Archive for the ‘Partenariats’ Category

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La Passe-miroir tome 2 : les Disparus du Clairdelune, Christelle Dabos

juin 10, 2018

Attention, cet avis risque de spoiler le tome 1.Les-disparus-du-Clairdelune

Résumé : Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Sont-elles liées aux secrets qui entourent l’esprit de famille Farouk et son Livre ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

Merci à : Gallimard jeunesse pour l’envoie de ce livre (il y a loooongtemps)

Avis : Quel plaisir de retrouver Ophélie pour un deuxième tome qui reprend directement là où le premier s’arrête. Cette fois-ci elle va devoir demander à Farouk de la prendre en quelque sorte sous son aile, afin d’être protégée au maximum des intrigues de la cour. Mais ce n’est pas si simple, et rien ne va se passer comme prévu. Ophélie a le don de se fourrer dans les ennuies, mais j’adore son caractère, je la trouve super attachante et j’aime le fait qu’elle ne se laisse pas écraser. Que ce soit par la cour elle-même, sa famille, Thorn, ou même encore Farouk, qui pourtant est l’esprit de famille. Quitte à ce que cela mette sa vie en danger.

Si dans le premier tome j’ai eu du mal avec Bérénilde, je l’ai beaucoup apprécié dans celui-ci. Elle est moins présente ceci dit, mais son histoire est plus touchante, et elle se comporte moins comme une ado capricieuse, mais plus comme une adulte avec ses doutes, puis j’ai aimé la relation qui évolue avec Ophélie mais aussi la tante Rosaline.
Je me suis également beaucoup plus attachée à la famille d’Ophélie, qui est haute en couleur, mais qui aime Ophélie et qui veut son bien.
Il y a aussi Farouk avec lequel j’ai eu beaucoup de mal, même s’il peut être touchant, je ne le trouve pas spécialement attachant.

Et maintenant que j’ai à peu près parlé des choses calmes, c’est le moment du pétage de plomb. Ce livre m’a fait vivre des montagnes russes d’émotion. J’ai ris, j’ai pleuré, j’ai été en colère, j’ai eu des crises de joie, j’ai gloussé, et j’ai réussi à rire et à pleurer en même temps. J’avais dis dans le premier tome que je m’étais attaché à Thorn. Mais dans ce tome-ci, il m’a rendu complètement dingue. Je l’ai absolument adoré, sans parler de sa relation avec Ophélie qui m’a foutu le cœur à l’envers plus d’une fois. La relation évolue hyper doucement, c’est lent, ça prend pas le pas sur l’intrigue et c’est super doux, mais franchement j’ai adoré la façon dont c’était fait. Ça m’a hyper touché. Ce sont l’accumulation de pleins de petits détails qui ont fait que j’ai trouvé ça vraiment génial.

L’intrigue est complètement folle, on a à la fois des tas de choses qui se passent, et en même temps pleins de petites révélations. Des détails qui nous paraissaient pas important, s’avèrent en fait l’être tout à fait. Tout ce qui se passe m’a vraiment tourneboulé l’esprit et touché en même temps. J’ai eu peur des tas de fois pour Ophélie et les autres personnages, l’autrice n’hésite pas à les malmener. L’univers est toujours aussi dingue et excellent.

Et cette fin …

En gros, j’ai vraiment adoré ce deuxième tome, qui m’a secoué dans tous les sens. Cette saga est vraiment géniale.

Phrases post-itées : 
« Voici mon opinion : vous avez urgemment besoin d’être conseillée. Et voici mon conseil : écoutez toujours mon opinion. »

« Si Ophélie avait retenu une chose dans la vie, c’était que les erreurs étaient indispensables pour se construire. »

Mon avis sur : 
Le tome 1

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La plus belle de toutes, Rachel Corenblit

mai 21, 2018

9782812615870Résumé : Six filles de seize ans, sélectionnées pour leur beauté, constituent le casting d’une émission de télé-réalité, « La Plus Belle de Toutes ». Six jours de cohabitation forcée et filmée, avec, au final, l’élection de La Plus Belle ! Mais alors que la production de l’émission a mis en place des scénarios explosifs pour faire de l’audience, les six filles finissent par s’unir pour déjouer leur goût du scandale et du ridicule.

