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L’attaque des céfoles, Sophie Séronie-Vivien

juin 11, 2017

1760378-gfRésumé : Fiona en a assez. Assez qu’à douze ans on la prenne pour un bébé. Comme si elle ne savait pas ce que cache une maman obligée d’arrêter de travailler et d’acheter une perruque ! Ses parents s’efforcent de lui faire croire que tout va bien. Mais loin de la rassurer, leur silence l’angoisse : Fiona a besoin de savoir et surtout elle veut comprendre. Alors, armée de tout son courage, elle envoie un mail à Margot, le cancérologue-écrivain. C’est le début d’une correspondance affectueuse et complice, parfois émaillée d’accidents de parcours…

Avis : Ce livre, tiré d’une histoire réellement arrivée à l’autrice, va nous parler du cancer et plus particulièrement apporter des réponses à une enfant sur le cancer. Mais aussi, en adulte que je suis, m’apporter des réponses. Comment parler du cancer aux enfants ? Se taire n’est-il pas pire que tenter de leur expliquer, même si le cancer ça fait peur et ça peut faire mal.

Fiona subit le silence de ses parents, et c’est un silence qui va l’angoisser, alors elle va tenter d’avoir les réponses en contactant une doctrice qui s’y connait. Entre Margot et Fiona va se nouer une relation autour des questions de Fiona. Une petite fille qui a un sacré caractère et qui va pas se laisser faire. J’ai beaucoup aimé voir ce que ressentait Margot de cet échange, car de son côté elle envoie des mails à un ami et confrère.

Le livre alterne la vie de Fiona et les échanges de mail. Des moments dans la vie de la gamine m’ont apporté les larmes aux yeux, on sent que la situation est difficile. Pas seulement pour les enfants, mais aussi pour les parents. Margot va aider Fiona à être moins angoissée par cette situation douloureuse.

C’est écrit tout en douceur, ça ne tombe pas dans le pathos, même si on sent toutes les peines et les peurs qu’engendre la maladie. J’ai beaucoup aimé ce livre, et je recommande à tous ceux qui veulent en apprendre plus sur le cancer, sur comment en parler aux enfants, leur expliquer quel est cette maladie qui peut toucher n’importe qui.

Le détail en plus : j’ai pu rencontrer l’autrice durant un salon de la jeunesse à Montauban, et c’était une rencontre vraiment sympa. Elle m’a beaucoup parlé de son livre et de ce qu’elle a vécu, c’est ce qui m’a donné envie de lire le livre. Et je n’ai pas de regret car c’était une très belle découverte.

La dédicace : 
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Le journal intime de Georgia Nicolson, tome 3 : Entre mes nunga-nungas mon cœur balance, Louise Rennison

juin 11, 2017

product_9782070551637_244x0Résumé : Georgia doit faire face à toutes sortes de problèmes. Freiner l’expansion de ses seins, surnommés nunga-nungas par le frère de sa copine. Échapper absolument aux vacances en famille au fin fond de l’Écosse. Quant à Angus, son chat psychotique, ses ardeurs risquent bien d’être «écourtées» par une visite chez le vétérinaire. La vie est consternante! Mais bon, être amoureuse d’une future-méga-star-du-rock vaut bien quelques souffrances, enfin… seulement si Super-Canon l’appelle cinq cents fois par jour!

Avis : J’aime bien ces livres. Je sais même pas pourquoi, puisque c’est limite homophobe et très sexiste. Que dans ce tome là y a même un peu de culture du viol histoire de. Et bien sûr, ça je déteste, ça me fait râler et ça m’énerve. Mais l’histoire cucul niaise, l’adolescente chiante qui est Georgia, et son humour à deux balles, ben ça me fait marrer. C’est juste une ado quoi, avec un chat psychopathe, une petite sœur folle et des parents terriblement banals finalement.
Ça vole pas haut, ça casse pas trois pattes à un canard. Georgia hésite entre Super Canon et Dave la Marrade, elle sait pas ce qu’elle veut, elle a même pas d’idée de ce que c’est l’amour quand on y réfléchit.
Mais bon, ça marche, je rigole et ça se lit vite. Et on a envie de savoir qu’est ce que Georgia va encore inventer comme bêtise. Alors je continue à lire.

