Archive for mai 2016

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Je suis un phénomène, Elisabeth Atkinson

mai 30, 2016

phenomèneRésumé : Il y a cinq choses dont Faye Noman est certaine :
1) Sa mère n’a pas pris la peine de prononcer son nom
à voix haute avant de l’inscrire au registre des
naissances.
2) Ce problème serait moins important si elle ne
mesurait pas déjà presque 1,80 m à seulement 12 ans.
3) Moins important, aussi, si sa mère ne s’obstinait pas
à s’habiller comme une hippie et pouvait lui donner
une réponse claire sur l’identité de son père.
4) Moins important, encore, si parler à quelqu’un de
son âge ne lui semblait pas une tâche insurmontable.
5) Moins important, enfin, si elle savait qu’il existe
un endroit sur cette terre où elle pourrait se sentir
chez elle…
Cet endroit, Faye espère l’avoir trouvé le jour où elle est invitée à passer un week-end dans un camping, pour une grande réunion organisée par la famille de son père… Elle y découvrira que les principes d’éducation rien moins qu’originaux qu’a appliqués son excentrique de mère ont certains avantages, entre autres de lui avoir donné un esprit d’indépendance et la faculté de prendre des décisions.

Avis : Dès les premières pages, je savais que j’allais aimer ce livre. C’est ce genre de livre doudou qui font du bien à l’âme, l’histoire d’une adolescente terriblement seule et qui ne se sent nul part à sa place, et qui va peut-être la trouver dans cette histoire. Faye Noman (à prononcer « phénomène ») est une ado de 12 ans, qui déteste l’école (trop en avance, et parce qu’elle se fait rejeter) et qui ne s’aime pas elle même (très complexée par sa taille et son nom). Elle se trouve trop grande, trop différente des gens, elle n’arrive pas à leur parler et se renferme très vite. Faye parle mieux aux adultes, et se sent bien quand elle vend des perles dans la boutique de sa mère Donatella. Une mère assez excentrique, qui donne l’impression de s’occuper très peu de sa fille, ce qui est dur pour Faye. Elle pense que malgré sa taille, elle est invisible. Sa meilleure amie Pénélope (deux ans de moins qu’elle) est tout son opposée. Elle a deux mamans très protectrice, et elle-même est hyper sociable et joyeuse. Pourtant Pénélope adore Faye et c’est à travers elle qu’on peut voir à quel point Faye est formidable, même si Faye ne le voit pas.

Le récit est raconté à la première personne, on est donc dans la tête de Faye, et on voit tous ses doutes, ses peurs, et elle m’a fait beaucoup de peine. J’avais souvent envie de la pousser à voir qu’elle était une belle personne, contrairement à ce qu’elle pensait. On ne se voit jamais tel que l’on est, et Faye a vraiment un manque de confiance en soi auquel je pouvais totalement m’identifier (même si elle et moi avons de longues années de différence).

J’ai trouvé la majorité des personnages attachants, la plupart sont vraiment loufoques, leurs traits de caractère sont souvent un brin exagérés. Mais en passant par Nonno, le grand-père de Faye, par sa mère Donatella (qui, malgré parfois ses excentricités, est quelqu’un de bien), par Pénélope, Stevie (la bibliothécaire), Gordon (le prof un peu étrnage) ou les personnes qu’elle va rencontrer en partant dans la famille de son père (Clep, ses oncles et tantes, les jumelles, Abby…), tous j’ai fini par les aimé. Sauf peut-être la psy, mais on ne la voit qu’au début. Ils ne sont pas tous toujours parfait ou sympa, mais je sais pas, on finit par les aimer, même les moins sympa.

L’histoire est écrite de façon assez mature pour un ado de douze ans, mais Faye est une ado en avance pour son âge. Pourtant on voit bien qu’elle a la candeur d’une enfant de douze ans, elle peut se montrer très naïve et à côté de la plaque, et elle me faisait souvent sourire.

Franchement, j’ai dévoré cette histoire. La fin m’a ému aux larmes, elle était parfaite. Tout ce livre était incroyablement doux, pas du tout tragique, même si c’était parfois dur pour Faye. On a envie de la prendre par la main et de l’emmener vers les autres, mais finalement c’est elle qui nous y emmène. Cette histoire est comme un marshmallow, c’est sucré, ça colle aux dents, et ça m’a fait un bien fou.