Merci à : Babelio pour l’envoie de ce livre.

Avis : Elles sont six, elles ont toute une raison (bonne ou moins bonne) d’être là et elles vont être filmé toute la journée pour finalement être élue La Plus Belle de Toutes. Pas la plus intelligente, la plus audacieuse, la plus sympa, non, juste la plus belle.

Ce livre nous montre l’envers du décors des télés réalités. La pression qui est mise sur les candidates, la manipulation qu’elles subissent au quotidien, le rôle qu’elles doivent jouer afin que l’émission ait une bonne audience. Les six filles sont « conseillés » par Chocolatine, qui cherche sans cesse à les embrouiller et se fait passer pour « leur meilleur amie ».
Pour que l’émission fonctionne il faut que les filles se disputent, il faut du sensationnel, du sang.
Sauf que voilà, pas de bol, les filles vont plutôt bien s’entendre…

On se retrouve à chaque chapitre dans la tête d’une des filles, elles nous expliquent pourquoi elles sont là, ce qu’elles ressentent de cette télé réalité. Elles sont assez intelligentes toute et elles se rendent bien compte que tout n’est que manipulation pour faire de l’audience. On a le droit aussi d’être dans la tête des responsables de cette télé réalité, et leurs véritables désirs.

J’ai beaucoup aimé les six filles, et j’ai détesté les organisateurs. Que ce soit Chocolatine, Edmond, ou les autres, ils sont infâmes. Ils jouent avec ces gamines, et ils en ont rien à faire de les humilier devant un public, devant leur famille.

Je déteste les télé réalités, et voir comment ça se passe dans ce livre, ça me dégoûte encore plus parce que c’est complètement ça. Les scènes sont coupés, remaniés comme ils le veulent, preuve qu’on peut faire dire tout et n’importe quoi avec les médias.

Cette histoire m’a beaucoup plu, parce que j’étais fière de ces filles qui ne se laissent pas faire, même si c’est à petit échelle. La fin va peut-être un peu trop loin, je m’attendais à autre chose, ceci dit elle est fun et elle soulage un peu.

En bref, une très bonne lecture, qui dénonce le marché de la télé réalité.

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Fans de la vie impossible, Kate Scelsa

mai 20, 2018

Fans_of_4.inddRésumé : Trois adolescents en perte de repères : Amour, Amitié, Tentations…. Un 1er roman young adult affranchi, brulant, profond.

Mira tente de faire croire qu’elle peut fonctionner comme un etre humain normalement constitué, dans ce nouveau lycée, et pas comme une fille incapable de quitter son lit pendant des jours.

Jeremy est le passionné d’art terriblement timide, qui s’isole depuis l’incident qui a ruiné sa dernière année scolaire.

Sebby, le meilleur ami gay de Mira, vit en famille d’accueil. Lumineux et charismatique, il s’est construit avec elle un univers de rituels magiques et d’escapades secrètes destiné a réparer les brisures de leurs vies.

Ensemble, ils tentent de sublimer une vie dont ils ne perçoivent que la dureté. Mais les tentations destructives sont la. S’aimer suffira-t-il a les sauver ? Un trio follement attachant et déterminé malgré tout a vivre pour le meilleur, pour l’impossible.

Merci à : Gallimard jeunesse pour l’envoie de ce livre (il y a genre dix millions d’années).

