contes, dont bien entendu « la belle au bois dormant », mais également (et j’ai trouvé la façon de l’utiliser très intéressante) « le petit Chaperon rouge ». Pour les autres je vous laisse la surprise.

Les parents du prince décident de l’envoyer à l’aventure afin d’améliorer son caractère. Le roi engage le chasseur pour l’accompagner, et ils vont devoir retrouver un château disparu sous les ronces depuis 100 ans.
L’histoire a quelques côtés surprenants, j’ai adoré la rencontre avec Petra et sa mère-grand, c’était vraiment bien pensé, néanmoins une fois dans le château j’ai un peu trouvé que le rythme s’essoufflait et malgré le suspens latent j’ai assez vite deviné les tenants et les aboutissants de l’histoire. Malgré cela c’était très agréable à lire, il y a des passages très gore, beaucoup plus d’ailleurs que dans les deux premiers tomes. J’ai trouvé l’idée assez bonne et originale, les contes sont revisités d’une façon que je n’aurais jamais imaginée et c’est assez bien fait.
Si le prince est un peu plus sympa que dans Poison ou Charme, je ne l’ai guère apprécié, je lui ai encore une fois préférée le Chasseur. J’ai beaucoup aimé Petra et sa soif de découverte et d’aventure. Par contre la Belle ne m’a pas plus touché que ça, je l’ai trouvé un peu insipide en vérité, des trois princesses c’est celle qui m’a le moins plus (parce que même si Cendrillon était superficielle et égoïste au départ, elle s’améliore). Trop « princesse » justement, trop gentille, belle, généreuse et niaise. Malgré son histoire, ce n’est pas un personnage auquel je me suis particulièrement attachée.
La fin est moins surprenante que pour les deux autres finalement, mais elle reste très sympa tout de même, et clôture assez bien la trilogie.
J’ai donc passé un super moment avec ce livre et même si je l’ai trouvé un brin moins bien que les deux premiers, cela n’empêche pas qu’il est bon et que cette trilogie est géniale.

Les détails qui tuent (GROS SPOILS) :
– Si quelqu’un pouvait m’expliquer quelque chose que je n’ai pas compris, dans Charme, Rumpel a son brouet, alors qu’il le laisse logiquement à Petra dans Beauté… Alors une explication ?
– La scène de « partouze » avec la Bête, ça m’a vraiment fait penser à Aliss de Patrick Sénécal (un livre d’horreur génial que je recommande).

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Azami le cœur en deux, Marc Cantin et Isabel

juin 24, 2014

Azami-le-coeur-en-deuxRésumé : Azami vit depuis toujours avec sa grand-mère un peu sorcière au pied du mont Kaïdo. Et voilà que son père lui propose de l’emmener en vacances à Paris ! Pour la jeune Japonaise, c’est le choc des cultures. Ses habits d’enfant sage forment un drôle de contraste avec les cheveux verts de Myo, l’adolescente qui l’accueille. En plus, Myo se montre détestable avec elle. Son petit ami Joan, en revanche, est bien charmant …

Avis : Ce livre est une bonne lecture, Azami qui vit dans la campagne Japonaise et qui est élevée par sa grand-mère depuis toute petite va devoir totalement changer de monde en partant en vacances pendant dix jours à Paris. L’idée est sympa, j’ai passé un assez bon moment, mais quelques petites choses m’ont titillé.
Tout d’abord c’était écrit au présent et ça ça m’a dérangé, ça a rendu difficile ma lecture, j’ai vraiment du mal avec les textes écrits au présent.
Ensuite j’ai trouvé que les événements étaient bien trop rapide, j’aurais vraiment aimé qu’on s’attarde un peu plus sur le dépaysement d’Azami, sur ses découvertes (bonnes ou mauvaises), sur les différents modes de vie. Là bien sûr on voit deux mondes totalement opposés mais on s’attarde à peine dessus, les événements sont tous très rapides et on a pas le temps d’assimiler un truc qu’autre chose se passe, les personnages changent aussi trop vite de caractère. Bref, pour moi ça aurait mérité d’être moins rapide, plus fouillé.
Quelques trucs m’ont fait grincer des dents aussi, bien que je sois d’accord sur le fait que les métros bondés de monde en France et surtout à Paris c’est l’exact vérité, et qu’on se sert tous les uns sur les autres, et qu’on se retrouve des fois le nez collé sous les aisselles. Par contre les pervers du métro et les drogués qui vous agressent pour aller chez vous… C’est quand même pas à tous les coins de rue. Désolé mais j’ai vécu 2 ans à Paris et ça ne m’est jamais arrivé (je suis tombée sur un voleur une fois). Azami a vraiment pas de bol quand même…
J’aurais aimé qu’on appuie aussi plus sur les points positifs parce que du coup c’est un peu tout ce que j’ai retenu de Paris et de la France, on est des gros crados, on se drogue et on est pervers. Bref.
Autre chose qui ne m’a pas tellement plu c’est la présence du yokaï, ça ajoute une pointe fantastique pas très utile à mon goût, j’aurais préféré qu’il y ait plus de détails sur le dépaysement d’Azami que sur ses dialogues ennuyeux avec le yokaï.
Niveau suspens c’était assez facile de comprendre de quoi il en retournait.
Il y a des bonnes choses tout de même, j’ai adoré la grand-mère d’Azami, elle est un peu (beaucoup) superstitieuse mais m’a fait marrer à vouloir offrir des présents au Kami de l’ordinateur. Azami est une fille qui m’a plu, on sent que même si elle est japonaise (donc très respectueuse, hyper polie…) elle a des problèmes d’adolescentes (l’amour, la peur de déplaire, etc.), bref je l’ai trouvé plutôt mignonne (bien qu’un peu naïve sur certaines choses).
Myo m’a plutôt déplu, même si elle est typique de l’adolescente rebelle qui est insupportable mais en fait est plutôt mal dans sa peau. J’ai bien aimé sa petite sœur et ses parents (pour le peu qu’on les voit).
Son père est sympa, Floriane est adorable, mais comme pour le reste on les voit trop peu. Je me suis tout de suite méfiée de Joan par contre.
Bref, j’ai quand même passé un bon moment de lecture, c’était agréable, mais bien trop rapide, ça aurait mérité qu’on s’étende plus sur les différences culturelles entre la France et le Japon.