Archive for avril 2018

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Mentir aux étoiles, Alexandre Chardin

avril 22, 2018

9782203161665Résumé : Quand je serai adulte, j’irai en expédition sur la banquise. Il n’y aura que le silence autour de moi. Personne !
La nuit, j’aurai juste à lever les bras pour toucher les étoiles. Mais je ne le ferai pas.
J’écouterai. Je ne ferai qu’écouter les étoiles, et je n’aurai plus peur de rien.

La première année au collège d’un garçon pas tout à fait comme les autres.

Avis : Léon est un enfant différent des autres, Léon rêve beaucoup, il adore les animaux et même s’il est très intelligent, il a tendance à manquer de concentration, ce qui lui joue des tours. Avant il avait une AVS pour aller à l’école avec lui et l’aider, désormais il décide d’aller au collège seul. Sa mère le couve beaucoup trop, s’inquiète sans arrêt pour lui et l’empêche de grandir.
Le collège c’est pas facile, y a des grands qui embêtent Léon. Mais Léon va faire la rencontre de Salomé et tout va changer.

Qu’ais-je pensé de ce livre? Dur à dire. Le style était bon, j’aime énormément ce style à la première personne, du point de vue d’un enfant, ça se lit très bien, c’est plutôt doux et on est vraiment dans la tête de Léon. Les personnages étaient attachants, surtout Léon, mais j’ai aussi beaucoup aimé Marguerite et le père de Léon. J’ai eu plus de mal avec Salomé et la mère de Léon, ainsi que les troisièmes qui ne sont pas faits pour être aimé.
J’ai plutôt apprécié l’histoire et l’évolution de Léon, j’ai été touché par le harcèlement qu’il subit, et par comment les adultes gèrent ça par moment (c’est à dire, très mal, faisant de la victime le responsable de ce qui arrive).
Malgré tous ces points assez positif, ben j’ai pas l’impression d’avoir accroché plus que ça. Si certaines choses m’ont touché, je n’ai tout de même pas été transporté. L’intervention de Salomé m’a moyennement plu, d’autant plus que j’ai immédiatement compris ce qu’il en était avec elle.
Certaines choses m’ont paru trop rapide parfois, et je n’ai pas toujours accroché ou compris les réactions de Léon. Et j’ai aussi trouvé que par moment, l’amitié se transformait trop vite en amour.

En bref, j’ai apprécié cette lecture mais sans plus, je m’y suis finalement très peu investie. Pourtant habituellement c’est le genre d’histoire qui m’émeut et me touche à fond, mais ça n’a pas été le cas avec ce livre.

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Vieux, râleur et suicidaire, La vie selon Ove, Fredrik Backman

avril 21, 2018

vieux-rc3a2leur-et-suicidaire-la-vie-selon-ove-labiblidemomijiRésumé : Dans le lotissement ou il vit depuis quarante ans, Ove est connu pour être un râleur de la pire espèce. Enfermé dans sa routine maniaque, à cheval sur ses principes, il se méfie de tout et de tous. Depuis la mort de sa femme et son licenciement, tous les matins, il inspecte le quartier, peste contre les automobilistes, et cherche le meilleur moyen de se suicider. Le problème : un chat pelé et une tripotée de nouveaux voisins semblent bien décidés à ne pas le laisser mourir en paix…

Avis : Ove est pleins de principes, il râle beaucoup, il a mauvais caractère. Il veut surtout mourir pour rejoindre sa femme décédée. Bien décidé à se suicider, il ne pensait pas que ses nouveaux voisins seraient si envahissant et l’empêcherait de mettre fin à ses jours. Ce livre nous contes donc l’histoire d’Ove. Les chapitres sont découpés entre son passé et son présent, on découvre donc comment Ove est devenu ce qu’il est, comment il a rencontré sa femme et ce qu’ils ont vécu. Et en même temps on le suit dans ses péripéties du jour et comment il cherche à se suicider, et échoue.

