Archive for mai 2015

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Prince Captif tome 2 : Le guerrier, C.S Pacat

mai 31, 2015

prince captif tome 2Attention lire cet avis peut sans doute spoiler le tome 1.

Résumé : Alors que leurs royaumes sont sur le point d’entrer en guerre, Damen et son nouveau maître, le prince Laurent, doivent échanger les intrigues de palais contre la violence ouverte des champs de bataille. Contraint de dissimuler son identité, Damen est de plus en plus attiré par le dangereux et charismatique Laurent. Mais alors que la fragile confiance entre les deux hommes se renforce, les secrets de leurs passés risquent de leur porter un coup fatal…

Avis : oh purée de bon sang de bois, j’ai tout simplement adoré ma lecture et cette chronique risque de n’être qu’un amas de mots exprimant ma jubilation et donc pardonnez moi si c’est le foutoir, que ça part dans tous les sens et qu’entre chaque ligne vous pouvez entendre mon petit rire toute contente de celle qui a passé un super bon moment avec un livre.
Si le tome 1 m’avait moyennement convaincu, j’ai revisité mon avis sur celui-ci avec le tome 2, on en sait plus sur pleins de choses et surtout sur Laurent, puis moi j’ai adoré c’était bien fun. Bref, qu’est ce que je ne regrette pas de l’avoir lu, parce que je me suis laissée transporter de la première page à la dernière sans avoir envie de refermer le livre. Je l’ai bouffé quoi. Quitte à me coucher très très tard la nuit (mais dormir ça sert à quoi?). Oh mon dieu mais comment vous parlez de ce livre?
Laurent et Damen ont une de ces relations trop trop trop trop trop jubilantes et je ne sais pas du tout comment vous la décrire. C’est entre « je te balance des piques dans la tronche » et « il y a toute cette tension entre nous », c’est lent, ça prends son temps, ça s’installe au fur à mesure. C’est ça que j’ai aimé. Toute cette langueur, qui les mène tout doucement l’un à l’autre, l’un vers l’autre. Ils se font prendre au piège de sentiments qu’ils ne comprennent pas, se rapprochent malgré leur haine du début, ils ont du mal à se raisonner parfois, et ils apprennent à se connaître, à se comprendre, à se faire confiance même peut-être, à s’accepter. Et franchement ils s’éclatent bien ensemble, ils passent des bons moments même si ces moments sont parfois dangereux. Ils ont une manière de se parler qui défie toute concurrence, j’adore tellement. J’aime comme ils se piquent et se caressent en même temps. Bref, c’était absolument trop bien, et franchement je me suis régalée.
Puis l’intrigue à côté était tout aussi intéressante, comment vont-ils s’en sortir alors qu’ils sont pris sur un jeu d’échec géant contre le régent qui veut tuer son neveu et prendre sa place sur le trône? Bien entendu Laurent ne se laisse pas faire, il est doué, a pleins de coups d’avance. Des indices sur ce qu’il prépare sont parsemé tout au long du livre, si bien que quand on a les révélations on se dit « aaah c’est donc pour ça » et on ne se sent pas largué, on n’a pas l’impression que tout sort de nul part. Le cerveau de Laurent est comme un labyrinthe je trouve, c’est dur de le suivre des fois, un vrai casse tête, mais bon moi qui adore les histoires de complots, qui adore les personnages complexes qui réfléchissent et ont des coups d’avance, ça me plait. Puis la simplicité de Damen à côté, son esprit droit et son honnêteté, permet de bien doser les choses. Ils font une tellement bonne équipe, ils apportent quelque chose au combat tous les deux, ils sont forts, doués et ensemble on les sent invincibles (même si ils ne gagnent pas facilement parfois).
Ce que j’avais reproché au tome 1, le manque de subtilité, les scènes de sexe pas obligatoire à mon goût, et bien là ça n’y est pas, je ne me suis pas dis « ah ça c’était pas nécessaire », j’ai trouvé que tout était très bien dosé, bien foutu. Il y a quelques passages un peu cru mais j’ai trouvé qu’ils servaient à l’histoire et ça ne m’a pas fait grimacer. Comme je l’ai dis plus haut d’ailleurs, ça m’a donné une autre vision du tome 1 du coup a sans doute rehaussé mon avis sur celui-ci.
Franchement tout est trop bien, l’histoire, l’intrigue, les personnages, les coups montés, les complots, les rebondissements, l’action, les dialogues, l’amour qui se met en place tranquillement, doucement, et puis la fin trop génial aussi, avec encore une fois des rebondissements, et des révélations. Y a même des gros gros coups de stress par moment. Laurent va-t-il découvrir que Damen est Damianos? Je tournais les pages avec une certaine avidité.
Je voudrais bien lire la suite tout de suite mais elle n’est même pas encore sortie aux USA alors ça va être franchement trop trop trop trop dur d’attendre et tout et si j’attends trop longtemps je crois que je me boufferai la trilogie d’un coup juste pour le plaisir de me relire tout ça.
Donc voilà, ça faisait longtemps que j’avais pas lu une romance baignée dans une histoire de complots et tout ça qui me faisait jubiler à ce point. Je félicite l’auteure franchement de m’avoir transporté dans son monde et d’avoir su rendre la romance douce, tranquille, lente, exactement comme j’aime (parce que je trouve ça de plus en plus rare).
Voilà, c’était génial !! Vraiment.
Vivement le trois.

