Archive for mai 2014

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Harry Potter tome 7 : Et les Reliques de la Mort, J.K Rowling

mai 30, 2014

harry potter tome 7Attention lire cet avis peut vous spoiler les tomes précédents. 

Résumé : Cette année, Harry a dix-sept ans et ne retourne pas à Poudlard. Avec Ron et Hermione, il se consacre à la dernière mission confiée par Dumbledore. Mais le Seigneur des Ténèbres règne en maître. Traqués, les trois fidèles amis sont contraints et la clandestinité. D’épreuves en révélations, le courage les choix et les sacrifices de Harry seront déterminants dans la lutte contre les forces du Mal.

Avis : Alors voilà, ça y est. J’ai fini Harry Potter. Je connais la fin et je n’aurai plus jamais besoin de fuir les spoils. C’est vraiment trop bizarre de se dire que j’ai terminé cette saga, je me sens un peu vide du coup, cela faisait dix ans presque que je faisais traîner Harry Potter sans jamais le terminer et sans savoir du tout ce qui se passait dans ce septième tome et maintenant…
Bon j’ai adoré ce tome-ci, il est plus dur, plus froid que les autres, il commence aussi beaucoup plus durement et on sait qu’on ne va pas beaucoup rigoler. Bien sûr des personnages comme Fred et George nous feront toujours marrer, mais quand même il se passe des trucs difficiles, qui m’ont rendu super triste. Je me suis aussi inquiétée pour Harry, Hermione et Ron, pour leur entreprise, pour leurs échecs, pour leur amitié. On doute avec eux et franchement par moment je stressais pour ce qui allait arriver. Voldemort est assez malin et prends le pouvoir et les choses tournent assez mal pour les nés-moldus. Harry fait ce qu’il peut, mais il est surtout à essayer de remplir la mission que Dumbledore lui a confié. D’ailleurs on en apprends des choses sur Dumbledore dans ce tome, qui le rendent moins fort, moins parfait, mais quand même tout aussi attachant, plus humain voilà tout. J’ai dévoré ce tome, c’est tellement difficile de le lâcher, on a tellement envie d’en savoir plus. Les morts m’ont fait chialer comme c’est pas permis, surtout l’une d’entre elle qui m’a rendu bêtement inconsolable alors qu’il ne s’agissait même pas d’un de mes personnages favoris. J’avoue, certains trucs m’ont paru tiré par les cheveux, mais et alors? On est dans un monde magique et ça me plaît que ce soit passé comme ça finalement.
J’ai adoré quasiment tous les personnages, sauf Ombrage (encore pire que dans le tome 5 cette grognasse), Voldemort (pas forcément parce qu’il est méchant, juste parce qu’il est tellement stupide), pas mal de Mangemorts (mais j’ai quand même adoré Drago, parce que c’est Drago, voilà tout, et Rogue bien sûr que j’aime), et bien sûr cette idiote de Rita Skeeter. Mais les autres sont tellement géniaux, que ce soit les Weasley, tous autant qu’ils sont, ou encore Hermione évidemment, Harry (forcément), mais Neville et Luna sont absolument géniaux, Dumbledore bien sûr, et puis pleins d’autres encore auxquels on s’attache pour leur courage, leur participation, leurs actes. Comme Dobby ou même Kreattur qui est extraordinaire dans ce tome là.
J’ai bien conscience que ma chronique part dans tous les sens, mais ce livre m’a remué et savoir que j’ai fini… Me perturbe. J’aurais bien voulu rester avec les personnages pendant un encore un long moment.
Bon et je n’aime toujours pas le Harry/Ginny je l’avoue, ça ne passe pas, mais le Ron/Hermionne c’est terrible je suis fan.
Un très bon dernier tome donc, une conclusion qui m’a plu et cette saga est géniale, voilà tout.

Ce qui m’a le plus fait chialer (avec spoil) :
[on]La mort de Rogue, définitivement, j’ai pas arrêté de pleurer[off]

Mon avis sur :
le tome 6
le tome 5
le tome 4
le tome 3
le tome 2
le tome 1

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Mes acquisitions aux Imaginales

mai 30, 2014

Voici une petite vidéo pour vous montrer mes acquisitions aux Imaginales, c’était hyper cool ! J’y retourne l’année prochaine, c’est sûr !

 

Bon et aussi quelques photos.SAMSUNG CAMERA PICTURESPhoto de ma soeur avec un super dragon

SAMSUNG CAMERA PICTURESPhoto de moi avec ce dragon

SAMSUNG CAMERA PICTURESLe super auteur Monsieur Mouton, très sympa 😀

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Surtout n’achetez pas ce livre, Pseudonymous Bosch

mai 27, 2014

surtout-n-achetez-pas-ce-livreLire cet avis peut sans doute spoiler le premier tome, mais ne spoilera aucun Secret, rassurez-vous.

Résumé : Si vous n’avez pas lu Ce livre cache un très grand secret, alors gardez-vous bien de lire ce livre-ci. Sérieusement. Il y est question d’un effroyable monstre créé dans un laboratoire, d’une étrange boule sonore qui chante des mélodies ténébreuses et d’une lourde menace.

