Archive for the ‘Prix des lecteurs 2014’ Category

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W3, le sourire des pendus, Jérôme Camut et Nathalie Hug

août 22, 2014

W3 le sourire des pendusRésumé : Lara Mendès, une jeune chroniqueuse, est portée disparue alors qu’elle enquêtait sur le marché du sexe et ses déviances. Un avocat et son épouse sont sauvagement assassinés, leurs fillettes enlevées. À Rennes, Sookie Castel, policière hors norme, s’oppose à sa hiérarchie qui souhaiterait classer ces trois décès en suicide. Qui a enlevé Lara ? Où sont passés ces enfants et ces jeunes femmes dont les portraits sont affichés depuis des mois, parfois des années, sur les murs des gares et des commissariats ? Alors que Sookie est mise à pied et internée, partout, le destin d’innocents est broyé sans pitié. Ils auront bientôt une voix : W3.

Avis : tout d’abord merci aux éditions le livre de poche pour l’envoie de ce livre.
Un livre que j’ai bien aimé dans l’ensemble, une histoire intéressante et terrible tournant autour du commerce du sexe. C’est vraiment dur à lire, de voir comment certaines personnes sont traités pour le plaisir d’autres. A quel point ce genre de choses peut aller loin. Ça dénonce aussi les dérives de la loi, combien elle est impuissante par moment, voir carrément dysfonctionnelle. 
L’histoire est partagée sur plusieurs histoires et personnages, qui finissent par se rejoindre, dont on finit par voir les liens également. Des personnages pour la plupart attachant, j’ai beaucoup aimé Lara et son frère Valentin, j’ai aime Sookie la flic et son père Léon Castel qui cherche à résoudre les injustices comme il le peut. Je me suis vraiment attachée à Hervé déficient intellectuel mais hyper adorable (et pas si con que ça). Et puis bien sûr Arnault, le producteur de Lara, gay et hyper attachant, qui va soutenir Valentin à l’aide d’Egon Zeller un acteur très connu qui est aussi son amant (mais qui n’a jamais fait son coming out). 
J’ai aimé suivre leur enquête, leur questionnement, leurs relations, j’ai bien aimé comment tout se goupillait au bout d’un moment, comme les choses finissaient par s’emboîter, et le suspens de toutes ces histoires emmêlées. On met parfois du temps à comprendre les agissements de certaines personnes, souvent les chapitres se centrent sur un bout d’histoire en particulier et donc on continue pour en savoir plus sur chaque personnage et sur ce qu’ils vivent (ou vont vivre). 
J’ai donc apprécié ma lecture, jusqu’à un moment où j’ai commencé à doucement saturer. J’ai trouvé que ça finissait par un peu tourner en rond, et un bon coup d’accélérateur n’aurait pas été de refus. J’avais finalement hâte d’en terminer parce j’ai trouvé que le rythme ralentissait de plus en plus. J’ai même failli abandonner et laisser les 200 dernières pages en suspens. Heureusement que je ne l’ai pas fait, parce que je ne voyais pas venir la révélation finale. 
Bon en tout cas c’était une bonne histoire, j’avais imaginé que ce serait encore plus gore et incroyable, mais ça reste assez basique et pour autant plutôt intéressant et assez malsain quand même. J’ai passé un bon moment, malgré quelques longueurs et quelques trucs dont on aurait pu se passer selon moi. 
Un bon livre.

Phrase post-itée : 
« – Tu imagines un peu le tableau? râla-t-elle. Il fait beau, c’est le mois de juin et pendant que je le jeune se baigne, monsieur ressert un Ricard à madame qui bouquine du Tabachnik, et puis non, finalement, l’eau de la piscine est trop froide, le Ricard dégueulasse et le livre trop glauque, alors ils changent d’idées et vont se pendre dans le salon? Ça ne tient pas la route. »

« Rester sur place, c’est crever sur place. »

« C’est un pays de merde, habité par une nation de merde qui a les politiques et les médias qu’elle mérite ! »

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Celui que tu cherches, Amanda Kyle Williams

août 18, 2014

Celui que tu cherchesRésumé : Keye Street, ex-profileuse du FBI devenue enquêtrice privée, n’a pas perdu le goût du danger. Quand un tueur en série sème la terreur à Atlanta, le chef de la police fait appel à elle. Face à un inconnu qui assassine et mutile sauvagement ses victimes avant d’annoncer ses crimes par lettre aux médias, Keye, munie de son Glock 10 mm et de son intelligence, se lance dans une chasse à l’homme infernale. Mais très vite, de chasseur, elle devient gibier. Arrivera-t-elle à trouver le meurtrier avant qu’il ne la trouve ?

