Archive for the ‘Partenariats’ Category

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Une semaine, 7 lundis, Jessica Brody

novembre 23, 2017

product_9782070582457_244x0Résumé : Moi, Ellie Sparks, j’ai survécu au pire lundi de tous les temps. Une journée HO-RRI-BLE, qui n’a été qu’une succession d’évènements catastrophiques du type:
1) recevoir au réveil un texto de son petit copain qui dit: « il faut qu’on parle » (formule qui est, soyons honnête, le signal universel d’un désastre imminent)
2) oublier son parapluie et se retrouver avec tête de rat mouillé sur la photo de classe
3) avoir les lèvres qui gonflent en plein discours à cause d’une stupide allergie aux amandes.
Alors quand j’ai découvert, le lendemain, que j’avais une chance de tout recommencer, j’ai béni les dieux, sauté dans mes vêtements et je me suis précipitée au lycée, avec un seul but en tête: rattraper mes erreurs et reconquérir le coeur du garçon de mes rêves. Parce qu’on a parfois besoin d’une semaine entière de lundis pour comprendre ce que l’on veut vraiment!

Merci : aux éditions gallimard pour l’envoie de ce livre (oui je sais je le lis cent ans plus tard).

Avis : Je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce livre, mais j’ai bien aimé. Surtout la plume de l’autrice en fait. Pourtant y a pleins de trucs qui m’ont agacé, pour commencer l’héroïne qui fait absolument tout pour récupérer son mec, même se mentir, se trahir elle-même, jouer un rôle, et honnêtement je trouve ça naze. Comme si la femme n’avait qu’un but dans la vie, tout faire pour être avec un gars, et seulement ça. Alors qu’il y a tellement d’autres choses et tellement plus important que vivre pour un mec. Donc j’avoue que ça m’a un peu foutu un rogne. Mais malgré ce GROS défaut, j’ai quand même apprécié ma lecture. L’héroïne n’est pas si désagréable, il lui faut juste sept lundi pour se rendre compte de l’évidence. J’ai beaucoup aimé Owen et la relation qu’Ellie entretient avec son meilleur ami, c’était super mignon et ils avaient une façon de se parler vachement marrante.
Ellie, quand elle ne court pas après son mec, est vachement fun, fan de musique, elle fait des playlists pour ses humeurs. Elle s’entend super bien avec sa petite sœur. Mais elle agit un peu égoïstement tout au long du livre, jusqu’à enfin ouvrir les yeux, ce qui prends du temps. J’ai trouvé quelques moments un peu long, c’pas forcément agréable de revivre sept fois le même jour, mais j’étais quand même prise dans le livre, si bien que je l’ai dévoré. C’était écris avec beaucoup d’humour et de légèreté et c’était ce que j’avais envie de lire. Du coup j’ai bien accroché et j’ai passé un bon moment de lecture, malgré les bémols.

En gros c’est un livre assez sympa, bourré d’humour, pas mal cliché mais qui reste bien écrit et bon à lire.

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Quand je serai grand, je serai Nana Mouskouri, David Lelait-Helo

octobre 6, 2016

visuel-quand-je-serai-grand-je-serai-nana-mouskouriRésumé : Dès l’enfance, Milou a des ambitions qui ont de quoi surprendre. Dans la cour de récréation, ce drôle de petit garçon aime jouer à la princesse, et faire de ses copines ses soldats. Il s’imaginera aussi un destin dans la peau d’un monstre orange, le Casimir de L’île aux enfants, avant de se mettre en tête qu’il est la plus puissante des reines d’Égypte.
Mais quand il a treize ans, une voix fait chavirer tous ses projets.
Celle de Nana Mouskouri.
C’est décidé : il sera cette femme-là !
Que d’embûches… Car Milou n’est pas grec, il ne porte ni lunettes ni longue robe pailletée, il ne sait pas chanter et, pire que tout, il découvre, effaré, qu’il est un garçon.
Pourtant, Milou a plus d’un tour dans son sac…
Son truc à lui, au fil des années, jusqu’au soir de ses quarante ans, c’est de défier le réel pour suivre son rêve. Un rêve qui le mènera bien plus loin qu’il ne l’avait imaginé…

