Archive for the ‘Livres’ Category

h1

La fille d’avril, Annelise Heurtier

février 16, 2020

9782203166783Résumé : Comme pour la plupart des jeunes filles dans les années 1960, l’avenir de Catherine est tout tracé : se marier, avoir des enfants, puis s’en occuper le plus clair de son temps. Un jour, elle est contrainte de rentrer du collège en courant. C’est une révélation : quel sentiment de force, de liberté ! Mais courir, surtout pour une femme, est une chose alors impensable. Pourtant Catherine s’interroge, rêve d’une vie différente, s’entête… Jusqu’où sa détermination la mènera-t-elle ?

Avis : J’ai lu ce livre dans le cadre du café littéraire. En ce moment j’ai beaucoup de difficultés à lire, alors il m’a fallu beaucoup de temps pour en venir à bout, mais j’ai adoré l’histoire. C’est celle de Catherine qui va découvrir que courir lui fait du bien, sauf que les femmes qui courent, à cette époque là, sont très mal vus. Elle pense que si elle court, des poils vont lui pousser partout, où son utérus va tomber. Mais cette envie, ça va lui faire prendre conscience de la situation des femmes.

J’ai aimé découvrir la vie des femmes à cette époque, et comment elles devaient se battre pour des petites choses. Aujourd’hui ça semble stupide d’interdire des femmes de courir, mais à cette époque là (qui ne remonte pas à si loin) et bien c’était toute une histoire. On se rend compte à travers ce récit qu’elles ont vraiment peu de droit, que les femmes « appartiennent » aux hommes et qu’ils ont tous les droits sur elles. Catherine est hyper attachante, j’aime comment petit à petit, elle se met à réfléchir par elle-même et se rend compte de ce qui cloche. Elle remet les choses en question et elle commence à tenter d’avoir les choses qu’elle veut.

La fin est super et m’a beaucoup plu. C’est un très bon livre et j’étais contente d’en apprendre plus sur les années soixante et la condition des femmes.

 

h1

La tête sous l’eau, Olivier Adam

janvier 23, 2020

81Osik+XkELRésumé : Quand mon père est ressorti du commissariat, il avait l’air perdu. Il m’a pris dans ses bras et s’est mis à pleurer. Un court instant j’ai pensé : ça y est, on y est. Léa est morte.
Puis il s’est écarté et j’ai vu un putain de sourire se former sur son visage. Les mots avaient du mal à sortir. Il a fini par balbutier : « On l’a retrouvée. Merde alors. On l’a retrouvée. C’en est fini de ce cauchemar. »
Il se trompait. Ma sœur serait bientôt de retour parmi nous mais on n’en avait pas terminé.

Avis : Léa a disparu. Ses parents, son frère, ne savent pas ce qu’elle est devenue et la famille vole en éclat. Et puis un jour, on retrouve Léa, mais c’est loin d’être la fin de l’histoire. La jeune fille est traumatisée par ce qui lui est arrivée. On va suivre l’histoire à travers les yeux du frère.

J’ai bien aimé ce livre. J’ai trouvé l’écriture très fluide, très agréable à lire. L’histoire est assez dramatique mais traité avec douceur. Le personnage du frère est attachant. J’ai eu plus de mal avec ses parents par contre. Léa est une adolescente, qui avant sa disparition, était assez capricieuse et se mettait facilement en colère. Elle en voulait à ses parents d’avoir déménagé. Plus tard, après sa réapparition, c’est une fille fragile dont le frère va tout faire pour l’aider et la protéger. Ce sont tous deux des personnages touchants qui font de leur mieux avec ce qu’il se passe.
Certains actes dans ce roman m’ont pas mal mise mal à l’aise voir horrifié. Je comprends pas comment certaines personnes peuvent agir de cette façon. J’ai beaucoup plaint Léa et son frère.

La fin est douce et conclue bien le roman. C’était une lecture agréable sur une histoire douce-amère et assez dure.

h1

Tout un été sans facebook, Romain Puértolas

décembre 2, 2019

9782253906575-001-TRésumé : Agatha Crispies est lieutenant de police de la petite ville de New York, Colorado, 150 habitants. Et surtout animatrice d’un club de lecture durant les longues journées où il ne se passe rien. Lorsque survient (enfin !) un meurtre, Agatha se lance dans une enquête fiévreuse durant laquelle on titille une voisine au nom imprononçable, observe un écureuil radioactif, croise un bûcheron au nom de sanitaires, rencontre le Shakespeare du pressing et Old Joe le garde-barrière. Tout cela rythmé par l’ingestion frénétique de donuts au chocolat, à mesure que les morts s’empilent et avant d’aboutir à une solution, cristalline et évidente. C’est Miss Marple s’invitant chez les Simpson.