Avis : Sur le même modèle que le tome 1, l’auteur va essayer de nous convaincre de ne pas continuer notre lecture. Ici il va nous faire signer un contrat, éviter de nous décrire certaines tortures trop horribles ou mots qu’on ne peut pas entendre, il va quand même raconter l’histoire sans trop décrire de choses (mais quand même un petit peu), et on va retrouver nos deux héros (mais aussi d’autre pour ce tome là). C’est ainsi que Yo-Yoji va rejoindre l’équipe, et Max-Ernest fait sa première crise de jalousie (ce qui est absolument TROP mignon, je l’avoue). Cass va également en savoir plus sur la vérité de sa naissance. Cette fois-ci les deux enfants vont devoir remplir des missions pour la société hyper secrète Terces, et ils ne manquent pas d’imagination, ni d’astuce pour réussir. Tous les trois enfants font une bonne équipe, car ils ont tous leur particularité, apporte quelque chose, quand Max-Ernest est le roi des codes, Cass la survivaliste va toujours avoir le bon outil avec elle – et survivre dans la nature, et puis Yo-Yoji a l’oreille absolue et ça va être hyper utile. Et tout ça raconté par un auteur complètement frappadingue, qui parfois perd ses chapitres, nous donnes des précisions abracadabrantes, ne se souviens même plus du titre de son premier tome et nous encourage sans cesse à arrêter notre lecture, tout en nous cachant ce mystérieux Secret. L’histoire est hyper sympa, remplit de rebondissements, d’actions, de mystères, et de personnages hauts en couleur, que ce soit chez les « gentils » ou chez les « méchants ».
Franchement on passe un tellement bon moment avec ce tome que je l’ai dévoré dans la journée. C’était hyper drôle et mignon à la fois, les enfants sont hyper attachants (et originaux), et c’est agréable de voir l’amitié naître aussi. C’est vraiment super cool et ça donne envie de faire partie d’une société secrète nous aussi.

Petit plus : Comme je pense que le tome 3 ne sortira jamais en France, je me suis commandée le tome 3 en anglais, en espérant réussir à le lire.

Phrase post-itée : 
« – Nos parents doivent nous croire morts ! 
– Justement, insista Cass, c’est pour ça qu’il faut y aller maintenant : les morts ont toute leur liberté. »

« Ils ne se rendaient pas compte qu’ils grelottaient. Parfois, la présence  d’un ami transforme une nuit glaciale en un moment… disons moins froid. »

Quelques extraits : 
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Tolérance.

mai 26, 2014

Tolérance, c’est un mot que je dois utiliser en ce moment pour me souvenir que je dois respirer et ne pas haïr les gens. Tolérance c’est un mot que je me répète pour ne pas souhaiter du mal à certaines personnes uniquement parce qu’elles n’ont pas les mêmes pensés que moi. Uniquement parce qu’elles ont peur de l’autre et de la différence, uniquement parce qu’elles sont sans doute pleine de haines et d’idioties, je ne peux pas leur souhaiter de se recevoir une météorite sur la tête seulement parce qu’elles peuvent se montrer violentes dans leur propos, parce qu’elles sont bourrés de préjugés.

J’ai besoin d’être tolérante, tolérante de la méchanceté, tolérante de la bêtise, tolérante de l’oublie. J’ai besoin de me dire que l’on ne peut être tolérant que quand on tolère l’intolérable, que quand on accepte de voir la haine remporter sa victoire. Qu’on ne peut pas gagner si nous aussi on a la haine. La haine du racisme, la haine de l’homophobie, la haine de tous les cons moqueurs pleins de jugements, la haine contre ceux qui disent « t’es trop grosse », la haine contre ceux qui jugent « t’es trop maigre », la haine contre ceux qui rejettent la différence, qui rejettent tous ceux qui ne pensent pas comme eux. Je ne dois pas oublier qu’eux ne pensent pas comme moi et que je n’ai pas le droit de les détester pour ça.

Je ne dois pas me dire « je n’ai plus d’espoir en l’humanité », même si je n’ai plus beaucoup d’espoir pour l’humain. Je ne sais pas si je dois ou non me réfugier dans les livres, faire semblant de rien, attendre que ça explose.
Je ne sais pas si je dois écrire, écouter des chansons, quelque chose qui me montre que beaucoup de gens sont gentils, pleins d’amour, que des gens essaient de changer le monde, essaient de faire des bonnes choses. Que tout le monde n’est pas manipulé, que nous ne sommes pas tous des moutons, que certains ont fait leur chemin. Il ne faut pas que j’oublie que je dois être tolérante, tolérante même contre ceux qui ne le sont pas.

Je ne sais pas si je suis déprimée, ou simplement blasée. Si je dois dire « je l’ai vu venir » ou si je dois me demander si on n’est pas en pleins cauchemars. Je suis un peu paumée.

J’ai envie d’être une autruche tellement j’aimerais pouvoir me cacher. Parce que j’ai honte. J’ai honte d’être humaine et c’est affreux d’avoir honte de son être, de son pays, de ses semblables.

