Archive for the ‘Livres audio’ Category

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Trois jours et une vie, Pierre Lemaitre

juin 9, 2019

9782367621951-001-TRésumé : « À la fin de décembre 1999, une surprenante série d’événements tragiques s’abattit sur Beauval, au premier rang desquels, bien sûr, la disparition du petit Rémi Desmedt.
Dans cette région couverte de forêts, soumise à des rythmes lents, la disparition soudaine de cet enfant provoqua la stupeur et fut même considérée, par bien des habitants, comme le signe annonciateur des catastrophes à venir.
Pour Antoine, qui fut au centre de ce drame, tout commença par la mort du chien… »

Avis : C’est l’histoire d’Antoine que l’on suit sur plusieurs années. Antoine, traumatisé par la mort du chien de ses voisins, va commettre un crime qui va changer sa vie. Et tout va basculer.

Sincèrement, je suis déçue par ce livre. Je me suis pas mal ennuyée à l’écoute, et j’ai voulu arrêté, mais j’ai tenu bon jusqu’au bout en espérant une grosse révélation. Sauf que ce qu’on apprend, n’a pas été à la hauteur de mon impatience, et j’ai fini cette lecture avec comme réflexion « tout ça pour ça ? »
Les gros bémols tiennent de quelques remarques sexistes que j’ai soulevé, des scènes aussi dont je me serais bien passée.

Honnêtement, je ne sais pas à quoi je m’attendais mais même si j’ai éprouvé beaucoup d’empathie pour Antoine, il a fini par me taper sur le système vers la fin, et les derniers chapitres m’ont paru longuet au possible.

Ce n’est pas une mauvaise histoire, c’est simplement pas du tout ce à quoi j’aspirais, et que la fin m’a tellement déçu qu’au final j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps. Je pense que j’en attendais trop, tout simplement.

En bref, lecture mitigée mais comme j’aime bien l’auteur, je compte bien tenter d’autres livres de lui.

Avancement de mon DP : 
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Mémoire trouble, Lisa Unger

juin 4, 2019

9782266200547-475x500-1Résumé : Cette femme qui fait ses courses s’appelle Annie Powers. Pour l’état-civil, elle est mariée, bien intégrée à la communauté, mère d’une charmante petite fille. Cette femme qui fait ses courses s’appelait Ophelia Mardi. De cette existence-là, l’oubli n’a pas tout effacé. Les crises de panique chroniques, sa phobie de l’eau sont les vestiges d’un passé que personne ne soupçonne : un beau-père serial killer, une cavale meurtrière avec le fils de ce dernier, lui-même passablement dérangé, son changement d’identité… Aujourd’hui, Ophelia est morte en elle. Pourtant, il suffira d’un rien pour la ressusciter. Une silhouette sur la plage, un détective privé, et, peu à peu, la mémoire lui revient. Mémoire trouble, fragmentée, mensongère… Et lorsque des fantômes prennent d’assaut sa nouvelle vie, Annie ne peut compter sur personne d’autre qu’elle-même. Mais sait-elle vraiment qui elle est ?

Avis : C’est l’histoire d’Annie, ou plutôt d’Ophélia, dont le passé est trouble. En effet sa mère s’est entichée d’un serial killer, et pour essayer de lui échapper, elle part avec le fils de cet homme. Mais ça c’était le passé, et Annie a désormais une belle vie, un mari aimant, une petite fille qu’elle aime de tout son cœur. Seulement le passé va remonter à la surface et tenter de l’engloutir. Que devra-t-elle faire pour retrouver une vie normale ?

J’ai beaucoup aimé ce livre, et j’avoue que certains passages m’ont même fait frissonner, surtout au début, il y a une ambiance assez inquiétante. On a l’impression qu’Annie est poursuivit. Hallucinations ? Ou autre chose ?
C’était vraiment prenant et j’ai écouté le livre avec délice. Quelques longueurs vers la fin peut-être, un petit moment d’essoufflement, mais c’était quand même sympa. Je me suis beaucoup attachée à Annie, je souhaitais qu’elle se sorte des griffes de Marlow et j’avais peur pour elle. J’avais aussi du mal à faire confiance aux gens qui l’entouraient, particulièrement son beau père, qui ne m’inspirait aucune confiance, ou le flic ripoux qui la menace.