Avis : New York, Colorado, une toute petite ville avec plus de rond-points que d’habitants. Là-bas vit Agatha Crispies, qui bosse dans la police et qui va se retrouver avec un meurtre sur les bras. Ce qui va lui plaire, puisqu’il ne se passe jamais rien d’habitude dans son patelin et ceux à côté.

Nous sommes dans un livre complètement barré avec une histoire loufoque et des personnages assez stéréotypés. L’humour est à tous les coins de phrases, ainsi que la dérision et l’ironie. C’est assez drôle à lire, même si des fois j’étais un peu saoulé. J’ai fini par m’habituer à ce rythme. Agatha Crispies est soit hyper intelligente et cultivée, citant ses livres préférés, parlant de littérature dans n’importe quelle situation. Mais quand il s’agit d’enquêter, c’est autre chose, elle devient totalement stupide et semble fonctionner à l’imagination ou complètement au pif. Les personnages qui l’entourent sont guère mieux. Entre McDonald qui porte l’imperméable qui semble obligatoire chez les flics, et le médecin légiste qui insiste pour étudier le corps pour voir s’il est mort, même si c’est évident qu’il l’est.

Je me suis bien amusée en lisant, mais j’étais aussi assez impatiente, je voulais que l’enquête prenne le pas sur l’humour, et qu’Agatha la résolve. J’ai été pas mal surprise par les révélations et c’était cool. Pour une fois, je n’avais aucune idée d’où nous emmenait l’auteur et c’était agréable de se faire balader.

Le roman est baigné de références littéraires, que ce soit sur des livres ou sur l’histoire de leurs auteurs, elle est aussi pleine de réflexions qui cachent bien leur jeu parmi l’humour, c’était plutôt plaisant, même si c’est très spoilant pour certaines œuvres.

En bref, j’ai passé un bon moment de lecture, si l’humour au début m’a un peu saoulé, je m’y suis faites et je suis rentrée dans l’histoire. J’ai été pas mal surprise et c’est un plus.

Phrase post-itée : 
« Quand on aime les livres, on les aime tous, c’est pire qu’une addiction au café ou à la nicotine. Il nous les faut tous. Même si l’on n’aura jamais assez d’une vie pour tous les lire. »

h1

La princesse et l’alchimiste tome 1 : À la recherche de l’élixir interdit, Amy Alward

décembre 1, 2019

9782266263467ORIRésumé : Après avoir avalé par erreur un élixir d’amour, la princesse Évelyne tombe
follement amoureuse… d’elle-même ! La famille royale de Nova organise aussitôt une émission de téléréalité afin de trouver un antidote. Tous les Alchimistes du royaume sont mis en compétition.
Parmi eux, Samantha Shimi. La jeune apprentie, déterminée à redorer le blason familial, parviendra t-elle à réunir à temps les ingrédients magiques ?

Avis : Evelyne est la princesse du royaume, et après avoir bu un philtre d’amour, elle tombe amoureuse d’elle-même, et la voilà qui se fait des mimiques dans les miroirs. Pour la soigner, les Alchimistes du royaume vont participer à la Chasse. Et dans le tas, il y a Samantha Shimi qui va tout faire pour gagner, sauver la princesse et surtout rendre leur popularité aux Shimi.

Et bien, quelle déception. Je m’imaginais une histoire hyper fun avec une relation entre la princesse et l’alchimiste. En fait pas du tout. Il y a bien sûr de l’humour, l’univers est vraiment spécial, mais au final l’état de la princesse n’est pas si drôle. Samantha Shimi participe a une course poursuite à celui qui trouvera les ingrédients pour le filtre d’amour. Elle est censée est une grande Alchimiste (ce qu’elle est sans doute), mais il semblerait que tout le monde pense comme elle et tout le monde trouve les ingrédients suivant, ce qui me paraît un peu absurde. Les concurrents sont juste arrêtés par Emilia, la méchante sœur du roi qui veut récupérer le trône.
Tout m’a paru trop rapide, malgré les épreuves que Sam subit, malgré les dangers, j’ai trouvé ça presque trop facile. Il n’y a pas de réelle réflexions, Sam devine facilement les ingrédients pour la potion.

L’histoire d’amour qui se met en place ne m’a pas forcément plu, je n’ai pas ressenti grand chose en lisant. Comme tout le reste, j’ai trouvé ça trop rapide.

