Archive for the ‘Livres’ Category

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Le Chat dans le cercueil, Koike Mariko

juillet 10, 2018

41QPCFZ52XL._SX210_Résumé : Si Momoko n’ouvre son cœur qu’à sa chatte Lala, son père n’a d’yeux que pour la belle et pulpeuse Chinatsu, au grand dam de la jeune fille au pair : trois habitants d’une même maison dans le Japon d’après-guerre vivent dans un calme apparent, ignorants d’une vérité cachée qui les pousse inexorablement vers la tragédie.
Quand la neige recouvrira de silence le jardin et le champs de blé alentour, les non-dits réveilleront ce petit démon intérieur qui appelle au meurtre. Et Lala, sphinx au blanc pelage, pourrait bien alors s’avérer la victime et la clé de ce surprenant suspense psychologique.

Avis : Je m’attendais à être plongé dans une histoire à suspens, haletante, remplie de secrets, mais en fait l’intrigue est très longue à se mettre en place et c’est sur les disons soixante dernières pages que ça bouge enfin. Et que ça bouge dans un sens que j’avais à peu près prévu, donc je n’ai été guère surprise. Il n’y a que la révélation finale qui m’a prise au dépourvu, sans m’apporter grand chose non plus. Je n’ai pas sombré dans l’horreur avec cette révélation, j’ai juste trouvé ça un peu triste.

Le livre est assez court, donc il se lit vite. Le style est plutôt simple. Les personnages peu attachants, même si j’éprouvais une sorte de fascination pour Momoko et Lala et pour leur relation. La chatte est vraiment très proche de la petite fille, et je crois que c’est un perso à part entière, qui fait partie de la famille. Beaucoup plus que Chinatsu qui arrive comme un cheveux sur la soupe et paraît déranger et prendre trop de place. Impossible pour moi d’éprouver la moindre empathie pour elle, d’autant plus qu’on voit l’histoire du point de vue de quelqu’un qui ne l’apprécie pas. Pour autant, Hariu n’est pas non plus attachante et son « amour » pour le père de Momoko est un peu saoulant (même si je vois bien où ça mène).

Bref je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus psychologique et remplis de suspens, mais bof. C’est pas mauvais, mais j’ai pas spécialement aimé.

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Leah à contretemps, Becky Albertalli

juillet 8, 2018

9782016273449Résumé : Moi, c’est Leah. Leah Burke. (Semi-)pro de la batterie. Gribouilleuse clandestine. Meilleure amie du choubidou du lycée, mon best bro, le démolisseur d’Oreos, j’ai nommé : Simon Spier. C’est notre année de terminale, la dernière ligne droite avant la fac. Alors, forcément, tout part en vrille.

Le couple insubmersible formé par Abby et Nick est en train de prendre l’eau. Je me suis fâchée avec des filles que je connais depuis la maternelle. Et plus le temps passe, plus j’ai l’(affreuse) impression que notre pote Garrett veut sortir avec moi. Il est mignon. Adorable. Prévenant. Le genre de mecs que n’importe qui aimerait avoir comme cavalier au bal du lycée.

Mais pas moi. Ah oui, je ne vous l’ai pas dit ? Paraît que j’adore me compliquer la vie…

Avis : j’avais tellement adoré « Moi Simon 16 ans homosapiens », que j’étais persuadée d’aimer tout autant cette suite qui se centre sur la meilleure amie de Simon, Leah. Et bien spoiler : ce ne fut pas le cas. Je ressors même plutôt déçue de cette lecture.

Pourtant : j’ai adoré comment c’était écris, rien à dire sur l’écriture de l’autrice, très agréable, le petit ton sarcastique était hyper plaisant et pour pleins de choses, je me suis sentie proche de Leah (surtout cette tendance à se sentir un peu à contretemps par rapport aux autres, et le fait qu’elle ne boive pas d’alcool en soirée). Le bouquin parle de pleins de trucs que j’adore, les fanfictions (le site fanfiction.net est même cité), des fics drarry (omg), il y a des persos gay, bi, et même non-binaire. Et oh bon sang, les passages avec Simon était absolument adorables. Alors quoi ? Tout était là pour que j’aime ce livre bon sang. Mais non ça ne l’a pas fait.