Avis : Merci à la masse critique de Babelio pour l’envoie de ce livre. Je ne pense pas que je l’aurais découvert sans ça, et je suis vraiment heureuse d’avoir pu lire ce livre, car j’ai beaucoup aimé.
C’est l’histoire de Milou, et de sa quête pour devenir Nana Mouskouri. Entre recherche de sa propre identité et la poursuite de cette héroïne qui a bercé son adolescence et qui a été là dans les moments difficiles. Milou, en plus de Nana, il aime sa grand-mère Aimé, et il va lui donner tout son amour à cette grand-mère. Et j’ai adoré leur relation, elle m’a touché profondément.
Il est en conflit avec ses parents aussi, et pourtant même s’il en parle peu de ses parents, on sent qu’ils aiment ce fils. Ce fils qui leur en veut quand ils essaient de le séparer de sa grand-mère, ce fils peut-être un peu étrange qui rêve d’être Nana Mouskouri, qui s’habille en Nana Mouskouri et chante ses chansons. On sent également que Milou cherche en Nana Mouskouri comme une échappatoire, une autre vie que la sienne.

Et moi j’ai adoré Milou et son rêve. Même si certains s’en moquaient, même s’il a dû subir les attaques de sales types stupides durant l’adolescence, Milou continuait d’y croire et d’être fort.
J’ai aussi adoré l’écriture. Elle a un côté un peu poétique, poignant également, Milou nous raconte son histoire mais il réfléchit en même temps à ce qu’il a vécu, on est vraiment au cœur de ses pensés à lui, et je trouvais ça beau. Les pages se tournaient délicieusement, comme une crème brûlée qu’on prend le temps de laisser fondre sous la langue, et je relisais certains passages qui me touchaient beaucoup. On ressent vraiment ce que ressent Milou, et on peut presque le voir enfant, adolescent, dans sa tenue de Nana et à chanter devant son public.

J’aime l’évolution de l’histoire, comment Milou se découvre petit à petit, poursuit son rêve tout en le modifiant, tout en le rendant encore plus beau et plus grand, sans doute. Et puis quelque part cette histoire donne de l’espoir, et l’envie aussi de se battre pour ses rêves, de continuer à y croire, quand bien même les rêves évoluent.

C’était une superbe lecture.

Phrases et passages post-itées (j’ai encore exagéré) : 
« L’adolescence ferait-elle figure de test d’endurance avant que l’on entame la vraie et grande vie ? Qui parvient à supporter la peau vérolée, les cheveux gras, les errances vestimentaires, la révolte intérieure et l’incompréhension noire du monde entier devrait pouvoir affronter sans trop de heurts l’âge adulte. »

« Je vivrai ailleurs que dans la vraie vie. Là où il n’y aura personne d’autre que mes rêves. »

« Ça fait comment quand on rêve ? 
C’est comme vivre sans rien devant, sans rien derrière, juste en équilibre au-dessus d’un improbable désir. Sans craindre jamais de tomber, en se sentant protégé. »

« Comme il devait m’aimer pour me laisser libre de devenir celui que je voulais et pour m’accompagner sur un chemin auquel ni lui ni personne n’entendait rien. Mais il faut devenir adulte, et presque vieux, pour se savoir un enfant aimé de ses parents et pour voir en face, et sans filtre, l’extrême gentillesse d’un père dont on a longtemps eu si peur. »

« L’enfer est sur terre, il dîne en famille. »

« Sa honte fait écho à la mienne – quand je redoutais que l’on devine sur moi la trace des crachats et des injures, quand je tremblais que mes parents comprennent comment, dans la cour d’école, j’étais un moins que rien, la lavette sur laquelle s’essuyaient les plus forts. »

« Ça meurt un rêve ? 
Ça arrive parfois et c’est terrible.
Ton rêve meurt et tu n’as plus qu’à mourir avec lui. 
À petit feu le plus souvent. 
Mais par miracle, dans les braises, poussent parfois des rêves tout neufs… »

« Mine est un de ces êtres qui, d’un seul regard, changent la couleur de votre ciel, y mettent des étoiles, de ceux sans qui l’on respirerait beaucoup moins bien s’ils nous étaient arrachés. »

« J’ai grandi. Sans cesser de l’aimer, mais autrement, mieux. Non plus dans le ciel, mais sur la terre ferme. »

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Powerful tome 1 : Le royaume d’Harcilor, S.N Lemoing

février 3, 2016

powerful-tome-1---le-royaume-d-harcilor-668678Résumé : Depuis douze ans, le pouvoir a été usurpé au royaume d’Harcilor.
Cyr, un homme de savoir, et son fils adoptif, Kaaz, ont constitué une école secrète.