Mon ressenti :
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Mon avis sur : 
le tome 1

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L’héritière tome 1, Melinda Salisbury

mai 28, 2015

L'héritière - Tome 1Résumé : A la cour du royaume de Lormere, Twylla, dix-sept ans, est l’élue promise au prince héritier, selon la volonté des dieux. Elle possède un don. Elle a le pouvoir de tuer tous ceux qu’elle touche : elle est l’arme parfaite ! La cruelle reine qui l’a adoptée la contraint à exécuter les traîtres. Nul ne peut approcher Twylla sans risquer sa vie. Jusqu’au jour où Lief, nouveau garde charmant et rebelle, fait vaciller la jeune fille dans sa foi et sa soumission…

Avis : Tout d’abord je tiens à remercier les éditions Gallimard Jeunesse pour l’envoie de ce livre. Ensuite, j’ai pas mal de choses à dire sur ce livre je crois, et je vais me montrer assez spoilante, donc si vous désirez le lire sans connaître les détails de l’histoire, je vous recommande de ne pas lire mon avis.  Avant de commencer ma lecture, j’avais peur de tomber sur une pale copie de « Insaisissable » de Tahereh Mafi, puisque les thèmes avaient l’air très semblables, mais en fait c’était heureusement très différent. Ici, nous avons surtout une histoire de religion et de superstition. De manipulation. Twylla est persuadée d’être la Daunen incarnée, persuadée que si elle touche quelqu’un elle le tue, puisque les dieux en ont décidé ainsi. Elle devient le bourreau de la reine, parce qu’elle pense ne pas avoir le choix. Enfermée dans sa tour et dans son temple elle a l’impression d’être prisonnière de cette vie, prisonnière de la reine. Elle a aussi l’impression de faire ça parce que c’est ce que désirent les dieux. Et parce que la reine donne de l’argent à sa mère et à sa sœur en échange de ses loyaux services.  Twylla est repliée sur elle-même, incapable de se défendre, de prendre des décisions, elle a peur de la reine et lui obéit, même si elle cherche parfois à protéger ceux qui pourraient déplaire à la reine, de façon générale elle agit de façon soumise.

La reine est une sadique, elle est froide, méchante, imbue de pouvoirs, ne supporte aucune frustration. C’est une perverse narcissique et sa relation avec Twylla fait sérieusement penser à la relation d’une mère abusive envers sa fille. D’ailleurs la vraie mère de Twylla était déjà une mère abusive. Twylla est donc quelqu’un qui a été manipulé toute sa vie, qui n’a jamais pu prendre de véritables décisions, qui a eu a faire entre un choix moche et un choix un peu moins moche qui s’est avéré pire. Qui cherche l’amour sans le trouver, et qui se raccroche à son rôle, à sa destinée pour donner un sens à une vie qui paraît ne pas en avoir.