Un livre qu’on garde comme une peluche.

Mon ressenti : 
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Phrases post-itées :
« Madame Violine daignait certes étudier mon cas, mais c’était avec l’intérêt du scientifique pour la girafe placée par erreur dans la cage des hyènes. »

« Moi j’étais contente que ma mère quitte enfin sa chambre et qu’elle reprenne pied dans la réalité, quand Pénélope recevait plus d’attention de ses deux mères qu’elle ne pouvait en supporter. »

« On devait se sentir en sécurité, quand on était si petit. Moi, j’étais une cible gigantesque visible depuis l’espace intergalactique. »

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Miss Peregrine et les enfants particuliers tome 3 : La bibliothèque des âmes, Ransom Riggs

mai 29, 2016

9782747061810-300x467Attention lire cet avis va vous spoiler les deux premiers tomes.

Résumé : Dans le Londres d’aujourd’hui, Jacob Portman et Emma Bloom se lancent à la recherche de leurs amis enlevés par les Estres. Ils retrouvent leur trace grâce au flair aiguisé d’Addison, l’illustre chien particulier doué de parole.

Plus : j’ai coupé le résumé, qui selon moi en disait beaucoup trop.

Avis : Ce dernier tome est haletant. Emma et Jacob se retrouvent seuls, séparés des autres particuliers, ils ne sont accompagnés que d’Addison et doivent retrouver leurs amis coûtent que coûtent pour les sauver et surtout trouver une boucle afin d’éviter qu’Emma vieillisse. L’avantage? C’est que Jacob découvre que son pouvoir ne consiste pas seulement à voir les Creux, mais il peut également leur parler et leur donner des ordres. Au début c’est assez instinctif, lui-même a du mal à savoir comment faire. D’autant plus que Jacob a très peu confiance en lui et doute de ses capacités, pense sans arrêt qu’il va tout faire rater, mais par chance, la plupart du temps il arrive à sauver la situation (bon pas toujours, ils sont souvent en danger et dans le pétrin). Et franchement, ce pouvoir, je l’ai trouvé à la fois génial et terrible. Il enlève le libre arbitre des Creux (et oui ce sont des monstres, mais je trouve qu’il y a tout de même un questionnement là dedans).

Ce troisième tome se lit avec une boule dans l’estomac (en tout cas pour moi), parce qu’on s’inquiète pour les Ombrunes et les enfants particuliers, mais aussi parce que Jacob, Emma et Addison vont trouver une boucle très glauque et dangereuse, un endroit affreux et triste, un monde cruel qu’ils vont devoir traverser s’ils veulent sauver leurs amis. Par chance, ils ne sont pas seuls, mais vont se faire des alliés (et des ennemis).

Caul, le frère de Peregrine, est vraiment horrible, mégalo et complètement fou, il fait froid dans le dos. Ce que je trouve le plus affreux chez lui, c’est qu’il est convaincu de son bon droit, qu’il est celui qui a raison, et que les autres sont stupides de ne pas rêver de grandeur. Il me faisait froid dans le dos.

Il y a, encore une fois, pas mal de rebondissement dans ce tome-là, des nouvelles découvertes, des explications, des doutes aussi (pas mal venant de Jacob).
Je me suis attachée à pas mal de nouveaux personnages. Et j’étais horrifiée par certaines découvertes, par certains agissements des particuliers.
J’ai dévoré le livre, je l’avoue, et je n’avais pas envie que ça s’arrête, je n’avais pas envie de quitter les enfants particuliers.

Si l’histoire d’amour est réellement ce que j’aime le moins dans cette trilogie (non mais je l’ai vraiment pas aimé, c’était pas possible), le reste était super bien, surtout les amitiés, et les autres liens entre les personnages.
J’ai bien aimé la fin, elle m’a donné un grand sourire, et même si certaines choses m’ont paru un peu facile, ça n’a en rien enlevé mon engouement pour l’histoire et pour cette fin plutôt amusante (surtout au vue de l’ambiance de la trilogie).

C’était beau.