En effet, dans ce monde certaines personnes naissent dotées de pouvoirs magiques : les Silarens.
Seulement, il n’est pas toujours aisé de déceler ses pouvoirs.
Ils seront bientôt rejoints par une jeune femme bien mystérieuse qui a beaucoup à leur apprendre.

Alors que Litar, reconnu comme l’être le plus puissant du royaume s’absente durant quelques temps, ils entrevoient pour la première fois la possibilité d’agir.
Parviendront-ils à retrouver leur liberté ? Feront-ils les bons choix ?

Avis : Tout d’abord je tiens à remercier l’auteure elle-même de m’avoir envoyer son livre. Un livre que j’ai plutôt bien aimé. Nous nous trouvons au royaume d’Harcilor, sous le règne d’un roi totalement injuste, qui laisse son peuple crever de froid, qui leur prends toute liberté, qui les laisse démuni et surveillé. C’est un royaume qui est devenu assez triste depuis la prise de pouvoir de ce roi tyrannique. Mais le peuple n’a pas abandonné, notamment Cyr qui enseigne au peuple, malgré l’interdiction.
Et puis quand Litar quitte le royaume, l’heure de la révolte a peut-être sonné.

L’histoire est assez mouvementé, on y trouve action, retournement de situation et ce que j’ai préféré : les flashbacks sur ce qu’il s’est passé douze ans auparavant. J’aimais découvrir les personnages plus jeunes, savoir comment la guerre s’était déroulé, ce qu’il s’était passé, et comment l’avait vécu chacun/chacune. L’histoire qui m’a le plus touché est celle de Kaaz, avec son frère Rimm. Bouuuh j’ai versé une larmichette, j’avoue, moi les histoires de frères, ça m’émeut quasiment à chaque fois.

Et pourtant Kaaz est le personnage que j’ai le moins aimé dans cette histoire (avec le roi Relan), qu’est ce que je l’ai trouvé gonflant très sérieusement. Toujours un truc à dire, et je me suis demandé ce qu’il avait fait de sa cervelle. Je l’ai trouvé foutrement égoïste et injuste, et puis vers la fin il dit un truc, c’était le pompon, j’avais juste envie de le baffer. Bref je ne l’aimais vraiment pas. En revanche, j’ai adoré Selna, celle qui arrive pour aider ce peuple, la Silarens qui a énormément de pouvoirs et qui peut combattre. Elle reste modeste malgré ses pouvoirs, elle aide de son mieux, et puis elle était cool et intelligente. J’ai aussi beaucoup aimé Ty, un brave gosse qui essaie de faire son mieux, ainsi que Chelli qui pouvait avoir des réactions très fortes et très négative, violente même, mais qui restait humaine, attachante. Ses réactions étaient logiques et compréhensibles (contrairement à Kaaz). Et bien entendu j’ai adoré Cyr, modeste au possible et franchement adorable, c’était le genre de perso à qui on avait envie de faire des gros câlins.
J’ai aimé la plupart des autres personnages également, les filles sont mises en avant et ont un rôle à jouer aussi bien que les hommes. Et bien sûr j’ai détesté Relan. Mais contre toute attente, j’ai ressenti de l’attachement pour Litar, un personnage plus profond qu’il n’y paraît en premier lieu.