Avis : J’ai détesté ce bouquin. C’était bien parti pour que j’aime pourtant, une belle histoire d’amitié, des ados un peu maltraité par la vie et qui vont se sentir plus fort ensemble. Je trouvais l’ambiance très lourde, très dur, on sent que les plaies de ces trois-là sont à vif et ça touche forcément.
Je me suis beaucoup attachée à Jérémy, parce que je me suis retrouvée dans lui. J’ai bien aimé Mira également. J’ai eu tellement du mal avec Sebby par contre. Tout se passait à peu près bien entre ce livre et moi, et tout à coup tout à basculé et m’a foutu en rogne et suite à cela j’en suis venue à détester le livre, à rouler des yeux et à avoir hâte que ça se termine (le plus vite possible).

Beaucoup de thèmes font leur apparition dans ce livre, le principal étant l’auto-destruction adolescente je pense, mais il y en a d’autres, l’homosexualité, la drogue, l’homoparentalité, l’amitié, l’amour, la solitude. Le problème c’est que j’ai eu l’impression que tout était survolé, et que l’autrice n’apportait rien à ce qui arrive à ses personnages. Pas de solution, pas de questionnement, on les voit se faire bouffer par la vie et c’est tout. Je ne dis pas qu’ils auraient dû tous s’en sortir à la fin et former une belle famille, mais j’aurais aimé plus d’investissement. Et je sais pas, les choix qui sont fait m’on gavé. Finalement j’ai pas été touché par ce livre.

Le style n’était pas mauvais, j’ai bien aimé que les points de vues soient écrit différemment. Au « je » pour Jérémy, au « elle » pour Mira et au « tu » pour Sebby.

Et autre chose, j’ai pas compris la fin. Mais genre pas du tout. Si quelqu’un l’a lu et a tout pigé, n’hésitez pas à me l’expliquer, parce que je reste un peu sur ma fin là.

En bref, un livre qui débutait bien mais qui m’a perdu en chemin pour finir par royalement m’agacer. Si je l’ai finis c’est uniquement parce que j’espérais que la fin valait le coup. Et ben non.

Phrase post-itée : 
« Tu as l’impression d’être un fantôme et de te hanter toi-même. »

 

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Une semaine, 7 lundis, Jessica Brody

novembre 23, 2017

product_9782070582457_244x0Résumé : Moi, Ellie Sparks, j’ai survécu au pire lundi de tous les temps. Une journée HO-RRI-BLE, qui n’a été qu’une succession d’évènements catastrophiques du type:
1) recevoir au réveil un texto de son petit copain qui dit: « il faut qu’on parle » (formule qui est, soyons honnête, le signal universel d’un désastre imminent)
2) oublier son parapluie et se retrouver avec tête de rat mouillé sur la photo de classe
3) avoir les lèvres qui gonflent en plein discours à cause d’une stupide allergie aux amandes.
Alors quand j’ai découvert, le lendemain, que j’avais une chance de tout recommencer, j’ai béni les dieux, sauté dans mes vêtements et je me suis précipitée au lycée, avec un seul but en tête: rattraper mes erreurs et reconquérir le coeur du garçon de mes rêves. Parce qu’on a parfois besoin d’une semaine entière de lundis pour comprendre ce que l’on veut vraiment!

Merci : aux éditions gallimard pour l’envoie de ce livre (oui je sais je le lis cent ans plus tard).