Comme on se trouve dans la tête d’Annie, on se dit que ce qui lui arrive est vraie, que quelque chose cloche. Mais c’est vrai que certaines scènes ont l’air tellement tiré par les cheveux, qu’on pense réellement qu’elle hallucine, sans savoir le vrai du faux.
Et c’est vrai que l’intrigue est par moment un peu folle. Le rythme est assez rapide par moment, ce qui facilite l’écoute. Ceci dit, on a les flash-back d’Ophélia qui sont un peu plus longs afin de bien instaurer la situation, mais ce ne sont pas du tout des passages qui m’ont ennuyé, parce qu’Ophélia a vraiment eu une vie affreuse. Sa mère était alcoolique et un peu cinglée, et elle était entourée de personnes plutôt malfaisantes et ne recevait aucune aide.

En bref, j’ai bien aimé cette lecture, j’ai aimé le personnage d’Annie-Ophélia, et j’ai été transporté et intrigué par le récit, malgré quelques longueurs.

Avancement de ma création :
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Lundi mélancolie : le jour où les enfants disparaissent, Nicci French

mai 31, 2019

9782266239431Résumé : Frieda, psychanalyste, s’inquiète pour l’un de ses patient: Alan, désespéré de na pas être père, il rêve toutes les nuits d’un petit garçon. Son petit garçon. Un fils qui lui ressemblerait, roux, comme lui quand il était jeune. Et comme Matthew, 5 ans, disparu à la sortie de l’école quelques jours plus tôt. Simple coïncidence ? Malgré le scepticisme de la police Frieda
est bien décidée à mener l’enquête. Et si les rêves d’Alan sont des preuves, ils ont tout d’un cauchemar.

Avis : Je l’ai écouté en livre audio et j’ai bien aimé l’histoire. C’est celle de Frieda dont le patient a des rêves étranges et qui correspondent à une enquête en cours, celle d’un petit garçon qui a disparu. Et ce petit garçon, Alan le voit dans ses rêves, il se voit en train de l’enlever. Frieda se retrouve donc au cœur d’une affaire de disparition et va aider la police. Ce que j’ai le plus aimé dans cette histoire, ce n’était pas tant l’intrigue que les personnages. Je me suis beaucoup attachée à Frieda et à l’enquêteur Karlsson également. Ainsi que les gens qui tournent autour de Frieda.

J’ai aimé l’écriture aussi, l’intrigue était sympa, même si j’ai trouvé certaines ficelles très grosses et un peu facile. J’avais deviné la fin assez longtemps avant la fin, et si d’hab j’en suis plutôt fière, j’avoue que j’aurais aimé me tromper et découvrir un truc de ouf. Sauf que non. Du coup, c’est vrai que j’étais un peu déçu à l’écoute. Mais j’ai quand même beaucoup aimé cette histoire, l’enquête et les personnages.

En bref, il s’agissait d’une bonne lecture, malgré le fait que certaines choses étaient trop faciles. Je pense que j’écouterai le tome 2.

Avancement de ma création :
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Terminus Elicius, Karine Giebel

mai 19, 2019

terminus-eliciusRésumé : Istres-Marseille. Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu’un événement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito ? La résolution, peut-être, de cette affaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne ? « Vous êtes si belle, Jeanne Si touchante et si belle. » Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n’aura de terminus qu’au bout de l’enfer…

