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Bonjour tristesse, Françoise Sagan

juin 16, 2017

71r2KzoEKdLRésumé : La villa est magnifique, l’été brûlant, la Méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connaît de l’amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s’amusent, ils n’ont besoin de personne, ils sont heureux. La visite d’une femme de cœur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.

C’était l’été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d’un  » charmant petit monstre  » qui allait faire scandale. La deuxième moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l’image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.

Avis : Une très belle lecture qui était presque trop courte. On se retrouve dans la tête de Cécile dont les plaisirs vont être contrarié par l’arrivé d’Anne dans la maison d’été. Anne qui se retrouve entre le père de Cécile, et sa maîtresse Elsa. Anne qui est si sérieuse, si intelligente, très différente.
Cécile est partagée, entre admiration et colère, pour cette femme qui cherche à s’imposer dans sa vie et cherche à lui gâcher ses plaisirs. Elle lui paraît froide et intelligente, mais sa présence la dérange.

Je me suis laissée emporter par la lecture, je me suis beaucoup attachée à Anne, elle détonne dans le paysage, entre le père et la fille si insouciants tous les deux, elle paraît très sérieuse. Elle veut que Cécile réussisse ses études, elle la souhaite sans doute indépendante. C’était une femme très intelligente, qui savait ce qu’elle voulait, qui avait beaucoup d’autorité, et elle m’a vraiment plu, même si elle n’est pas dépourvu de défauts. Au contraire de Cécile que j’ai trouvé égoïste, vraiment garce. Attachée si bien aux plaisirs de la vie qu’elle pouvait se montrer vraiment cruelle et manipulatrice. Elle ne pensait qu’à elle même, se fichant de blesser les sentiments des autres. La plupart du temps j’ai eu envie de lui mettre des baffes.
Sa relation avec son père est très forte, ils ont besoins l’un de l’autre, aussi volage et insouciant l’un que l’autre, ils se comprennent dans leur amour des plaisirs. Un père qui laisse beaucoup de liberté à Cécile, qui se fiche de ses études, qui pense qu’elle n’aura qu’à se faire entretenir (déjà la vision qu’il a de la femme quoi) et donc que je n’ai pas tellement aimé non plus.

L’écriture m’a beaucoup plu, et même sans être attachée à Cécile je voulais voir jusqu’où elle irait et je voulais connaître le dénouement de ses petits jeux. La fin m’a fichu un coup au cœur, c’est presque brusque comment ça arrive, et ça laisse amer, et donne tout son sens au titre. Bonjour tristesse.

En bref, j’ai vraiment aimé ce court livre, l’écriture et le personnage d’Anne qui détonne dans le paysage que j’ai trouvé vraiment très attachant.

Phrase post-itée : 
« La liberté de penser, et de mal penser et de penser peu, la liberté de choisir moi-même. Je ne peux dire « d’être moi-même » puisque je n’étais rien qu’une pâte modelable, mais celle de refuser les moules. »

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