Le ton du livre est donné dès le début, c’est à la fois très drôle, et en même temps avec un côté plutôt touchant et émouvant. Ove a beau être un gros râleur bourru, il n’en est pas moins attachant, il faut apprendre à le connaître et voir plus loin que ses airs grognons. Il râle beaucoup c’est vrai, mais à l’intérieur c’est une vraie crème. J’ai aimé la plupart de ses voisins, et le regard qu’il avait sur eux, qui s’adoucit au fur et à mesure des pages. Je me suis attachée à tout ce petit monde qui gravite autour d’Ove, qui ne le laisse pas mourir. J’ai aussi adoré le chat, un personnage à part entière qu’Ove va accepter près de lui (plutôt à contrecœur). On fait donc la rencontre de toute une panoplie de personnages parfois un peu caricaturaux, mais très attachants.

En fait, c’est un livre où il ne se passe pas tant de choses que ça, pas de grandes aventures, simplement du quotidien, mais ce quotidien est touchant et amusant. L’histoire ne transporte pas, mais on se laisse prendre tout de même par ce qu’il se passe. J’ai aimé en apprendre plus sur le passé d’Ove, tout comme j’ai aimé voir ce qui allait se passer pour lui jour après jour et comment on allait l’empêcher de se suicider.

La fin m’a tiré les larmes, c’était très émouvant et ça m’a vraiment serré le cœur, j’ai trouvé ça très beau.

En bref, j’ai adoré ce livre, que j’ai mis longtemps à lire, par son style, son humour et son côté émouvant. Je me suis attachée aux personnages. C’était donc une très bonne lecture.

Phrases post-itées : 
« Si quelqu’un lui avait posé la question, il aurait répondu qu’il ne vivait pas avant elle. Et après non plus. » 

« Ses voisins l’empêchent sans cesse de mourir, mais de toute évidence, ils ne craignent pas de pousser un homme au suicide en le rendant fou. »

« Elle lui manque tellement que, parfois, il supporte à peine d’être dans son propre corps. »

 

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Prince Koo, Adam Stower

avril 9, 2018

9782226403261FSRésumé : Êtes-vous prêts à rencontrer Prince Koo ? À découvrir une forêt cachée au milieu de la ville ? À apprivoiser un wombat ? À construire des cabanes dans les arbres ? Alors, n’hésitez pas une seule seconde, ouvrez ce livre et suivez Ben dans une aventure pleine de pièges, de poils, de toboggans… et de rires !

Avis : Monty Grabbe est le fils du maire et aime (avec ses amis) embêter et racketter les autres élèves à l’école. C’est pour cette raison que Ben fait tout ce qu’il peut pour être le plus invisible possible. Mais lorsqu’il se fait attraper par Monty et sa bande, il ne lui reste qu’une solution, celle de fuir. C’est comme ça qu’il va tomber dans un trou et en suivant le tunnel, tomber sur une forêt et rencontrer le Prince Koo.
Koo est une petite fille à barbe qui ne manque pas d’astuces et qui a placé des pièges partout dans sa forêt. Elle est accompagné par Herbert son wombat. Et elle va devenir l’amie de Ben.

Cette histoire est très mignonne et super fun. Elle contient quelques jeux de mots, les personnages sont loufoques, et l’aventure est prenante. Ce que j’ai préféré dans ce livre, ce sont les illustrations qui servent le livre et qui font partie intégrante de l’histoire. On a même tout un chapitre en bande dessiné. Ça rend l’histoire très vivante.
J’ai beaucoup aimé le prince Koo, elle est ingénieuse et super maligne, elle va aider Ben contre Monty, et ensemble ils vont être plus fort contre le garçon et sa bande. Ben est un enfant assez sympathique et attachant. Et bien sûr on déteste Monty et ses acolytes. Malgré cela, leurs traits sont très exagérés et c’est ce qui les rend marrant.

J’ai aimé cette petite histoire et j’ai passé un bon moment de lecture. C’est un livre qui doit plaire aux enfants par son côté drôle et ses illustrations.