Twylla est faible, je le dis tout de suite. C’est une fille faible, malheureuse, qui a abandonné avant de prendre les armes. Ça ne la rends pas moins attachante, j’ai trouvé au contraire ça plutôt intéressant de partir de cette fille pour la voir évoluer doucement, la voir changer, grandir, prendre conscience de ses erreurs. Ce que j’ai adoré dans ce livre, c’est toute l’espèce de Mythologie du monde. L’histoire des dieux (même si ça sent la superstition à mille kilomètres), et surtout le rapport très glauque avec la nourriture. En effet, quand quelqu’un meurt, il faut dévorer ses pêchés. Les pêchés sont dès lors personnifié, on transforme les pêchés en nourriture. La jalousie par exemple est représenté par les huîtres. Tous les pêchés sont ainsi mis sur le cercueil et la Mangeuse de Pêchés vient les dévorer. La Mangeuse de Pêchés qui n’est rien d’autre que la mère de Twylla d’ailleurs. C’était super intéressant, j’aurais vraiment aimé qu’on s’attarde un peu plus sur la vie de ce peuple et des rois, et qu’on tourne un peu moins autour de Twylla (c’est aussi parfois le problème des histoires écrites à la première personne, c’est difficile de montrer ce qu’il se passe autour du personnage). J’ai aussi aimé les révélations sur la Daunen, j’avoue que je m’attendais pas du tout à ce que tout soit faux, j’étais bêtement persuadée que si elle touchait quelqu’un il allait mourir.

Ce que je n’ai pas du tout aimé dans ce livre, c’est l’histoire d’amour. Lief le garde dont Twylla va tomber amoureuse. Déjà c’est téléphoné, on sait tout de suite qu’elle va tomber amoureuse de lui, elle ne voit que lui après tout. Elle n’a de contact avec personne d’autre quasiment et il a à peu près son âge, il est sympa avec elle, doux, il la fait rire, il prends soin d’elle. Alors oui, c’est pas étonnant qu’elle tombe amoureuse de lui, c’était même évident que ça allait se passer comme ça, et … Bon sang que c’était chiant.

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J’ai pas aimé Lief. J’avais pourtant rien à lui reprocher. Il était beau, gentil, il la protégeait, lui apprenait des choses, il avait un brin mauvais caractère mais ça permettait à Twylla de se remettre en question, il lui offrait tout l’amour dont elle avait besoin, blablabla. En fait, il me paraissait trop bien, trop gentil, trop chevalier servant, trop… Du coup il m’a juste gonflé et j’avais pas envie de le voir ni d’assister à l’histoire d’amour entre eux. Elle m’a particulièrement agacé, et a complètement pourri ma lecture. Je comprends bien le fond, Twylla n’est jamais tombé amoureuse blablabla, elle est destinée à épouser le prince, à juste suivre sa destinée d’ailleurs, mais franchement? Je m’en tapais qu’elle tombe amoureuse, j’aurais voulu un combat qui ne repose pas sur la découverte de ses sentiments en fait. Surtout des sentiments qui m’ont paru factices, parce que Lief aurait pu être Bernard, elle avait juste besoin qu’on prenne soin d’elle, c’est tout. 

Et puis, je l’ai déjà dit non? Mais les triangles amoureux ça m’agace. Comme si j’avais envie de voir l’héroïne être entouré de deux mecs amoureux d’elle, qui lui jurent fidélités et compagnie, nyanya. Non je ne veux pas d’accord? Alors si là vous avez une idée de triangle amoureux pour votre future livre, stoppez tout tout de suite, parce que vous savez quoi? En fait personne n’aime ça ! Nous ce qu’on veut c’est une histoire qui tient la route, avec de la romance s’il faut, mais pas ce genre de romance, pas une romance où les mecs tournent autour de la fille parce que « c’est l’héroïne ». Non.

Heureusement, là le triangle était moins chiant que prévu. Parce que Twylla ne tergiverse pas, elle sait ce qu’elle veut, elle aime Lief, pas le prince Merek. Bien, c’était toujours ça de pris.