(Oui cette chronique est courte, mais il n’y a pas grand chose à dire, ni à ajouter de plus par rapport à mes deux premières chroniques).

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Des étoiles dans la peau, Morgan of Glencoe

juin 10, 2017

ob_2d702e_etoilesRésumé : « Je sais bien que quand les gens nous comparent, ils se demandent toujours à quel moment j’ai merdé. »

À presque trente ans, sortir d’une relation longue durée en perdant son boulot en prime, ce n’est pas la situation la plus enviable du monde, et Em en sait quelque chose. Pourtant, il naît parfois du désespoir – et de la nécessité d’expliquer aux enfants des choses d’adultes – des élans surprenants.

Alors, quitte à être né sous une quelconque étoile… autant l’avoir dans la peau.

Avis : Il s’agit d’une courte nouvelle que j’ai bien aimé. Plus que le sujet de la rupture (une rupture d’une relation nocive) j’ai aimé les relations familiales, le soutien que reçoit Em par les autres, il ne se retrouve pas seul à devoir affronter ça. Et puis il a sa passion, l’art, le dessin, le tatouage, quelque chose qu’il ne veut pas qu’on lui retire, qui est aussi important pour lui que respirer, et on le sentait bien à travers lui.

C’est l’histoire d’une reconstruction, du soutient, de la passion. C’est l’histoire d’apprendre à s’aimer soi-même, de faire ce qu’on a envie, de faire ce qu’on aime quitte à être vu comme un raté pour les autres. Quitte à prendre des risques. Face à une société fermée, qui refuse ses artistes, qui refuse les différences, Em doit se tenir la tête haute. On doit se tenir la tête haute. Du coup ce livre inspire. J’ai pleuré d’émotion en le lisant. Et c’était une chouette lecture. Bien trop courte, j’en voulais plus.

C’est le deuxième livre que je lis de Morgan, dans un thème totalement différent, mais elle a une façon de raconter qui permet vraiment de voir les choses et qui touche. Je recommande.

Pour toi aussi lire le livre : https://www.amazon.fr/dp/B071F1CWPS

Le détail qui tue : ça donne envie de se faire un tatouage cette lecture.

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Durarara !! tome 3, Ryohgo Narita

juin 10, 2017

Attention spoil des deux premiers tomesDurarara

Résumé : Tokyo, Ikebukuro. Ici se trouve un passé baigné dans la solitude. Un leader qui essaie de fuir la réalité, une jeune lycéenne qui a des responsabilités, un jeune garçon qui ne se rend pas compte des sentiments de ses amis, un homme qui projette un coup d’État, un autre qui manipule les gens avec ses informations, et un motard sans tête sur sa moto silencieuse… Tous sont sur une trajectoire de collision qui déterminera qui surmontera son passé, et qui deviendra un simple souvenir…

Avis : Ce troisième tome est un peu plus long au démarrage que les autres. Il se centre sur Kida, le troisième du trio avec Anri et Mikado. Kida est en fait le leader des turbans jaunes. Et il est bien décidé à venger Anri qui a été blessé dans le dernier tome. Il pense que les Dollars sont les coupables. Il ignore tout sur Anri et Mikado. On en apprend plus sur son passé, ses faiblesses, et ça ne le rend pas moins attachant. J’ai adoré Kida. J’adore vraiment le trio Anri/Kida/Mikado, leur amitié et j’avais envie qu’ils réussissent à se retrouver malgré les secrets qu’ils se font depuis le début de l’histoire.

Izaya bien sûr se mêle toujours de ça, foutant la merde là où il passe. Cherchant par curiosité à voir comment l’humanité réagit. Shizuo de son côté est toujours aussi violent et va être pris pour cible par les turbans jaunes. Il y a aussi Celty qui retrouve le père de Shinra: Shingen (pas du tout attachant). Et finalement le groupe de quatre dans la camionette (dont j’arrive pas à retenir les noms) qui aide Kida et qui sont fidèles aux Dollars. Il y a aussi Simon qui prend de plus en plus d’importance.