J’ai relevé certaines incohérences, un manque d’explication. L’univers est vraiment bien, mais je ne l’ai pas trouvé assez développé.

Je me suis tout de même attachée au personnage de Sam, de la princesse et de Zain le concurrent de Sam. J’ai eu plus du mal avec la tête brûlée Kirsty et le père de Zain, qui ne jure que par les produits synthétiques.

Au niveau du style d’écriture, je ne l’ai pas aimé, je ne sais pas si c’est dû à la traduction, mais je n’ai pas trouvé ça bien écrit.

En bref, une histoire qui s’annonçait vraiment top et en fait non, j’ai vraiment été déçu par ma lecture, et si je l’ai lu jusqu’à la fin c’est que j’étais tout de même curieuse de savoir le fin mot de l’histoire, mais là encore, déception. Je ne lirai pas la suite.

h1

Preuves d’amour, Lisa Gardner

novembre 27, 2019

couv16813510Résumé : Officier de police respecté, Tessa Leoni n’aurait pas supporté la violence de son mari et l’aurait froidement abattu de trois balles dans le corps avec son arme de service. C’est la version qu’elle donne à l’inspectrice D.D. Warren quand celle-ci arrive sur les lieux. Mais si les bleus sur son visage sont irréfutables, il y a une chose que D.D. Warren ne s’explique pas : la mystérieuse disparition de la petite fille de Tessa, que sa mère aime par-dessus tout, et au sujet de laquelle elle reste évasive.
Tandis que l’enquête se transforme en une traque pour sauver la fillette, Tessa, déclare soudain savoir où elle se trouve…

Note : Il faut savoir que j’ai commencé ce livre en audio, et puis après avoir laissé passé beaucoup de temps sans l’écouter, je l’ai emprunté à la bibliothèque pour ENFIN lire la fin.

Avis : Tessa est retrouvée battue devant le cadavre de son mari qu’elle aurait tué pour se défendre. Sauf que voilà, sa fille a disparu. Alors D.D pense que Tessa est une menteuse et qu’il y a autre chose là dessous.

Franchement, D.D m’a gavé au début, j’avais envie de lui mettre des baffes parce qu’elle s’aveugle et a du mal à réfléchir et à écouter (ou tout simplement croire) Tessa. J’ai, en revanche, eu beaucoup d’attachement pour cette mère désemparée, dont on a tué le mari et qui est prête à tout pour sauver sa fille.
Ce que j’aime le plus dans cette histoire, c’est la façon dont c’est écrit. L’autrice a un style vraiment immersif, qui permet de bien comprendre les personnages et les événements. L’histoire est pleines de retournements de situation et d’action, il y a pas mal de révélations et j’ai pas tout vu venir. J’ai été très surprise malgré les indices et ça fait du bien.

J’ai eu peur sur la fin, pour les personnages, en particulier pour Tessa et sa fille. Si ça s’accélère, l’histoire a gardé un rythme soutenue tout du long. Pas moyen de s’ennuyer et on a toujours envie d’en savoir plus et de revenir à l’histoire.

J’ai donc passé un super moment avec cette lecture, et j’aime de plus en plus cette autrice.

h1

Je peux très bien me passer de toi, Marie Vareille

novembre 26, 2019

je-peux-tres-bien-me-passer-de-toiRésumé : Chloé, 28 ans et parisienne jusqu’au bout des ongles, enchaîne les histoires d’amour catastrophiques. Un jour, elle conclut un pacte avec son amie Constance. Chloé devra s’exiler en pleine campagne avec l’interdiction d’approcher un homme pendant six mois et réaliser son rêve de toujours : écrire un roman. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. De Paris aux vignobles du Bordelais en passant par Londres, cet étrange pari entraînera les deux amies bien plus loin que prévu… Réussiront-elles à tenir leur engagement ?

Avis : C’est l’histoire de Chloé et Constance. La première est obsédée par son ex et tente de l’oublier en couchant à gauche et à droite. Constance, elle, est une grande romantique qui voudrait que sa vie se passe comme dans un roman de Jane Austen. Ces deux femmes vont faire un pacte, Chloé devra arrêter de coucher pendant six moi, alors qu’au contraire, Constance devra avoir une aventure d’un soir. Chloé va donc se retrouver à la campagne et tenter d’écrire son roman, pendant que Constance prend des cours de séduction.