L’histoire est plutôt sympathique, on est face à un royaume opprimé et des gens qui veulent reprendre leur liberté. On a un beau message d’amour, de liberté, et aussi de respect des autres et de la vie. Du pardon des erreurs également, et de choix.
Quelques petits bémols cependant, j’ai soulevé quelques erreurs de conjugaison, j’ai trouvé le début un peu étrange également, comme si l’auteure se dépêchait de mettre la carte en place, poser le décors, mais ça sonnait pas naturellement, et puis j’ai trouvé la fin presque trop happy end (c’est peut-être mon côté un peu sadique qui dit ça).
Pour autant, c’était une très bonne lecture, quand je terminais un chapitre, je voulais continuer le suivant, c’est prenant, les pages se tournent toutes seules. C’est intrigant, avec un brin de magie, mais où on apprends que ne pas avoir de pouvoir n’est pas une fatalité et où tout le monde peut être utile.

Et bien j’attends la suite !

Phrase post-itée : 
« Si des hommes sont tentés ils devraient être punis par les Gardiens ou toute personne se trouvant à proximité de la femme malmenée. »
MERCI. C’est au coupable d’être puni, pas à la victime ! 

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Les joyeuses aventures d’Aristide Pujol, William J. Locke

novembre 11, 2015

aristide pujolRésumé : L’esprit vif, un coeur d’artichaut, une générosité à toute épreuve et un sens inné de la débrouillardise, voici Aristide Pujol, soldat de fortune, mais « le seul qui soit honorable sur tout le continent d’Europe. »

Suivez-le dans ses joyeuses aventures, qui le voient affronter un marchand de faux Corot, un voleur se volant lui-même et des touristes bougons. En prime, une galerie de jeunes femmes affriolantes et… un enfant trouvé.

Un roman allègre et picaresque, qui vous emmènera de la verdoyante campagne anglaise à la Provence ensoleillée et vous fera découvrir un digne émule de Tartarin de Tarascon.

Traduit par : A. & V. Gignoux (traduction revisitée par Jean-Daniel Brèque, si j’ai bien compris)

Avis : Tout d’abord merci à Jean-Daniel Brèque des éditions Rivière Blanche pour l’envoie de livre. Et – oh bon sang ! J’ai adoré ma lecture. Qu’est ce que j’ai ris en suivant Aristide dans ses aventures. Cet homme est impulsif au possible, il a un sacré culot, mais ne manque pas de générosité, de gentillesse et d’intelligence. Il est imaginatif, bavard, le narrateur le décrit comme étant un « feu d’artifice » et je n’aurais pas dis mieux. Mais il est attachant, je suis tout de suite tombée sous son charme, et je me suis laissée porter par ses aventures.
Au début j’ai eu une certaine crainte, car l’histoire n’est pas raconté par Aristide, mais par un de ses amis Anglais, seulement c’est très bien narré, et très intéressant, on se laisse emporter très facilement. Dès la première nouvelle on cerne le personnage et on sent qu’il va nous amuser. Ce qu’il fait très très bien. Cette première nouvelle va raconter la rencontre d’Aristide et de son ami anglais, et c’est délicieux. La chute m’a tellement fait rire, que j’ai lu la deuxième nouvelle, puis la troisième, enchaînant ainsi sans voir le temps passer (étant cependant obligé de couper ma lecture à cause de mes obligations, c’était dur de le lâcher).
Certaines nouvelles étaient plus grinçantes et plus tristes, m’ont touché profondément car la seule chose qu’on souhaite à Aristide est le bonheur. Lui-même sait se faire des amis avec une facilité déconcertante, il se retrouve à aider des gens qu’il connait à peine, il tombe amoureux de toutes les jolies femmes qu’il rencontre sans ne jamais avoir la chance de trouver l’amour (enfin… peut-être pas « jamais »). Il est impossible de ne pas l’aimer, son enthousiasme m’a ravi, et ses aventures étaient amusantes et intéressantes aussi, pleines de surprises pour certaines. C’était sympathique de voir comment le loustique allait s’en sortir sans un sous en poche, comment il allait au devant des aventures, comment il bougeait partout. Dès qu’il avait une idée en tête, et bien il la mettait en oeuvre immédiatement et follement, sans penser aux conséquences, cela pouvait lui jouer des tours, mais Aristide prend la vie du bon côté et se remet toujours de ses mésaventures assez facilement.
Impossible de s’ennuyer avec lui, et la dernière nouvelle se profile bien trop vite. Celle-ci est un peu différente des autres, drôle bien sûr, elle est touchante avant tout, douce, et met un terme au récit d’une très belle façon. Elle m’a toute émue, c’est un très bon point final – même si j’aurais bien voulu en lire d’autres.
En résumé, une lecture des plus extravagantes et amusantes, et j’en garderai un très bon souvenir.