Je dois en appeler à toute ma tolérance pour ne pas cracher par terre, pour ne pas laisser tomber, pour continuer à avancer. Peut-être que c’est une curiosité malsaine pour voir si les choses vont changer en bien ou en mal. Pour voir si on va atteindre le fond.
J’aimerais bien avoir un spoil du futur, savoir si ça vaut le coup d’attendre, ou si on va s’enliser, scier notre branche, appuyer sur le bouton d’auto-destruction.

Et j’ai besoin de tolérance, beaucoup de tolérance. Sinon je ne suis pas sûre de pouvoir dormir la nuit tellement je vais bouillonner.

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Ce livre cache un très grand secret, Pseudonymous Bosch

mai 26, 2014

Ce livre cache un très grand secretRésumé : Si ce roman était normal, voilà le texte que vous seriez en train de lire :  » Ce livre est exceptionnel ! Captivant !  » (A en croire leurs couvertures, tous les livres sont exceptionnels et captivants.) Il y aurait une présentation de nos jeunes et courageux héros, Cass et Max-Ernest. Et vous apprendriez plein de choses sur une mystérieuse collection de fioles et un magicien disparu dans des circonstances étranges (et malodorantes). Si ce roman était normal, il y aurait un blabla sur les aventures palpitantes, les énigmes compliquées et les vilains méchants pas beaux que Cass et Max-Ernest affrontent. Hélas, moi, Pseudonymous Bosch, je ne peux faire aucune de ces révélations : cela vous donnerait envie de lire ce livre. Or il ne faut pas. Comprenez-moi : ce livre cache un très grand secret, qui tourmente des gens comme vous et moi depuis… Oh non ! J’ai parlé du secret, là ? Alors il est trop tard. Plus rien ne vous freinera, maintenant. Ouvrez donc le livre, si vous y tenez. Mais surtout, n’en parlez à personne.

Avis : Il s’agit d’une relecture, mais je ne me souvenais plus de rien du tout, alors c’est un peu comme si je le lisais pour la première fois et j’ai adoré. C’est un livre tellement drôle, tellement original. Un auteur qui te dit « surtout ne lit pas ce livre » et psychologie inversée oblige on a bien entendu très envie de savoir quel est le secret que cache ce livre, peu importe qu’il soit dangereux, on a envie de continuer. Alors on y va, et on fait la rencontre de deux personnages haut en couleur. Cassandre la « survivaliste » qui ne va jamais nul part sans son sac à dos remplis de choses qui pourraient être utiles, et Max-Ernest qui connait des milliers de blagues et d’énigmes mais qui ne fait jamais rire personne, qui est trop bavard et que ses parents essaient de guérir sans succès. Ces deux là vont devoir faire équipe malgré eux et pourtant comme ils n’ont pas d’ami ni l’un, ni l’autre, ça va les changer. Leur relation est bizarre mais ils sont eux même assez étranges. En tout cas je les ai adoré, ils sont hyper attachants.
L’histoire est vraiment prenante, et puis ça parle de Synesthésie et c’est magique en quelques sortes, voir les couleurs de la musique je trouve ça tellement sublime d’une certaine façon, sentir les odeurs des mots, et ce genre de choses… En tout cas c’est un sujet hyper intrigant. Les deux enfants vont mener l’enquête et prendre des risques terribles, on a peur pour eux (ils n’ont que 11 ans après tout) et on voudrait pouvoir les protéger de Mlle Mauvais et de Docteur L.
Franchement ce livre se lit tout seul, l’auteur ne cesse de nous mettre en garde, mais malgré ses réticences, il continue d’écrire et de tout raconter. Parfois il fait même des descriptions, alors qu’il s’est juré de rien nous dire. C’est la construction du livre qui est très originale, drôle et qui donne envie de continuer cette histoire captivante (et originale je trouve).
La fin c’est à nous de l’écrire, le dénouement annonce la suite (d’où ma relecture, je vais enfin lire le tome 2). C’est vraiment super bien, qu’on soit enfant ou plus grand, franchement je trouve ce livre très sympa.

Phrases post-itées : 
« Ne pas connaître un secret, il n’y a rien de pire. 
Attend, si, il y a pire.
Connaître un secret. « 

« D’ailleurs, tout au long de ces pages, mieux vaudra oublier ce que tu lis au fur à mesure. Si tu sais lire les yeux fermés, n’hésite pas, ferme les yeux. Si tu es aveugle et que tu lis en braille, lèves les doigts et ne touche plus les feuilles ! »

Des extraits du livres : 
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Un autre, Christope Nicolas

mai 25, 2014

un autreRésumé : Au milieu de la nuit, deux hommes débarquent chez Sam et le jettent sur la banquette arrière d’une voiture, un sac de toile sur la tête, le canon d’un revolver contre la tempe. Samuel Marx a accumulé les dettes depuis son divorce, et l’ardoise a été rachetée par un dangereux mafieux. Mais Sam réussit à s’enfuir en volant la voiture du caïd, et sa cavale le mène dans un village où débute l’étrange méprise… Pourquoi le pompiste l’appelle-t-il Vince ? Et pourquoi cette jeune femme l’accueille-t-elle chez elle et l’embrasse en croyant étreindre son mari ?