Avis : tout d’abord merci aux éditions le livre de poche pour l’envoie de ce livre. Un livre que j’ai beaucoup apprécié, de part son histoire et l’héroïne. Tout est raconté du point de vue de Keye et elle ne manque pas d’humour, j’ai beaucoup ri lors de ma lecture malgré les passages noirs et glauques – n’oublions pas qu’il est question ici d’un tueur en série.
Les relations de Keye m’ont beaucoup plus, j’ai adoré Rauser le flic qui va lui demander son aide, qui est son meilleur ami et avec qui elle passe beaucoup de temps, j’ai vraiment aimé comment ils étaient l’un avec l’autre, comment ils se cherchaient tous les deux sans jamais franchir le pas. C’était trop mignon. J’ai aussi bien aimé Neil le geek pirate qui aide Keye dans son travail de détective. Ainsi que Diane, sa meilleure amie depuis qu’elles ont six ans. Des personnages aussi intéressants et travaillé, avec chacun leur personnalité et une relation intéressante, sont vraiment un plus pour l’histoire. Ca m’a énormément plu.
L’histoire en elle-même peut paraître assez banale au premier abord, c’est ce dont j’avais peur en commençant ma lecture. Un tueur en série tue et on doit le retrouver. Exact, mais ça reste très original. Pour plusieurs raisons. La première c’est qu’on a parfois le point de vue du tueur en série, soit en direct, soit indirectement au travers de son blog où il décrit ce qu’il fait au victime avec un réel plaisir. Il adresse également des lettres aux enquêteurs pour se moquer d’eux et montrer sa supériorité. Je n’ai pas aimé Alpha (le nom que lui donne la presse), trop sûr de lui, mais j’avoue qu’il me faisait froid dans le dos. J’ai eu vraiment peur pour la vie de Keye. Ensuite ce que j’ai trouvé original c’est que Keye en tant que détective privé doit résoudre d’autres enquêtes et c’était assez bien de la voir courir un peu partout pour donner des citations à comparaître, ou aller arrêter quelqu’un. Au début j’étais un peu mitigé face à cela, mais au final je me suis prise au jeu et je voulais bien d’autres petites enquêtes de sa part. L’histoire de la vache m’a vraiment mit le sourire jusqu’aux oreilles, j’ai totalement adoré. Enfin, la fin m’a poignardé, parce que je ne m’attendais pas du tout du tout du tout à ça, j’avais vaguement formulé l’hypothèse à un moment en me disant « non ça ne peut pas être ça », et je suis complètement tombée dans le panneau. Puis de révélations, en révélations, l’une d’entre elle m’a brisé le cœur, j’avais presque les larmes aux yeux très franchement. D’ailleurs la toute fin a réussi à me faire pleurer finalement, sans doute à cause de l’émotion.
Un autre point que j’ai apprécié, c’est la description de l’alcoolisme de Keye, c’était très réaliste, très dur aussi, elle a arrêté de boire mais n’est pas guéri pour autant, la tentation d’« un seul petit verre » est très très forte, et elle doit faire beaucoup d’efforts pour ne pas replonger. On a envie de la soutenir et de lui envoyer des encouragements. Heureusement ses amis veillent sur elle et Keye est une femme assez forte. 
J’ai donc passé un très bon moment avec ce livre, une lecture très agréable que je ne regrette pas et que je conseille

Phrase post-itée : 
« Il était… Il était comme ma roue de secours. Je n’avais jamais envisagé que quiconque puisse se pointer et mettre ça en péril. Sinon, bien sûr, j’aurais levé la patte et fait pipi partout sur lui. »