Le détail qui tue : le livre est daté de 1911, et c’est quand même pas mal misogyne (on va dire que la date m’a permis de passer au delà de la chose), ce qui est « amusant » c’est que les préjugés n’ont pas du tout évolué en plus de 100 ans. La femme mère, la femme qui doit se marier, la femme qui se doit d’être belle, douce, gentille (et stupide), la femme fragile incapable de s’en sortir sans un homme. Ça ne serait pas dit de la même façon aujourd’hui, mais ça n’empêche que c’est encore là, bien ancrée. Espérons que dans 100 ans, l’évolution ait quand même avancée…

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Ronde comme la lune, Mirelle Disdero

novembre 10, 2015

ronde comme la lune

Cette critique contient peut-être quelques petits spoils.

Résumé : Saskia, 15 ans, aime manger et en paie le prix : elle est ronde. Incapable de se mettre au régime, elle s’est résignée à supporter les surnoms moqueurs, les railleries et l’indifférence des garçons. Elle s’est réfugiée dans la lecture et n’ose même pas imaginer qu’on puisse s’intéresser à elle.

Comment s’aimer soi-même quand on en veut au monde entier, qu’on fuit les miroirs de peur d’y reconnaître celle que l’on n’a pas envie d’être ?

Grâce à ses amies, Saskia parviendra, lentement, à prendre confiance en elle et à effacer, tant sur son corps que dans sa tête, la chair trop épaisse qui l’isole des autres.

Avis : Merci à l’auteure Mireille Disdero pour l’envoie de ce livre. Il traite de l’adolescence, du mal être, des troubles alimentaires (ici le fait de ne pas pouvoir s’arrêter de manger, d’utiliser la nourriture pour remplir quelque chose), du harcèlement scolaire, d’amitié et d’amour. Saskia est mal dans sa peau, et on le sent à travers chaque page, elle est mal et plus elle est mal plus elle mange, comme une fuite en avant. Alors comme dans une boucle infernale, elle se retrouve à grossir, à détester son corps et soi-même, et à susciter les moqueries des gens qui sont comme des coups dans la tronche. Heureusement Saskia va se faire une amie, Claire. Claire est son opposé physiquement, et elle est sûre d’elle, mais toutes les deux s’entendent hyper biens, ont pas mal de goûts en commun, s’entraide. Claire accepte Saskia telle qu’elle est, la défend contre les moqueries.
L’histoire se déroule de la quatrième à la première. Si les trois premières années sont survolés, l’auteure s’arrête sur ce qui se passe en première. Les histoires d’amour, les difficultés de Saskia de s’accepter, de s’aimer. Je pouvais très très facilement m’identifier à elle, je comprenais ce qu’elle ressentait, et sans la plaindre vraiment, j’espérais qu’elle allait avoir le déclic qui l’aiderait à s’aimer. J’ai totalement haïs Kevin et Mathias, ce genre de personnes j’ai tellement envie de les baffer. Sans doute pour avoir vécu le harcèlement, je sais ce que c’est, et ça m’a rendu furieuse envers ces personnes. J’étais aussi déçue par le comportement de Claire d’une certaine façon. Heureusement Saskia a des amis, elle n’est pas complètement seule, puis il y a un garçon, Erik, qui l’aime bien, qui l’aime beaucoup même. Il l’accepte telle qu’elle est, lui aussi.
Quelque chose m’a fait grincer des dents à ce propos, c’est la mentalité de Saskia sur la friend zone, « je l’aime donc on sortira ensemble mais faut pas devenir amis sinon on restera bloqué là dedans » qu’est ce que c’est un raisonnement de merde. Ça ça m’a gonflé. Plus que royalement. C’était tout simplement stupide. La « friend zone« . N’importe quoi. Bref on va dire que c’est une adolescente.
Le plus dur finalement c’est tout ce qu’elle doit traverser pour que Saskia s’accepte. On assiste à tout le déroulement, tout ce qui se passe dans sa tête pour en arriver au point où tout part en miettes.
Par contre le message d’Hector, c’est ta faute si tu te fais harceler prends toi en mainJ’ai cru que j’allais hurler. Non non et non. Non. La victime n’est JAMAIS en faute. On ne peut pas justifier ça, on ne peut pas mettre ça sur le dos de la victime. On ne peut pas dire « reprends toi en main et ça ira mieux » parce que c’est pas toujours vrai ! Dire ça c’est de la merde, c’est faire de la victime la coupable, et une victime n’est pas coupable et c’est tout ! 
J’ai bien aimé la fin, c’est une jolie fin, douce et belle. Je me suis sentie heureuse, rassurée. J’étais contente. Puis il y a un beau message à propos de la beauté, du mal être, de l’acceptation de soi.
N’empêche, je trouve ça dommage qu’il faille arriver jusque là pour que le harcèlement alerte et soit puni (et encore là c’est dans un livre, souvent c’est même pas puni, je le sais, je l’ai vécu). Parfois malheureusement cela va jusqu’au suicide, et à ce moment là c’est trop tard.
C’était une histoire plutôt sympathique, malgré les quelques passages qui m’ont fait grincer des dents, je garde tout de même une bonne opinion de ma lecture. C’était une belle lecture, qui m’a profondément touché et fait réagir (preuve que ça m’a fait quelque chose).

