Archive for décembre 2015

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Inside Out tome 1 & 2, Maria V. Snider

décembre 31, 2015

9782280291910_w300Résumé : Dans le monde entièrement clos où vit Trella, ce monde qu’on appelle le Cube, il n’y a ni avenir ni issue. Pas de rébellion possible sauf à finir dans la Broyeuse. Et ceux qui voudraient lui faire croire le contraire en murmurant qu’il existe une Porte, cachée quelque part dans les entrailles du Cube, sont juste d’immondes trafiquants d’espoir. D’ailleurs, elle veut le prouver. Voyageuse clandestine prête à affronter l’interdit, elle se lance alors dans la quête impossible : trouver la Porte…

Avis : J’ai lu les deux tomes d’affilés, du coup je vais séparer mon avis en deux.

Tome 1, enfermée : Que dire? J’ai trouvé le début assez long au démarrage, Trella m’agaçait à refuser d’écouter qui que ce soit, à s’enfermer sur elle-même et de refuser de faire confiance à quelqu’un (sauf peut-être à Cog et encore). L’héroïne est tellement chiante et froide, que du coup la lecture en est difficile puisque l’histoire est écrite de son point de vue. En plus j’aurais aimé une carte des lieux parce que je me perdais dans les niveaux, je ne comprenais pas grand chose aux tuyaux dans lesquels se trimbalait Trella, et comme le début de l’histoire n’est faite que de ça, de Trella se baladant, passant d’un point à un autre, c’était assez compliqué à imaginer les lieux. Heureusement, elle rencontre des personnages auquel je me suis attachée, particulièrement Logan et Riley, ainsi que Cog bien sûr car il a la foi que Trella n’a pas et insuffle un peu d’énergie. J’aurais aimé le voir plus. 
J’ai trouvé l’histoire d’amour qui se mettait en place assez mignonne et touchante, d’autant plus que (allelujah !) ce n’est pas un triangle amoureux. Finalement l’histoire démarre (au bout d’une centaine de pages) et là le livre devient difficile à lâcher, j’avais envie de voir comment Trella allait aider les gratteurs à s’en sortir, ce qui allait se passer avec cette fameuse Porte. D’autant plus que le caractère de Trella s’améliore, elle commence à comprendre qu’elle n’est pas seule, que les gratteurs ne sont pas aussi idiots qu’elle le pense, et qu’elle peut faire confiance à certaines personnes. En bref, ça devenait vraiment addictif, et la fin me convenait très bien. Si bien que je me suis demandée ce qui allait pouvoir se passer dans le tome 2…

Tome 2, Menacée : Comme je l’ai dis dans la critique du 1, je ne savais pas du tout ce qui allait se passer dans ce tome 2. Du coup le début de ma lecture a été vraiment compliqué. J’avais assez peu envie de me relancer dans la lecture. D’autant plus que je pourrais faire le même reproche que dans le tome 1, Trella est une enquiquineuse de première. Elle retombe dans tous ses travers, alors qu’elle avait évolué à la fin du 1. Sauf qu’au lieu de lui dire ses quatre vérités en face, les personnages la prennent avec des pincettes, tergiverses, lui font des remarques mais de loin, et je crois que c’est encore plus enquiquinant. Même Riley m’a gonflé. 
Heureusement au bout d’un moment, les choses deviennent intéressantes et intrigantes, ici on a l’arrivé de nouveaux ennemis, et les choses sont super mal barrés. Mais Trella finit par se prendre en main et agir, et là, et bien c’était addictif, dur d’éteindre la liseuse pour dormir, je voulais vraiment savoir la suite. Il y a quelques facilités dans le livre, mais malgré ça c’était vraiment entraînant et sympathique. La dystopie est moins présente que dans le tome 1, on va voir émerger une SF space-opéra (en quelques sortes (j’ai du mal avec les genres)). Bref c’était une bonne lecture et la fin était sympa (et très mignonne). 

En gros, ce diptyque était une bonne lecture, même si chaque tome comporte les mêmes défauts, un début long à démarrer, et une héroïne chiante qui HEUREUSEMENT se reprend en main au cours de la lecture. A ce moment là le récit devient beaucoup plus entraînant faisant de ces livres des livres tout de même plutôt sympathiques.

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2015 en révision

décembre 31, 2015

Comme chaque année, wordpress me propose un résumé pour mon blog, donc je vous le partage 🙂

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2015 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 22 000 fois en 2015. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 8 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Point lecture #8 : Challenge Cold winter

décembre 27, 2015

Voici un petit point lecture qui parle de mes lectures pour le challenge cold winter.

