Archive for mai 2017

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L’ours, la loutre et le moustique, TJ Klune

mai 30, 2017

l-ours,-la-loutre-et-le-moustique,-tome-1-701151-264-432Résumé : Il y a trois ans, la mère de Bear McKenna a mis les voiles avec son dernier petit ami en date, laissant à Bear la tâche d’élever son petit frère de six ans Tyson, surnommé le Moustique. Depuis, les deux frères ont appris à se débrouiller seuls. Mais, dévoué corps et âme au Moustique, Bear a fini par mettre sa vie de côté — à quelques exceptions près, il s’est isolé du monde et a presque accepté cette situation. Jusqu’à l’arrivée d’Otter.

Otter est le frère aîné du meilleur ami de Bear et, comme toujours, chacune de leurs retrouvailles se solde par un affrontement aux conséquences inattendues pour tous les deux. Cette fois, pourtant, ils n’ont nulle part où fuir l’intensité des émotions qui les assaillent. Bear est persuadé que sa place est auprès du Moustique, en tant que tuteur, mais il ne peut s’empêcher de penser que quelque chose d’autre l’attend dans ce monde… quelque chose ou quelqu’un.

Merci à : Maëve pour m’avoir offert ce livre lors du Noël du 2 mai.

Avis : On est face à Bear que sa mère a abandonné et à qui elle a laissé son petit frère, Ty, surnommé le Moustique. Un enfant très en avance sur son âge et très attaché à son grand frère, qui l’a bien plus élevé que sa mère. Bear n’est pas seul pour réussir sa vie, il a Creed son meilleur ami, et Anna sa petite amie. Et surtout, surtout, il a Otter, le frère de Creed. Otter qui est tellement tellement important pour lui et en qui il a une confiance sans borne. Enfin jusqu’à un événement qui va les séparer.

Bear est perdu entre sa responsabilité et ses sentiments, et la peur de ses sentiments et de ce qu’il pourrait être. Et ça prend à la gorge de le voir se débattre avec tout ça. De le voir douter et surtout de le voir repousser les gens autour de lui, repousser leur aide, et se donner à fond pour son frère, en s’oubliant lui-même.

Bon, je l’avoue, des fois Bear m’a énervé, j’avais envie de le secouer, de lui dire de lâcher prise, mais avec ce qui lui tombe sur le coin de la tronche, c’était pas facile du tout pour lui et quand même, j’avais envie de le câliner (heureusement Otter s’en charge pour nous). J’ai vraiment adoré leur relation à tous les deux, très forte, très belle, et un peu sexuel mais pas sans arrêt (et les scènes étaient moins décrites que je ne le craignais). On sent les sentiments qu’ils éprouvent, on sent comme Bear aime Otter et réciproquement. C’était super beau et touchant. Et puis la façon dont Ty s’en mêle était plutôt amusante.

Ce que j’ai préféré dans ce livre, c’est la relation fraternel de Bear et Ty, c’était vraiment émouvant, j’adorais les réactions de Bear face à Ty, et à son évolution, et comment Ty arrive à secouer son frère, à faire en sorte que Bear prenne enfin soin de lui-même. Ils étaient trop adorables tous les deux, et du coup le fait que Ty adore Otter, montre qu’ils sont une famille. Avec Creed et Anna. Et j’adore les histoires de famille, surtout de celles qu’on se choisit, qu’on construit ensemble.

Je regrette qu’on ne visite pas plus le passé de Bear et Otter, leur relation, et comment ils en sont arrivés là. On a des passages, des extraits, mais j’en aurais voulu encore plus, gourmande que je suis. Ce que je préfère dans les relations amoureuses, c’est la naissance des sentiments et j’aurais trop adoré voir les leurs évoluer au fil des années.

Je me suis sentie furieuse au cours du livre aussi, parce que tous les personnages ne sont pas géniaux, il y en a qui font souffrir gratuitement les autres, et j’étais vraiment en colère !

La fin m’a fait rire, elle était hyper adorable et rigoloteLe genre de fin qui fait chaud au cœur et qui donne une chance au bonheur.

Petit ou gros bémol : j’ai trouvé le livre plutôt misogyne (ironique mais bon), ça m’a fait grincer. J’ai aussi trouvé que c’était dommage qu’on ne pense même pas à évoquer la possibilité d’une bisexualité. Un peu comme si on ne pouvait être QUE gay ou QUE hétéro, ce qui est archi faux, merci bien.

