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J’ai avalé un arc-en-ciel, Erwan Ji

avril 19, 2017

9782092566077Résumé : Je m’appelle Capucine, mais on m’appelle Puce. J’ai dix-sept ans, la peau mate et un accent de Montpellier. Enfin, l’accent, c’est quand je parle français. Je vis aux États-Unis depuis que j’ai trois ans. Cette année, il m’est arrivé un truc phénoménal. Retournement de vie, frisson géant, secousse cosmique, vous appelez ça comme vous voulez, mais la vérité… c’est que j’ai avalé un arc-en-ciel.

Avis : J’adore ce genre de livre (on finira par le savoir), les livres tranches de vie où il ne se passe pas des milliers de trucs, mais où les thèmes abordés sont l’adolescences, l’amitié, l’amour et aussi la quête de soi-même, le devenir adulte, grandir. Ce roman se passe également à ce moment où tout est sur le point de changer, une frontière. On peut sentir les peurs, les insécurités, de ces jeunes. Mais le livre reste très doux, c’est un vrai livre doudou, pleins de bonheur, qui fait du bien et met du baume au cœur.

Puce a décidé d’écrire un blog « pour parler à quelqu’un ». Bien qu’elle aille à l’école aux Etats-Unis, elle décide d’écrire ce blog en français (car son père est français), mais parsème dedans pleins de petits termes en anglais. C’était très sympa à lire. Le ton est peut-être un brin enfantin mais ça se dévore quand même et puis Puce a tellement d’humour et une façon de parler très agréable. Elle a également un petit côté sarcastique, mais qui reste doux, lui aussi. C’est un personnage que j’ai adoré, et je me suis vraiment beaucoup identifiée à Puce.
Ce que j’ai adoré aussi, c’est qu’on est face à une image du lycée pas cliché. On est pas devant les pompom girl super populaires et blablabla. Alors oui, il y a des Populaires, des Nerds, et d’autres « catégories », mais aucun groupe n’en maltraite un autre, d’ailleurs tout le monde a l’air de plutôt s’entendre, et d’après Puce, il n’y a personne qui se fait harceler. J’ai trouvé que ça changeait, qu’on se retrouvait devant un autre modèle du lycée américain tel qu’on nous le montre un peu trop souvent, c’était agréable.

Les personnages sont biens travaillés, très attachants. J’adorais comment Puce les décrivait, parlait d’eux. Et comment aussi son avis évolue sur certains d’entre eux. Comment elle découvre que, parfois, les gens sont différents de l’avis qu’on s’en fait. Quand on apprend à les connaître et bien, ils ne sont pas si « bizarres » qu’on le pensait.

J’ai adoré l’amitié, l’histoire d’amour également, toute mignonne (je devrais dire les histoires d’amour, mais ma préférée était celle de Puce). Puce est amie avec Aiden, une nouvelle au lycée, et elle se sent attirée par elle, ce qui va remettre pas mal de choses en question dans sa vie. C’était, ça aussi, très bien traité et encore une fois plutôt en douceur.

Ce livre met vraiment de bonne humeur j’ai trouvé, il est pas prise de tête, tout mignon, tout en traitant de sujets intéressants et en donnant des petites leçons sur certaines choses, ce que j’ai beaucoup apprécié. Le ton mordant et humoristique de Puce, rend ce livre vraiment bon et il se dévore.

Une vraiment très bonne lecture.

Mention spéciale pour les petits bonhommes qui vivent dans la tête de Puce. 

Mon ressenti : 
glace

Phrases post-itées : 
« Pour moi, un ami, c’est quelqu’un avec qui on peut prendre son temps. »

« […]et Soupe, c’est un tel Moldu, je ne serais pas surprise s’il pense que Dumbledore est une marque de slips. »

« C’est parce qu’un sourire ne peut pas mourir. Quand on le retient pour ne pas froisser quelqu’un, il remonte et se transforme en une lueur dans les yeux. »

« Si l’ennui était en pierre, le cours de religion serait un monument. »

« Moi je n’ai besoin ni de statues, ni de voitures, ni d’équipe de basket. Je suis raisonnable. Je me contenterais d’une maison en chocolat. »

« Tous les quatre, on a peur de ce qui nous attend. Mais avoir peur ensemble, ce n’est pas comme avoir peur tout seul. Si chacun prend un bout de la peur, elle devient moins forte. »

« C’est aussi ça, l’amitié. Une personne qui sait ce qui compte pour vous, et qui fait comme si ça comptait pour elle aussi. »

« Je ne veux pas travailler toute la journée en faisant la moue et attendre le soir pour commencer à vivre. Je veux vivre tout le temps. Que mon travail n’ait pas l’air d’un travail. »

« Mais elle a déposé un baiser sur ma joue, et les petits bonhommes qui vivent dans ma tête ont dû vite s’adapter : « Fausse alerte, les gars, zone joue, rebouchez-moi ce champagne ! » »

« C’est dangereux de dire des mots aux gens, et d’habitude je préfère les garder pour moi. Mais là, dans une grande secousse, ils ont débordé de moi. »

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