J’ai bien aimé cette histoire. Je me suis attachée à Chloé et à Constance, même si par moment elles sont énervantes. Chloé est saoulante avec Guillaume, son ex, Constance est un peu perchée et naïve, mais ça ne les rends pas moins sympathiques quand même. Je les ai bien aimé ces deux filles qui cherchent l’amour.
Chloé va rencontrer Vincent, mais va aussi devenir amie avec les gens qui l’hébergent et également Virginie, une photographe, et bien sûr aller rendre visite à sa mamie Rose, sa grand-mère qu’elle adore. Elle, qui aime Paris, va s’attacher à la campagne et commencer à bien s’y sentir. Même si elle n’arrive pas à écrire une ligne.
Constance devient un peu plus sûre d’elle grâce aux cours de séduction, et j’ai aimé son côté rêveuse et maladroite. C’était bien de voir que petit à petit, elle s’enfuyait moins. Même si des fois elle vit vraiment dans son rêve.

Il y a quelques petites révélations, certaine que j’avais deviné, d’autres non. C’est très bien écrit et très prenant, les personnages sont attachants. Petit bémol pour moi cependant, je trouve que l’amour est trop réduit au sexe. Donc quand tu es amoureuse, tu couches forcément, et je ne suis pas d’accord avec ça.
Mais sinon c’était quand même super mignon et drôle, j’ai aimé l’amitié de Chloé et Constance, et les relations des divers personnages.

En bref, j’ai passé un bon moment de lecture.

h1

Abélard & Lily, Laura Creedle

novembre 25, 2019

abelard_orgRésumé : L’amour, c’est être irrémédiablement cassé aux yeux de tous et trouver quelqu’un qui pense que vous êtes parfait.

Lily est volubile, maladroite et spontanée.

Abélard est brillant, très vite contrarié et toujours dans sa bulle.

Elle est hyperactive.

Il a le syndrome d’Asperger.

Ils aiment tous les deux les anciennes lettres d’amour.

Ils tombent amoureux l’un de l’autre. Vraiment, passionnément.

Pourront-ils surmonter leurs différences ?

Avis : Lily souffre de TDAH et de dyslexie, ce qui ne lui rend pas la vie facile. Elle oublie d’aller en cours, elle n’arrive pas à se concentrer, elle a du mal avec les emplois du temps. Mais elle refuse de prendre ses médicaments parce qu’ils « tuent » sa personnalité.
Abélard lui a des troubles autistiques et Asperger, il n’aime pas qu’on le touche, il a du mal avec la foule. Et pourtant, ces deux-là vont commencer à s’envoyer des SMS et tomber amoureux l’un de l’autre.

Si j’ai trouvé que l’histoire d’amour allait un brin trop vite, j’ai quand même adoré cette lecture. On est dans la tête de Lily et du coup on se met à sa place et on comprends ce qu’elle ressent. On voit ses problèmes de concentration et ses sentiments, cette envie de ne pas changer et de se sentir mal quand on lui propose de « guérir » au lieu de l’accepter tel qu’elle est.
Abélard aussi est touchant, tandis que Lily parle très vite, il lui faut du temps pour parler et répondre. Il a du mal quand on le touche, il n’aime pas qu’on soit en retard, il peut se bloquer pour des petites choses. Mais Lily l’aime pour ce qu’il est et réciproquement.
J’ai aussi beaucoup aimé les personnages qui gravitent autour d’Abélard et Lily. Rosalind, la meilleure amie de Lily qui veut à tout prix l’aider et Iris sa petite sœur super intelligente. J’ai eu plus de mal avec la mère de Lily, même si ça s’améliore. Et j’ai totalement détesté son prof de géographie.

L’histoire est vraiment sympa, j’ai aimé cette histoire d’amour hyper touchante. J’ai aimé voir Lily évoluer petit à petit, pour arrêter de fuir. J’ai aimé Abélard qui l’aime telle qu’elle est et réciproquement. C’était vraiment une belle histoire, d’amour mais pas que. D’amitié, de famille, de handicap.
La fin est un peu brutale, mais quand même bien.

En bref, j’ai dévoré ce roman avec beaucoup de plaisir.

Phrases post-itées : 
« Pour chaque personne horrible dans l’univers, il y a une personne épatante qui cherche à remédier au mal qu’a fait la première. »

« Le monde réel est un dépliant publicitaire pour les idées suicidaires. »

« Abélard connaissait la réponse à des questions que je n’avais jamais pensé à me poser jusqu’à ce que je le rencontre. »

« La frontière ultramince entre cassé et génial, c’est le contexte. Peut-être que je ne suis pas handicapée : je me trouve juste au mauvais endroit au mauvais moment. »