Sauf que pas de bol, ben moi j’ai préféré le prince. J’ai presque espéré qu’il devienne homo avec une histoire trop mignonne d’amour entre hommes, sauf que faut pas rêver, Merek était amoureux de Twylla. Evidemment. Donc c’était pas réciproque, mais il faisait de son mieux. Je sais pas pourquoi mais c’est un personnage qui m’a particulièrement plu. On le sent blessé par la vie, faible, autant prisonnier que Twylla, même s’il a voyagé. Comme Twylla il est sous le joug de sa mère, et s’il arrive à faire en sorte qu’elle lui accorde quelques trucs, ça n’empêche pas qu’il est prisonnier. C’est un prince qui pense à son peuple, qui rêve du meilleur pour celui-ci et qui voit en Twylla une personne qui va l’aider, qui va le soutenir. Parce qu’il est tellement brisé qu’il a besoin qu’on l’aime (quelle idée de jeter son dévolue sur Twylla aussi). Bref je l’ai aimé, même si j’aurais voulu qu’il fasse moins la serpillière avec Twylla. J’ai quand même été contente qu’il lui laisse une chance de s’expliquer à la fin, qu’il essaie de la comprendre, de l’écouter, malgré la jalousie et la déception. C’était un type bien. Un peu pris dans un bordel pas possible quoi. Comme l’histoire d’amour prends quand même une bonne partie de l’histoire, j’avoue avoir quand même un peu détesté ma lecture par moment et j’avais plutôt hâte de finir le livre. Me disant que je ne lirais pas le tome 2. Surtout avec l’arrivée de quelque chose de véritablement magique dans l’histoire. Ouais, parce qu’on vous dit que tout est faux, les dieux n’existent pas blablabla, et là paf, la plus grande légende du monde est vrai… C’était un brin tiré par les cheveux très franchement.

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Un peu comme si j’avais raté un truc.  Sauf que la fin, étrangement, la fin est géniale. Je ne parle pas de la relation de Lief sur le fait qu’il était en vrai un sale type payé par la reine pour séduire Twylla, ni sur le fait que la reine PERDS !

Non je parle du fait que Twylla finisse seule ! Qu’elle choisisse sa vie et qu’elle ne choisisse aucun des deux mecs, ni le sale type menteur qui promets qu’il l’aime, ni le prince qui voudrait bien qu’elle le sauve. Elle choisit sa vie à elle, et elle est bien. Elle vit seule avec des bouquins dans un village au loin, elle est libre de faire ses propres choix, de faire ce qu’elle veut et c’est géniale ça. Elle a bien sûr promis de revenir si le Prince Endormi revenait vraiment à Lormere, mais en attendant elle fait ce qu’elle a envie. Je trouve ça bien. J’aurais haïs une fin où elle finit avec Lief parce qu’elle lui pardonne où je ne sais pas. Une fin où elle se met avec Merek parce qu’il lui demande.  Et donc cette fin se termine en gros cliffhanger. Du coup. Je suis assez curieuse de savoir la suite. On verra.

Passage post-ité :
« Vous envisagez le fait d’avoir des choix comme les gens qui ont envie de voler. Ils voient un aigle qui s’élance dans les airs et y plane, ils se disent que ce doit être merveilleux de voler. Mais les pigeons peuvent voler, et les moineaux aussi. Personne ne s’imagine être un moineau pourtant. Personne ne rêve de ça. »

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Le pays des contes tome 3 : L’Eveil du Dragon, Chris Colfer

mai 25, 2015

le-pays-des-contes,-tome-3---l-eveil-du-dragonAttention lire cet avis risque de vous spoiler les deux premiers tomes !

Résumé : Depuis que la brèche entre les univers a été refermée, les jumeaux Alex et Conner vivent séparés. Alex continue son apprentissage de la magie, et Conner est un collégien brillant. Lorsque ce dernier découvre qu’une menace séculaire pèse sur le Pays des contes, il se lance dans une quête périlleuse à travers l’Europe, prêt à tout pour prévenir ses amis et trouver le portail oublié qui lui permettra de les rejoindre.
Mais le danger que craignait Conner s’avère pire que prévu : une armée piégée entre les deux mondes depuis près de deux cents ans est soudain libérée. Et avec elle, la seule chose capable de détruire le Pays des contes : le dernier œuf de dragon.

