Archive for janvier 2016

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Tunnels tome 4 : plus proche, Roderick Gordon et Brian Williams

janvier 29, 2016

tunnels-4Attention lire cet avis peut vous spoiler les tomes d’avant.

Résumé : Au centre de la Terre, Will pense être à l’abri du danger. Ce nouveau monde où règne étrangement la lumière s’ouvre à lui comme une promesse. Mais il ne semble pas être le premier à fouler le sol de cette florissante jungle souterraine…
Pendant ce temps, les Styx poursuivent leur traque pour prendre leur revanche. Alors que ses compagnons sont disséminés entre les entrailles de la Terre et le monde d’en haut, Will pourra-t-il empêcher ses ennemis de lancer leur plan de destruction massive contre la race humaine? Il lui faudra faire vite pour retrouver la Surface et tenter de contrer leurs desseins diaboliques…
REMONTEZ DES ENFERS

Avis : Le plus difficile avec cette lecture c’était me souvenir des événements précédents, car ma lecture du tome 3 datait de plus d’un an. Mais par chance j’ai trouvé des résumés wikipédia qui m’ont permis de me remettre un peu tout en tête (même si je me souvenais de pleins de choses, certaines m’étaient complètement sorties de la tête). Et puis les auteurs se débrouillent bien quand même pour réexpliquer les choses sans devenir saoulant et rébarbatif.

Et donc? J’ai adoré ce tome 4. Battît sur plusieurs point de vue, on va retrouver nos personnages, et tous ont leurs soucis (ou vont en avoir), ce tome est très mouvementé, pleins de nouveaux questionnements mais également de réponses, pleins d’actions et les personnages vont encore s’en prendre pleins la tronche. Particulièrement Chester, il est mal barré avec Martha la cinglée et franchement je l’ai pas mal plaint vu ce qu’il va subir.
On découvre dès le début que les deux Rebecca sont vivantes, et bien déterminées à récupérer le Dominion. Elles vont donc foutre la merde comme elles savent si bien le faire, utiliser des gens qu’ont rien demandé à personne (car on va découvrir qu’au centre du monde il y a une ville complète et les Rebecca et les Limiteurs vont les utiliser, évidemment). Le père de Will m’a à nouveau énervé, son égoïsme est vraiment lourd. Même s’il arrive à se montrer attachant quand même, parce qu’il agit un peu comme un gosse, mais quand même j’aurais aimé qu’il regarde un peu plus autour de lui. Qu’il ouvre les yeux sur certaines choses. La relation entre Elliot et Will évoluent et commencent à faire très adolescente aussi, mais assez mignonne. Will est pas doué, et je crois qu’Elliot est pas plus douée que lui, du coup ils sont plutôt chou (j’avoue j’aurais aimé savoir un peu ce qui se passait dans la tête d’Elliot par rapport à Will).
On va mieux apprendre à connaître le stix Eddie qui a sauvé Drake à la fin du tome 3. Et honnêtement, je ne sais pas quoi penser de lui. Ami? Ennemi? Cache-t-il bien son jeu ou est-il honnête? Je ne sais pas si je me suis attachée à lui, ou pas du tout. Ma relation avec ce personnage n’est pas encore définie, mais c’est un personnage très intéressant, à voir ce qu’il va devenir par la suite.
On retrouve aussi Celia Burrow, la mère adoptive de Will et plus ça va plus j’adore ce personnage.

Tout s’enchaîne très vite dans ce tome, mais on sent quand même qu’il s’agit d’une sorte de transition avec ce qu’il va sans doute se passer par la suite, et j’avoue que j’ai un peu peur. (Bon j’ai même carrément peur). Mais c’était géniale, le tome était très prenant, et j’avais des difficultés à m’arrêter de lire le soir pour dormir.
On retrouve également une grosse critique de la société moderne, comment les être humains polluent leur propre planète, et comment ils sont capables de se détruire tout seul, sans qu’on les aide.

C’était super, et je ne tarderai pas à aller chercher la suite à la médiathèque.

Phrase post-itée : 
« – On verra bien, dit Elliott d’un ton détaché. Restons optimistes. Si ça se trouve, on se fera tuer avant d’avoir pris la moindre décision »

Mon avis sur : 
Le tome 1
Le tome 2
Le tome 3

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Mes acquisitions de Noël + décembre et janvier

janvier 29, 2016

Bonjour, voilà une loooongue vidéo pour présenter beaucoup d’acquisitions 🙂 !