Phrase post-itée :
« Quelle journée magnifique pour aller en enfer ! »

Mon avis sur : 
Le tome 1
Le tome 2

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Miss Peregrine et les enfants particuliers tome 2 : Hollow City, Ransom Riggs

mai 28, 2016

miss-peregrine-et-les-enfants-particuliers,-tome-2---hollow-city-516933Attention lire cet avis peut vous spoiler le premier tome.

Résumé : Les enfants particuliers sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l’attaque des Estres, des âmes damnées. Ils n’ont plus qu’un espoir : trouver une Ombrune susceptible de redonner à la directrice de l’orphelinat sa forme humaine.

Après avoir essuyé une tempête entre Cairnholm et le continent, le petit groupe d’enfants échoue sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Aussitôt pris en chasse par des Estres déguisés en soldats, ils se réfugient in extremis dans une boucle temporelle. Là, vit une curieuse ménagerie d’animaux singuliers. Parmi eux, Addison, un chien parlant, leur apprend que Miss Wren, la dernière Ombrune en liberté, est partie libérer ses soeurs à Londres. Il devient urgent pour les enfants particuliers de rejoindre la capitale…

Avis : Une fois de plus, j’ai adoré ce tome 2. Pourtant je me rends compte que les enfants particuliers ne sont pas particulièrement attachants. Surtout Enoch que je trouve totalement insupportable, jamais content de rien, toujours cynique et sarcastique, toujours entrain de descendre les autres, j’avais sans arrêt envie de lui mettre des baffes. J’ai pas tellement aimé Emma non plus. Certes elle est la leader et sait mener le groupe, mais ses pétages de plombs impulsifs me gonflait parfois, sans parler de son histoire d’amour avec Jacob, que j’ai détesté (je l’ai tellement trouvé planplan et nyanyan, pas du tout intéressante et inutile au possible). J’ai bien aimé Claire et Fiona mais on les voit assez peu, j’ai aussi aimé Hugh, Horace, Bronwyn (qui est un super personnage) et Olive, et bien sûr Jacob lui-même. Les personnages qu’on rencontre ne sont pas forcément agréables, certains m’ont totalement déplu, les particuliers ont parfois un caractère particulier. (J’ai adoré Sam en revanche, dommage qu’on ne la voit pas beaucoup). Mais ce n’est pas important d’aimer ces enfants ou non, parce que malgré tout on est entrainé dans leurs aventures et on a vraiment envie qu’ils s’en sortent, même quand eux-même pensent que tout est perdu.

Dans ce tome-ci, il y a vraiment beaucoup de rebondissements et d’actions, pas du tout le temps de s’ennuyer, les pages se tournent à une vitesse folle, et on n’a pas envie de s’arrêter. Encore un chapitre, encore un chapitre. On est entrainé dans cette course poursuite à travers la Grande-Bretagne, jusqu’à Londres. D’autant plus que le temps est limité, et je dois dire que ça avait un côté hyper stressant. On en apprend aussi plus sur les Creux et les Estres. Je dois dire que les Estres sont encore plus tordus et mégalos que prévus, ils sont absolument horribles, et par certains côtés ressemblent beaucoup aux nazis finalement. On en apprends également plus sur les particuliers et plus exactement, sur la particularité en elle-même, et c’est assez intéressant et triste à la fois.

Tout s’accélère vers la fin, avec encore plus de retournement de situation, et j’avoue que je l’avais pas vu venir du tout. J’ai été sous le choc, et pourtant tout était là sous mon nez, mais j’ai rien vu !
Quand on termine ce tome, on a qu’une seule envie : se jeter sur la suite.
Et c’est, bien évidemment, ce que je vais faire.

Phrases post-itées : 
« Les pêcheurs qui jetaient leurs filets interrompaient leur besogne pour nous observer, sans savoir si nous étions réels ou imaginaires : des fantômes flottants ou des fantômes en devenir. »

« Nous l’avons entourée, acclamée, remerciée, mais notre dette envers elle était tellement immense, et le mot merci si petit… »

« – Ce n’est pas une question de destin. Mais je pense qu’il y a un équilibre dans le monde, et que, parfois, des forces que nous ne comprenons pas font pencher la balance du bon côté. »

« Cette idée me plaisait : que la particularité ne soit pas un manque, mais quelque chose en plus. J’aimais penser que l’on possédait quelque chose qui faisait défaut aux gens normaux, plutôt que le contraire. Que nous étions augmentés, et non diminués. »