Avis : Encore une fois je trouve que le quatrième en dit beaucoup trop sur l’histoire, mais passons. J’étais ravie de la sortie de ce tome 3, car l’univers du pays des contes est un univers que j’adore. Et surtout vu la fin du tome 2 où Conner et Alex se retrouvaient séparés, j’avais hâte de voir comment ils allaient pouvoir se retrouver (et s’ils allaient se retrouver).
Dans ce tome là on va pouvoir voir comment Alex s’en sort comme apprentie fée, ses doutes, et sa force. De l’autre côté on assistera à la vie de Conner sans sa sœur. Ce dernier va aller en Allemagne pour écouter les contes de frères Grimm que l’on vient de découvrir. Comme toujours avec ces livres, il y a un temps de latence où les choses se mettent en place avant qu’on rentre dans le vif du sujet, et je trouve ça toujours intéressant de voir la vie des personnages, comment ils ont évolué, grandis. La séparation de Conner et Alex n’est pas une chose facile, ils en souffrent mais en même temps leur vie leur convient, ils peuvent en plus communiquer grâce au miroir magique. Donc ils gardent quand même un contact.
J’aurais aimé voir un peu plus l’évolution des pouvoirs d’Alex, c’était amusant de la voir galérer, mais j’ai trouvé ça presque un peu trop rapide. Pour Conner, on se doute que la vie de collégien est moins intéressante que celle de fées, mais quand même j’aurais voulu en savoir plus sur ce qu’il ressentait sur tout ça, sur sa solitude. Ceci dit, on en sait quand même pas mal sur eux, et leurs sentiments.
On retrouve aussi Rouge dans ce tome-ci et plus ça va, plus j’aime Rouge, elle me fait rire et malgré son égocentrisme c’est le personnage qui évolue le plus, qui sait se montrer attachante et juste.
Bon, dans ce tome-ci, on s’en doute, le monde des contes va encore être en danger, mais ça va être encore pire que dans les deux premiers, car il va s’agir là d’une guerre.
On fait la rencontre de nouveaux personnages, dont deux qui vont jouer un tout petit rôle dans l’histoire dans le sens où ils vont concerner les histoires de cœurs de Alex et Conner. Il s’agit de Rook le fermier pour Alex, et de Bree pour Conner. Franchement? Ces amourettes m’ont plus agacé qu’autre chose, je trouvais ça nunuche. Encore Conner et Bree c’était sympa, mais les réactions d’Alex m’ont pas mal saoulé, je l’ai trouvé couillonne plus qu’autre chose. J’avoue que je me serais bien passé de ces amourettes, c’est pas franchement le genre de trucs qui m’intéressent. Mais bon, ceci étant dit ça prenait pas non plus beaucoup de place dans l’histoire alors ça allait. 
J’ai détesté les personnages formant la Grande Armée aussi, leur raison de faire la guerre était d’une stupidité affligeante, ça montre à quel point les humains peuvent être débiles parfois. 
J’ai trouvé que les événements dans ce tome allaient un peu trop vite que pour les autres, c’était peut-être qu’une impression, mais la quête est bien plus rapide, les choses sont presque trop rapidement résolues et ça ne m’avait pas fait cet effet dans les deux premiers tomes.
Par contre ce nouveau tome apporte beaucoup de nouveaux questionnements, il y a pas mal de révélations qui apportent son nouveau lot de questions, et la fin m’a un peu laissé sur le cul. Alors là j’aimerais bien savoir où va aller l’histoire et ça me stress un peu, et me donne aussi très très envie d’avoir la suite.
En bref, un tome que j’ai trouvé un brin en dessous des autres, mais tout de même un très bon moment de lecture, et j’étais ravie de retrouver les jumeaux. J’ai hâte d’avoir le tome 4.

Phrase post-itée : 
« – Voyons, se dit Conner… Je passerai trois jours en Allemagne, il me faut douze paires de chaussettes. »

Mon avis sur : 
Le tome 1
Le tome 2

La couverture VO : 
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La dame en blanc, Wilkie Collins

mai 18, 2015

la dame en blancRésumé : Dans la fournaise de l’été, en ce milieu du XIXe siècle, William Hartright, jeune professeur de dessin émérite. s’apprête à quitter Londres pour enseigner l’aquarelle à deux jeunes filles de l’aristocratie, dans le Cumberland. II laisse derrière lui la vie trépidante de la ville et ses étranges incidents, comme cette rencontre en pleine nuit avec une jeune femme terrorisée, toute de blanc vêtue, semblant fuir un invisible danger… Mais la campagne anglaise. malgré ses charmes bucoliques, n’apaise pas le jeune William autant qu’il le souhaiterait. La demeure de Limmeridge recèle en effet de bien lourds secrets, et lorsque resurgit la mystérieuse dame en blanc, il est bien difficile d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’un présage funeste…