Phrases post-itées : 
« Je trouve que lorsqu’on s’inquiète trop, on passe moins de temps à faire d’autres choses. »

Le détail qui tue :
Il y a deux autres tomes, et je ne pense pas que je les lirai, j’ai été très satisfaite de cette histoire en tant que One-shot, j’ai peur que la suite me gâche mon avis.

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Le film (raté) de ma vie, Cary Attwell

mai 28, 2017

ATTWELL-Cary-The-Other-Guy-2Résumé : De son propre aveu, Emory James n’a rien d’excitant. Du genre prudent, réservé, voire un peu guindé, il mène malgré tout une vie agréable. Mais quand sa fiancée l’abandonne devant l’autel, son monde s’écroule.
Par dépit, Emory décide de partir seul en lune de miel, direction la Thaïlande. Pendant son séjour, il décide de faire semblant d’être quelqu’un d’autre, quelqu’un de meilleur.
Au contact de Nate, un autre vacancier, Emory se rend compte qu’il s’est menti à lui-même et apprend peu à peu à accepter celui qu’il est vraiment.

Avis : Ce livre, c’est le genre de livre qui me fait pousser des cris très bizarres au court de ma lecture. Du genre « guuuh » « gaaaah » « woaaaah » « ooooww ». J’ai également gloussé comme un dindon, eu de gros éclats de rire et été en amour avec cette histoire toute mignonne et qui faisait du bien. Emory a une façon de raconter sa vie, absolument délicieuse, il est drôle, complètement fou et il a vraiment beaucoup d’humour, même dans sa façon de parler aux autres. La relation qui s’est liée avec Nate m’a donné chaud au coeur, c’était doux et mignon, et j’ai vraiment adoré leur amitié et leur amour.

Emory a des côtés énervants, parce qu’il agit comme une autruche et j’ai eu plusieurs fois envie de le secouer pour qu’il réagisse autrement, pour qu’il se bouge, mais ça n’en reste pas moins un personnage vachement attachant. Nate, de son côté, est super adorable. J’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, particulièrement Linn, la meilleur amie d’Em qui est complètement cinglée et hyper drôle, et on voit pourquoi elle et Em s’entendent si bien. J’ai apprécié le meilleur ami d’Em, même si j’aurais voulu en savoir plus sur lui et sur eux. Pareil pour Julie la soeur de Nate. Les autres personnages sont assez dans le fond de l’histoire, qui se centre surtout sur Em et Nate. 

C’est une histoire sur la vie, un moment de la vie, la naissance de l’amour et comment deux personnes vont gérer leurs sentiments suite à une rupture subit par Emory dans un moment vraiment dur. Et ça m’a énormément plu, d’autant plus que l’autrice a su gérer pour que ce ne soit pas trop rapide, complètement mignon, et qu’il n’y ait pas de cul (et merci pour ça). J’ai donc passé un super bon moment avec cette histoire.

Phrases post-itées : 
« Nous, les âmes piétinées, ne sommes pas capables de grand-chose de plus que de nous recroqueviller en position fœtale et de pleurnicher de temps en temps, nous ne constituons donc pas une priorité sur l’échelle d’évaluation des risques. »

« Malheureusement, la pile de cadeaux de mariage n’avait pas miraculeusement disparu. C’est tellement typique de la part des assiettes en porcelaine que l’on a demandées sur la liste de mariage de ne pas s’enfuir avec les couverts assortis quand on aimerait qu’elles le fassent. »

« Cela se lisait-il sur mon visage ? Mon menton était-il trop pointu pour me garantir un minimum de bonheur ? Y avait-il quelque chose de profondément enraciné en moi, d’inhérent à mon être qui ferait à tout jamais de moi celui qu’on abandonne devant l’autel, le second choix ? »

« nous prenions tellement soin de laver tout seuls notre linge sale qu’on n’avait pas du tout l’habitude de l’aérer devant quelqu’un d’autre. »

« Qui était-il pour entrer dans ma vie et tellement la chambouler que les lois de la gravité ne pouvaient plus s’appliquer ? »

« Nous pouvions être si interminablement ennuyeux et si incroyablement épanouis. »

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Gagner la guerre, Jean-Philippe Jaworski

mai 25, 2017

Gagner-la-guerreRésumé : Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : « Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier. »
Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère.
Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire.
Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon…