Avis : Ce livre me faisait envie depuis vraiment beaucoup de temps, pour sa couverture que j’adore et son résumé qui avait l’air intriguant. Bon mon problème c’est que je l’ai fais dormir dans mon immense PAL pendant je ne sais pas combien de temps, avant d’enfin oser m’y mettre. Je n’ai pas du tout été déçu par ma lecture. Déjà parce que l’histoire commence immédiatement, on est entrainé avec le personnage de Sam qui se retrouve impliqué dans des affaires de dettes et va trouver un moyen de s’enfuir avant de se faire cogner dessus, en volant au passage la Mercedes de Josef Basso (appelé le Pendu). Pour moi cette Mercedes est presque un personnage à part entière, tant elle prend de l’importance au cours du bouquin. Entre le Pendu qui est à sa recherche, et tous les personnages qui vont finir par graviter autour. De plus, je l’ai un peu vu comme « la responsable » de ce qui va arriver à Sam.
C’est difficile de parler de l’histoire de ce livre, car j’ai l’impression que tout de suite je vais trop en dire, en cela le résumé est vraiment bien, car il est attirant et pourtant ne fait que survoler les premières pages de ce livre. Une histoire que j’ai trouvé très prenante, très entraînante, mais aussi plutôt malsaine. Par moment j’étais obligé de fermer le livre car très stressée par ce qu’il se passait ou pour les personnages. C’est une ambiance qui peut par moment être assez étouffante, surtout pour Sam qui ne sait pas ce qui lui arrive, et qui nous pousse à douter avec lui. Est-il devenu cinglé? Ou est-ce autre chose?
Il y a de l’action, un peu de psychologie, et je ne me suis pas du tout ennuyée. J’ai beaucoup apprécié où nous emmenait l’histoire, et la raison pour laquelle Sam vivait ces choses étranges.
Au niveau de la construction du récit c’est assez bien fait, puisqu’on a le droit à plusieurs points de vue, que ce soit celui des mafieux (Mario et Paul), Frank le policier municipal, Ana la femme de Vince, Kolowsky le flic, ou une certaine Cathy (dont au début on ne sait pas grand chose), ainsi que de Sam lui-même bien sûr. Chaque personnage à sa propre personnalité et apporte quelque chose à l’histoire. Il y en a que j’ai totalement détesté, Frank par exemple que j’ai trouvé bourré de préjugés et limite dangereux dans son comportement, pour moi ce type est un stalker, et il est incapable de comprendre qu’une femme puisse ne pas l’aimer lui, je déteste ce genre de comportement et donc je ne l’ai pas aimé (forcément). Ensuite un autre que j’ai détesté c’est Paul, c’est un sale type qui bosse pour Josef Basso avec Mario, sauf que là où Mario est attachant (il a une famille, il essaie d’être juste, il n’a jamais tué même si ça fait 17 ans qu’il bosse pour le Pendu, il prend le temps de réfléchir, etc.) Paul est une tête brûlée, violent et d’après moi assez stupide, il est impossible de compter sur lui et de lui faire confiance, et donc par conséquent il est loin d’être le partenaire idéal. J’ai, par contre, adoré Mario, même s’il est techniquement du côté des « méchants », il me paraissait juste et beaucoup plus sympa qu’un type comme Frank. Après j’ai beaucoup aimé Ana, son amour pour son mari, c’était une femme vraiment chouette et super gentille que j’ai beaucoup plaint au vue des événements, j’ai bien aimé le flic Kolowsky aussi et d’ailleurs au fur à mesure de l’histoire, je l’ai de plus en plus apprécié, pour ce qu’il apporte à Sam. Au niveau du personnage principal, donc Sam, je l’ai beaucoup aimé également, c’est un personnage qui s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment, et qui ne sait pas comment se sortir de toute cette histoire. J’ai aussi adoré son meilleur ami, hyper fidèle comme c’est pas permis.
Enfin, le personnage de Vincent, qui est au cœur de cette histoire : c’est un personnage auquel je me suis attachée, malgré ses actes, et quand on apprend toute la vérité sur lui et bien j’avais le cœur serré. Tout aurait pu être différent…
Les personnages apportent beaucoup à cette histoire, qu’on les aime ou qu’on les aime pas, ils sont tous importants à leur manière, ils vivent l’histoire différemment, et sont tous touché d’une façon ou d’une autre par ce qui arrive.
Même si j’avais deviné pas mal de choses au cours de ma lecture (mais je devine souvent), cela ne m’a pas du tout dérangé (au contraire j’étais contente de me dire « ahaha j’ai eu raison »).
La fin est plutôt triste et en même temps conclue très bien cette histoire et moi elle m’a beaucoup plu.
En bref, un livre que j’ai vraiment apprécié, un thriller très prenant et plutôt malsain (rien que de repenser au rêve de Sam, bouark), et qui m’a fait passé un plutôt bon moment de lecture.