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Une terre si froide, Adrian McKinty

juillet 14, 2014

une terre si froideRésumé : 1981, Irlande du Nord. Bobby Sands vient de mourir. Le pays est sous haute tension, Belfast à feu et à sang. A Carrickfergus, deux homosexuels sont tués, main gauche arrachée. La piste d’un serial killer semble évidente. Mais le sergent Sean Duffy sait que les apparences sont souvent trompeuses, lui qui incarne un paradoxe en Ulster : il est flic et catholique. McKinty réussit le pari de faire vivre la violence de la guerre civile en même temps qu’il nous entraîne au cœur d’une enquête palpitante, maniée avec l’humour noir si cher aux Irlandais.

Avis : tout d’abord merci aux éditions le livre de poche pour l’envoie de ce livre.
J’étais mal partie avec cette lecture, et finalement j’ai totalement adoré. Sean a vraiment beaucoup d’humour surtout noir, ce qui fait que j’ai pas mal rigolé tout au long de l’enquête qui pourtant est une histoire assez dure. Ce qui m’a beaucoup plu c’est la relation entre les personnages, Sean vient d’arriver dans cette ville mais il va être assez respecté par les autres hommes et ils vont s’entraider. Leur caractère à tous est assez attachant. Et donc tandis que Belfast est sans arrêt victime d’acte terroriste, que les prisonnier font la grève de la faim pour qu’on leur accorde des droits, Sean et ses hommes doivent trouver un psychopathe qui semble en vouloir particulièrement aux homosexuels. C’est hyper bien mené, plutôt original, et on ne se doute pas tout de suite du coupable. En plus de m’être pas mal attaché aux personnages et à leur relation, j’ai donc beaucoup aimé l’histoire aussi. En plus on se retrouve avec deux enquêtes parallèles et j’aime bien ça. Sean recherche donc qui a pu tuer les homosexuels et en même temps il réfléchit au suicide de Lucy, une femme qu’ils ont retrouvé pendu.
On est bien baladé, et franchement j’avoue que j’ai passé un super bon moment avec ce livre et l’intrigue très prenante, je lirai donc très certainement la suite. L’enquête est très très intéressante en plus, on ne s’ennuie pas – et il y a une véritable enquête, avec des interrogatoires, des preuves, etc.

En bref : du rire, des bonnes relations, un héros qui se pose des questions sur le monde qui l’entoure et sur lui-même et puis une intrigue très bien menée. Un très bon livre.

 Phrase post-itée : 
« – Prudence, Sean, hein?
– Prudence, c’est mon deuxième nom. Le troisième, c’est Aloysius, mais ça, faut pas le dire. »

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Soudain trop tard, Carlos Zanon

juin 27, 2014

soudain trop tardRésumé : Barcelone. Un bar de quartier populaire, à l’aube. Epi, petite frappe notoire, fracasse le crâne de son ami Tanveer, puis s’enfuit retrouver Tiffany, la femme pour laquelle il a commis l’irréparable. Son frère, Álex, tente de le retrouver et de l’aider. Mais de quel secours peut être un ancien toxicomane schizophrène ? Soudain trop tard est le récit de la journée et de la nuit qui ont précédé le meurtre, et où tout a basculé. Sur fond de misère sociale, dans une ville touchée par la crise, émerge toute une galerie de petites gens marginalisés, personnages tragi comiques et terriblement touchants, occupés à survivre, entre optimisme et désespoir.

Un roman noir ironique et réaliste par le nouveau grand nom du polar catalan, Carlos Zanón.

Avis : Merci aux éditions le livre de poche pour l’envoie de ce livre.
Je le dis tout de suite, j’ai abandonné cette lecture. Pour plusieurs raisons, déjà j’avais du mal à comprendre. L’histoire passe du présent au passé sans prévenir. J’ai détesté l’écriture et le style, par moment je ne savais même pas ce que l’auteur racontait, ni où il voulait en venir. Les personnages sont mous, ils tournent en rond, ne cessent de se rater, j’avais l’impression qu’il ne se passait rien du tout, qu’on n’avançait pas. Epi vient de tuer un homme, et puis tout le monde tourne en rond, et il ne se passe que dalle. Youpi. En plus ils me paraissaient soit complètement fous, soit stupides, soit chiants. J’ai détesté Tiffany immédiatement, pour moi c’est juste une fille stupide et égoïste. Bref, y avait vraiment rien pour que je continue.