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Krabat, Otfried Preussler

janvier 26, 2016

krabat1Résumé : Krabat, quatorze ans, mendie sur les routes de Saxe avec deux compagnons d’infortune. Une nuit, il rêve de onze mystérieux corbeaux, et une voix lui ordonne de se rendre au moulin de Koselbruch. Irrésistiblement attiré, il s’y présente. Malgré l’accueil étrange que lui réserve le maître, il commence son apprentissage avec onze autres garçons-meuniers, parmi lesquels Tonda, l’aîné, qui le prend sous son aile, Juro, le benêt, et le perfide Lyschko. Krabat comprend bientôt qu’il a mis les pieds dans un terrible engrenage. Pour échapper à ce piège, le garçon aidé de ses plus proches amis et d’une jeune fille dont il est tombé amoureux, va défier ce maître cruel et tyrannique.

Un récit envoûtant, à la mécanique implacable, destiné aussi bien aux jeunes lecteurs qu’aux adultes. Un hymne à la valeur inestimable de la liberté et de l’amitié, reconnu en Allemagne comme un chef-d’oeuvre.

Avis : J’ai voulu lire le livre, car j’avais vu et adoré le film. Et en plus la couverture est trop belle (oui je suis super superficielle). L’histoire est mystérieuse, emprunte de magie noire, c’est une histoire très sombre, qui devient de plus en plus oppressante au fur à mesure. Pourtant, il y a des moments très drôles, on voit aussi les bons côtés de la magie, avec ces meuniers qui peuvent l’utiliser afin de bien s’amuser.
Les personnages sont hyper attachants, particulièrement Krabat bien entendu, c’est un garçon plutôt naïf au début, qui va se laisser entraîner dans les engrenages du moulin. Bien qu’il se pose beaucoup de questions, il va un peu laisser les événements se faire, mais il va également apprendre petit à petit, il va grandir aussi, évoluer, devenir plus mâture. J’ai beaucoup aimé aussi les autres garçons meuniers, Tonda bien sûr est hyper attachant, j’aimais beaucoup comment il prenait soin de Krabat. Mais également Juro le benêt, qui est touchant. En fait celui qu’on aime le moins c’est Lyschko, parce qu’il ne respecte pas l’amitié et préfère lécher les bottes du maître.
J’ai adoré le mystère qui entourait l’histoire, les réponses qui se faufilent doucement, qui sortent du brouillard, sans que tout soit jamais résolu. Laissant un peu une trace magique à tout ça.
On voit bien l’importance de l’amitié dans cette histoire, comment chacun se soutient, comment ils deviennent forts ensemble, et s’attachent l’un à l’autre.
Il y a des moments très difficiles dans le livre, on y retrouve les thèmes de la guerre et de la mort.
Par contre, un mot sur l’histoire « d’amour ». Bon sang qu’elle est niaise, sortie de nulle part. Krabat aime une fille qu’il a juste entendu chanter, et quand il la voit, youpi elle est trop belle. Je me demande ce qu’il se serait passé si elle avait été petite, énorme et boutonneuse. Mais bon, l’histoire d’amour est quasiment absente, elle a pas tellement d’importance, elle est juste une excuse pour la suite. Et comme l’a dit ma soeur, ça fait très conte.
Au niveau de la fin, elle est très bien, mais j’ai préféré celle du film, à cause d’une phrase en plus qui est dite dans le film et qui m’avait énormément plu.
C’est un très bon livre à mon avis, une histoire très originale et assez difficile, emprunte de magie et de mystère, et que j’ai adoré. Les pages se tournent toutes seules et les chapitres défilent trop vite.

Phrase post-itée : 
« -Et moi, dit Krabat avec autant de calme et de naturel que possible, moi, j’ai connu quelqu’un qui croyait entendre pousser l’herbe, mais c’était juste la paille qu’il avait dans la tête. »

Deux mots sur le film : le film est beaucoup plus sombre que le livre, mais moins bien expliqué, certaines choses restent très confuses et sont mieux racontés dans le livre. Ceci dit, j’ai adoré le film, il est vachement bien j’ai trouvé et comme dit plus haut, la fin est encore meilleure que celle du livre.

La bande annonce : 

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Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler, Luis Sepulveda

janvier 26, 2016

412dwedB6CL._SX327_BO1,204,203,200_Résumé : Zorbas le chat grand noir et gros a promis à la mouette qui est venue mourir sur son balcon de couver son dernier oeuf, de protéger le poussin et de lui apprendre à voler. Tous les chats du port de Hambourg vont se mobiliser pour l’aider à tenir ces promesses insolites.