Le plus dur dans cette histoire c’est de trouver qui on n’aime pas, les personnages sont hyper attachants. Sauf quelques uns (comme Shingen), la plupart on les aimes,  même s’ils sont fous ou dangereux. J’aime comment c’est écrit même si le style reste très light novel. L’auteur doit s’amuser vraiment à mettre en place son univers et ses personnages. J’ai encore vraiment accroché avec ce tome-ci, j’ai eu un gros moment de stress, et la fin m’a foutu un coup de blues.

J’ai hâte d’avoir le tome 4.

Mon avis sur : 
Le tome 1
Le tome 2

Phrase post-itée : 
« – L’histoire retient plus facilement ses tyrans que ses dieux. »

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146298, Rachel Corenblit

juin 10, 2017

146298Résumé : 146298. Une suite de chiffres tatoués sur le bras de sa grand-mère. Elle les a vus toute sa vie sans leur donner plus de sens. Puis un jour, en classe, elle comprend. Les vies de la jeune fille et de la vieille femme se croisent et s’entremêlent pour se mettre au diapason.

Avis : Moi j’ai toujours un peu peur des livres qui parlent de la guerre, alors j’ai eu un arrêt quand l’autrice m’a dit que ce livre en parlait, mais je me suis dis « allez je tente quand même », et j’ai vachement bien fait.
Cette histoire c’est le lien entre une petite fille et sa grand-mère au travers de chiffres tatouées sur la peau. Mais que signifie ces chiffres ? La grand-mère a tenté d’y trouver un sens et sa petite fille a tenté de le comprendre. L’écriture est belle, poignante, moi ça m’a ému jusqu’aux larmes, j’en avais des frissons.

C’est un tout petit livre (assez cher pour sa taille d’ailleurs mais passons), mais en quelques pages, il raconte quelque chose de vraiment fort, et nous montre les horreurs des camps de concentration, ainsi que le devoir de mémoire que tente la petite fille.

Bref, une superbe lecture, courte mais poignante.

La dédicace : 
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phrases post-itées : 
« Elle a commencé par dire que c’était le passé. Que le passé, on le laissait dans un trou et qu’on le recouvrait de terre et que c’était inutile de vouloir le déterrer. Rien de bon ne sortait du chaos. Et son passé c’en était un, de chaos, immense.
L’apocalypse. »

«  »Tu es accro à ce mec, Adré ! 
Tu transpires quand tu le frôles !
T’es entourée de brume de condensations à peine tu le vois. » »

« Elle déteste les religieux, la religion, et elle affirme que Dieu, c’est comme le Coca, beaucoup de pub pour un truc qui contient beaucoup d’air. »

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Lombres, China Mieville

juin 9, 2017

lombres-2944052-264-432Résumé : Zanna et Deeba, deux jeunes londoniennes inséparables, menaient une vie paisible jusqu’à ce que des événements bizarres les conduisent devant l’entrée secrète de Lombres.
Ici sont échouées les choses perdues ou cassées de Londres et même quelques-uns de ses habitants, comme Brokkenbroll, le patron des parapluies cassés, ou Hemi, le garçon à moitié fantôme. Zanna et Deeba sont passées de l’autre côté du miroir, dans une ville merveilleuse aux charmes étranges qu’un sombre nuage nommé Smog rêve de détruire…

Avis : J’ai beaucoup aimé ce livre qui est plus jeunesse que je le pensais au premier abord. C’est un livre écrit pour les plus jeunes et ça se ressent dans le style. Ceci dit, j’aime la littérature jeunesse, donc je n’ai pas été dérangé et j’ai passé un très bon moment avec cette lecture.

Lombres est un monde complètement loufoque, à la fois drôle mais également un peu effrayant. Les habitants sont tous plus bizarres les uns que les autres, et on y découvre des déchets qui bougent tout seul, des girafes carnivores, des fantômes et des trucs qui sont pas tout à fait humains. Les maisons ont leur propre personnalité, les quartiers également. Deeba et Zanna sont complètement paumée au début, et nous avec, mais on s’habitue à ce monde et franchement plus d’une fois j’ai été amusé par le tour que prenait les choses.

