Archive for juillet 2013

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Qui veut la peau de Marc Levy? Gordon Zola

juillet 28, 2013

qui veut la peau de marc levyRésumé : Quel est donc ce drôle d oiseau qui a décidé d’éliminer les nuisibles de la littérature ? Marc Lévy, BHL, PPDA, Florian Zeller et Frédéric Beigbeder ont disparu ! La profession a peur… Jusqu où ira ce mystérieux kidnappeur qui n hésite pas à utiliser les oiseaux comme une arme de destruction massive ?
Heureusement, le commissaire Guillaume Suitaume veille au grain !

Avis : j’avais peur en commençant ce livre que je trouve l’humour trop lourd, trop forcé, qu’au bout de dix pages j’en ai marre, je me retrouve enfouis et que le calembour prime sur l’histoire. Mais ce ne fut pas le cas. Bien entendu la plume est pleine d’humour, jeux de mots et autres contrepetries, même les noms des personnages sont amusants (mon chouchou étant « Habib Liotek »), mais cela sert l’histoire et j’ai trouvé ça très drôle et satirique.
L’enquête est assez loufoque, mais fonctionne bien. Il est évident que l’auteur prend des raccourcis, certaines choses sont analysés bien trop vites, et franchement deux jours pour ce genre d’enquête? C’est vraiment trop rapide. Mais on est prévenu dès le début, on sait dans quoi on se lance, ce n’est pas réaliste certes, mais ça ne dérange en rien. On se marre, on est en pleins suspens tout de même (parce que moi je l’ai pas vu venir qui c’était le Bec), et on a le droit à une enquête. Les relations des personnages sont marrantes, même si je regrette qu’il ne soit pas un brin plus développé. Certes on sait que Purdey Prune a un physique à faire tomber n’importe qui, Guillaume Suitaume est un excellent profiler (a l’humour bien présent) et son patron Hercule Comenvetu ne pense qu’à ses vacances (et sa popularité), il y a aussi Achille Pendule et Habib Liotek qui travaille avec Suitaume et qui ne s’entendent pas du tout, mais j’ai tout de même trouvé que de façon générale c’était survolé. Cependant, ce n’est pas tellement gênant et le livre reste très entraînant.
Je ne me suis pas du tout ennuyée, il y avait – en plus de l’humour – pas mal de rebondissement, des dialogues et des interventions de l’auteur qui sont vraiment drôles.
Un détail vers la fin m’a arraché un sourire car je ne m’y attendais pas, mais j’ai trouvé ça finement joué et très sympathique au final.
En bref, un livre très drôle qui se lit très bien, fait marrer mais aussi réfléchir, contient du suspens, des rebondissement, des personnages fous (même si peut-être un brin trop survolé par moment), une fin très sympa et des dialogues qui valent le coup d’œil (j’ai tellement adoré le passage de Marc Levy à « Un livre a été commis le… » je me suis écroulée de rire).
Je relirai avec un plaisir certain un livre de cet auteur (et ça tombe bien parce que ma sœur en a d’autres dans sa PAL).

Phrase post-itée : 
 » – Commissaire Suitaume, j’écoute… oui, déjà debout… Où ça?… J’arrive.
Et afin de mieux arriver, il partit. »
Très simple mais ça marche vraiment sur moi ce genre de choses.

3 plus : 
– Le titre qui accroche tout de suite non? Moi ça m’a rendu curieuse quand ma petite soeur est revenue avec le livre
– L’écriture, l’humour et le suspens. Oh et la remarque sur le « clin » d’œil…
– L’histoire, la satire.

1 moins : 
– J’aurais aimé des personnages moins survolés par moment

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Aujourd’hui …

juillet 25, 2013

Aujourd’hui mon blog a 2 ans, ça ne paraît rien, mais pour moi c’est beaucoup. J’ai toujours tendance à abandonner les choses que je commence, mais ce blog j’y suis encore même après deux ans et c’est impressionnant et je suis contente.

Parce que je l’aime, parce que je m’amuse à le faire, j’adore faire mes chroniques, lire des tas de livres, faire quelques vidéos. Merci à tous ceux qui le suivent.

Voilà c’était un tout petit rien parce que je suis contente d’en être là et que j’espère continuer encore longtemps longtemps ! =)

 

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Elle s’appelait Sarah, Tatiana de Rosnay

juillet 25, 2013

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Lecture commune avec club de lecture.

elle s'appelait sarahRésumé : Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.

Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un Français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv.

Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie va changer à jamais.

Elle s’appelait Sarah, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.