A travers les aventures rocambolesques et drôles de Zorbas et Afortunada, on découvre la solidarité, la tendresse, la nature et la poésie.

Avis : Il y a tellement de sujets abordés dans ce petit livre. La pollution des mers et océans par les pétroliers, l’importance de l’amitié, la façon dont la poésie peut faire voyager, la solidarité. J’adore cette histoire, elle est hyper touchante, a ses moments tristes comme ses moments plus drôles et joyeux. La tendresse entre la mouette et Zorbas est superbe, l’amitié avec les autres chats du port est très belle également, la façon dont ils s’entraident tous afin d’élever la mouette est géniale. C’est une histoire que j’avais déjà lu il y a pas mal de temps et que j’ai adoré relire et redécouvrir. Zorbas fait trois promesse à une mouette, et il compte bien les tenir.
La fin est hyper émouvante et m’a mise les larmes aux yeux. Les chats ont tous leur propre personnalité, ils sont drôles et affirmés, complètement haut en couleur. On s’attache beaucoup à eux et à leur caractère. Entre Jesaistout et sa passion pour les encyclopédies, ou Colonello qui se plaint sans cesse qu’on lui enlève les miaulements de la bouche, Secrétario qui est un peu le chat à tout faire, et Vent-Debout qui a toujours une histoire à raconter, impossible de s’ennuyer. Zorbas lui, prend soin de la mouette, une sorte de relation « parent/enfant » se nouent entre eux, et c’est tellement beau. Il va la protéger des danger, et finalement lui apprendre à voler.
Et en plus? C’est très bien écrit, très poétique, avec un fond de critique. J’aime ce genre de livres qui ne prennent pas les enfants pour des idiots.
Et donc, c’était une très bonne lecture.

Le détail qui tue : j’ai lu cette histoire à voix haute aux enfants que je garde (6 et 9 ans) pour les motiver à prendre leur douche. Ça nous a pris plusieurs jours, mais ils me réclamaient sans cesse la suite de l’histoire, et adorait la mouette (il faut dire que je m’amusais à faire des voix rigolotes pour les personnages).

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Tambours dans la nuit, Victor Dixen

janvier 13, 2016

Tambours dans la nuitRésumé :
Quand se taisent les trompettes des batailles, s’éveillent les tambours de la nuit…

1812. Pierre, dix-huit ans, s’engage dans les troupes de Napoléon. Quelques jours plus tard débute la plus ambitieuse guerre de l’Empereur : la campagne de Russie. Mais la musique de la conquête n’est pas faite que de marches victorieuses. D’où viennent les sinistres roulements de tambours qui résonnent après le crépuscule ? Qui sont les membres du régiment anonyme, unité de la Grande Armée oubliée des livres d’Histoire ?

Avis : Il s’agit là de la préquelle d’Animale, où nous est raconté la campagne de Russie de Napoléon. J’ai trouvé cette préquelle beaucoup plus dur que les les tomes d’Animale, dans le sens où on est vraiment projeté dans cette guerre (qui ressemble beaucoup à un massacre). On voit la façon dont les troupes de Napoléon volait de la nourriture pour survivre, quitte à rien laisser aux paysans, et comme la Russie affamait le pays afin d’affamer les troupes de Napoléon.
On sent l’enthousiasme des soldats s’éroder au fur à mesure de l’histoire, jusqu’à la compréhension de l’horreur dans laquelle ils se trouvent. A quel point la guerre, ce truc génial et tellement glorieux qu’on leur avait fait miroiter, n’est au final qu’une guerre et un massacre. Et bien sûr on est confronté ici, à cette histoire de tambours, des tambours différent de celui de Pierre, qui semble résonner dans la nuit pour une toute autre raison.
L’histoire est plutôt courte, et pourtant terriblement prenante et limite angoissante. J’ai beaucoup aimé comment Pierre prenait soin de Paulin et leur amitié, une amitié plutôt réconfortante quand les moments deviennent difficiles.
Bien entendu quand on a lu Animale, on sait ce qui se trouve dans ces mystérieuses roulottes, mais ça n’empêche pas qu’on stress vraiment avec Pierre, sur ce qui pourrait arriver.
J’ai vraiment adoré cette préquelle, elle est touchante et dure en même temps, on se retrouve confrontée à l’horreur de la guerre, mais aussi un peu à l’espoir. Et la fin m’a beaucoup plu.