D’autant plus que l’histoire n’était pas terrible, comme je l’ai dis, on faisait du surplace. J’ai décidé donc de mettre fin à mon calvaire et je suis allée me spoiler ce qu’il se passait ensuite, c’est-à-dire pas grand-chose. Je suis sûre que si j’étais allée jusqu’au bout je me serais dit « okay tout ça pour ça fantastique », du coup je suis bien contente de m’être arrêtée. A mon avis j’ai rien perdu.
Une lecture assez ardue donc même si le livre est court. Je n’ai pas du tout aimé.

En plus : j’avoue que les policiers avec une véritable enquête commencent à me manquer, à trop vouloir faire originale on plonge dans des histoires qui ont peu de sens et d’intérêt à mon goût.

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Les fantômes du Delta, Aurélien Molas

juin 23, 2014

les fantômes du deltaRésumé : Le Delta du Niger, l’enfer sur terre. Un endroit dévasté par les marées noires des compagnies pétrolières, la famine et la violence de la guérilla. Benjamin Dufrais et sa collègue Megan, membres de Médecins sans frontières, tentent de lutter contre la malnutrition et d’aider les réfugiés. Mais ils se retrouvent pris dans la tourmente d’intérêts géopolitiques qui les dépassent. L’enjeu ? Une fillette dont l’ADN peut changer le monde. Chacun veut mettre la main dessus. Face au cynisme des multinationales, que pèsent les idéaux de deux médecins humanitaires bien décidés à ne pas les laisser faire ? Éloge de l’espoir, fresque épique tout autant que thriller, ce second roman confirme le talent d’Aurélien Molas.

Merci : aux éditions le livre de poche pour l’envoie de ce livre.

Avis : Enfin je l’ai fini, j’aurais mis le temps, lu des livres à côté, mais je l’ai terminé. En soit ce livre n’est pas mauvais, l’histoire est intéressante et par certains moments prenante et stressante. Je ne me suis pas tellement attachée aux personnages mais j’étais intriguée de savoir ce qu’ils allaient devenir et faire. Ce qu’il se passe en Afrique et plus particulièrement au Niger à cause des grandes compagnies pétrolières est bien illustré, on se rend compte de la pauvreté , de la malnutrition, de la façon dont les gens souffrent et essaient de se battre contre l’injustice, ou abandonnent. On voit aussi les gens qui essaient de changer les choses, notamment les Médecins sans Frontière, dont la tâche paraît parfois inutile, mais qui n’abandonnent pas, qui essaient jusqu’au bout d’aider et de soigner.
Le suspens est bien présent. Mais franchement qu’est ce que c’est lent. Mais lent. Mais lent lent lent. Ça n’avance pas, ça se perd en tergiversations pas toujours utiles, les chapitres sont hyper courts, mais des fois franchement je n’en pouvais plus de lire tellement je trouvais ça chiant à mourir. J’avais envie qu’il se passe quelque chose, n’importe quoi. A la fin je lisais parfois en diagonale parce que ça me tapait sur le système. Je suis allée jusqu’au bout mais j’ai bien failli l’abandonner au bout de 200 pages tellement je trouvais ça chiant. L’histoire démarre vers, disons les 200 dernières pages, sur presque 600, autant le dire j’en pouvais plus. Et puis les quelques moments où enfin ça avançait, ça devenait intéressant et que je commençais à accrocher à l’histoire, et bien le point de vue changeait, on parlait d’autre chose et le rythme ralentissait à nouveau, me faisant soupirer. Une lecture difficile donc, bien que l’histoire ait du potentielle.
Il y a une petite chose qui m’a quand même touché à la fin, et j’ai apprécié en savoir plus sur le Niger, sur les combats des Hommes là bas. Comment le pétrole contrôle tout, et que les riches et le pouvoir se fichent de la pollution, des pauvres qui meurent, des terres qu’on leur vole. C’est un livre assez noir et triste, où l’injustice règne à chaque page. Ce n’est pas une histoire très positive, sauf peut-être un petit détail à la fin plutôt sympa.
Bref, une histoire pleine de potentielle, mais un livre ralentit par trop de tergiversations, et qui m’a vraiment ennuyé.