L’annecdote : comme je l’ai fini pile pour les Imaginales (c’était trooooop bien d’ailleurs le festival), j’ai pu aller voir l’auteur et lui poser des questions et lui donner mon avis sur place (et bavarder, parce que quand je me lance sur un livre, je ne m’arrête plus…), et j’étais super contente, j’ai eu le droit à la petite dédicace :

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Je pense que je me procurerai son autre livre un de ces jours !

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L’Elue, Kiera Cass

mai 19, 2014

Attention lire cet avis peut spoiler les tomes précédents. 

l'élueRésumé : La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux. America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du coeur du Prince Maxon. À quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une…

Avis : ce tome 3 est sans conteste mon préféré. Si je l’ai lu aussi vite que les deux autres, j’ai passé un bien meilleur moment et je l’ai réellement dévoré avec envie. Déjà parce qu’America a fait son choix et arrête de courir après Aspen, et ça c’était vraiment très agréable. On voit aussi enfin l’histoire des Renégats et ce qu’ils désirent. C’est une histoire assez simple finalement, mais j’avoue que ces rebondissements m’ont plu et que je préfère largement les histoires du pays que les tergiversions d’America. Ce tome est assez doux, et fort, autant en amitié, qu’en amour, et en émotion. Certains événements m’ont rendu triste et je ne les avais pas vu venir. Je regrette que certaines choses ne soient pas développé et j’avoue que j’aurais voulu en savoir plus sur la vie de certains personnages, comment ils allaient tourner après, etc. Néanmoins, c’était plaisant à lire et on se laisse emporter.
J’ai eu des gluglus dans le cœur, je l’avoue, mon côté un peu fleur bleue a été touché par quelques petites choses et j’adore définitivement Maxon. Certes il va avec quatre filles en même temps, mais c’est son rôle qui veut ça, son cœur lui n’appartient qu’à une personne. Ils ont juste simplement des difficultés à se le dire. Au moins l’histoire évolue doucement, ce n’est pas « ohmondieu il est trop beau je le connais depuis dix secondes c’est l’homme de ma vie » et ça me change, je l’avoue, ça me convient très bien.
Les personnages subissent une grande évolution dans ce tome, ils grandissent, changent. Les quatre filles commencent à se soutenir, et à prête à s’entraider, quoi qu’il arrive, et j’ai adoré ça. Même Céleste m’a énormément plu dans ce tome, c’est le personnage qui évolue le plus je crois et c’est très agréable, j’ai apprécié ce changement.
Quelque chose à la fin m’a brisé le cœur, et j’avoue que rien que d’y penser je suis sous le choc et j’ai envie de pleurer. J’étais tellement traumatisée que j’ai du faire une pause dans ma lecture, c’était un événement très dur et … Pff j’ai du mal à m’en remettre. Le dénouement m’a bien plu, même si encore une fois j’aurais adoré voir ce qui allait se passer après. Mais j’imagine que l’histoire s’arrête à la manière d’un conte, en mieux car l’ouverture laisse présager bien d’autres choses.
Un troisième tome qui m’a réconcilié avec la série (le deuxième tome m’avait un peu fâché avec elle), et la trilogie fera très beau dans ma bibliothèque alors je suis ravie de la posséder, et d’avoir apprécier. Je reste donc avec une note positive.

Mon avis sur : 
Le tome 1
Le tome 2

Petit spoil : (surligner pour lire)
[on]La façon donc Celeste meurt, je m’en remet pas, c’était horrible…[off]

 

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Angela tome 1 : Mortel Secret, Julia M. Team

mai 18, 2014

angela tome 1Résumé : Depuis qu’Isaac Hayden est entré dans ma vie, rien n’est plus pareil. Il est beau à se damner, mystérieux, sombre et il va mourir. Je le sais, je l’ai vu, comme j’ai vu mourir ma mère et ma meilleure amie. J’ignore si cette fois je serai assez forte pour combattre la mort, mais je suis prête à tout pour sauver ce bel étranger. Même si je dois me brûler les ailes…