Avis : Pavé de 980 pages, écrit assez petit, autant dire que c’est une longue lecture qui m’attendait, mais j’étais vraiment curieuse de découvrir cette histoire narré par Benvenuto. Et ça a été une belle découverte, très dense et surtout très bien écrite. J’ai adoré la narration de cette histoire, le vocabulaire de Benvenuto est excellent, et j’ai aimé ce personnage qui est plus proche de l’enfoiré que du héros.
Quand on commence ce livre, on peut mettre la morale de côté, parce que Benvenuto s’embarrasse assez peu de ce genre de choses, lui, il fait en sorte de survivre. Dans le même temps, il suit les ordres de Leonide Ducatore, qui est un Podestat de la République et qui est bien décidé à gagner la guerre et se faire aimer de Ciudalia, quitte à sacrifier quelques vies pour ça.

Benvenuto va traverser des mers, du pays, et pas mal d’embrouilles. Il ne va pas sortir indemne de l’aventure, et ne va pas se faire que des amis. Il a le sang chaud Benvenuto, et des fois, la colère et la fatigue lui font faire des conneries, ce qui lui apporte son lot d’ennuies. Ce que j’ai aimé c’est que l’histoire était faite de ricochet, certains actes, peut-être anodin, allaient, en fait, faire tomber pleins de dominos et provoquer pleins d’événements. On ne voit pas venir tous les rebondissements, toutes les révélations, et Benvenuto, lui-même, pouvait avoir un comportement inattendu. Ce livre brise un peu les codes de la fantasy, de l’évolution du personnage. Benvenuto est plutôt pas mal pourri, et il le reste, et pourtant on s’attache à lui – même si un de ses actes m’a grandement dérangé.

C’était une bonne histoire, certains passages étaient hyper prenants, la fin m’a à la fois fais rire et secoué. C’est assez dingue.
Ceci dit, le livre comporte des longueurs, j’ai trouvé qu’il était assez long au démarrage et si je suis entrée immédiatement dans l’histoire par l’écriture, j’ai attendu un moment avant que vraiment je me fasse embarquer par l’aventure.
Malgré cela, j’ai passé un super moment de lecture et pour une fois je n’ai pas dévoré le livre trop vite.

La photo : 
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Phrases post-itées :
« Or j’ai toujours eu un sale caractère. Celui qui devait crever, c’était le bâtard d’en face, pas le brave petit double-solde Benvenuto Gesufal. »

« Un joli coin pour mourir, de façon romanesque, au point du jour; mais j’en avais pleins les bottes et je me disais que crever pour crever, j’aurais pu me passer du détour touristique. »

« Avant d’être humilié en exposant mes gencives, j’avais envie qu’on me cire les pompes. »

« Une fois crevé et travesti en symbole patriotique, Regalio avait fini par être aimé. »

« Charmant dilemme : souffrir mille morts ou périr. »

« À la fin de l’exil, on devait souffrir de la nostalgie de l’exil. »

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Némésis, Shaun Hutson

mai 9, 2017

6936082Résumé : Sue et John Hacket ont vu l’horreur absolue quand ils ont retrouvé chez eux leur petite fille sauvagement assassinée. Pour ne pas sombrer dans la folie et tenter de sauver ce qui reste de leur mariage, ils déménagent et partent s’installer dans la petite ville de Hinkston. Or, autrefois paisible, cette bourgade est aujourd’hui déchirée par une série de meurtres aussi atroces qu’inexpliqués. C’est qu’elle abrite un terrible secret, vieux de cinquante ans, un secret aux conséquences si épouvantables qu’il était censé avoir été étouffé à jamais pendant la guerre. Mais ce ne fut pas le cas, et Sue Hacket, encore fragilisée par ce qu’elle a traversé, risque bien d’en faire l’horrible expérience…

Avis : Que dire ? J’ai à la fois bien aimé et été un peu écœurée par ce bouquin. L’histoire en elle-même est pas mal, j’ai bien aimé l’idée et le petit côté flippant était ce que je cherchais. Par contre j’ai moins apprécié la surenchère de violence, de sang et de sexe. J’aurais préféré une peur plus insidieuse, plutôt que balancer comme ça à la tronche des trucs dégueu pour impressionner.
Je n’ai rien contre le gore, normalement, s’il sert à l’histoire, j’aime plutôt ça, mais là ? Je n’y ai trouvé que peu d’intérêt, surtout que le schéma devenait répétitif au bout d’un moment et la fin trop rapide laisse planer le mystère sur quelques trucs qui me gênent. Je n’ai pas apprécié les personnages, John était un peu gavant, mais le pire, c’était sa femme, j’ai fini par ne plus la supporter du tout. Elle m’a réellement gonflé, si bien que je n’éprouvais plus aucune empathie pour elle.

