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Moi, Simon 16 ans Homo sapiens, Becky Albertalli

juin 9, 2016

logo_301828Résumé : Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui.

Simplement : 1/ Ils fréquentent le même lycée.
2/ Blue est irrésistible.
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro).

Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée.

Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

Avis : Ce livre c’est ma nouvelle Bible tellement j’ai adoré. Et pas seulement l’histoire, mais parce que l’auteure parle de pleins de sujets que j’adore. Les mangas, les fanfictions (et bon sang, elle parle des fanfictions Drago x Harry, quoi, meilleure chose du monde), il y a des persos juifs, des persos noirs, elle parle d’hétéronormativité (même si c’est pas le terme utilisé), de sexisme, de bisexualité aussi bien que d’homosexualité masculine et féminine, elle parle des médias, de musique aussi, de relations fraternelles. Et puis presque tous les personnages sont hyper attachants, Simon, Leah, Abby, Nick, Garrett, Bram, Cal, les parents, les frangines, et bien sûr Blue. Bon j’ai eu beaucoup de mal avec Martin, ça c’est sûr.

Quand j’ai ouvert ce livre, je savais que je ne pourrais pas me coucher et dormir tant que je n’aurais pas tourné la dernière page, il y a des livres comme ça qui nous happent tellement qu’il est impossible d’en finir tant qu’ils nous ont pas lâché. Et ça n’a pas raté, impossible de le refermer, je ne pouvais tout simplement pas arrêter de lire, je ne pouvais pas me coucher et dormir, sans savoir, sans continuer.

Simon est un personnage hyper attachant, il est tellement adorable, il a des très bons amis, des sœurs géniales aussi. Et si les télés réalités c’est pas mon truc, j’adore quand même ses parents qui sont à fond dans leurs délires. Honnêtement, j’ai quasiment deviné tout de suite qui était Blue, mais ça n’a pas vraiment d’importance, parce que ce qui est important c’est leur relation. Comme elle évolue, comme elle est belle, comme elle m’a fait glutisé. J’ai adoré Simon, complètement accro. Et qui a été amoureux (surtout à l’adolescence) peut se retrouver dans ses absences, dans sa façon de toujours penser à Blue. Ça m’a vraiment touché tellement c’était mignon au possible. 

J’ai aussi apprécié Simon, parce que même s’il a des amis, qu’il n’a pas vraiment de problèmes à l’école, il reste un peu un OVNI. Les fêtes ne le mettent pas vraiment à l’aise, il est plutôt du genre à éviter certains événements, et il trouva la bière assez dégueu. Puis Leah, sa meilleure amie, est une fille hyper chouette (je me suis tellement identifiée à elle, un truc de fou).

Surtout, ce qui est important, c’est que j’ai trouvé qu’on tombait jamais dans le cliché, et c’est vraiment bien foutu. Mais ça parle également des propos ordinaires homophobes qu’on peut balancer en toute innocence, sans savoir que ça peut blesser. Dans un monde hétéronomartif, forcément on peut avoir des propos qui vont être déplacés. Par exemple, quand Abby parle de Simon et Léah, sans même penser qu’il pourrait aimer les garçons. Ou le père de Simon qui fait toujours des blagues sur les gays (même s’il n’a rien contre, il en fait quand même). J’ai trouvé ça plutôt important de montrer qu’on vivait dans un monde où on considérait qu’être hétéro était la normale, alors que non. Pourquoi est ce que ça devrait être cette sexualité qui est prise en compte? Sans jamais penser que ça peut être différent? C’est fait tout en douceur, c’est super agréable et c’est très bien traité en plus. Ça parle aussi un peu du racisme et du sexisme, celui qui est tellement encré en nous qu’il en devient inconscient.

Puis j’ai adoré l’écriture. C’était une écriture simple, mais en même temps, Simon parle très bien, décrit ses sentiments, on vibre avec lui, on est triste avec lui, on est en colère avec lui, on est amoureux avec lui.
J’ai été triste par moment, sérieux j’ai même eu une boule dans la gorge plusieurs fois, et puis j’ai gloussé, roucoulé. Je viens de me relire des passages (c’est pour dire).

Bref c’était trop bon, je recommande, je veux plus de livres comme ça, qui parlent de ce genre de sujet avec ce ton léger et doux, l’air de rien.

Bravo à l’auteure et merci à elle.

Phrase post-itée : 
« Il n’y a pas pire humiliation que celle, secrète, de se faire insulter par procuration. »

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2 commentaires

  1. Je te rejoins sur tous les points : un très bon roman ! Ne pas le lire serait vraiment dommage.


    • Mais oui, totalement. Ça fait du bien ce genre de livre.



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