Avis : Je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce livre, mais j’ai bien aimé. Surtout la plume de l’autrice en fait. Pourtant y a pleins de trucs qui m’ont agacé, pour commencer l’héroïne qui fait absolument tout pour récupérer son mec, même se mentir, se trahir elle-même, jouer un rôle, et honnêtement je trouve ça naze. Comme si la femme n’avait qu’un but dans la vie, tout faire pour être avec un gars, et seulement ça. Alors qu’il y a tellement d’autres choses et tellement plus important que vivre pour un mec. Donc j’avoue que ça m’a un peu foutu un rogne. Mais malgré ce GROS défaut, j’ai quand même apprécié ma lecture. L’héroïne n’est pas si désagréable, il lui faut juste sept lundi pour se rendre compte de l’évidence. J’ai beaucoup aimé Owen et la relation qu’Ellie entretient avec son meilleur ami, c’était super mignon et ils avaient une façon de se parler vachement marrante.
Ellie, quand elle ne court pas après son mec, est vachement fun, fan de musique, elle fait des playlists pour ses humeurs. Elle s’entend super bien avec sa petite sœur. Mais elle agit un peu égoïstement tout au long du livre, jusqu’à enfin ouvrir les yeux, ce qui prends du temps. J’ai trouvé quelques moments un peu long, c’pas forcément agréable de revivre sept fois le même jour, mais j’étais quand même prise dans le livre, si bien que je l’ai dévoré. C’était écris avec beaucoup d’humour et de légèreté et c’était ce que j’avais envie de lire. Du coup j’ai bien accroché et j’ai passé un bon moment de lecture, malgré les bémols.

En gros c’est un livre assez sympa, bourré d’humour, pas mal cliché mais qui reste bien écrit et bon à lire.

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Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri, David Lelait-Helo

octobre 6, 2016

visuel-quand-je-serai-grand-je-serai-nana-mouskouriRésumé : Dès l’enfance, Milou a des ambitions qui ont de quoi surprendre. Dans la cour de récréation, ce drôle de petit garçon aime jouer à la princesse, et faire de ses copines ses soldats. Il s’imaginera aussi un destin dans la peau d’un monstre orange, le Casimir de L’île aux enfants, avant de se mettre en tête qu’il est la plus puissante des reines d’Égypte.
Mais quand il a treize ans, une voix fait chavirer tous ses projets.
Celle de Nana Mouskouri.
C’est décidé : il sera cette femme-là !
Que d’embûches… Car Milou n’est pas grec, il ne porte ni lunettes ni longue robe pailletée, il ne sait pas chanter et, pire que tout, il découvre, effaré, qu’il est un garçon.
Pourtant, Milou a plus d’un tour dans son sac…
Son truc à lui, au fil des années, jusqu’au soir de ses quarante ans, c’est de défier le réel pour suivre son rêve. Un rêve qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait imaginé…

Avis : Merci à la masse critique de Babelio pour l’envoie de ce livre. Je ne pense pas que je l’aurais découvert sans ça, et je suis vraiment heureuse d’avoir pu lire ce livre, car j’ai beaucoup aimé.
C’est l’histoire de Milou, et de sa quête pour devenir Nana Mouskouri. Entre recherche de sa propre identité et la poursuite de cette héroïne qui a bercé son adolescence et qui a été là dans les moments difficiles. Milou, en plus de Nana, il aime sa grand-mère Aimé, et il va lui donner tout son amour à cette grand-mère. Et j’ai adoré leur relation, elle m’a touché profondément.
Il est en conflit avec ses parents aussi, et pourtant même s’il en parle peu de ses parents, on sent qu’ils aiment ce fils. Ce fils qui leur en veut quand ils essaient de le séparer de sa grand-mère, ce fils peut-être un peu étrange qui rêve d’être Nana Mouskouri, qui s’habille en Nana Mouskouri et chante ses chansons. On sent également que Milou cherche en Nana Mouskouri comme une échappatoire, une autre vie que la sienne.

Et moi j’ai adoré Milou et son rêve. Même si certains s’en moquaient, même s’il a dû subir les attaques de sales types stupides durant l’adolescence, Milou continuait d’y croire et d’être fort.
J’ai aussi adoré l’écriture. Elle a un côté un peu poétique, poignant également, Milou nous raconte son histoire mais il réfléchit en même temps à ce qu’il a vécu, on est vraiment au cœur de ses pensés à lui, et je trouvais ça beau. Les pages se tournaient délicieusement, comme une crème brûlée qu’on prend le temps de laisser fondre sous la langue, et je relisais certains passages qui me touchaient beaucoup. On ressent vraiment ce que ressent Milou, et on peut presque le voir enfant, adolescent, dans sa tenue de Nana et à chanter devant son public.