Avis : Un livre emprunt de mystères qui m’a beaucoup plu. William Hartright va vivre une drôle d’histoire alors qu’il va enseigner la peinture à deux femmes à la campagne. Entre une rencontre étrange avec une dame en blanc, et un amour qui va lui tomber dessus par hasard, sa vie va complètement changer. L’histoire est raconté avec divers points de vue, le plus important étant celui de William. Les événements se découlent doucement, et on se sent aller droit vers un drame, et les personnages paraissent impuissants, semblent se battre contre le destin lui-même sans pouvoir le changer. J’ai adoré tout ce mystère et les enquêtes autour de la dame en blanc, qui est-elle? Que veut-elle? Quel secret sait-elle? Et pourquoi veut-elle protéger Laura Fairlie?
Les personnages sont assez intéressants, ils peuvent être caricaturaux (Pesca, Mr Fairlie), ou cacher leur jeu (Sir Percival, Fosco). J’avoue avoir surtout beaucoup aimé Marian, la sœur de Laura. Elle est intelligente, elle a du caractère, elle ne se laisse pas faire et c’est vraiment un bon personnage. J’ai moins aimé Laura, que j’ai trouvé fade, juste là pour l’histoire en fait, pour se faire aimer par William et c’est tout, d’ailleurs je ne me suis pas tellement attachée à William non plus. J’ai bien aimé la dame en blanc, Anna, elle me faisait beaucoup de peine et me rendait empathique. J’ai bien entendu détesté Sir Percival, j’ai vraiment haïs son comportement et dès le début je l’ai trouvé faux. Fosco n’est pas beaucoup plus attachant, il est intelligent, très fort, mais il m’a surtout fait froid dans le dos. Ces personnages sont prêt à tout pour arriver à leurs fins.
J’ai vraiment aimé l’ambiance de ce livre, un peu stressante, remplie de secrets. C’était très agréable à lire. J’aime beaucoup ce genre d’histoire pleines de mystères, d’intrigues, de complots. J’avais hâte de savoir comment les personnages allaient s’en sortir, se démener.
Il y a des rebondissements, des secrets, et même un peu d’action, c’est donc loin d’être une lecture ennuyante.
Ce que je regrette, c’est qu’on ressent une certaine misogynie au début (je pense que c’est voulu), surtout de la part de Marian, qui éprouve très peu d’estime pour son sexe. Quand les femmes elles-mêmes se dénigrent comme ça, on sent bien qu’il y a un problème quand même. Et finalement Marian est une des femmes qui s’en sort le mieux, dans ce monde où les hommes se croient tout permis. Où l’épouse doit juste se la fermer et faire ce que le mari/le père/l’oncle désire. Et pourtant les femmes sont au cœur de cette histoire.
Un très bon moment de lecture.

Passage post-ité :
« Dans la vie, certains courent, d’autres flânent. Mrs Vesey, elle, s’asseyait. Elle s’asseyait dans la maison, le matin et le soir, elle s’asseyait dans le jardin, elle s’asseyait aux fenêtre dans les corridors, elle s’asseyait sur un pliant quand on l’obligeait à aller se promener. Elle s’asseyait avant de parler, avant de répondre, ne fût-ce que « oui » ou « non », avant de regarder quelque chose, avec toujours le même sourire, la même inclination de tête paisible, la même confortable position des mains et des bras.« 

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Rivage des intouchables, Francis Berthelot

mai 11, 2015

rivage des intouchablesRésumé : Sur Erda-Rann, planète où la mer a sa volonté propre et, sous le nom de Loumka, fait figure d’inconscient collectif, il y a plusieurs façons d’être intouchable. Être un Gurde, par exemple, un natif du désert au corps couvert d’écailles. Et rencontrer un Yrvène, habitant des eaux à la muqueuse pigmentée. Car la guerre entre les races a beau être finie, la Loi d’Instinct interdit tout contact.
Devenir transvers alors ? S’exposer à l’opprobre universel en favorisant, au fil de nouvelles rencontres, l’osmose entre écailles et pigments ? C’est alors risquer une autre façon d’être intouchable : tomber malade, donner voie aux pulsions de mort que l’on se cache à soi-même, mais qui n’échappent pas à la Loumka…