Je me suis surtout ennuyée en lisant, je trouvais que l’histoire avançait pas, pire que ça, je trouvais qu’il n’y avait pas d’histoire. C’est très difficile d’expliquer mon ressenti, mais j’avais l’impression d’être face à un ensemble de problèmes qui n’avaient pas lieu d’être, que Leah s’inventait toute seule, un peu. Y a même eu des moments où j’ai carrément eu l’impression que l’autrice faisait juste en sorte de ralentir les choses. Je n’ai pas accroché à la relation qui se mettait en place, je ne l’ai pas trouvé crédible et elle ne m’a pas touché. Alors quand t’es pas touché par le couple d’une histoire qui va se centrer beaucoup sur cette romance, t’es mal barrée. J’étais mal barrée. J’ai pas réussi à apprécier Leah même si je me sentais proche du personnage, j’avais plusieurs fois envie de lui mettre des claques.

Je ne sais pas quoi dire, je regrette vraiment de pas avoir accroché à ma lecture, de l’avoir trouvé longue, d’avoir senti les pages qui se tournaient. La déception est double parce que j’étais tellement sûre de l’aimer ce bouquin, d’être attendrie, de rigoler, d’être à fond dedans. Et ça n’ a pas du tout été le cas. Je ne sais même pas expliquer exactement pourquoi. Ce n’est qu’un ressenti. Ce n’est pas un mauvais livre, mais voilà, je suis passée à côté, complètement.

Phrases post-itées : 
« Ça doit être ce qu’il y a de meilleur dans la romance – ce sentiment d’avoir un chez-soi dans la tête d’un autre. »

« Les gens saouls, c’est comme les zombies. Une fois infectés, ils insistent pour vous entraîner dans leur déchéance. »

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Les noces clandestines, Claire-Lise Marguier

juillet 1, 2018

9782812604591Résumé : La séquestration n’avait pas été préméditée. Tout au moins au début. Pour dire vrai, tout ce qui m’a conduit est un enchaînement de hasards; quand vous auriez cru à ma volonté de nuire ou à une part de perversité, vous vous seriez fourvoyés.
Je n’ai aucunement l’intention de vous détromper. Mais je peux vous raconter.

Avis : l’histoire d’un prof d’histoire qui, suite à un enchaînement de hasard, kidnappe un jeune SDF du nom de Joël et l’enferme dans sa cave.

Premier avis sur cette histoire, j’ai trouvé ça complètement illuminé. Le prof va vouloir kidnapper quelqu’un, uniquement parce qu’il a emménagé sa cave, et au lieu de la louer, il cherche la personne parfaite pour l’y enfermer. Il tombe donc sur Joël, un jeune SDF et c’est parti. C’est complètement WTF, et le livre l’est un peu tout du long.
Deuxième avis, c’est que c’est assez malsain, la relation qui se met en place est dérangeante et la façon dont les deux hommes vont « communiquer » et déroutante. Entre violence et  cajolerie. C’est vraiment particulier.
Troisième avis : ben au final, je me suis assez ennuyée. J’ai bien aimé certaines réflexions sur la société, du style qu’il est mauvais de montrer ses émotions ou de dire du bien, mais de façon générale je trouvais que les pages se tournaient doucement et j’avais hâte d’arriver au bout.

Je reste plutôt perplexe au final. J’ai presque envie de dire « okay mais quel est l’intérêt ? ». Moi qui ai adore Le faire ou mourir, je m’attendais encore à être touché, mais ça n’a pas été le cas du tout. Je n’ai éprouvé aucune empathie pour les personnages, je suis restée vraiment extérieure à cette lecture, presque hermétique.
Dommage.

Phrases post-itées : 
« Mon sous-sol deviendrait son écrin, et lui mon bijou. »

« J’eux envie de lui hurler de se relever, et de faire le tour de la pièce pour moi. Pour agiter les atomes ordonnés de la chambre rouge et semer le chaos dans ma pensée. »

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Celle dont j’ai toujours rêvé, Meredith Russo

juin 30, 2018

celle-dont-j-ai-toujours-r-v--853493Résumé : Amanda Hardy arrive dans un nouveau lycée. Comme beaucoup, elle souhaite avant tout s’intégrer. Mais malgré sa popularité, un secret l’empêche de s’ouvrir aux autres. Sa rencontre avec Grant remet tout en question. Il est le premier garçon qui parvient à lui faire baisser sa garde. Amanda comprend que pour être heureuse, elle doit se révéler, au risque de tout perdre. Car le secret d’Amanda c’est qu’avant, elle s’appelait Andrew.