J’aime l’évolution de l’histoire, comment Milou se découvre petit à petit, poursuit son rêve tout en le modifiant, tout en le rendant encore plus beau et plus grand, sans doute. Et puis quelque part cette histoire donne de l’espoir, et l’envie aussi de se battre pour ses rêves, de continuer à y croire, quand bien même les rêves évoluent.

C’était une superbe lecture.

Phrases et passages post-itées (j’ai encore exagéré) : 
« L’adolescence ferait-elle figure de test d’endurance avant que l’on entame la vraie et grande vie ? Qui parvient à supporter la peau vérolée, les cheveux gras, les errances vestimentaires, la révolte intérieure et l’incompréhension noire du monde entier devrait pouvoir affronter sans trop de heurts l’âge adulte. »

« Je vivrai ailleurs que dans la vraie vie. Là où il n’y aura personne d’autre que mes rêves. »

« Ça fait comment quand on rêve ? 
C’est comme vivre sans rien devant, sans rien derrière, juste en équilibre au-dessus d’un improbable désir. Sans craindre jamais de tomber, en se sentant protégé. »

« Comme il devait m’aimer pour me laisser libre de devenir celui que je voulais et pour m’accompagner sur un chemin auquel ni lui ni personne n’entendait rien. Mais il faut devenir adulte, et presque vieux, pour se savoir un enfant aimé de ses parents et pour voir en face, et sans filtre, l’extrême gentillesse d’un père dont on a longtemps eu si peur. »

« L’enfer est sur terre, il dîne en famille. »

« Sa honte fait écho à la mienne – quand je redoutais que l’on devine sur moi la trace des crachats et des injures, quand je tremblais que mes parents comprennent comment, dans la cour d’école, j’étais un moins que rien, la lavette sur laquelle s’essuyaient les plus forts. »

« Ça meurt un rêve ? 
Ça arrive parfois et c’est terrible.
Ton rêve meurt et tu n’as plus qu’à mourir avec lui. 
À petit feu le plus souvent. 
Mais par miracle, dans les braises, poussent parfois des rêves tout neufs… »

« Mine est un de ces êtres qui, d’un seul regard, changent la couleur de votre ciel, y mettent des étoiles, de ceux sans qui l’on respirerait beaucoup moins bien s’ils nous étaient arrachés. »

« J’ai grandi. Sans cesser de l’aimer, mais autrement, mieux. Non plus dans le ciel, mais sur la terre ferme. »

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Powerful tome 1 : Le royaume d’Harcilor, S.N Lemoing

février 3, 2016

powerful-tome-1---le-royaume-d-harcilor-668678Résumé : Depuis douze ans, le pouvoir a été usurpé au royaume d’Harcilor.
Cyr, un homme de savoir, et son fils adoptif, Kaaz, ont constitué une école secrète.

En effet, dans ce monde certaines personnes naissent dotées de pouvoirs magiques : les Silarens.
Seulement, il n’est pas toujours aisé de déceler ses pouvoirs.
Ils seront bientôt rejoints par une jeune femme bien mystérieuse qui a beaucoup à leur apprendre.

Alors que Litar, reconnu comme l’être le plus puissant du royaume s’absente durant quelques temps, ils entrevoient pour la première fois la possibilité d’agir.
Parviendront-ils à retrouver leur liberté ? Feront-ils les bons choix ?

Avis : Tout d’abord je tiens à remercier l’auteure elle-même de m’avoir envoyer son livre. Un livre que j’ai plutôt bien aimé. Nous nous trouvons au royaume d’Harcilor, sous le règne d’un roi totalement injuste, qui laisse son peuple crever de froid, qui leur prends toute liberté, qui les laisse démuni et surveillé. C’est un royaume qui est devenu assez triste depuis la prise de pouvoir de ce roi tyrannique. Mais le peuple n’a pas abandonné, notamment Cyr qui enseigne au peuple, malgré l’interdiction.
Et puis quand Litar quitte le royaume, l’heure de la révolte a peut-être sonné.