« Si même vous, qui êtes des proscrits et des opprimés, n’êtes pas capables de témoigner un brin de compassion aux autres, ce monde est sans espoir. »

Mon avis sur :
Le tome 1

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Miss Peregrine et les enfants particuliers tome 1, Ransom Riggs

mai 26, 2016

miss peregrineRésumé : Jacob Portman, 16 ans, écoute depuis son enfance les récits fabuleux de son grand-père. Ce dernier, un juif polonais, a passé une partie de sa vie sur une minuscule île du pays de Galles, où ses parents l’avaient envoyé pour le protéger de la menace nazie. Le jeune Abe Portman y a été recueilli par Miss Peregrine Faucon, la directrice d’un orphelinat pour enfants « particuliers ». Selon ses dires, Abe y côtoyait une ribambelle d’enfants doués de capacités surnaturelles, censées les protéger des « Monstres ».

Plus : je ne met que le début du résumé, car selon moi il en dit beaucoup trop et est très spoilant.

Avis : Ce livre m’a séduite, tant parce que l’objet livre en lui-même est sublime, que parce que j’ai adoré l’histoire. Dès que j’étais dedans, impossible d’arrêter de tourner les pages, j’avais toujours envie d’en savoir plus sur Jacob et le mystère de son grand-père.
Est-ce qu’Abraham a trop d’imagination? Est-ce qu’il a personnifié les nazis en monstre pour supporter tout le mal qu’ils ont fait? Est-ce qu’il s’est inventé une vie magique ? On est en droit de se poser des questions, tout comme Jacob, quand son grand-père lui montre des photos d’enfants avec des pouvoirs étranges, et quand il lui parle de monstres terrifiants.

Je ne me suis pas ennuyée à la lecture, j’étais à la fois curieuse et effrayée, je me faisais balader par Jacob et par ses doutes (même si des fois, je l’avoue, j’avais envie de le tarter un peu ce gamin), je me suis demandée un bon paquet de fois si Abraham disait vrai ou avait un bon gros paquet d’imagination?
Le livre ne fait pas vraiment peur, mais il a quand même quelque chose d’un peu angoissant. Rien que les pouvoirs des enfants particuliers sortent du commun, et sont un peu inquiétant (d’autant plus qu’ils sont assez incontrôlable), comme ce garçon invisible, cette fille qui lévite, ou ce garçon qui a des abeilles dans son ventre…
Et puis les monstres, sortis tout droit d’un cauchemar, qui paraissent invincibles et très dangereux, qui sont invisibles, se cachent dans les ombres, ont plusieurs langues.
On a aussi l’impression de subir un huis clos quand Jacob va avec son père sur l’île où s’était réfugié son grand-père, pour découvrir la vérité. Le temps est maussade, les habitants pas hypers accueillants, il y a beaucoup de bruits dût aux générateurs et l’ambiance est pas super drôle.

Jacob va partir à la recherche de la vérité, une vérité plutôt pas mal incroyable.
Je ne me suis pas forcément attachée aux personnages, mais ils avaient quelque chose qui était très attirant d’une certaine manière, et j’avais envie d’en apprendre plus sur eux, leur vie, leur quotidien.
Certaines choses étaient assez facile à deviner, d’autres fois on se posait pas mal de questions (vrai? faux?), et si j’avais compris certaines choses, d’autres m’ont plutôt surprises, si bien que j’ai trouvé un bon équilibre dans le livre (à la fois satisfaite d’avoir deviné, mais également contente d’être surpris).
Un petit détail n’a pas fonctionné avec moi, c’est l’histoire « d’amour », j’ai pas des masses accrochés, c’est trop basique et pas tellement intéressante (« elle est trop belle, paf je l’aime » moui), mais bon elle prend pas trop de place dans le livre, alors ça ne dérange pas.

Les photos parsemés le long du livre (qui sont des véritables photos, ce qui rajoute un de ces charmes aux livres) nous baignent dans cet univers étrange et inquiétant.