Phrase post-itée : 
« Lorsqu’un homme s’éteint, c’est l’humanité entière qui s’appauvrit – c’était maintenant seulement que je le comprenais. »

La dédicace : 
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Animale tome 2 : La Prophétie de la Reine des Neiges, Victor Dixen

janvier 12, 2016

couv23828668Attention sans doute que lire cet avis peut carrément spoiler le tome 1, alors allez tout de suite lire le tome 1 parce que ça en vaut trop la peine. 

Résumé : 1833, sur une île perdue du Danemark.
Elle s’appelle Blonde, il se nomme Gaspard. Elle est animale, il est fou d elle. Le destin s’apprête à les arracher l’un à l’autre : ils sont les victimes d’une prophétie qui bouleversera le monde à jamais.
Blonde parviendra-t-elle à déjouer les plans de l’énigmatique Reine des neiges, avec pour seul allié un jeune écrivain nommé Andersen ?

Avis : Comment vous dire comment j’ai été complètement folle de joie en découvrant qu’il y avait Andersen dans ce tome-ci (oui c’est ça de jamais lire les quatrièmes de couverture, on découvre des trucs). Mais Andersen quoi ! J’adore ce type, et surtout ses contes (parce que bon en fait je connais surtout ça de lui). Et en plus… Bon sang… Il était trop mignon dans ce livre. Je ne sais pas à quel point il ressemblait à celui du livre, mais en tout cas j’ai adoré cet Andersen. Peu sûr de lui, traumatisé par un prof qui lui disait qu’il n’arriverait jamais à écrire, tellement modeste et hyper gentil, complètement rêveur, hyper attachant, ça a été mon chouchou de l’histoire.

Une histoire qui commence bien mal pour Blonde, elle qui avait enfin trouvé le bonheur à la fin du tome 1, voilà que son bonheur lui est retiré tout aussi vite.
Vraiment la façon dont les hommes traitaient les femmes (traitent toujours?) comme si elles n’étaient que des objets, juste bonne à se marier, comme des choses fragiles et stupides. Ça me foutait en rogne, et plusieurs fois au cours de son aventure, Blonde est confronté à ce genre d’homme. Mais Blonde est une femme forte, le genre d’héroïne que j’adore, elle s’est tracée une voie et elle fera tout ce qui est possible pour la suivre. Elle est courageuse. Elle a des faiblesses aussi, mais elle fait de son mieux, elle ne se laisse pas faire, elle se bat et avance. Elle continue son apprentissage, elle grandit.
L’histoire en elle-même est géniale, hyper intéressante, emprunte de magie et de mystères, mais également de choses terriblement humaines. Encore une fois « où sont les monstres? », se demandent-on. Les humains peuvent être tellement cruels, cupides, et stupides. Le récit ne manque pas d’actions, de rebondissements, et de différentes étapes. Blonde va rencontrer pas mal de difficultés dans sa quête, mais en même temps elle va également être aidée.

L’histoire est racontée par Blonde elle-même, entrecoupée par des passages où l’on a le point de vue d’Andersen, ses inquiétudes vis à vis de Blonde, ses doutes. Non mais Andersen était ultra cool, je vous le dis. J’ai bien aimé aussi retrouver des clins d’œils aux contes d’Andersen. La petite fille aux allumettes, par exemple (en plus bien entendu de La Reine des Neiges).
Nous faisons la connaissance de nouveaux personnages, de ceux auxquels on s’attache, et d’autres qu’on va détester. On va en croiser des anciens, qui ont évolué, ou pas du tout. J’ai beaucoup aimé les liens qui sont faits entre les choses, comment on rebondit sur d’anciens événements aussi.
J’ai juste adoré ma lecture, je crois que je l’ai encore plus aimé que le tome 1 (que j’ai totalement adoré).  A la fin j’ai pleuré d’émotion tellement j’ai trouvé ça beau. Ça m’a vachement ému et touché. C’était génial.

Phrases post-itées : 
« La vie m’a enseigné que les monstres peuvent parfois faire preuve d’humanité, et que les hommes se révèlent souvent monstrueux. »

« De l’alcôve d’une maison close à la cellule d’une prison, de la réclusion du couvent au sacrifice d’un mariage arrangé, ce monde ne manquait pas de cages où les hommes enfermaient les femmes. »

« C’était la première fois que je le voyais sourire, comme si c’était une victoire de me faire endosser cette maladie prétendument nouvelle, qui pourtant me semblait refléter des préjugés vieux comme le monde à l’égard des femmes. »

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Bilan de l’année 2015 Top/Flop

janvier 9, 2016

Et voici mon bilan de l’année 2015 en vidéo. Je vous présente mon top et mon flop de cette année 🙂 ! 12 livres pour le top, 3 pour le flop. Des bonnes lectures donc.