L’histoire est assez mouvementé, on y trouve action, retournement de situation et ce que j’ai préféré : les flashbacks sur ce qu’il s’est passé douze ans auparavant. J’aimais découvrir les personnages plus jeunes, savoir comment la guerre s’était déroulé, ce qu’il s’était passé, et comment l’avait vécu chacun/chacune. L’histoire qui m’a le plus touché est celle de Kaaz, avec son frère Rimm. Bouuuh j’ai versé une larmichette, j’avoue, moi les histoires de frères, ça m’émeut quasiment à chaque fois.

Et pourtant Kaaz est le personnage que j’ai le moins aimé dans cette histoire (avec le roi Relan), qu’est ce que je l’ai trouvé gonflant très sérieusement. Toujours un truc à dire, et je me suis demandé ce qu’il avait fait de sa cervelle. Je l’ai trouvé foutrement égoïste et injuste, et puis vers la fin il dit un truc, c’était le pompon, j’avais juste envie de le baffer. Bref je ne l’aimais vraiment pas. En revanche, j’ai adoré Selna, celle qui arrive pour aider ce peuple, la Silarens qui a énormément de pouvoirs et qui peut combattre. Elle reste modeste malgré ses pouvoirs, elle aide de son mieux, et puis elle était cool et intelligente. J’ai aussi beaucoup aimé Ty, un brave gosse qui essaie de faire son mieux, ainsi que Chelli qui pouvait avoir des réactions très fortes et très négative, violente même, mais qui restait humaine, attachante. Ses réactions étaient logiques et compréhensibles (contrairement à Kaaz). Et bien entendu j’ai adoré Cyr, modeste au possible et franchement adorable, c’était le genre de perso à qui on avait envie de faire des gros câlins.
J’ai aimé la plupart des autres personnages également, les filles sont mises en avant et ont un rôle à jouer aussi bien que les hommes. Et bien sûr j’ai détesté Relan. Mais contre toute attente, j’ai ressenti de l’attachement pour Litar, un personnage plus profond qu’il n’y paraît en premier lieu.

L’histoire est plutôt sympathique, on est face à un royaume opprimé et des gens qui veulent reprendre leur liberté. On a un beau message d’amour, de liberté, et aussi de respect des autres et de la vie. Du pardon des erreurs également, et de choix.
Quelques petits bémols cependant, j’ai soulevé quelques erreurs de conjugaison, j’ai trouvé le début un peu étrange également, comme si l’auteure se dépêchait de mettre la carte en place, poser le décors, mais ça sonnait pas naturellement, et puis j’ai trouvé la fin presque trop happy end (c’est peut-être mon côté un peu sadique qui dit ça).
Pour autant, c’était une très bonne lecture, quand je terminais un chapitre, je voulais continuer le suivant, c’est prenant, les pages se tournent toutes seules. C’est intrigant, avec un brin de magie, mais où on apprends que ne pas avoir de pouvoir n’est pas une fatalité et où tout le monde peut être utile.

Et bien j’attends la suite !

Phrase post-itée : 
« Si des hommes sont tentés ils devraient être punis par les Gardiens ou toute personne se trouvant à proximité de la femme malmenée. »
MERCI. C’est au coupable d’être puni, pas à la victime ! 

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Les joyeuses aventures d’Aristide Pujol, William J. Locke

novembre 11, 2015

aristide pujolRésumé : L’esprit vif, un coeur d’artichaut, une générosité à toute épreuve et un sens inné de la débrouillardise, voici Aristide Pujol, soldat de fortune, mais « le seul qui soit honorable sur tout le continent d’Europe. »

Suivez-le dans ses joyeuses aventures, qui le voient affronter un marchand de faux Corot, un voleur se volant lui-même et des touristes bougons. En prime, une galerie de jeunes femmes affriolantes et… un enfant trouvé.