tout de même eu quelques surprises sur la fin, et le livre était assez prenant pour que j’ai envie d’en apprendre plus sur l’histoire et comprendre ce qu’il se passait. C’était une lecture dégoûtante mais quand même sympa pour son intrigue. La toute fin est plutôt pas mal, même si encore une fois, il manque des réponses.
Je pense que le livre aurait pu être un peu plus court, sans certaines scènes bien inutiles, ou trop détaillées, et ça c’est dommage oui.

En bref, une lecture en demi-teinte, pas totalement désagréable, qui se laissait lire et assez sympa, mais bien trop gore (dans la surenchère), un peu trop facile peut-être parfois et dont les réponses n’ont pas été toutes données.

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La tyrannie des apparences, Valérie Clò

mai 8, 2017

9782283028155Résumé : Pour ses dix-huit ans, Thalia reçoit de ses parents le plus beau des cadeaux : ses premières injections pour vieillir prématurément la peau. Elle sait qu’être jeune est la pire des conditions. Elle a beau teindre ses longs cheveux en gris, elle reste laide. Le monde a bien changé. La jeunesse est devenue maudite et chaotique. Désormais, la vraie vie commence à cinquante ans et le pouvoir est aux mains des anciens.

Le père de Thalia, vieillard tout puissant, pense à l’avenir de sa fille et décide qu’il est grand temps de la marier à un homme d’âge mûr. En effet, rien n’est plus choquant et socialement déplacé que de s’unir entre jeunes… Thalia faillira-t-elle à l’ambition de son père ?

Avis : Cette histoire est très intéressante car elle montre le diktat de la beauté, mais de façon inversé. Ici, ce n’est pas la jeunesse qui est recherché à tout prix, mais la vieillesse. Ici, les rides c’est beau, la peau fripée c’est beau, les vieux sont beaux et les jeunes pas terribles. Cela provoque un rejet des jeunes, une différenciation des traitements.

Thalia, dont le père travaille comme scientifique pour faire vieillir la peau, commence à se poser des questions sur sa vie, sur son avenir, sur ce qu’elle veut vraiment. Des attentes différentes de ce que lui impose son père et sa mère, qui veulent le marier à un vieux parce que c’est comme ça que ça fonctionne. Un vieux à qui elle fera des enfants, car les jeunes ne sont là que pour ça, sinon pourquoi les épouser ?
Si on devait comparer à notre époque, on pourrait voir ceux qui se marient avec des vieux que pour l’argent, par exemple.

D’ailleurs notre époque n’est pas mise de côté, Thalia trouve un livre d’une certaine Laura, qui décrit sa vie, et du coup, notre époque est mise en parallèle de celle-ci, et montre que peu importe le diktat, une partie de la société finit toujours par se faire exclure à cause de celui-ci.

C’est une bonne critique de la société, de ses diktats, des profiteurs pharmaceutiques et chirurgie esthétique. À qui ce genre de choses profitent.

Cette lecture est assez douce, Thalia évolue au fur et à mesure des pages, cherche sa voie, se cherche, et se sent écrabouillée par les ambitions de son père. Pourtant elle va trouver de l’aide en Loïs, et changer. C’était sympathique de voir la façon dont ses pensés changent, comme son esprit qui a plutôt subit une propagande, finit par s’en libérer et voir les choses autrement.

L’autrice écrit bien, j’ai aimé la façon dont c’était écrit, avec très peu de dialogues, et qui sont insérés à l’intérieur du récit, avec des extraits de l’oeuvre de Laura, mettant en parallèle les deux époques.

C’était une très bonne lecture, donc.

Le détail qui tue : j’avais post-itée des phrases mais les post-its se sont barrés la route alors… Tant pis.

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Le crime du comte Neville, Amélie Nothomb

mai 7, 2017

JAQ_RL_130x200Résumé :  « Le crime du comte Neville » raconte l’histoire d’une jeune châtelaine mal dans sa peau, qui cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d’une voyante rencontrée à l’issue d’une fugue qui n’en est pas une.