Et j’ai absolument adoré ma lecture, j’ai marché à fond dans l’histoire, j’avais toujours envie de tourner les pages, d’en apprendre plus sur Peregrine et les enfants particuliers, je me suis posée pas mal de question aussi (sur l’immortalité, sur la liberté, sur les choix qu’on peut faire pour vivre). Un super livre. 

Phrases post-itées : 
« Mes parents me traitaient comme un bibelot fragile : ils se déplaçaient au ralenti en ma présence et n’osaient plus se disputer, de peur de me voir voler en éclats. »

« Enfin, c’est facile de dire qu’on se fiche de l’argent quand on en a beaucoup. »

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Magies secrètes, Hervé Jubert

mai 20, 2016

003888310Résumé : L’empereur Obéron III, aidé du préfet Hoffmann, souhaite débarrasser Sequana des êtres féeriques qui la peuplent. Georges Beauregard, ingénieur-mage au service du ministère des Affaires étranges, recueille toutefois certaines de ces créatures dans son hôtel particulier. C’est ainsi qu’il découvre et prend sous son aile Jeanne, une jeune fille amnésique aux étranges pouvoirs. Ensemble, aidés de la déesse Isis et de Condé, l’automate, ils vont devoir enquêter sur la disparition du neveu de l’empereur, menacé d’être démembré par son mystérieux ravisseur. Arpentant la ville-lumière, ils iront de surprise en surprise afin de découvrir qui menace l’équilibre délicat entre êtres humains et féeriques.

Avis : Je ne sais pas vraiment que penser de ce livre. Dans un sens j’ai bien aimé, mais certaines choses ont un peu gâcher ma lecture, si bien que je n’arrive pas totalement à me décider.
Je vais d’abord parler de ce que je trouve négatif.
Le début, on est tout de suite projeté dans un monde qu’on ne connait pas, mais sans avoir aucune explication à ce sujet, ou bien des explications qui ne nous aident pas du tout à suivre l’histoire. Dès les premières pages j’étais complètement paumée, et l’impression de ne rien comprendre de ce qu’il se passait. Obligée de relire plusieurs fois certains passages, sans qu’ils ne m’apparaissent beaucoup plus clair. J’avais l’impression aussi des fois de sauter du coq à l’âne, de partir dans tous les sens, sans comprendre où l’auteur voulait en venir.
Bon au bout d’un moment qui m’a quand même paru long, j’ai fini par rentrer dans l’histoire, c’est surtout l’arrivé de Jeanne qui a un peu tout débouché, ainsi que le début de l’enquête. Disons qu’on avait enfin une direction, le récit se focalisa un peu sur ça et j’ai eu plus facile à suivre.
Malgré cela, il arrivait parfois que je ne comprenne tout simplement pas ce qu’il se passait ou la façon dont Beauregard menait son enquête. J’ai pris la décision de lire ces passages un peu en diagonale et de m’intéresser plus au récit. 
Les notes de bas de pages, bien qu’amusantes, m’ont paru parfois très lourdes, surtout quand elles se trouvaient dans des moments d’actions et coupaient totalement le récit, si bien que c’était difficile de s’y remettre.
Le mot « femelle » pour designer les femmes, employé par Beauregard, m’a sérieusement gonflé aussi. 
J’ai aussi trouvé que l’enquête utilisait pas mal de raccourcis, par moment. Bien sûr ils viennent d’un monde Féérique alors on peut se dire qu’on peut utiliser la magie pour ceci, pour cela, mais moi ça m’a parfois un peu gêné.

Pour ce que j’ai adoré, j’aimais pas mal les dialogues, les personnages aussi qui sont assez jetés j’ai trouvé, j’ai beaucoup aimé Jeanne notamment, elle avait un sacré caractère et une grande faculté pour se plonger dans les ennuies. J’ai aimé l’histoire en elle-même. J’ai trouvé triste la façon dont Obéron III faisait en sorte de détruire la magie de la ville, ne voyant pas qu’en faisant ça, il détruisait la ville en elle-même. C’était très triste de voir cette haine envers les personnages féériques qui étaient pourtant là en premier finalement. J’aime vraiment pas Obéron III, et il ne mérite guère d’être protégé à mon avis.
J’ai aimé aussi l’Hôtel de Beauregard, qui accueille des êtres Féériques dans le besoin. C’était sympathique et j’aurais voulu en savoir plus sur les personnages qui peuplait l’Hôtel.
Le passé mystérieux de Beauregard est intrigant, le fait qu’il ne rêve pas mais se mette à rêver soudainement, son enquête personnel, ça m’a pas mal intéressé. Pareil pour Jeanne, elle m’intrigue beaucoup. 
La curiosité de comprendre ce qu’il se passait, faisait que je tournais les pages quand même assez vites. J’ai bien aimé comme plusieurs enquêtes finissent par se croiser à la fin. Même si le dénouement ne m’a pas transcendé plus que ça et que je suis un peu resté sur ma faim.
Je pense quand même que je lirai la suite, car j’ai très envie d’en apprendre plus sur les personnages.