Avis : J’ai presque envie de dire que ce livre c’est une claque dans la gueule. Dès le début de la lecture on comprends que ce livre raconte l’histoire de l’homosexualité (et le combat des LGBT pour être accepté) et surtout de l’apparition du SIDA. Tout est très imagé, raconté à travers l’histoire de ces deux peuples à qui l’on interdit de se toucher. Etre transvers dans ce monde est condamné par la Loi d’Instinct, et les transvers sont mal vus, mal traités. L’histoire commence avec le petit Arthur, Gurde, qui va avoir un contact avec Cassiãn, un Yrvène. Et on sent tout de suite le déshonneur, la peur, la réaction de la mère qui ne veut pas que son fils soit transvers. C’est vraiment bien décrit, on a le sentiment d’Arthur qui se sent malmené, et les pensés de ses parents qui ont l’impression de faire ça par amour.
C’est donc tout un combat qu’on retrouve dans ce livre, un combat pour pouvoir être libre d’aimer, de toucher qui l’on veut. Si le début est touchant, presque positif, on sent bien dans le fond un aspect froid, dur, quelque chose dans la façon dont c’est écrit qui nous dis que ça ne va pas durer. Et la maladie fait son apparition. 
Le livre bascule alors dans quelque chose de vraiment dur. Les choses deviennent de pires en pires, me montaient à la gorge, je faisais souvent des pauses dans ma lecture car c’était loin d’être positif.
L’écriture de l’auteur est assez spécial, toute en image, il faut être concentré pour lire mais du coup on se retrouve encore plus propulsé dans ce monde, dans l’injustice, le malaise, la maladie. Dans les sentiments de peur des personnages, dans cette envie de survivre ou de se laisser au contraire couler.
Il se dégage pourtant de ce livre une certaine beauté, des personnages forts ou faibles, qui essaient de s’en sortir, qui continuent à vivre malgré tout, de ceux qui se soutiennent et ne se lâchent pas.
Dans ce livre on tourne surtout autour de quatre personnages. Cassiãn et Arthur, bien sûr, puisque tout démarre de là, de leur amour, mais également de Léonore la Gurde au caractère bien trempée qui chante comme personne, et de Meg, une Yrvène, danseuse. Leur relation à tous les quatre est forte, amour, amitié, sexe, toujours est-il qu’ils sont assez soudés. J’aimais énormément comment Léonore voulait protéger Meg. J’aurais également aimé voir plus Arthur et Cassiãn, leur amour, leur proximité. Parce que même s’ils se blessent, ils sont rattachés l’un à l’autre, et ne veulent pas être séparés. On le sent par exemple dans l’inquiétude d’Arthur pour Cassiãn à un moment, mais c’est vrai que j’aurais aimé le voir plus encore.
Le livre est beau, dur, froid. Mais la fin est grandiose. Elle m’a émue aux larmes et m’a touché en pleins cœur. C’était magnifique, je trouve que c’était l’aboutissement de toute l’histoire. C’était vraiment bien, j’ai adoré. 

Phrases post-itées : 
« – Mes poings peuvent-ils vous rendre service ? Demande-t-il aux galopins. A trois, c’est dangereux d’attaquer un moucheron ! »

« Consterné de se voir aimer tellement à contretemps, il laisse les phrases s’abattre sans répondre. »

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Oraisons l’intégrale, Samantha Bailly

mai 10, 2015

oraisonsRésumé : En Hélderion, la mort peut rapporter beaucoup… surtout à la famille Manérian, qui procède aux oraisons, les rites funéraires du royaume. Mais la réalité de la mort les frappe de plein fouet lorsqu’on retrouve le corps de leur plus jeune fille dans une ruelle sordide.
Tout désigne les clans, ces dangereux rebelles qui s’opposent à Hélderion. Aileen, prête à tout pour venger sa cadette, se lance dans une enquête qui la mettra à rude épreuve.
Noony, leur soeur aînée, se retrouve quant à elle aux premières loges de l’entrée en guerre de son pays contre le continent voisin. Mais elle est bien décidée à s’opposer à ce conflit qui pourrait tourner en véritable massacre.
Prises dans des intrigues dont les enjeux les dépassent, les deux soeurs devront affronter le système qui les a forgées.