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Journal d’un dégonflé, tome 1 : Carnet de bord de Greg Heffley, Jeff Kinney

décembre 22, 2015

ournaldun-egonfle1Résumé : Greg a 12 ans, un grand frère musicien qui lui fait des blagues, un petit frère qui le colle, un copain qu’il supporte histoire de ne pas être seul, des problèmes avec les filles qui pouffent à longueur de journée, des parents qui ne comprennent jamais rien à ce qu’il demande… Un jour sa mère lui offre un journal intime, que Greg rebaptise en carnet de bord.

Avis : J’ai lu ce livre car j’aime assez les films (surtout le deux et surtout Rodrick), je me suis dit « tiens ça peut être sympa de lire les livres ». Grave erreur. Ma soeur m’avait prévenu pourtant « tu verras Greg est aussi chiant que dans le film ». Il a fallu que je lui rafraîchisse la mémoire. En lui disant qu’en fait il est pire.
C’est un ado de 12 ans qui raconte sa vie au collège dans son journal. Il a un grand frère, Rodrick, qui arrête pas de l’enquiquiner, et un petit frère Manu, qui est pourri gâté. Greg est un ado hyper désagréable, qui sait mieux tout que tout le monde, pour qui les autres sont tous des débiles et les filles sont des connes. Il ne respecte rien, personne, et franchement j’ai passé le bouquin à avoir envie de le gifler. Je sais que c’est de l’humour mais franchement ça ne me fait pas rire, je ne vois pas en quoi dire que les filles sont stupides et ne pensent qu’au maquillage est censé me faire marrer. C’est loin d’être hilarant. Greg ne traite même pas bien son seul ami. Pour lui noël ne sert qu’aux cadeaux. Il se plaint de TOUT, n’est jamais reconnaissant de RIEN. Argh non mais c’était horrible, j’aurais un gamin comme lui je l’abandonnerais sur l’autoroute.
Il n’est pas seulement dégonflé, il est limite méchant, il laisse les autres prendre à sa place pour ses propres bêtises, il ne semble pas apprendre de ses erreurs. Je n’aime pas tellement ses parents non plus finalement. Le personnage qui m’intéressait le plus c’était Rodrick et il apparaît à peine dans le livre (encore moins que dans le film).
Ça se lit vite, mais on est content d’arriver à la fin et de le refermer. Greg n’évolue même pas (contrairement au film), et malheureusement il s’en sort plutôt bien (il aurait mérité de se prendre un mur).
En bref, c’était chiant, nul, pas drôle du tout, limite misogyne (et encore je ne sais pas pourquoi je dis « limite »), et absolument sans aucun intérêt. Pourtant l’idée était bonne, les dessins accompagnent super bien le texte, apportant leur propre histoire. Sauf que l’histoire n’en vaut pas la peine.

Le détail qui tue : ma bannière de blog en ce moment c’est Rodrick, mais le deuxième film de Wimpy Kid vaut vraiment le coup !! (Rodrick pleure dedans :p)

Mon ressenti : 
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Le jour où je me suis déguisé en fille, David Walliams

décembre 22, 2015

product_9782070623884_244x0Résumé : « L’histoire que je m’apprête à vous raconter commence ici, dans la maison ordinaire de Dennis dans une rue ordinaire d’une ville ordinaire… »

Dennis lui n’est pas un garçon ordinaire. c’est un super joueur de foot, le meilleur buteur du collège! Avec Lisa,la plus belle fille de l’école, il partage aussi en secret une autre passion : la mode et les robes. Alors pourquoi ne pas se déguiser un jour en fille? Sauf qu’il n’avait pas prévu que cela ferait toute une histoire…