En tout cas c’est un livre que j’aurais aimé lire quand j’étais adolescente.

Phrase post-itée : 
« Il n’empêche, en quatrième, je ne savais peut-être pas encore qui j’étais, camouflée derrière mon poids, mais j’étais sûre de ce que je ne voulais pas devenir : une Barbie de magazine au sourire figé. Ces filles n’existent pas ; ce sont des créatures Photoshop qui, dans la sphère privée, chez elles, traînent leurs savates de mannequins dépressifs »

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Les enquêtes de Judith Lee, Richard Marsh

novembre 9, 2015

judithlee01Résumé : Qui n’a jamais rêvé de lire dans les pensées de ses semblables ? C’est le talent dont semble douée Judith Lee, jeune et brillante professeur pour sourds-muets. Rien de surnaturel là-dessous : Miss Lee maîtrise tout simplement l’art de lire sur les lèvres.

Mais il arrive que ce talent singulier la place dans des situations délicates, voire dangereuses. Quand on est douée du sens de l’observation et d’une curiosité dévorante, l’envie de redresser les torts devient irrésistible…

Des bas-fonds de Londres aux villes d’eaux huppées, Judith Lee affronte une étonnante galerie d’escrocs, de voleurs et de roués, avec en prime une mémorable croqueuse d’hommes.