Avis : Cette histoire nous raconte l’histoire d’Amanda, fille transsexuelle qui va vivre chez son père et changer de lycée. Elle va garder son secret pour elle, et alors qu’elle voudrait vivre une année en restant discrète, elle va se faire des ami.e.s et tomber amoureuse.

Ce livre contient une ambiance assez lourde, Amanda a déjà vécu des coups durs (elle s’est faite tabasser) et a du mal à faire confiance, à donner sa confiance. Elle est toujours surprise quand on la trouve belle. Elle a peur qu’on découvre son secret. Elle est méfiante. Ce qui ne va pas l’empêcher de tomber amoureuse de Grant. J’ai trouvé que l’histoire d’amour allait beaucoup trop vite à mon goût et je n’ai pas ressenti grand chose quand ils étaient tous les deux. La vie de Grant n’est pas facile, et leur relation était assez mignonne tout de même.

J’ai bien aimé ma lecture, mais j’ai trouvé des fois que c’était un peu trop « les garçons sont comme ça » « les filles sont comme ça » alors que non. Je me suis attachée à Amanda et j’ai aimé la voir évoluer, je voulais qu’elle prenne confiance et qu’elle se donne une chance de vivre, même si je m’inquiétais pour elle en même temps. J’ai vraiment beaucoup aimé les amies qu’elle se fait.

Autrement, c’est une histoire adolescente comme il y en a beaucoup, et c’est bien que ça paraisse si banal tout en parlant de transsexualité.

J’ai bien aimé les retours dans le passé, qu’on voit comment ça s’est passé pour Amanda, notamment ce qu’il s’est passé avec son père. Je trouvais vraiment son père abominable, même si tout au long de l’histoire on le voit lui aussi évoluer. Par contre sa mère était cool, elle a de la chance de l’avoir.

Quand on est plongé dans le livre, les pages se tournent toutes seules et je ne cessais de me dire « allez encore un chapitre ». La fin m’a pas mal émue sur certaines choses.
En bref, c’était une assez bonne lecture, avec des personnages plutôt attachants, une histoire d’amour un peu trop rapide pour moi. Et ça fait du bien de voir des personnages trans, bi, lesbien.

Phrases post-itées : 
« – Mieux vaut n’importe quoi, n’importe qui, qu’un fils mort. »

« – Je ne suis pas courageuse, ai-je répondu en souriant malgré moi. Le courage, ça implique un choix. Je suis moi, c’est tout. »

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Wonder, R.J. Palacio

juin 23, 2018

51BpixUDtpL._SX303_BO1,204,203,200_Résumé : « Je m’appelle August. Je ne me décrirai pas. Quoi que vous imaginiez, c’est sans doute pire. »

Né avec une malformation faciale, August, dix ans, n’est jamais allé à l’école. Aujourd’hui, pour la première fois, ses parents l’envoient au collège… Pourra-t-il convaincre les élèves qu’il est comme eux ?

Avis : August est un enfant comme tous les autres, à la seule différence près qu’il a une malformation du visage. Il n’est jamais allé à l’école, mais ses parents décident de l’inscrire en sixième, au collège.
L’entrée au collège n’est pas facile, mais pour quelqu’un comme August, cela risque d’être plus difficile encore.

J’ai vraiment adoré ce bouquin. Je me suis tellement, mais tellement attachée à August. C’est un enfant qui a l’habitude d’être dévisagé, à ce que les gens aient peur de lui, et pourtant il a beaucoup de courage et va aller au collège (en sachant que les autres enfants peuvent être très méchant). August ne se laisse pas facilement abattre, il a beaucoup d’humour, puis surtout il a une famille qui l’aime tel qu’il est. Ses parents sont adorables, sa sœur aussi, et même leur chienne Daisy, ils sont tous très proches et je pense que si August a autant de force, c’est parce qu’il a cette famille (que tout le monde lui envie).
L’histoire est racontée de différentes manières par plusieurs points de vue. On voit ce que ressente les gens vis à vis d’Auggie. Que ce soit sa sœur, le petit ami de sa sœur, ou Summer et Jack, les ami.e.s qu’August va se faire au collège. On s’attache beaucoup à tous ces personnages, on voit comme c’est pas toujours facile pour Via la sœur d’Auggie par exemple, et comme pourtant elle aime son petit frère. On voit aussi pourquoi certains personnages ont eu certaines réactions. Pas toujours les bonnes.
Le livre se dévore, une fois dedans, c’est difficile de le lâcher. Malgré le sujet difficile, j’ai trouvé que c’était traité en douceur, sans pathos, et que c’était vraiment tendre, touchant, émouvant, mais aussi assez drôle. Les personnages sont souvent en train de rire, que ce soit d’eux même ou de la situation. La fin m’a vachement émue.