Le détail qui tue (petit spoil) : dès qu’il est question de Brooke Greenberg j’ai tout de suite su de quoi il en retournait, j’ai découvert l’histoire de cette fille grâce au livre d’Axolot (comme quoi j’ai appris pleins de choses utiles grâce à lui !).

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Le sable était brûlant, Roger Smith

juin 15, 2014

le sable était brulantRésumé : Accusé du meurtre de sa femme et de ses enfants, Robert Dell comprend que c’est à sa vie qu’en veut Inja Mazibuko, le flic et chef zoulou qui l’a arrêté. Désespéré, il s’attend au pire lorsqu’il est kidnappé par son père, ancien mercenaire de la CIA, bien décidé à rendre justice lui-même. Commence alors une traque infernale à travers une Afrique du Sud où la violence côtoie la misère et l’archaïsme tribal. Dans sa quête de vengeance, Dell croisera le chemin de Sunday, une adolescente prête à tout pour échapper au mariage forcé auquel elle est destinée, et de Disaster Zondi, un ancien flic.

Avis : Tout d’abord merci aux éditions le livre de poche pour l’envoie de ce livre. Un livre qui nous plonge dans l’Afrique du Sud, sa pauvreté, sa violence, un pays qui a les plus nombreux cas de SIDA car ils subissent une désinformation. Le livre est cernée par les meurtres gratuits et les règlements de compte. Et au milieu de tout ça, il y a Sunday, une jeune zoulou acheté par Inja pour un mariage qu’elle refuse (mais elle n’a pas tellement le choix). C’est le personnage que j’ai trouvé le plus attachant, malgré sa jeunesse et son impuissance, elle cherche à s’en sortir, à se battre, elle m’a beaucoup plu.
En même temps on a Dell, dont la femme et les enfants ont été assassiné par Inja, mais qui est accusé du meurtre (parce qu’il faut se débarrasser de lui). Son père vient le sauver et ils décident de se venger, et même si Dell n’aime pas son père (ce qui peut se comprendre vu ce qu’il a fait), ils vont se retrouver une dernière fois et vont faire équipe.
Finalement on a Zondi, qui reçoit un fax qui va le ramener à ses origines.
Les trois histoires sont liés bien sûr, et vont s’imbriquer.
Ce livre est hyper sombre, les morts se succèdent, et Inja tue tous ceux qui sont sur son chemin, sans remord, sans hésitation, avec une certaine indifférence, un personnage horrible que j’ai détesté. Qui pense qu’en épousant une jeune vierge il se guérira du SIDA. J’ai par contre apprécié le côté pacifique de Dell qui pourtant plonge dans la vengeance parce qu’il n’a plus aucune raison de vivre. Et j’ai aussi aimé Zondi qui cherche à sauver Sunday.
Le livre est remplis d’actions et de rebondissements, alors on ne s’ennuie pas vraiment, mais il n’y a guère de suspens. On connait déjà les coupables, on sait pourquoi, et même si c’est stressant parce qu’on ignore si les personnages vont réussir ou non à se venger (et c’est plutôt mal barré) ce n’est pas hyper surprenant non plus. Personnellement j’ai plus vu un film d’action se dérouler sous mes yeux, qu’une véritable intrigue policière.
La fin est très triste, mais ne m’a pas bouleversé pour autant. Je suis restée assez détaché de cette histoire finalement. J’ai bien aimé, mais ça ne restera guère dans ma mémoire, sauf peut-être les quelques donnés sur l’Afrique du Sud qui nous sont donnés.