Avis : Je voulais lire ce livre depuis tellement longtemps que du coup j’en attendais sans doute beaucoup trop, du coup je ressors un peu déçue de cette lecture. J’ai bien aimé mais je pensais quand même que ce serait mieux et quelques petites choses m’ont déplu et dérangé.
Pour commencer l’héroïne m’a vraiment agacé. Il paraît qu’Angela signifie « Messager », nous dit-elle dans le prologue, moi je dirais que ça doit surtout signifier « Girouette » en Javanais Ancien. Angela est incapable de se décider, toutes les six secondes elle change d’avis, et dans un même paragraphe elle peut passer de la colère à l’amour le plus profond tout en passant par la peur, et tout un autre kaléidoscope d’émotion. C’est aussi la personne la plus égoïste que j’ai rencontré, peu reconnaissante envers ce qu’on fait pour elle, et aveuglé par ses propres idées, incapable d’écouter ce qu’on lui raconte ou de prendre en compte l’avis des autres. Elle tourne en rond, se pose sans arrêt les mêmes questions, et son monde semble tourner autour d’Isaac et de Neige sa chouette, quitte à oublier ce que font ses amis pour elle et son père. Angela m’a donc totalement gonflé, je l’ai trouvé insupportable et je ne l’ai pas aimé. Comme c’est l’héroïne et que tout est raconté de son point de vue, ça a un peu pourri ma lecture. Je n’ai pas non plus aimé Isaac d’ailleurs. Par contre j’ai adoré Déborah, j’aimais son caractère tout pétillant et son franc-parler, j’ai adoré Raven, elle était très attachante et tout de suite je me suis attachée à elle (j’avoue que même si on avait découvert qu’elle était une garce, j’aurais continué de l’aimer). J’ai beaucoup aimé les affranchis, ils sont courageux, ils ont pris une décision plus que difficile afin d’essayer de faire quelque chose qu’ils trouvaient juste et pour ça je les ai apprécié.
Une autre chose qui m’a un peu saoulé dans ce livre ce sont les nombreuses figures de styles et adjectifs qui le parsèment. Trop de comparaisons tuent la comparaison, à un moment ça en devenait ridicule et j’ai eu un fou rire avec ma soeur sur cette phrase : « je me suis blottie contre son torse de pierre tombale » sérieusement? On s’est écrié « néééécroooophile » avec ma soeur, je l’avoue, mais là c’était vraiment trop. Déjà qu’Angela avait un amour bizarre pour une chouette (zoophile?) alors là c’était le pompon.
L’histoire d’amour était chiante à mourir, basé sur du vent, et puis l’héroïne se fait peloter par à peu près tout le monde. Elle joue aussi sans arrêt la pauvre petite princesse qui doit être sauvé, c’est insupportable, je déteste les héroïnes faibles en fait.
Néanmoins l’histoire est plutôt original et hyper intéressante, j’ai beaucoup aimé l’univers développé et je crois que si ça n’avait pas été noyé sous les tergiversions de l’héroïne et de ses pleurnicheries ça aurait été encore mieux. J’ai apprécié l’intrigue et le suspens qui se dégageait de cette histoire et je dois dire que j’ai adoré la fin, elle n’est pas du tout comme on pourrait s’y attendre, elle est vraiment bien – même si assez triste, et je l’ai franchement apprécié.
Et bizarrement j’ai été captivé par cette histoire, certes l’héroïne me gonflait, mais il y avait quelque chose de différent, et d’intéressant et je tournais facilement les pages. D’ailleurs quand je terminais un chapitre, j’avais envie d’en commencer un autre. Un bon point donc, qui aurait été bien meilleure si les points négatifs n’avaient pas en même temps gâché ma lecture.

En bref, une lecture en demi-teinte, un peu mitigé. Des bonnes idées, une histoire et un univers hyper intéressant, des personnages auxquels je me suis attachée et une fin du tonnerre. Mais une héroïne très désagréable, nunuche, égoïste et girouette qui noie le récit sous ses pleurnicheries.

La dédicace  :

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Le pays des contes tome 2 : Le Retour de l’Enchanteresse, Chris Colfer

mai 16, 2014

le pays des contes tome 2Attention lire cet avis peut vous spoiler le tome 1.

Résumé : Le Pays des contes n’est plus l’endroit enchanté qu’Alex et Conner ont visité il y a un an. Le monde féerique vit désormais dans la peur : l’Enchanteresse maléfique est de retour ! Lorsque ses mauvais sorts atteignent la Terre et que leur mère est enlevée, les jumeaux doivent retourner au Pays des contes. 

Petite note : j’ai coupé le résumé parce que je trouvais qu’il en disait beaucoup trop !

Avis : Quel plaisir de me replonger dans cette histoire, de retrouver les deux jumeaux et ce monde enchanté qui me plaît tant. Ce tome 2 est construit comme le premier, l’apparition d’un méchant et d’une catastrophe. On voit les jumeaux dans leur monde puis ils vont retourner dans le pays des contes. Et ils vont devoir partir à la recherche d’objets. Pourtant ce n’est pas du tout ennuyeux, bien au contraire, on est pris dans cette histoire, engloutis même, et c’est très difficile d’en ressortir une fois qu’on a commencé. L’écriture de Chris Colfer mêle très bien humour, émotions, sentiments et aventure. C’est délicieux, ça se dévore. Je suis définitivement fan de cette série. J’adore voyager avec les jumeaux, auxquels je suis tellement attachée, j’adore les personnages que l’auteur a construit, chacun a une histoire, un peu modifié du conte original, il y est fait référence tout en prenant ses propres marques et ça j’adore. J’adore aussi quand les méchants ne sont pas tout lisse, quand ils ont leur propre histoire. Et puis quel plaisir de revoir cette garce de petit Chaperon Rouge, je l’avoue, je l’adore, elle est égoïste et superficielle mais elle évolue tout doucement, chaque moment où elle se montre généreuse valent beaucoup parce que ce n’est pas dans ses habitudes et puis disons le : elle me fait délirer. Je suis fan de ce personnage, je l’avais déjà beaucoup aimé dans le tome 1 tellement elle m’avait fait rire. J’adore aussi Grenouille, Boucle d’Or, Jack, les princesses et les princes Charmant, même les méchants qu’on va rencontrer dans ce tome et les nouveaux personnages m’ont plu. L’Enchanteresse est totalement détestable néanmoins, elle est puérile au possible, il est impossible de l’aimer je pense mais en tant que personnage elle est hyper bien, elle a elle aussi un vrai passé et n’est pas lisse du tout.
On n’a pas du tout le temps de s’ennuyer en lisant cette histoire, chaque chapitre nous entraîne quelque part et on n’a jamais envie de s’arrêter pour en savoir toujours plus, et voir où l’on va.
Et c’est là qu’on arrive à la fin. Si j’ai ri tout mon saoul durant ce livre, la fin m’a rendu totalement inconsolable. Je l’avais vu venir, des indices sont parsemés tout au long du livre, mais je ne l’imaginais pas aussi radicale, j’ai fondu en larme et j’ai encore envie de pleurer rien que d’y penser. La seule chose qui me console c’est qu’il y a un troisième tome (qu’il faudra attendre hélas).