En bref, ce livre est trop bien, le thème est super bien traité, les personnages sont hyper attachants, et j’ai juste complètement adoré.

Mon ressenti :
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Et ils meurent tous les deux à la fin, Adam Silvera

juin 19, 2018

9782221218235ORIRésumé :  » Nous sommes au regret de vous informer que vous allez être frappé par une mort prématurée dans les prochaines vingt-quatre heures. Toute l’équipe de Death-Cast est sincèrement désolée de vous perdre. Vivez pleinement cette journée, ok ? « 

Le 5 septembre, un peu après minuit, Mateo et Rufus reçoivent chacun le funeste appel. Ils ne se connaissent pas, mais cherchent tous deux à se faire un nouvel ami en ce jour final. Heureusement, il existe aussi une appli pour ça, Le Dernier Ami. Grâce à elle, Rufus et Mateo vont se rencontrer pour une ultime grande aventure : vivre toute une vie en une seule journée.

Avis : Oh bon sang, j’ai acheté ce livre en sachant que j’allais l’adorer, et je ne me suis aucunement trompée, je l’ai effectivement adoré. J’ai l’impression que ça va être dur de parler de ce livre, mais je vais essayer.

Mateo et Rufus vont mourir aujourd’hui, ils ne savent pas quand, ni comment, mais ils ne leur reste qu’une journée à vivre (peut-être moins). Ils sont ce qu’on appelle des Deckers et parce qu’ils vont mourir, ils ont le droit à certains avantages. Grâce à une application « Dernier Ami », ils vont pouvoir se rencontrer et vivre une journée très intense.

D’un côté nous avons Mateo, une vraie crème ce gamin, il est d’une gentillesse à toute épreuve, mais son gros problème c’est qu’il a toujours tellement eu peur de mourir, qu’il n’a jamais rien osé faire de sa vie. Et savoir qu’il va mourir aujourd’hui, ne le rend pas forcément plus courageux. J’ai adoré ce gosse, même si j’avais envie qu’il ait moins peur et qu’il profite plus.

De l’autre côté nous avons Rufus, il vit en foyer suite à la perte de toute sa famille, il s’est fait largué par sa petite-amie (que je n’ai pas aimé) et il démarre au quart de tour, et il est appelé par Death-Cast, au moment où il est en train de péter la tronche à un gars. Rufus, il est plus rentre dedans, et il se dit qu’il s’en fout, qu’il a pas peur de mourir, mais au fond c’est juste une façade. Je l’ai adoré lui aussi, il a moins peur de la vie que Mateo, mais dans le fond, il est gentil aussi et très patient.

Les deux se rencontrent, et ça va changer leur vie pour toujours, même s’ils ne leur restent pas beaucoup de temps.

Leur relation est d’une beauté, elle se met doucement en place, avec hésitation, tâtonnement, et petit à petit ils sont de plus en plus proches. Rufus admet tout de suite sa sexualité, il est bi (et qu’est-ce que j’aime rencontrer des personnages bi dans la littérature, tellement je trouve ça rare). J’ai aimé leur amitié, toute douce. La façon dont Rufus suit Mateo dans ses adieux envers son père et sa meilleure amie. J’ai aimé les relations autour, Rufus et les plutons, Mateo et Lidia.

Le livre ne nous parles pas seulement de Rufus et Mateo, mais on voit défiler d’autres personnages, ce qui nous donnes des indices sur la journée et ce qu’il va pouvoir s’y passer. On fait des hypothèses sur comment les deux garçons vont mourir, quand bien même on n’a aucune envie qu’ils meurent. Plus la fin approchait et plus j’avais peur, je serrais les dents et je mettais le livre de côté, pour le garder le plus longtemps possible avant d’arriver à la fin. C’est pour ça que j’ai mis autant de temps à le lire.