Avis : J’avais besoin d’un livre doudou, et ce livre était parfait. C’est l’histoire de Dennis, dont la maman est partie. Ce qui le rend triste, il aimerait bien qu’elle soit encore là, mais son père et son frère ne veulent pas en entendre parler. Et surtout ils ne veulent pas lui faire des câlins et ça lui manque. Pire, Dennis s’intéresse à « des trucs de filles », il aime surtout la mode et les vêtements féminins, et également les émissions de télévision qualifié « pour filles ». Mais bon, c’est nul d’être un garçon si on peut pas porter des supers vêtements. Alors quand Lisa (la fille dont il est un petit peu amoureux) l’emmène chez elle pour regarder des magazines « féminins », sa vie va changer. J’ai adoré cette lecture, cela montre à quel point la différence ne doit pas être moqué, et surtout à quel point elle est importante. C’est écrit avec beaucoup d’humour et de finesse également. Le regard des autres peut arrêter parfois, nous empêches d’être nous-même de faire des choses qu’on aime. Dennis pourtant adore les habits féminins et se mettre en robe il trouve ça génial. Et moi je l’ai trouvé trop mignon ce gamin, qui voulait des câlins, qui s’intéressait à la mode, et qui avait envie de s’habiller avec ce que lui trouvait jolie. Et puis d’abord pourquoi on a décidé que les robes et jupes seraient uniquement pour les filles? Pourquoi les garçons ne pourraient-ils par en mettre? Il y avait une époque où cela choquait une fille en pantalon, aujourd’hui ça ne fait plus rien à personne. Alors quand est-ce que les garçons pourront eux aussi mettre ce qu’ils veulent? 
Pourtant Dennis va se recevoir des remarques. Parce que pour certaines personnes « ce n’est pas normal » ou alors tu es automatiquement qualifié de « pédé » comme si c’était une tare ou un mal. Mais Dennis n’est pas seul, et certaines personnes l’acceptent et l’aiment comme il est.
Cette histoire est douce, mignonne, drôle, elle dénonce l’intolérance et les moqueries, elle montre qu’il est important d’être différent et d’être qui on veut vraiment sans faire attention au regard des autres.
C’est une belle histoire, que j’ai dévoré. D’autant plus que les illustrations de Quentin Blake accompagnaient l’histoire avec merveille.
Bref, j’ai passé un super moment, j’en veux encore.

Phrases post-itées (beaucoup beaucoup) : 
« Un environnement tellement ordinaire que quelque chose d’extraordinaire devait forcément s’y passer. »

« Mais Dennis ne pouvait s’arrêter de pleurer. Le chagrin comme le ressac de la mer s’écrasait contre lui, le noyant presque sous les larmes. »

« Quel dommage vraiment que papa ne le serre quasiment jamais dans les siens. Les gros sont parfaits pour les câlins, moelleux à souhait, comme de bons canapés confortables. »

« – C’est très nul, toutes ces règles ordonnant à chacun de s’habiller de telle ou telle façon. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas porter ce qui nous plaît. »

« Dennis songea que la vie de chauffeur routier n’était pas aussi palpitante qu’elle en avait l’air. 
Et pour commencer, elle n’en avait pas l’air. »

« Les enfants se refilent parfois la cruauté sans réfléchir comme ils se refileraient la grippe »

 

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Le dernier ours, Charlotte Bousquet

décembre 21, 2015

le-dernier-ours,M98575Résumé : Karen fuit.
La jeune soigneuse n’a trouvé que cette solution pour sauver Anuri, le dernier ours blanc né libre, quand il a agressé un homme au NC Zoo et qu’elle a reçu l’ordre de l’abattre.
Karen fuit.
Elle a pris le volant d’un fourgon volé et installé l’ours à l’arrière. Afin de soustraire Anuri, son ami, son frère, aux expérimentations secrètes et à la tuerie programmée.
Karen fuit…

Avis : L’histoire se place dans un futur proche, au Groenland où les glaces fondent, où l’écosystème est attaqué par la pollution, et où le dernier ours né en liberté est dans un zoo. On se centre sur le Groenland, mais on remarque comme la terre est en danger à cause de l’humain, du profit et du pouvoir. Un scientifique est prêt à tout pour la gloire et l’argent, rien à faire des espèces en voie de disparition, rien à faire du dernier ours, tout ce qui l’intéresse lui c’est ses petites expériences, j’ai détesté Svendsen, c’est un sale type qui se croit tout permis juste parce qu’il a de l’argent.
Karen va devoir fuir avec Anuri (le dernier ours) car il a décidé de le faire piquer (il a attaqué des scientifiques). Avec l’aide de Lone (une jeune repris de justice) et Silva (qui a fuit la maison de correction), Karen va essayer de sauver Anuri à tout prix. Commence alors une traversée du Groenland, qui pourrait mieux se passer c’est sûr. Les chapitres commencent tous par un message, soit du journal télévisé (peu encourageant car parle beaucoup de la pollution, des marées noires…) ou du journal de Karen (qui cherche à vaincre ses angoisses).
C’est une histoire stressante, une course poursuite pour la survie de l’espèce, et les pages se tournent à une vitesse folle car le rythme est très soutenue et l’action est omniprésente.
Je me suis énormément attachée à Karen et à Anuri, leur lien est vraiment spécial, ils sont frère et sœur, même si elle est humaine et lui ours, ils se comprennent, ils se connaissent et se font confiance. Et ils s’aiment. C’était très très beau. J’ai aussi beaucoup aimé Lone et Silva, ils sont pas mal paumés mais essaient d’aider du mieux qu’ils peuvent, même si on sent qu’ils ne sont finalement que des adolescents.
La fin m’a achevé.
J’étais en colère, énervée. Et à la lecture de ce livre je voudrais pouvoir sauver les espèces en danger. C’est pas un livre où on en sort positif, c’est plutôt l’inverse. Notre terre est en danger et l’histoire le souligne, au travers de ce combat d’une humaine et d’un ours qui essaient de survivre contre le profit, l’esprit scientifique, la chasse, la cruauté humaine.
Enfin, une très bonne lecture mais qui m’a totalement déprimé. J’ai besoin d’un livre doudou maintenant.