Avis : L’histoire est raconté de deux points de vue. On a le droit à ce qui se passe du côté de Sarah, pour moi la partie la plus intéressante du livre. Sarah est une enfant très intelligente, qui avec ses yeux analyse et observe ce qui est entrain d’arriver. Elle peut voir la tristesse de ses parents et le mépris des gens autour, l’indifférence également des personnes. C’est vraiment très très dur de se rendre compte que presque personne n’a rien fait, que certains étaient même d’accord avec la rafle du vel d’hiv, la cruauté également des policiers français. L’espoir des juifs aussi, et surtout de Sarah, comme ce sont des policiers français on pense être relâché. Enfin voilà, j’aimais beaucoup voir les sentiments de Sarah, sa colère, sa détresse également, et sa façon de se battre.
En parallèle on a donc la vie de Julia Jarmond, sa vie avec son mari (un pauvre type si vous voulez mon avis) et sa fille Zoë. Ses difficultés, ses sentiments également, la façon dont elle voit Paris et les Parisiens et dont même si elle y vit depuis 25 ans, elle est toujours considéré comme l’Américaine. Et bien si vous voulez mon avis, toute cette histoire est complètement superflus et carrément lourde. J’avoue que je me fichais totalement que cette femme ait des problèmes avec son mari, et je trouvais bien plus intéressants tous les moments où elle enquête sur le Vel d’Hiv et Sarah.
Pour moi Bertrand son mari était une bonne tête à claque absolument insupportable, un personnage irritant au possible, Zoë sa fille était assez mâture mais je l’aimais beaucoup, sa belle famille … Et bien j’avoue n’avoir aimé que Mamé et Edouard, les autres sont tout simplement trop énervant.
Une autre chose qui m’a gonflé dans ce livre c’est toutes les remarques « c’est typiquement français ceci cela machin truc » alors certes c’est peut-être vrai, une fois, deux fois ça serait mieux passée, mais TOUT le long du bouquin? Stop quoi. On a compris tu es l’américaine et les parisiens font tous des choses typiquement françaises et au bout d’un moment j’avais l’impression de n’avoir qu’une longue série de clichées, et ça m’a saoulé. Ça alourdissait vraiment l’histoire, et à mon avis on s’en serait très bien passé.
Par contre j’ai bien aimé qu’on souligne la méconnaissance de ce qu’il s’est passé au Vel d’Hiv (moi-même si j’avais pas vu certains blogs qui en parlaient j’étais totalement ignorante sur le sujet), alors qu’à mon avis il est important de savoir, de ne pas oublier ce qu’il s’est passé même si c’est dur. Ce livre permet d’en savoir plus à ce sujet, et c’est très intéressant.

Là où je suis un peu déçue c’est que je m’attendais vraiment à ressentir toute une tripotée d’émotion, à être totalement bouleversée par cette histoire, à pleurer même… Et bien rien du tout. Pourtant je ne suis pas du genre insensible, simplement la façon dont c’est écrit n’a pas réussi à crée d’émotion en moi. Il y a des passages durs, mais finalement je les ai vécu avec une certaine distance et c’est dommage.

Je n’ai pas aimé la fin je dois dire, je l’ai trouvé… Un brin cliché? Trop facile. Je ne sais pas, ça ne m’a pas tellement plu.

En bref, un bon livre, qui permet d’en savoir plus sur le Vel d’Hiv, du point de vue direct de Sarah (même si c’est à la troisième personne) pour voir de l’intérieur, et du point de vue de Julia qui fait des recherches des années plus tard. Cependant cela manque d’émotion (même s’il y a des passages difficiles), et comporte quelques lourdeurs (la vie de Julia, les clichés « les parisiens sont ceci-cela ») et une fin pas terrible.
Je garde tout de même un bon souvenir de ma lecture, car le livre était assez fluide et accrocheur.

Pas de phrase post-itée.

3 plus : 
– la partie avec Sarah, son point de vue, ses sentiments
– c’est intéressant d’en apprendre plus sur le Vel d’Hiv
– un livre fluide et accrocheur

3 moins : 
– je n’ai pas tellement été ému
– trop de lourdeurs dans l’histoire, je pense que certaines choses auraient pu être enlevé
– je n’ai pas aimé la fin.

Ce livre répond au challenge : 
Lecure commune

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Top Ten Tuesday n°61

juillet 23, 2013

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini.
Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog de Iani

Les 10 thèmes ou mots du titre qui ne vous font surtout pas acheter le livre

1/La guerre 39-45 ou 14-18 : j’évite de manière général ce genre de livres parce que ça me retourne l’estomac, les yeux, tout. Je suis très sensible et ces guerres sont tellement affreuses que j’ai beaucoup de mal à lire des livres sur le sujet. Pourtant il m’arrive de faire des exceptions parfois, comme en ce moment je lis « Elle s’appelait Sarah » de Tatiana de Rosnay. (Je ne pense pas que je lis de livres sur les autres guerres non plus, en fait).