J’ai pleuré au court de ce livre, j’ai été touché, j’ai ris aussi, j’ai été ému, je me suis tellement attachée à Rufus et Mateo.  J’ai à la fois dévoré ce livre, et en même temps grignoté tout doucement. Une fois dedans c’était dur de le quitter, les pages se tournent, on veut tellement continuer la journée avec les deux garçons.

Et puis la fin arrive. Et on est triste de refermer le livre, on est déçu que la journée soit passé si vite.

Voilà, en bref, c’était vraiment beau et je recommande.

Mon ressenti :
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Phrases post-itées (attention y en a 4000) : 
« La mort est inévitable pour tout le monde, et aujourd’hui, c’est une certitude absolue pour moi. »

« En refusant de vivre comme si j’étais invincible tous les jours où je n’ai pas reçu d’alerte, j’ai gaspillé tous ces hier et maintenant il ne me reste plus du tout de demain. »

« Quelle que soit la façon dont on choisira de vivre, on mourra tous les deux à la fin. »

« De la même façon que Rufus ne peut pas s’attendre à ce que je devienne immédiatement courageux, je ne peux pas m’attendre à ce qu’il devienne immédiatement généreux. »

« J’ai passé des années à ne rien faire pour avoir une vie plus longue, et regardez où ça m’a mené. Je suis sur la ligne d’arrivée, mais je n’ai jamais été dans la course. »

« C’était pas ma faute si j’allais continuer à vivre, et c’était pas sa faute si elle allait mourir. »

« Il y a douze heures, un héraut m’a appelé pour m’annoncer que j’allais mourir aujourd’hui, et pourtant je me sens plus vivant que jamais. »

« J’ai perdu du temps et raté des occasions de m’amuser, tout ça parce que j’attachais de l’importance à des choses qui n’en avaient pas. »

« La vie entière n’est pas une leçon, pourtant on tire des leçons de la vie. »

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Spiral, Paul Halter

juin 16, 2018

halter-spiralRésumé : La lande bretonne.
Une demeure isolée, au cœur de laquelle serpente un vertigineux escalier. Une pièce interdite.
Un propriétaire inquiétant et ses invités.
L’océan et les mystères se déchaînent. Tout bascule.
Pas de réseau, aucune communication possible.
Mélanie, qui s’imaginait passer des vacances tranquilles, s’affole et tente de prévenir son ami Quentin.
Saura-t-il enrayer cette spirale infernale ?

Avis : Les vacances de Mélanie sont foutues, elle doit aller chez son oncle dans un coin paumé et prévient son petit ami. Là bas, pas de réseau, pas moyen de téléphoner, donc Mélanie décide d’écrire des lettres à Quentin pour lui raconter tout ce qu’il se passe.
L’ambiance se veut sombre, le décor effrayant, les personnages farfelues et inquiétants, mais à part l’idée de la spirale qui revenait sans cesse de différentes manières, j’ai pas trouvé ça aussi effrayant que ça pouvait l’être.
L’enquête est plutôt intéressante, l’auteur nous perds dans pleins de directions différentes et quand on en suit une, et ben non c’était pas la bonne, retour en arrière. Il y a donc beaucoup d’actions, de retournements de situation, et on est très vite embarqué dans le roman et on a envie d’en savoir plus. Ce que j’ai aimé aussi, c’est que beaucoup de choses sont liées entre elles, et les événements se recoupent, même si les coïncidences sont peut-être un peu trop grosses.
J’ai d’ailleurs trouvé que le livre prenait souvent la voix la plus facile. Par exemple, la mère de Quentin qui accepte sans trop poser de question qu’il fasse des allers/retours en Bretagne. Et des fois c’était pas très naturel non plus (Quentin qui utilise le nom de famille de sa petite-amie pour parler d’elle ??). J’ai trouvé par moment les dialogues un peu maladroit.
Les personnages ne m’ont pas tellement plu, je les ai trouvé un peu fade et exagéré en même temps.
Mais j’ai bien aimé l’histoire tout de même, comment l’auteur nous fait tourner en rond (comme une spirale), c’était pas mal. Malgré le fait que ce soit un peu tiré par les cheveux, j’ai bien aimé l’intrigue et la résolution de l’enquête.

En bref, j’ai trouvé cette histoire un peu trop grosse parfois, avec des dialogues qui ne sonnaient pas naturels et des personnages peu attachants. J’ai quand même apprécié ma lecture, mais, ayant lu d’autres livres de Paul Halter bien meilleurs, celui-là sera sans doute vite oublié.