En bref, ce n’était pas une mauvaise lecture, j’ai passé un bon moment, surtout grâce aux personnages. Mais certaines choses ont quand même un peu rendu cette lecture moins intéressantes qu’elle aurait pu l’être.

Plus : merci Maëve pour ce cadeau 🙂

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Le choix, Paul J. McCauley

mai 19, 2016

bm_CVT_Le-choix_6526Résumé : Ils sont amis depuis toujours, ils ont seize ans ou presque. Damian vit et travaille avec son père, éleveur de crevettes et cogneur d’enfants. Lucas s’occupe de sa mère, ancienne passionaria d’un mouvement écologiste radical clouée au lit par la maladie dans la caravane familiale. Le monde est en proie à un bouleversement écologique majeur — une montée des eaux dramatique et une élévation de la température moyenne considérable. Au cœur du Norfolk noyé sous les flots et écrasé de chaleur, la rumeur se répand : un Dragon est tombé du ciel non loin des côtes. Damian et Lucas, sur leur petit voilier, entreprennent le périlleux voyage en quête du mystérieux artefact extraterrestre, avec en tête un espoir secret : décrocher la clé des étoiles…

Avis : C’est une courte histoire qui va parler d’un monde futuriste, un monde ravagé par des guerres, la pollution. Un monde où on a demandé de l’aide aux extraterrestres, où ils nous fournissent des technologies qui peuvent nous sauver. Mais tout le monde ne pense pas ainsi. La mère de Lucas par exemple, elle est persuadée qu’il vaut mieux ne pas leur faire confiance, ne pas finir contrôlé par eux. On ne sait trop qu’en penser, on n’a trop peu d’information pour savoir de quel côté se mettre. Je pense qu’il est normal de se montrer méfiant, mais je pense aussi que la mère avait pas mal l’air parano.

Lucas et Damian sont amis depuis toujours et décident d’aller voir ensemble le dragon qui s’est échoué sur la plage. De là va commencer une terrible histoire qui m’a pas mal retourné. Pourtant c’est très rapide, on n’a guère le temps de s’attacher, ni même de voir tout l’univers développé. Ça ne m’a pas empêché d’être horrifiée, et stressée. Je m’inquiétais énormément pour les personnages. J’ai trouvé qu’il y avait une ambiance un peu étouffante. D’autant plus que le père de Damian est un alcoolique hyper violent, il frappe son fils, et ça m’a fait super mal.

Les événements sont de plus en plus précipités, pour arriver à une conclusion assez triste et amer, j’ai trouvé.

En bref, une courte histoire assez intéressante, même si j’aurais voulu en savoir plus sur les technologies, sur le dragon et les extraterrestres. C’était peut-être un peu trop rapide, mais en même temps ça m’a quand même pas mal chamboulé.

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Le pays des contes tome 4 : Au-delà des Royaumes, Chris Colfer

mai 18, 2016

Attention lire cet avis va vous spoiler les premiers tomes. 