La dédicace : 
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Le combat d’hiver, Jean-Claude Mourlevat

décembre 20, 2015

9782070695768Résumé : Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et a la liberté, semble désespéré. Et pourtant…

Avis : Le combat d’hiver est une lecture froide et dure, ou des adolescents sont confrontés à la barbarie des dirigeants. Quinze ans plus tôt la Phalange a prit le pouvoir du pays, ce sont des barbares qui ont tué la musique (sauf celle qu’ils autorisent eux) et le théâtre, enfin bref qui refusent la culture. Helen vit à l’Internat avec sa meilleure amie Milena. C’est un endroit moche où elles n’ont pas le droit de parler, quasiment pas le droit de sortir, où elles sont maintenues prisonnières par des lois absurdes et injustes. Tout aurait pu continuer, mais un jour Milena s’enfuit avec Bartoloméo, et Helen rencontre Milos. Ils vont découvrir la vérité sur leur monde, leur vie, et leur internat. Et commence alors un combat contre l’injustice. Milena et Bartoloméo vont jouer un grand rôle là dedans, tandis qu’Helen et Milos cherchent surtout à se retrouver. J’ai énormément aimé les personnages d’Helen et Milos, ils sont plutôt banals, tombent amoureux l’un de l’autre en quatre minutes, mais je les ai trouvé courageux et attachants. Helen est une fille très simple, qui adore lire, alors je me suis un peu identifiée à elle. Milos est trop mignon, il arrive à grimper partout, comme un chat, et je l’ai adoré.
Sauf qu’ils vivent dans un monde cruel, un monde qui organise des combats à mort, comme pour les gladiateurs. Un monde où la milice n’hésite pas à tirer sur les gens, où les policiers envoient leurs hommes-chiens à la poursuite des fugitifs. (Oui car il y a des hommes-chiens dans ce livre).
Heureusement, dans ce monde, il y a des gens qui résistent, qui se battent pour leur liberté, et ils vont être aidé, Milena va aussi pouvoir contribuer à la bataille, ainsi que Bartoloméo. Et c’est comme ça qu’on rencontre les hommes-chevaux et vraiment, je les ai adoré, ils sont trop gentils et on s’attache vraiment à eux, surtout à Basile, l’ami de Milos.
Alors dans ma lecture j’ai eu peur pour les personnages, je me suis inquiétée pour leur sort, et les pages se tournaient vite car je voulais toujours savoir s’ils arriveraient à s’en sortir. L’histoire est écrite au travers plusieurs personnages, des fois on la voit à travers le camp des résistants, des fois depuis la phalange. On a le point de vue de Milos, ou celui d’Helen, Milena ou Bartoloméo. Ce qui permet de voir un peu tout ce qu’il se passe, ainsi que les ressentis de chacun.
La fin m’a vraiment fait mal, je me suis mise à pleurer d’un coup. C’était pas une histoire joyeuse.
J’ai bien aimé ma lecture, mais j’avoue que par rapport à d’autres livres de l’auteur, ce n’est pas mon préféré, je n’ai pas eu l’étincelle. J’aurais d’ailleurs voulu en savoir plus, sur la Phalange, les internats, sur ce monde. Parfois j’avais l’impression que les événements se déroulaient un peu trop vite. Cependant ça reste une très bonne lecture, très prenante, et franchement triste.

Le détail qui tue : dans ce livre on retrouve des choses très actuels j’ai trouvé, alors c’est pas vraiment fait pour me rassurer.

Phrases post-itées : 
« Elle en conclut qu’à la vérité elle avait surtout envie d’être amoureuse, et que le premier venu faisait l’affaire. Pourvu qu’elle ne soit pas trop déçue tout de même… »

« – Oh non, ça c’était l’internat ! Je n’y suis plus, maintenant. Je suis libre. Je peux aller et venir à ma guise.
– A Maguise ? C’est où, Maguise ? Tu m’y emmèneras ? »
Elle éclata de rire :
– Ma guise, c’est partout. C’est où on veut. Je t’y emmènerai. »

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