2/Les livres érotiques : non mais sérieux? C’est la grande mode en ce moment, à croire qu’il faut du sexe pour satisfaire les gens dans les livres maintenant. Personnellement je préfère les histoires d’amour où l’auteur va tout écrire en subtilité. Je n’ai jamais été partisane de ce genre de lecture de toute façon, mais maintenant avec les trucs comme 50 nuances et autres âneries c’est pire.

3/ Les livres sur « comment maigrir » et autres trucs dans ce genre : la société de l’anti-gros, l’anti-moche et compagnie ça va bien cinq minutes mais je remplirai pas ma bibliothèque avec des conneries pareilles.

4/ Les livres qui te disent comment bien vivre ta vie : sous couvert que ça a l’air scientifique, ce n’est pas forcément scientifique. Ce genre de livres m’énervent au plus haut point, comme si un bouquin allait nous dicter comment vivre pour être heureux (et sur le même modèle que les 15 autres qui auront aussi acheté le livre…) Mouais. Tout d’abord : qu’est ce que c’est le bonheur?

5/ Les témoignagnes sur la drogue ou sur l’inceste/viol : bon sans doute comme pour la guerre, je passe en général mon chemin parce que ce sont des livres qui me rendent malade (genre vraiment, quand j’ai lu l’herbe bleue j’ai pas dormis pendant trois jours et j’arrêtais pas de pleurer). Je ne suis pas trop trop témoignage (sauf sur l’autisme, le handicap…) mais ceux là c’est les pires, je les évite, je fais demi-tour. D’ailleurs je lis très peu de livres sur la drogue en général (même des fictions) parce que j’ai un mauvais rapport avec ça et que souvent je me sens mal après.

6/ L’économie : vraiment? Je dois dire pourquoi? Je n’aime pas l’économie, et pour avoir feuilleté des livres et même lu un bouquin complet sur le sujet… Je sais à quel point je déteste. Je les évite comme la peste.

7/ Vampires, loup-garou, licornes… : à part exception, des suites de livres que j’ai bien aimé ou des livres qui me faisaient envie depuis longtemps, j’évite ce genre, déjà parce que je n’ai jamais aimé les loups-garou (sauf peut-être dans teen wolf), et que j’ai vraiment été dégoûté des vampires (merci journal d’un vampire, twilight et autres conneries). Quand aux licornes… Je n’aime pas les licornes. C’est moche non une licorne?

8/ La politique : surtout ceux écrit soit disant par des politiques. Rien que de passer à côté je m’endors… C’est grave hein? Qu’ils aient rendu la politique aussi indigeste dans notre société. Mais moins les gens s’y intéressent et plus on les manipule facilement.
C’est grave, mais ça reste franchement indigeste… A la limite je préfère lire des livres de philosophie qui traitent du thème…

9/ La chick-litt : à part grosse exception (comme pour gossip girl) je passe mon chemin. Je n’adhère pas à l’humour, aux héroïnes, à l’histoire. Souvent je trouve que ça rabaisse la femme en plus.

10/ Les biographies  : alors peut-être à part Jean Teulé qui arrive à raconter des histoires réelles sans que je me fasse complètement ch*er, je dois dire qu’en général les biographies c’est vraiment pas mon truc. Sauf peut-être celles sur Rimbaud et Renaud ! Mais comment a vécu Tartampion… Mouais hein !

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La pilule, Tchouky

juillet 22, 2013

la piluleRésumé : C’est la crise. Et si être chômeur devenait mortel ?
Ne comptez pas sur la société pour vous sauver. Car il n’y a pas d’issue.

Avis : ce livre commence quand le narrateur reçoit une lettre du ministère qui lui envoie une pilule, en lui expliquant qu’il est devenu indésirable pour la société, que sa situation de travail est trop mauvais et qu’il vaut mieux qu’il se suicide. On le laisse choisir quand prendre la pilule, mais on lui demande de la garder, qu’il y aura des contrôles et qu’il pourrait aller en prison s’il ne l’a pas. La société n’a pas trouvé de meilleure idée pour se débarasser de ce qu’elle considère comme des rebuts. Loin de se révolter, les gens (les autres, ceux qui n’ont pas reçu la pilule) ont l’air de trouver ça bien, après tout quand on veut on peut et ceux qui sont au chômage sont les fainéants de la société, y en a marre de payer pour eux.
Un sujet assez actuel puisque dans une société en crise, le chômage ce n’est pas ce qui manque, et combien de fois peut-on entendre « tous des fainéants » « on bosse pour eux » et ce genre d’âneries.