Avis : J’ai dévoré cette lecture audio (et oui encore, je suis devenue accro). On va suivre Jeanne, une femme avec ses petites manies et ses bizarreries, elle vit avec une mère pas top, et elle se parle toute seule, elle répond à cette voix enquiquinante qui ne veut pas la laisser tranquille. Et puis sa vie bien rangée bascule quand elle découvre la lettre du tueur qui menace Marseille. Parce que c’est une lettre d’amour, parce qu’elle a peur et en même temps elle est intriguée, va s’en suivre alors une drôle de correspondance.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, j’étais très attachée à Jeanne et je voulais qu’elle s’en sorte, je voulais aussi apprendre à mieux connaître ce tueur, pourquoi faisait-il ça ? Pourquoi allait-il aussi loin ? Et comment était-il tombé amoureux de Jeanne ?
C’était impossible de lâcher l’histoire, je voulais continuer, et j’ai écouté tout jusqu’au bout. Et j’ai vraiment adoré, j’étais à fond derrière Jeanne, même si certaines de ses décisions semblaient mauvaises. Bizarrement, j’ai aimé la relation qui se nouait entre le tueur et Jeanne, et entre Esposito et Jeanne. Il y avait quelque chose. Si au début le style paraissait froid, parce que Jeanne est strict, il s’adoucissait au fur et à mesure.

La fin m’a laissé dans tous mes états. J’ai imaginé pleins de choses improbables, et finalement j’ai compris vers la fin de quoi il devait être question.

En bref, une super lecture très prenante.

Ma création (qui avance très doucement) : 
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La maison d’à côté, Lisa Gardner

mai 18, 2019

Lisa-Gardner-La-Maison-CoteRésumé : Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d’école et mère modèle, a disparu. Seul témoin : sa petite fille de quatre ans. Suspect Nº1 : son mari Jason.

Dès que l’inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d’empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse « chérie »… Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher ? Mais de qui ?

Avis : J’ai écouté ce livre en audio, et la narratrice avait une voix très très agréable, du coup c’était un total plaisir à écouter.

L’histoire en elle-même était passionnante. L’inspectrice D.D se retrouve dans une enquête étrange, une femme a disparu et son mari réagit bizarrement. Persuadée qu’il est coupable de quelque chose, elle décide de lui mettre la pression. Sauf que Jason n’y est pour rien, et que lui aussi se demande où peut bien être sa femme. Mais il a des choses à cacher, et parce que ses réactions sont étranges, D.D va s’acharner sur lui. Et bon sang, qu’elle m’a saoulé. Je n’avais pas l’impression qu’elle cherchait la femme, mais juste qu’elle voulait prouver que Jason était forcément coupable. Plus mon aversion pour D.D augmentait, plus j’aimais Jason. Je savais qu’il avait dû vivre des trucs difficiles pour être comme ça. J’ai adoré son enfant aussi, elle était super attachante la petite.
Reliant les faits entre eux, il y a certaines choses que j’avais deviné, mais je me suis demandée tout du long de l’histoire ce qu’avait pu devenir la femme de Jason, et qu’est ce qui lui était arrivé ?

C’était tout un amas de nœud, des personnages qu’on soupçonne ou pas, des histoires bizarres qui remontent à la surface. On a le droit aussi à une personne fichée comme étant délinquant sexuel, parce qu’il a couché avec une gamine de quatorze ans, et même si ce qu’il a fait était mal, vraiment mal, il m’a fait de la peine, parce que toute sa vie, il allait payer pour ce qu’il avait fait. Plus encore qu’un meurtrier. Et il paraissait plus brisé que vraiment méchant.

La fin m’a plutôt surprise, même s’il y avait certaines choses que j’avais comprises. J’ai vraiment été à fond dans l’écoute de ce livre, et j’ai adoré découvrir cette autrice, je sens que je vais me pencher sur d’autres de ses œuvres.

Ma nouvelle création : 
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Le cri, Nicolas Beuglet

mai 15, 2019

LE-CRI_CV_DEF-653x1024Résumé : À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…

Avis : Sarah Geringën travaille pour la police d’Oslo et va se retrouver sur les traces d’une enquête qui va l’emmener là où elle ne s’y attendait pas.

Je pensais que l’histoire serait centrée sur ce mystérieux patient, qu’on aurait une ambiance un peu film d’horreur au cœur d’un hôpital psychiatrique remplis de secrets. Mais en fait, l’épisode sur l’hôpital psy ne dure que très peu, et Sarah va se retrouver prise dans l’action, en rencontrant Christopher. S’en suit une course contre la montre afin de mettre à jour des révélations censées changer le monde et pour lesquels des gens sont prêt à tué et à être tué. On s’attend à quelque chose d’énorme, mais au final j’avais à peu près compris ce qu’on allait découvrir et je ne suis pas tombée de ma chaise devant la révélation qui m’a légèrement fait lever les yeux au ciel. L’épilogue aurait pu me faire dire quelque chose comme « okay mouais bof, tout ça pour ça ».