En bref, une très très bonne réécriture des contes de fée, des personnages très travaillés que ce soit pour les jumeaux ou les personnages de contes eux-mêmes. Ils ont tous leur histoire, leur personnalité. L’écriture est géniale et on passe par pleins d’émotion différentes, joie et tristesse sont au rendez-vous. Franchement cette série est géniale !

Phrases post-itées : 
« Elle était tentée de hurler : « Hé! Ma grand-mère, c’est la Bonne Fée de Cendrillon, et dès qu’elle m’aura appris la magie, je vous transformerai en tube de gloss, vu que vous vous tartinez toujours avec! » Mais elle garda ça pour elle . »

« – Pigé ! Bob, vous ne pensez pas que notre mère mérite douze chameaux? Un petit chien et le tour est joué? »

« Si le monde devait m’ôter toute joie, je devais simplement ôter toute joie au monde. »

Mon ressenti :
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au début j’étais comme ça toute souriante.

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Et me voilà à la fin du bouquin.

Mon avis sur : 
le tome 1

La couverture VO (que j’aime tout autant) : 

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La case « pour les filles ».

mai 16, 2014

Bonjour, j’ai envie d’écrire aujourd’hui un petit article qui m’a trotté dans la tête cette nuit et dont je n’arrive pas à me débarrasser. C’est encore un coup de gueule, oui je sais, mais celui là est important.
Nous vivons dans une société qui catégorise tout, et met les gens dans des cases. Dernièrement je trouve que ces cases sont de plus en plus nombreuses, méchantes et étriqués. Permettant ainsi le rejet de la différence, la moquerie, les stéréotypes et les préjugés. Je vous donnes des exemples?
C’est facile, femme couguar (une femme qui aime les hommes plus jeunes). Couguar est un terme péjoratif, et je peux vous dire que je l’ai souvent entendu utilisé avec dégoût ou moquerie. Entendant la plupart du temps un « non mais j’arrive pas à comprendre ». Des hommes qui aiment les femmes plus jeunes sont légions, ils n’ont pourtant pas de titre de noblesse eux. « Oui mais pour un homme, c’est normal ». Ah bon.
Un autre? Métrosexuel (ce sont des hommes (hétéro) qui prennent soin d’eux, de leur apparence). Un homme n’a pas le droit de s’intéresser aux fringues, au maquillage, à la coiffure, au produits de soin, et à l’épilation. Un homme doit être VIRIL, sinon paf : case métrosexuel. T’entends? Un VRAI mec il aime le foot, la mécanique et la saleté. Ah bon.
Allez, un petit dernier pour la route, parce qu’il est super récent. Mommy porn (livre érotique pour ‘maman’). Ce terme est désespérant. Encore une façon de montrer qu’une femme qui s’intéresse au sexe a le droit a sa petite case bien chaude, tandis qu’un homme ne pourrait sans doute pas lire ça.  Ah bon.

Mais en fait, j’étais venu pour vous parler de la case qui m’énerve le plus ces temps-ci, celle qui me met hors de moi, qui me donne envie de m’arracher les cheveux ou de casser quelque chose. Afin d’éviter de devenir chauve dans d’atroce souffrance ou de ne plus avoir de bibelots chez moi, je viens à vous pour essayer de détruire une bonne fois pour toute cette horrible case que je déteste. J’ai conscience que ce n’est pas ce petit article de rien du tout qui va changer le monde, mais j’aimerais au moins qu’il fasse un peu réfléchir.

Je parle de la case « pour filles ».

Déjà beaucoup utilisé que ce soit dans le milieu de la mode, de la télévision (ils ont même réussi à inventer une chaîne « pour filles, rien que pour les filles, spéciales pour filles »), je tiens à parler de ce terme que je vois de plus en plus souvent utilisé dans le monde qui m’intéresse le plus : celui des livres. 

Mettons les choses au clair avant de commencer : les livres « pour filles » ça n’existent pas. Peut-être à la rigueur un livre qui parlerait de la puberté féminine, et encore.

