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fugueuses, Sylvie Deshors

septembre 12, 2016

fugueusesRésumé : Lisa et Jeanne sont copines depuis le collège et pourtant
elles ne se ressemblent en rien.
L’une est rêveuse, l’autre révoltée.
La même colère gonfle en elles, depuis des mois
Alors elles décident de s’enfuir. Mais pas n’importe où.
Elles rejoignent une forêt, occupée par des opposants
à la construction d’un aéroport, à Notre-Dame-des-Landes.
Dans ce campement, en plein hiver, elles se plongent
dans la vie collective et militante. Une vie bouillonnante,
où ça discute, ça rit et ça s’engueule.
En attendant de refaire le monde, c’est Lisa et Jeanne
qui vont changer…

Avis : Sur un thème d’actualité, on assiste à la fugue de deux jeunes filles qui se sentent étouffés chez elles. Notamment pour Lisa, dont les parents et le frère sont réfractaires, elle a l’impression de ne pas pouvoir être libre de ses choix, de ses idées, d’être enfermé dans un carcan, dans un monde où tout va à l’encontre de ses valeurs et de ses choix. Elle couve pas mal de rage. Mais elle ne serait sans doute pas partie, s’il n’y avait pas eu Jeanne. Jeanne est plus calme, rêveuse, amoureuse de la nature. Elle n’aime pas la violence, ni la destruction. Elle, son rêve, c’est de construire une cabane.
La relation entre les deux filles est hyper forte, même si cette arrivé à la ZAD, elles ne vont pas la vivre de la même façon. Lisa va s’émanciper, trouver un sens à sa vie, enfin se sentir quelque part à sa place, se sentir utile. Jeanne va être plus réservée, bien qu’heureuse d’être là avec Lisa. Elle s’intéresse à la découverte de nouvelles activités, veut apprendre. Sans vouloir se retrouver mêlée à la violence.

A travers ce livre qui montre le combat des opposants contre la construction de l’aéroport, on a une dénonciation sur les médias (qui peuvent ridiculiser le combat, le rendre moins fort, lui faire perdre son sens), et également sur la violence des CRS (on se retrouve face à une guerre humaine, une violence du côté des CRS qui pousse les opposants à se défendre (alors qu’ils ne sont pas aussi bien armés)). Le livre est engagé, et prend position et ça se sent. Mais ça ne dérange pas je trouve, ça nous permet aussi de voir le combat depuis l’intérieur, d’avoir un autre point de vue.
On sent également un côté assez féministe à cette oeuvre, surtout au travers de Lisa et ce qu’elle vit avec sa famille.

On a également le point de vue de Brit, une personne âgée, qui a été mêlé à pas mal d’opposition dans ce genre, et qui a toujours cherché à faire bouger les choses, changer le monde à son échelle.

Ce sont toutes les trois des personnages hyper intéressantes. Il s’agit d’un bout de vie, un moment de nostalgie, la fin m’a à la fois brisé le cœur et émue. C’est aussi un livre qui donne des envies de liberté.

Phrase post-itée : 
« Tac, tac, tac fait ma canne sur le plancher de la terrasse et c’est plus fort que moi, malgré l’âge, mon récent état de grand-mère, je m’imagine pirate sur le pont avant l’abordage. »

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