Traduit par : Jean-Daniel Brèque

Avis : tout d’abord je tiens à remercier Jean-Daniel Brèque des éditions Rivière Blanche qui m’a envoyé ce livre, suite à mon avis plutôt mitigé sur Oncle Abner de Melville Davisson Post. Et je ne regrette pas cet envoie, car j’ai fais ici une lecture très plaisante. Il s’agit de l’histoire de Judith, une femme qui a la particularité de pouvoir lire sur les lèvres, ce qui va la conduire à résoudre des enquêtes. Car non seulement elle lit sur les lèvres, mais elle aime bien se mêler de la vie des gens et si elle peut les aider, alors elle le fera – quitte à prendre des risques. Judith est un personnage que j’ai beaucoup aimé. C’est une femme forte psychologique comme physiquement, elle a du caractère, elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et elle sait se défendre si on s’en prend à elle. Elle est intelligente et vive d’esprit. De plus Judith s’intéresse aux femmes, et c’est une chose qui m’a plu même si cela peut paraître n’être qu’un détail.
Judith fait beaucoup dans l’histoire, c’est elle d’ailleurs qui nous compte ses aventures, et si elle est souvent confrontée au hasard lors de ses nombreux voyages, son don va lui permettre d’aider les gens.
Ici les enquêtes ne sont pas forcément ce qu’il y a de plus intéressant, car souvent il est très facile de deviner qui est l’assassin, ou le voleur, ou je ne sais quoi. Mais ça ne m’a pas vraiment dérangé (moins que pour Oncle Abner d’ailleurs, peut-être car ici la narration était faites par Judith elle-même, et que j’étais désormais une lectrice avertie), car ça se vivait comme une aventure. Comment Judith allait-elle réussir à confondre la personne? Parfois ce n’était pas forcément gagné. Son avantage bien sûr c’est que les gens, pour la plupart, ignore son don et n’hésite pas à parler devant elle, ce qui lui permet d’avoir le fin mot de l’affaire grâce à cela. Certaines nouvelles m’ont beaucoup amusé, particulièrement celle de l’Oncle Jack, car celui-ci est persuadé que Judith est amoureuse de lui. D’autres peuvent être plus « stressantes », comme la dernière où Judith va être attaqué physiquement, ou bien celle où étant plus jeune elle s’est retrouvée piégé par deux malfaiteurs.
Les nouvelles commencent dès l’enfance, et dès le début on se rend compte que Judith a beaucoup de caractère.
C’était entraînant, je pense que le personnage de Judith joue beaucoup dans le fait que ces histoires m’ont plu, mais j’ai également trouvé l’écriture plutôt accrocheuse. L’auteur sait quand même placer du suspens dans chaque nouvelle pour donner l’envie de tourner les pages et d’en savoir plus.
En bref, des nouvelles que j’ai trouvé efficaces, plutôt originale de par le don de Judith mais également de sa façon d’être, et un livre qui m’a beaucoup plu (si bien que je songe à me procurer la suite).

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Les oreillers magiques, Eugène Trivizas

octobre 26, 2015

les oreillers magiquesRésumé : Avec sa plume noire, le roi Croque-peuple rédige sans cesse de nouvelles lois. Avec son télescope d’or, il vérifie leur bonne application.

Mais comme ses sujets le détestent, pour endormir enfin toute rébellion, il leur offre à tous en cadeau des milliers d’oreillers. Peuplés des pires cauchemars !

Désormais, chacun vit de si terribles nuits qu’à tout prendre, mieux vaut aller travailler…

Or un maître d’école, aidé de ses élèves, saura renverser la situation et vaincre le tyran… par ses propres armes.

Traduit par : Michèle Justrabo

Avis : Tout d’abord je tiens à remercier les éditions du Jasmin ainsi que Babelio pour l’envoie de ce livre.
Il s’agit d’un livre jeunesse bien sympathique. Une écriture simple, mais dans le genre que j’aime bien, composé de jeu de mots (pour les personnages en particulier) et de pas mal d’humour, c’est très agréable à lire et plutôt amusant. Nous nous retrouvons face à un tyran, qui ne pense qu’à son bien être et non au peuple. Il édicte des lois sur tout et n’importe quoi, si bien que même le fait d’éternuer devient un délit. Il prive ses sujets de liberté, et ne comprends pas pourquoi ceux-ci le détestent (alors qu’il a érigé plusieurs lois les obligeant à l’aimer). Heureusement (ou malheureusement) il travaille avec trois associés, aussi mauvais que lui. Et l’un d’eux à la solution. Le peuple rêve, et c’est cela le problème. Il faut donc les empêcher de rêver, leur donner des cauchemars. C’est une lecture plutôt amusante, mais en même temps terrible. Nous nous retrouvons face à un monde gris, des gens très malheureux, tyrannisés, qui n’ont même plus le droit de rêver. On les prive d’espoir.
Heureusement, certaines personnes du peuple, ne se laissent pas faire, et vont chercher une solution.
Une lecture que j’ai faite très rapidement, qui m’a beaucoup plu. Sans attachement particulier aux personnages, j’ai bien aimé le déroulement et la façon dont le peuple va renverser la situation. L’histoire est agrémentée d’illustrations (de Behry Rotsen) plutôt sympathiques, qui donnent une vision de l’histoire et des personnages (sans y apporter rien de particulier).

Phrase post-itée : 
« – Non. Toute mauvaise action vient à point à qui sait attendre. »