Dans cette histoire au moins c’est radicale. Notre narrateur pourtant n’est pas chômeur, il travaille en free-lance, il est même plutôt doué, gagne quand même bien sa vie, mais voilà parfois il n’a pas de travail et cette condition n’est pas admissible alors il reçoit la pilule. Se sentant indésirable, sa vie va basculer. Sa femme Laure va tout faire pour le soutenir, l’aider. Laure m’a beaucoup plu.
On se met facilement à la place du narrateur (je suis quasiment sûre qu’il n’a pas de nom, ce qui est fait exprès je pense, cela lui retire encore plus son « identité »), et cette nouvelle m’a fait beaucoup de peines.
J’espère que l’on en arrivera jamais à ces extrêmes.

C’est donc une nouvelle très actuelle, très courte mais qui a quand même le temps de nous marquer.

Phrase post-itée : 
« la tâche de la cellule Délivrance est de repérer les citoyens dont la situation professionnelle présente le moins de chances d’amélioration et de leur offrir ainsi la possibilité de libérer le marché d’une demande supplémentaire en mettant fin à leurs jours. » c’est une des premières phrases et j’étais là « leur offrir? Trop aimable ». C’est tellement horrible que j’en ai ris.

 

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Le secret oublié, Kay Thorpe

juillet 21, 2013

le secret oubliéRésumé : Lentement, Karen émergea des brumes d’un sommeil sans rêve tandis qu’à côté d’elle, une voix masculine répétait doucement son nom. Lorsqu’elle ouvrit enfin les yeux, elle découvrit celui qui se trouvait à son chevet. Avec son visage aux traits déterminés, ses grands yeux bruns et sa peau mate, l’homme possédait un immense pouvoir de séduction… Karen l’observa avec étonnement, certaine de ne jamais l’avoir vu auparavant. Comment aurait-elle pu oublier un homme au charisme si fascinant?
Troublée au-delà de toute mesure, elle se décida alors à poser la question qui lui brûlait les lèvres.
– Qui êtes-vous?
– Je suis Luiz Andrade. Ton mari.

Avis : entre Cruelles et Elle s’appelait Sarah, je me suis dit qu’il fallait que je lise un truc vraiment léger, alors j’ai pioché dans mes Harlequin et choisi celui-ci. Bourré de suspens je dois le dire, mais comment se fait-il que Karen ne reconnaisse pas Luiz? Ah oui une amnésie. Et comment se fait-il qu’elle soit partie avec un autre homme? Touuuute l’intrigue de l’histoire repose là dessus « l’a-t-elle vraiment trompé alors qu’elle semblait tellement l’aimer? » Mouais !
Bon je dois dire que j’ai quand même ris de la niaiserie « au bout de cinq jours ils sont mariés » ahaha, ridicule. Leur amour tellement idyllique d’ailleurs ne l’est pas tant que ça, Luiz n’est qu’un c*nnard macho (je n’ai pas trouvé plus poli) mais comme il est bon au lit, Karen lui pardonne. Autant dire que je hais ce genre de type qui prend sa femme pour un objet, qui ordonne et qui veut obéissance « obéit à ton mari et la ferme »… Mouais, pas vraiment le genre d’homme qui séduit. Sauf peut-être Karen quoi.
En plus il est hyper jaloux, elle peut pas faire un pas sans qu’il lui fasse une crise, c’est d’un désagréable. Sans parler de sa famille, ou du moins de Béatriz… Qui est la belle soeur chiante ! Et de Régina, qui est plutôt mignonne, mais franchement c*nne elle aussi disons le.
Mais ça permet de pas penser (je soupçonne ce genre de livre, être fait pour laver le cerveau de quiconque tente d’en lire…), même de pas penser du tout. Je ne sais pas pourquoi j’insiste avec ce genre de lecture, sans doute une sorte de masochisme qui me pousse à essayer de comprendre en quoi on peut trouver ça « tellement romantique » et pas « parfaitement con ».
Et ne croyez pas que je ne suis pas le genre de fille naïve qui rêve d’une grande histoire d’amour… Mais quand même.

Si seulement à la fin, cela aurait pu se terminer dans un bain de sang. Cela aurait eut au moins le mérite d’être original !

Pas de phrase post-itée.