L’auteur a su me surprendre, il se moque un peu des codes de la fantasy, comme les prophéties, les grands savants, le gentil qui va sauver tout le monde, le méchant, etc. Et en même temps, il nous sert une histoire à sa sauce, où quand même c’est une héroïne qui part de rien, et qui va réussir à sa façon, et évoluer.

Si l’héroïne m’a énervé par moment, je l’ai plutôt apprécié, mais j’ai surtout adoré les personnages autour d’elle, comme Obadey, Hemi, et d’autres dont j’ai oublié les noms. J’ai totalement adoré le monde de Lombres, l’auteur ne manque vraiment pas d’imagination.

Une bonne lecture du coup. J’ai aussi beaucoup aimé les illustrations qui apportent un plus au texte.

Quelques illustrations : 

Phrase post-itée : 
« Mais tu as d’autant plus de mérite à être une héroïne que c’était pas ton destin. »

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Overlord tome 1 : Le Roi Mort-Vivant, Kugane Murayama

juin 7, 2017

Overlord_1_JaqRésumé : Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre jeu de rôle en ligne est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien Mort-Vivant, chef de la puisante guilde « Ainz Ooal Gown », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga n’est pas deconnecté et se retrouve propulsé dans un monde inconnu. Prisonnier, le seigneur maléfique part à la découverte de terres hostiles. Pour survivre, une seule solution s’impose à lui : conquérir le monde.

Avis : C’est le premier livre parlant de MMORPG que je lis, donc je ne peux pas comparer avec d’autres. Le concept de base est finalement plutôt banal. Momonga se retrouve coincé dans le jeu, qui devient réalité. Il doit désormais comprendre ce qu’il se passe, tenter de retrouver ses amis s’ils sont aussi dans le monde et comprendre comment ce monde, différent du jeu, fonctionne, tout en gardant la fidélité des PNJ, ses gardiens.

Momonga au début n’est pas à l’aise, les choses mettent du temps à se mettre en place, et le début est un peu longuet par moment, la description est très technique, ça fait très jeu vidéo, et dans ce genre, c’est mieux quand on peut y jouer je trouve, plutôt que lire les capacités. Mais quand il est avec ses gardiens, qu’on découvre les personnages et le monde dans lequel il est, j’ai trouvé ça intéressant. J’ai bien aimé l’évolution de Momonga, qui se détache de son humanité, et ne sauve des gens que si c’est dans son propre intérêt à lui. Un peu comme dans un jeu vidéo quoi, la vie des humains n’a pas de sens pour lui, il s’en fiche. J’ai donc adoré le fait que Momonga n’est pas là pour sauver les gens, mais plutôt pour prendre le pouvoir. Il ne s’attache pas, il est distant, et n’agit que pour lui-même. Ça le rend plutôt original, l’opposé du héros qui veut sauver tout le monde.

Momonga est accompagné de gardiens, et la plupart sont intéressants, sauf peut-être les deux filles, que j’ai trouvé très stéréotypés et stupides. Pourquoi faire des femmes qui n’existent que pour être amoureuse de l’Overlord ? J’ai trouvé ça sexiste, et de façon général, le traitement des femmes dans cette histoire, craint à mort.
Mais les autres personnages sont attachants, j’ai adoré la différence entre leur propre vision et celle de Momonga, ça rendait le texte très drôle. Il y a d’ailleurs beaucoup d’humour dans cette histoire.

Les aventures qu’il va vivre sont intéressantes. Et on a envie d’en apprendre plus sur le monde dans lequel il est, d’où vient ce monde et pourquoi Momonga y a été téléporté avec ses gardiens et son royaume. Il y a beaucoup de mystères.

L’écriture est très simpliste, très manga, mais en même temps c’est du light novel, alors je partais prévenu. Les illustrations de So-bin sont absolument magnifiques et donne un gros plus au livre.

J’ai, de façon général, passé un assez bon moment de lecture, et vu comme se termine ce tome, cela donne très envie de lire la suite. Je me la procurerai donc à sa sortie.

Quelques illustrations : 

Phrase post-itée : 
« Attaquer se révélait être une perte de temps et fuir était synonyme de mort. Il n’y avait donc qu’une seule solution : être tué à petit feu. »