Au_pays_des_contes_-_Tome_4_hdRésumé : Depuis que l’Homme masqué lui a échappé, Alex n’a qu’une obsession : le retrouver. Sauf qu’elle a été déchue du Conseil des fées et que tous refusent de croire que cet homme est une véritable menace. Heureusement, elle peut compter sur l’aide de son frère jumeau, Conner, de Boucle d’or, du Petit Chaperon rouge et de la Mère l’Oie. Grâce à eux, elle découvre le plan démoniaque de son ennemi : en possession d’une potion capable de transformer n’importe quel livre en portail vers d’autres univers, il part recruter une armée de méchants de la littérature afin de conquérir le Pays des contes…

Avis : Ce tome là m’a pas mal chamboulé. Je l’ai trouvé assez dur par certains côtés. Alex semble aller très mal, elle perd la maîtrise de ses pouvoirs, et comme personne ne semble la croire cela la rend encore plus dingue. C’est une boucle infernale. J’avoue que le Conseil des fées sont des vrais enfoirés, ils n’écoutent rien de ce qu’on leur dit, ils préfèrent rester le cul sur leurs chaises et s’occuper « de vrais problèmes« , sans voir le danger. Alors certes la disparition des enfants est un vrai problème, je ne dis pas, mais je ne vois pas pourquoi faire les deux ne seraient pas possibles? Une partie du conseil rechercherait les enfants, et Alex et ses amis l’Homme masqué? Enfin bref, du coup ils m’ont énervé, mais Alex fait peur également.
Le début du livre est assez stressant, surtout que les jumeaux sont séparés et ignorent qui est réellement l’Homme masqué (nous on le comprend dès le prologue).
Ce que j’ai adoré dans ce tome, c’est qu’on va traverser différentes œuvres, le magicien d’Oz, Peter Pan, Alice aux pays des merveilles…

On va les revivre avec Conner et Alex, on va découvrir les personnages de ces œuvres avec un autre regard, un autre point de vue. Certains sont très attachants (l’Homme de Fer Blanc), d’autres beaucoup moins (les enfants perdus par exemple). Comme souvent avec les livres du Pays des contes, on se retrouve face à des quêtes. Là c’est la quête de l’Homme masqué, mais pas seulement, d’autres choses vont se passer.
J’ai été très touché par Rouge dans ce tome là, elle garde son caractère très égoïste, c’est Rouge après tout, mais on sait que dans le fond c’est quelqu’un de bien, et vraiment ici je l’ai beaucoup aimé. Elle m’a fait pas mal de peine et j’avais vraiment envie de l’aider. J’ai trouvé que ses amis restaient pas mal indifférents sur ce qui lui arrivait, que peu de gens l’aidait au final. C’est sûr qu’après ils ont pas beaucoup de temps pour y penser, mais quand même.

Si on voit Boucle d’Or et Jack, ils sont pas mal restés en fond de l’histoire, du coup je n’ai pas été plus touché que ça par eux, même si je suis toujours contente de les revoir.
Mère l’Oie et son Jar ont un grand rôle en revanche et je les ai trouvé hyper attachant là.
On assiste aussi à une nouvelle histoire d’amour au cours du tome, et je dois avouer qu’elle m’a plus gonflé qu’autre chose. Je ne l’ai pas trouvé naturel du tout. J’avais plus l’impression que c’était « woh il est beau, elle est belle, on s’est parlé dix minutes, on s’aime », et j’aime pas trop ce genre je dois dire. M’enfin, ça dure pas trop de temps dans le tome alors ça va.
Petit reproche aussi, c’est la vision des filles qui est donné, j’ai trouvé certains propos pas mal misogyne, et ça m’a fait grincer.

Ce tome là est pas mal rempli de rebondissements et de révélations en tout genre, des révélations qui m’ont vachement plu ou carrément surprise. Par moment il se passe des choses auxquels on ne s’attendait pas du tout. J’ai bien aimé certaines explications, mais ça m’a stressé également. Je ne peux pas m’empêcher d’être hyper inquiète pour Alex et Conner du coup.
Si les autres tomes ont tendance à finir l’intrigue en cours, là ce n’est pas du tout le cas, et j’avoue que je voudrais déjà avoir la suite pour savoir ce qu’il va se passer. Mais il va falloir attendre un an, et … Dur.
En tout cas je l’ai dévoré, impossible de le relâcher quand on est dedans, c’est un super tome.

Phrases post-itées : 
« Si vous avez la chance de sublimer quelque chose en vous, rendez-vous service et saisissez cette chance. Il ne faut pas vivre en négligeant une partie de son cœur ; cela fait de nous des monstres. Il vaut mieux être le héros de sa propre histoire que de devenir le méchant de l’histoire d’un autre. »

Mon avis sur : 
Le tome 1
Le tome 2
Le tome 3

La couverture VO :
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