Quelques illustrations : 

 

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Le Château des Bois-Noirs, Robert Magerit

avril 7, 2018

117666440_oRésumé : Au lendemain de la guerre, une jeune fille élevée dans le meilleur monde se laisse épouser par un hobereau de la Haute-Auvergne. Tournant le dos à une existence parisienne vouée à la mondanité, elle ira vivre avec lui dans la retraite anachronique d’un vieux manoir de famille, au cœur des Bois-Noirs, ce petit massif forestier perché entre la Loire et l’Allier, et que le temps semble avoir oublié.
Dans ce lieu d’un autre âge, elle découvre avec quelque stupeur un monde qui n’a pas encore dépouillé son antique barbarie – monde auquel elle décide, tant bien que mal, de s’adapter.
Elle y sera aidée par l’amitié affectueuse – et bientôt passionnée – de son beau-frère. Mais leur inclination, d’abord inavouée, ne tarde pas à s’opposer à la sauvagerie native du mari, personnage taciturne, emmuré dans sa solitude, et qui nourrit pour sa femme un sombre et insatiable amour. Au point de devenir à son tour, poussé par ses démons, le ministre d’un destin qui a fait séculairement de la vieille demeure le royaume de la Mort la plus cruelle.

Avis : Hélène épouse un homme qu’elle connait (trop) peu, et qui va la ramener chez lui, dans un château en délabrement. Le comportement de son mari va alors changer du tout au tout, s’habillant comme un paysan et s’enfermant dans son bureau pour regarder sa collection de timbre, faisant naître un malaise entre les deux époux. On s’enfonce alors dans une histoire en huis clos, qui s’avère plutôt sombre.

J’ai bien aimé ma lecture, mais j’avoue avoir peiné pour la terminer. Le début était très prenant, mais j’ai trouvé que vers le milieu, le rythme s’essoufflait un brin, ou en tout cas j’avais du mal à accrocher. Hélène va essayer de trouver en Fabien (son beau-frère), ce qui manque en Gustave, et ils vont devenir amis et ce sera là plus facile pour Hélène de supporter cette vie. On rentre dans la tête des trois personnages, et on se rend compte qu’il y a beaucoup de quiproquo et de non dits entre eux, et qu’ils communiquent trop peu, ce qui crée le méli-mélo qui va provoquer ce qu’il se passe par la suite.

C’est intéressant et intrigant, on se demande jusqu’où cette histoire va aller et comment elle va se finir, mais le coup de mou m’a vraiment paru long, et j’avais du mal à me mettre dans le livre. C’est vers la fin que mon intérêt s’est vraiment réveillé à nouveau et que les pages se sont tournées beaucoup plus vite.

J’ai assez vite compris ce qu’il en était au niveau de la fin (mais je ne dis rien pour pas spoiler), mais c’était très prenant de voir ce qui allait se passer.

Je n’ai pas éprouvé plus que ça d’attachement pour les personnages. Gustave est incroyable, il est taiseux et ne s’intéresse qu’à lui même, il est mou, insupportable, on comprend que Hélène s’en détache. Fabien est son inverse. Hélène a une personnalité un peu banal, elle est naïve au début de l’histoire puis évolue et devient plus sombre au fur et à mesure des pages. C’était bien de les suivre, mais je n’avais pas vraiment d’empathie pour eux.

Le style d’écriture était très sympathique, je l’ai beaucoup aimé, c’était très beau la façon dont c’était écris.

En bref, une lecture que j’ai bien aimé mais que j’ai trouvé lourde vers le milieu. La fin a réveillé mon intérêt et je me suis bouffée les dernières pages.

Phrases post-itées :
« Elle se rendait soudain compte que leurs paroles semblaient ne plus servir à traduire leur pensée mais à voiler, à recouvrir des choses probablement mortes. »

« Quel danger craindrait-on quand tout ce que l’on attend de la vie, c’est le don de la mort ! »

« Gustave n’existait plus : c’était simplement un principe, la source d’une interdiction, une entité dénuée de présence, un fantôme, un meuble qu’elle avait mis hors de sa chambre, de sa vie. »