Dans notre société, notre vie est conditionnée en tout premier lieu par le sexe. Que tu sois une fille ou un garçon, dès que tu nais et que les gens autour de toi apprennent ton sexe, te range dans la case et ça pour la vie. La fille devra donc se comporter avec politesse, être douce et mignonne, quand on pardonnera au garçon d’être un peu bagarreur et de jouer avec des armes en plastique. (Je vous rassure c’est inconscient, si on reproduisait les schémas consciemment, on serait encore plus con). Malheureusement la télé et les jouets pour enfants contribuent à cette catégorisation, tappez « jouets fille » ou « jouets garçon » sur google et vous verrez bien. Les garçons ont le droit à ça :

jouets garçon

 

Et les filles à ça : 

jouets fille

 

Oui je sais, tout ce rose, c’est à vomir. Et pourtant c’est la triste réalité. La jeune fille sera une parfaite maman ménagère, et le garçon saura se battre et deviendra un super pompier (oui je trouve les jouets de garçons autrement plus cool, moi aussi). Sauf que quand une fille OSE jouer avec les jouets de son frère : alias les légos, et bien la société s’en empare et nous ponds des légos spéciales fille, youpi. Des légos roses avec des madames (qui font la cuisine, le ménage trop suuuuper), et tout. Encore une fois la fille ne peut pas être tranquille et le garçon n’a surtout pas le droit d’aimer les légos roses.

Tout le monde le sait évidemment, mais les marchés en jouent, ils adorent cette catégorisation, ça fait vendre, ça attire et de toute façon j’ai déjà entendu un mec dire « mon garçon ne jouera pas à la poupée, c’est pour les filles« . Parfois je me dis qu’on est foutu…

Bon ceci dit, on aurait pu espérer que les livres, cet objet si précieux, si fantastique, si merveilleux, soient pour tous. Et non. On retrouve cette catégorisation dans les livres pour enfants :

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(retenez moi, je vais vomir)

On la retrouve hélas également dans la littérature adolescente et adulte (que l’on appelle « chick lit » parce que c’est juste trop pour les filles en oui). Souvent il s’agit de romance, ou des déboires d’une femme à qui il arrive pleins de choses rocambolesques.
Alors ma question c’est : quand on est un garçon on n’a pas le droit d’aimer la romance? D’être romantique? De lire ce qui va bien arriver à cette nana un peu stupide mais tellement attachante? 

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Il faut croire que non. Merci Nathan (j’ai pris Nathan, parce que cette affiche m’avait marqué, mais ils sont très très loin d’être les seuls). Donc pigez? Si vous êtes un mec, ces livres ne sont surtout pas pour vous, et si vous les avez lu quand même et en plus fait l’erreur de les aimer… C’est sans doute que vous n’êtes pas normal.

Mais les maisons d’éditions ne sont pas les seules à tomber dans le piège (enfin elles, elles font exprès, pour faire vendre, c’est le marketing !), j’ai déjà vu pleins de blogueurs s’extasier en disant « un livre pour nous les filles« , ou encore « si vous êtes une fille vous allez adorer ». Chaque fois je lève les yeux au ciel en espérant y trouver une réponse, mais non.
Le problème avec les cases c’est quand on s’y enferme nous même et quand on fait tout pour y rester. 
La case fille est une case petite, étriquée, qui m’a valu de nombreuses insultes ou autres remarques bien sympa du genre « garçon manqué » « un mec dans un corps de fille » « t’es pas une vraie fille ». Pourquoi? Parce que je ne m’intéresse pas aux mecs, ni aux fringues, que j’en ai un peu soupé des romances par moment, que je me maquille pas, que je prends pas 107 ans dans la salle de bain, parce que je peux me montrer vulgaire, parce que j’aime bien mater du catch, parce que je ne me pâme pas devant les tablettes de chocolat des garçons, parce que j’adore jouer au légo ‘pour garçon’ (lol). Parce que je choisis les premières fringues qui me viennent le matin et que je ne me fais pas chier avec ça. Parce que je porte des pulls extra-large (je suis frileuse)?

Je déteste la case fille. Je déteste la case livres pour filles. Je déteste le fait qu’on interdise au garçon d’aimer des choses que l’on a décidé « féminine » sur une base sociétale, sur l’idée reçue que toutes les filles cherchent leur prince charmant, tandis que les mecs préfèrent quand même le sexe. 

Alors s’il vous plait, ne l’utilisez plus, jetez cette case à la poubelle, laissez les gens lire tout ce qu’ils ont envie, laissez les garçons adorer les poupées et laissez les filles devenir mécano. Laissez les jouets devenir multicolore, les chambres de toutes les couleurs, les livres pour tout le monde.

Laissez les filles sortir en short et débardeur dans la rue sans dire « c’est normal qu’elle se fasse agresser », alors que les garçons en short torse nu n’ont jamais de problème. 

Et puis surtout ne laissez pas les cases vous enfermer, et n’enfermez personne dans une case, regardez la différence et essayez de la comprendre avant de la juger (je parle pour tout le monde et même pour moi, personne n’est à l’abris des préjugés).

Vous êtes prévenu. La prochaine fois que je vois le terme « pour fille » (surtout à côté d’un livre), je vous lance une malédiction.