Un roman allègre et picaresque, qui vous emmènera de la verdoyante campagne anglaise à la Provence ensoleillée et vous fera découvrir un digne émule de Tartarin de Tarascon.

Traduit par : A. & V. Gignoux (traduction revisitée par Jean-Daniel Brèque, si j’ai bien compris)

Avis : Tout d’abord merci à Jean-Daniel Brèque des éditions Rivière Blanche pour l’envoie de livre. Et – oh bon sang ! J’ai adoré ma lecture. Qu’est ce que j’ai ris en suivant Aristide dans ses aventures. Cet homme est impulsif au possible, il a un sacré culot, mais ne manque pas de générosité, de gentillesse et d’intelligence. Il est imaginatif, bavard, le narrateur le décrit comme étant un « feu d’artifice » et je n’aurais pas dis mieux. Mais il est attachant, je suis tout de suite tombée sous son charme, et je me suis laissée porter par ses aventures.
Au début j’ai eu une certaine crainte, car l’histoire n’est pas raconté par Aristide, mais par un de ses amis Anglais, seulement c’est très bien narré, et très intéressant, on se laisse emporter très facilement. Dès la première nouvelle on cerne le personnage et on sent qu’il va nous amuser. Ce qu’il fait très très bien. Cette première nouvelle va raconter la rencontre d’Aristide et de son ami anglais, et c’est délicieux. La chute m’a tellement fait rire, que j’ai lu la deuxième nouvelle, puis la troisième, enchaînant ainsi sans voir le temps passer (étant cependant obligé de couper ma lecture à cause de mes obligations, c’était dur de le lâcher).
Certaines nouvelles étaient plus grinçantes et plus tristes, m’ont touché profondément car la seule chose qu’on souhaite à Aristide est le bonheur. Lui-même sait se faire des amis avec une facilité déconcertante, il se retrouve à aider des gens qu’il connait à peine, il tombe amoureux de toutes les jolies femmes qu’il rencontre sans ne jamais avoir la chance de trouver l’amour (enfin… peut-être pas « jamais »). Il est impossible de ne pas l’aimer, son enthousiasme m’a ravi, et ses aventures étaient amusantes et intéressantes aussi, pleines de surprises pour certaines. C’était sympathique de voir comment le loustique allait s’en sortir sans un sous en poche, comment il allait au devant des aventures, comment il bougeait partout. Dès qu’il avait une idée en tête, et bien il la mettait en oeuvre immédiatement et follement, sans penser aux conséquences, cela pouvait lui jouer des tours, mais Aristide prend la vie du bon côté et se remet toujours de ses mésaventures assez facilement.
Impossible de s’ennuyer avec lui, et la dernière nouvelle se profile bien trop vite. Celle-ci est un peu différente des autres, drôle bien sûr, elle est touchante avant tout, douce, et met un terme au récit d’une très belle façon. Elle m’a toute émue, c’est un très bon point final – même si j’aurais bien voulu en lire d’autres.
En résumé, une lecture des plus extravagantes et amusantes, et j’en garderai un très bon souvenir.

Le détail qui tue : le livre est daté de 1911, et c’est quand même pas mal misogyne (on va dire que la date m’a permis de passer au delà de la chose), ce qui est « amusant » c’est que les préjugés n’ont pas du tout évolué en plus de 100 ans. La femme mère, la femme qui doit se marier, la femme qui se doit d’être belle, douce, gentille (et stupide), la femme fragile incapable de s’en sortir sans un homme. Ça ne serait pas dit de la même façon aujourd’hui, mais ça n’empêche que c’est encore là, bien ancrée. Espérons que dans 100 ans, l’évolution ait quand même avancée…