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Les Apparences, Gillian Flynn

juin 3, 2014

Les apparencesRésumé : Amy et Nick forment en apparence un couple modèle. Victimes de la crise financière, ils ont quitté Manhattan pour s’installer dans le Missouri. Un jour, Amy disparaît et leur maison est saccagée. L’enquête policière prend vite une tournure inattendue : petits secrets entre époux et trahisons sans importance de la vie conjugale font de Nick le suspect idéal. Alors qu’il essaie lui aussi de retrouver Amy, il découvre qu’elle dissimulait beaucoup de choses, certaines sans gravité, d’autres plus inquiétantes. Après Sur ma peau et Les Lieux sombres, Gillian Flynn nous offre une véritable symphonie paranoïaque, dont l’intensité suscite une angoisse quasi inédite dans le monde du thriller.

Avis : Tout d’abord merci aux éditions le livre de poche pour l’envoie de ce livre, même si en fait je l’avais déjà dans ma PAL, au moins ça m’a forcé à le lire plus vite et tant mieux !
Ce livre c’est de la bombe nucléaire tout simplement. J’ai littéralement adoré, et à la fin je jubilais comme une gamine tellement c’est terrible ! J’avais jamais lu un thriller pareil où on s’attache aux personnages les plus détestables sans même s’en apercevoir, ni être capable de l’expliquer. Où on est baladé dès le début de l’histoire, où les rebondissements ne manque pas et où on se demande où on va aller ensuite, ce que l’auteur nous réserve. Une histoire où chaque détail compte, où on nous parle de ceci et de cela, comme si c’était banal, mais plus tard va en fait resservir à l’histoire et ça c’est simplement génial. Il faut faire attention à ce qu’on nous dit, aux éléments du décors, et rester attentif tout au long de la lecture. L’histoire est raconté par deux voix. Celle de Nick, le mari, dont la femme a disparu un beau matin et qui raconte ce qu’il vit, ce qu’il a vécu avec elle, ce qu’il pense, ce qu’il fait pour essayer de la retrouver, ce qui le touche ou pas. Je l’ai trouvé énervant dès le début, détestable presque, j’étais persuadée qu’il avait fait le coup et je n’en démordais pas (je ne vous dis pas si j’ai eu tort ou raison, vous verrez bien). De l’autre on a Amy, son journal, où elle parle de sa rencontre avec Nick, de ce qu’elle ressentait pour lui,  de la façon dont il la traitait, et j’ai eu immédiatement de l’empathie pour cette femme. Et puis petit à petit au fur à mesure de l’histoire j’ai réussi à m’attacher à Nick et ai un peu détesté Amy (juste un peu, parce que franchement j’y peux rien elle est géniale et sur certaines choses on a le même avis, elle est terrible). Puis mon avis à zigzagué, un coup je les aime, un coup je les déteste, et je me suis laissée transporter par l’histoire. Encore un chapitre, encore un chapitre, avec toute la difficulté du monde d’éteindre la lumière et de dormir. Le matin en me levant je reprenais l’histoire avec plaisir. C’est entraînant, on ne s’ennuie jamais, bourré de suspens, on ne voit pas du tout les presque 700 pages passer.
L’histoire est hyper originale, la fin est une apothéose, les personnages sont super bien travaillés et facile à imaginer. On baigne littéralement dans la folie dans ce livre, et franchement j’ai adoré ça. Moi qui aime être surprise, je n’ai pas du tout été déçue avec ce livre. Je l’ai tellement aimé que je voudrais ne pas l’avoir lu pour pouvoir le redécouvrir, parce que qu’est ce que j’ai pris mon pied c’est clair !
En bref ? Je le recommande !

Phrase post-itée : 
« Pub pour des tampons, du détergent, des serviettes hygiéniques, de l’Ajax. On croirait que tout ce que font les femmes, c’est nettoyer et saigner. »

Le petit plus :  je songe à faire gagner un de mes exemplaires (puisque du coup j’en ai deux) à quelqu’un dans un concours pour fêter le troisième anniversaire de mon blog. J’aimerais savoir si ça vous intéresses? (Que je le fasse pas pour rien…)