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Cruelles, Cat Clarke

juillet 21, 2013

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Lecture commune avec Club de Lecture.

cruellesRésumé : Alice King, 16 ans, part avec sa classe pour un séjour en Écosse. Elle ne s’attendait pas à des  vacances de rêve, mais jamais elle n’aurait pu imaginer la tournure cauchemardesque que vont prendre les événements.

La jeune fille et sa meilleure amie Cass se retrouvent à devoir partager un chalet avec Polly, l’asociale de service, Rae, la gothique bipolaire, et Tara, la reine des pestes. Populaire, belle et cruelle, cette dernière prend un malin plaisir à humilier les autres à longueur de journée.

Mais Cass compte bien profiter de cette semaine au vert pour donner à Tara une leçon qu’elle n’est pas prête d’oublier. Avec l’aide de ses camarades de chambrée.

Le vent a tourné pour la reine du lycée. L’heure de la revanche a sonné…

Avis : je viens de finir ce livre, en larmes, et d’un coup je ne sais plus quoi en dire. J’ai aimé ça c’est sûr, même si l’écriture m’a par moment dérangé (surtout à cause des nombreuses répétitions des prénoms) mais elle était assez addictive pour que j’ai envie de lire la suite et de le terminer si vite. Ce livre contient du suspens (sur pleins de petites choses), des tranches de vie d’une adolescente, et de comment vivre après un tel événement ? Comment faire pour ne pas étouffer sous la culpabilité et essayer de vivre normalement? Alice m’a parfaitement gonflé je dois le dire, je la trouvais trop passive, elle se laissait trop faire par les événements, et parfois les raisons qu’elle invoquait pour ne pas faire ceci ou cela était très franchement stupides. Mais bon sinon elle était attachante, on sent bien l’adolescente qui cherche à tout oublier, à reprendre sa vie, à essayer de changer les événements même si c’est impossible. Par contre j’ai totalement détesté Cass et Polly, la première parce que je ne la trouvais pas sympa, plutôt énervante, manipulatrice, il n’y a que vers la fin où j’ai un peu changé d’avis sur elle. Quand à Polly, pour moi c’est une garce de première, contrairement à ce qu’on pourrait croire au début, et je l’ai vraiment haïs tout du long. J’ai apprécié Rae, mais c’est celle qu’on voit le moins, ce qui est dommage.
Au début j’aimais bien la prof, Daley, mais au fur à mesure j’ai fini par la trouver franchement encombrante. Limite « de quoi je me mêle? », et gênante. Elle veut faire au mieux, elle est gentille, mais c’est TROP.
Contre toute attente, j’ai plutôt fini par apprécier Danni. Et j’ai adoré Jack, il était franchement très mignon.
J’ai totalement détesté Tara, et en même temps je l’aimais beaucoup, c’est difficile à dire, elle n’était pas une si mauvaise fille, on se rend bien compte que c’était un masque… Ce qui m’embête c’est qu’elle est un peu cliché tout de même. La pétasse hyper populaire avec des meilleures amies sans cervelle pendus à ses basques.
Voilà pour les personnages. Pour l’histoire j’ai plutôt accroché, j’avais envie d’en savoir plus et bien tout comprendre (que s’est-il vraiment passé? Cela aurait-il pu être différent?) et au final je me rends compte qu’on ne sait pas tout, qu’on n’a pas toutes les réponses, mais c’est sans doute mieux comme cela on peut s’imaginer, être du côté que l’on veut. La fin m’a fait pleuré, et franchement je ne voulais pas que ça se termine comme ça, mais en même temps une super grosse happy end aurait été… Hm… Bizarre, déplacé. Et cela permet de laisser la place à un espoir je dirais…
C’est donc un livre très sympa, avec une écriture plutôt addictive (malgré les répétitions des prénoms), des personnages pas toujours attachants mais un suspens qui donne envie d’en savoir plus. J’ai beaucoup aimé.

Phrase post-itée : 
« C’est trop bizarre, cette façon dont la mort peut réécrire toutes les règles : des gens qui ne se sont jamais parlé de leur vie peuvent soudain se retrouver à pleurer ensemble, et d’autres autrefois proches ne plus supporter d’être là dans la même pièce. » Ça m’a juste marqué.

3 plus : 
– La couverture et l’histoire
– C’est addictif et il y a pas mal de suspens
– Une très bonne fin je pense.

3 moins : 
– Tara est un brin trop cliché, des personnages pas forcément attachants
– Les répétitions des prénoms
– Les fautes d’édition (des mots qui manquent…)

Ce livre répond au challenge : 
Lecure commune