Et finalement, ce que j’ai aimé dans cette histoire ne tient pas forcément à l’histoire elle-même mais plutôt aux personnages. J’ai eu beaucoup d’attachement pour Sarah, sa force comme sa fragilité, elle a un caractère bien à elle, et elle est travaillée et intéressante. J’ai aussi adoré Christopher qui se retrouve embarqué dans l’histoire malgré lui, et tout ce qu’il met en oeuvre pour sauver son neveu Simon. J’ai bien aimé la relation qui se tisse entre eux, les moments d’angoisse. Le livre ne nous laisse pas souffler, sans arrêt les personnages courent partout, sont menacés, cherchent une réponse. Mais, je n’ai pas plus accroché que ça non plus. J’aurais voulu qu’on se pose un peu plus et sentir monter l’angoisse. Et j’aurais sans doute préféré qu’on n’oublie pas si vite le fameux patient 488 qui est apparemment mort de peur. J’ai trouvé que certaines choses n’étaient pas assez creusé. Et c’est dommage.

En bref, j’ai bien aimé mais je n’ai pas autant accroché que je l’aurais aimé.

Le tableau en diamond painting que j’ai fais à côté et qui est fini :
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Esprit d’hiver, Laura Kasischke

mai 9, 2019

esprit d'hiverRésumé : En ce matin de Noël, Holly se réveille, en retard, hantée par un funeste pressentiment : l’impression que, quand elle est partie en Russie avec son mari seize ans plus tôt pour adopter Tatiana, quelque chose les a suivis jusque chez eux.

Tandis qu’Holly tente de dissiper cette angoisse inexplicable, son mari, Eric, part en hâte pour l’aéroport où il doit retrouver ses parents venus fêter Noël avec eux.

Très rapidement, les incidents s’enchaînent : un blizzard fulgurant se lève et interrompt progressivement toute possibilité de circulation automobile sur les routes environnantes.

Alors qu’Eric se retrouve bloqué à l’hôpital où il a dû conduire d’urgence ses parents, les autres invités se décommandent successivement. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana. Se met alors en place un huis clos hivernal au fil duquel le comportement de sa fille apparaît de plus en plus étrange et incohérent…

Avis : Holly se réveille avec un mauvais pressentiment, et un besoin viscéral d’écrire. Mais elle se rendort, et se réveille plus tard, bien tard pour le matin de Noël. Tatiana sa fille ne les a pas réveillé et Eric part en trombe à l’aéroport pour aller chercher ses parents. Les deux femmes se retrouvent donc seules ensemble et débutent alors un huis clos où la mère et la fille vont tantôt se disputer, et tantôt se réconcilier. Mais il est évident que le comportement de Tatiana est bizarre.

Au début j’ai pensé à une crise d’adolescence, Tatiana est très très chiante, elle a des réactions stupides. Mais en en apprenant plus sur Holly, sur son passé, sur l’adoption de Tatiana, je me suis dis que cette mère était légèrement malsaine. Qu’elle avait parfois des réactions étranges, des pensées étranges également. Et sa relation avec Tatiana devient au fur et à mesure venimeuse.

Si j’ai bien aimé cette histoire, ce huis clos, j’ai quand même trouvé qu’on tournait un peu en rond par moment. Je suis bien consciente que c’est pour faire monter la tension, la pression, mais certaines répétitions m’ont un peu agacé et par moment j’avais l’impression que l’autrice faisait exprès de ralentir les choses, pour ne pas donner d’informations trop vite, mais c’était fait d’une telle façon que ça m’agaçait parce que la réponse était évidente.

J’ai deviné à peu près les révélations avant qu’elles n’arrivent, et je n’ai pas bondis de surprise à la fin du livre. Ça reste néanmoins une lecture intéressante et prenante, l’autrice a une jolie plume et sait nous retenir au milieu du blizzard.

Le tableau en diamond painting que j’ai fais à côté (et qui n’est toujours toujours pas fini) :

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