Avis : Si l’histoire est un clin d’œil à la merveilleuse oeuvre « Le crime de lors Arthur Savile » d’Oscar Wilde, elle prend un ton beaucoup moins joyeux et moqueur au cours de l’histoire.

Au début j’avais un grand sourire, qui s’est fané quand Sérieuse demande à son père de la tuer. Comme si c’était la seule solution à sa dépression, au vide qu’elle ressent. Prenant pour exemple les tragédies Grecques pour montrer qu’il n’y a pas le choix, que c’est un peu le destin. Neville ne va plus en dormir, ne va plus savoir quoi faire, va chercher une solution. Autant dire que ce qu’a dit la voyante va vraiment le perturber, et pourtant il n’y croit pas d’habitude à ce genre de choses, mais là il est persuadé que la voyante a raison. Ça prête à sourire, sauf qu’il ne voit pas d’autres solutions que tuer sa fille.
Comme d’habitude j’ai adoré la plume d’Amélie, et les dialogues, la façon dont les personnages se parlent. J’ai aimé aussi un peu la folie de ces personnages, leur histoire, celle de l’enfance de Neville.

J’ai dévoré cette lecture et la fin a confirmé que j’adorais cette lecture, c’était limite jubilatoire comment ça se termine. J’ai aimé que ce soit très rapide, et que ça coupe presque avec l’espèce de lascivité du récit, représentant l’esprit du personnage qui ne sait quoi faire et qui est perdu.

Bref c’était franchement génial ! Je regrette que ça n’ait pas été un tout petit peu plus long afin d’en savoir plus sur le frère et la sœur de Sérieuse, j’aurais adoré en voir plus sur leur relation. Mais j’ai tout de même adoré cette lecture.

Phrases post-itées : 
« Neville était terrifié à l’idée qu’il allait y tuer l’un de ses invités. Cela ne se faisait pas. Et dire qu’il allait commettre un tel impair alors qu’il s’agirait de la toute dernière garden-party du Pluvier ! »

« Malheureusement, il était comme presque tout le monde : il ne croyait les prédictions que si elles le concernaient. »

«  »Pourquoi a-t-on inventé l’enfer alors qu’il existe l’insomnie ? » »

« Plus que les autres, les insomniaques savourent le bonheur du sommeil : eux au moins, ils savent qu’ils dorment. »

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Le garçon des rives/Le garçon d’écume, Cathy Ytak/Thomas Scotto

mai 7, 2017

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Résumé : Samuel n’a qu’un rêve : se faire ami avec le garçon d’écume. Un jeune de son âge qui ne quitte jamais la péniche de ses parents. Sur son bateau, Sylvain passe sa vie sur les canaux tout en se demandant qui peut bien être ce garçon des rives qui lui fait bonjour de loin. Un roman écrit à quatre mains par Cathy Ytak et Thomas Scotto, deux auteurs phares de la littérature jeunesse.

Avis : Ces deux petites histoires sont liés par la rencontre des deux garçons, mais ne racontent pas la même chose. Le garçon d’écume vit sur sa péniche, et ne supporte pas la Terre, le monde qui ne bouge pas, il subit la déprime, le mal de terre, quand il doit aller à l’école. D’un autre côté, le garçon des rives vit avec ses parents sourds et se retrouve presque enfermé dans une amitié où la jeune fille décide pour lui d’être sa meilleure amie.

J’ai adoré la plume des deux auteurs, les petites histoires étaient très prenantes, et montraient deux façons de vivre différentes, un moyen de trouver le bonheur d’une autre façon, et pourtant un lien entre deux garçons qui ignorent tout de l’un de l’autre.

J’en aurais voulu plus, cependant, j’aurais adoré que ce soit plus long. On a l’impression de se retrouver devant l’introduction d’un plus long roman, d’une histoire entre ces deux garçons, et ça me manque un peu de n’avoir que ça à me mettre sous la dent. Même si c’était très beau, très bien écrit. Et que j’ai passé un très bon moment de lecture.

Phrases post-itées : 
« La vie qui reste au même endroit, quand même, je trouve que c’est bizarre. »

« Parce que « meilleure » ça veut forcément écrabouiller autre chose qui pourrait être aussi très joli. »