Avis : ce livre va raconter deux histoires. Celle d’Aileen prête à tout pour venger sa petite sœur qui a été assassiné de manière affreuse et injuste. Et celle de Noony leur grande sœur qui va se retrouver à vouloir arrêter une guerre. On suit donc ces deux histoires opposés qui bien sûr ont pour but de finir par se rejoindre et sont liés par certaines tensions et découvertes. Le livre est ainsi coupé entre l’histoire des deux sœurs et on a le droit également à des « interludes » où on va voir le point de vue d’autres personnages afin de mieux comprendre l’intrigue ou d’en savoir plus sur ce qu’il se passe dans d’autres lieux. Le livre se lit tout seul, il est bien écrit, intéressant et prenant, les intrigues sont bonnes, on a le droit à des rebondissements, de l’action, et parfois pas mal de stress. Cette histoire par certain côté m’a fait penser au nazisme et à la race aryenne qui aurait plus de valeurs que les autres, et j’ai trouvé qu’on retrouvait un peu cette problématique dans ce livre.

C’est très intéressant de suivre deux histoires parallèles puisque cela permet de voir deux points de vue sur deux endroits différents, sur deux situations différentes, et on se demande comment tout va se rejoindre et comment les choses vont se dérouler. Ça permet aussi d’emmêler les intrigues. J’ai trouvé ça plutôt sympa, mais j’avoue que j’adorais suivre l’histoire de Noony. Beaucoup plus que celle d’Aileen.
Noony est une personne très droite, très attachante et qui va évoluer au fur à mesure de son aventure. Ce que j’ai particulièrement apprécié c’était la relation qu’elle entretenait avec Alexian, une relation difficile, ils ont du mal à s’entendre, et vont mettre très longtemps à s’apprécier – ou même à l’admettre. Et puis il y avait Lorion, l’uni d’Alexian, un linx que j’ai adoré. J’ai beaucoup aimé découvrir ce peuple, ces hommes qui unissaient leurs âmes avec un animal, c’était très beau. Et la façon dont Lorion s’attache à Noony en dit beaucoup sur Alexian. J’ai beaucoup aimé leur périple, leur rencontre, la façon dont Noony va peu à peu apprendre la vérité sur sa religion, sur tout ce qu’elle a toujours cru, comment elle va devoir doucement s’ouvrir l’esprit, changer. C’était passionnant, j’étais vraiment à fond dans cette histoire.
Celle d’Aileen était intéressante, son évolution, sa façon de devenir dur, froide, emplie de rage et de colère, prête à tout pour venger sa petite sœur, quitte à faire des trucs plutôt mauvais (la fin justifie les moyens), c’était vraiment dur, j’espérais toujours qu’elle n’aille pas trop loin mais elle va quand même pas mal loin. Pourtant même si j’aimais bien lire son histoire et son évolution, j’aimais découvrir la vérité sur ce qui était arrivé à sa sœur, j’accrochais moins avec cette partie. Je préférais toujours retrouver Noony. J’étais plus prise dans l’intrigue de Noony et j’aimais mieux le personnage aussi. Ceci dit les deux restaient intéressantes et prenantes.
J’ai donc lu les deux tomes assez vite (puisque l’intégrale contient deux tomes que j’ai enchaîné), c’était une très bonne lecture, et pour moi l’histoire d’amour de Noony et Alexian est une des meilleures que j’ai pu lire. Pour sa problématique particulièrement. La fin m’a laissé pantoise, j’ai pleuré et j’ai été ému. C’était … Dur.

Phrases post-itées : 
« – Elle est trop sentimentale, on dirait qu’elle porte son coeur en bandoulière. Ce qui est fait pour être à l’intérieur, elle le montre à l’extérieur. »

« Quand j’étais jeune, j’avais des larmes sans chagrin. A présent, j’ai un chagrin sans larmes. »

La dédicace de l’auteur : 
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Nouveau design

mai 9, 2015

Ma sœur a changé mon design et ENMONDIEU c’est Sammy, je suis trop heureuse. C’est mon bébé Sam, celui que j’aime plus que tout au monde, je suis tellement tellement tellement tellement contente woh, j’en ai les larmes aux yeux. Merciiii Caro <3!