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La fabrique des filles, l’éducation des filles de Jules Ferry à la pilule, Rebecca Rogers & Françoise Thébaud

septembre 3, 2016

9782845973954FSRésumé : « On ne naît pas femme, on le devient ». Des leçons de broderie aux cours d’éducation sexuelle, le XXe siècle est porteur d’une évolution, à la fois spectaculaire et paradoxale, de l’éducation des filles, naviguant entre l’enseignement d’un éternel féminin et une émancipation durement conquise. Cet ouvrage richement illustré met en scène ce cheminement à travers 200 documents souvent inédits : journaux intimes, cahiers d’élèves, courrier du coeur… Les lectures destinées à apprendre aux petites filles leur place en société au début du siècle sont aussi édifiantes que l’enseignement du dévouement familial dans les années 1960. Fort heureusement l’engagement d’institutrices pionnières, les revendications de la jeunesse et la révolte de féministes enrayeront le dispositif éducatif, à l’école comme à la maison, pour fabriquer des épouses et des mères modèles.

Avis : C’est donc un livre qui va parler des filles et de comment la société les « fabrique » et comment le XXème siècle va être bousculé par les féministes et comment les femmes vont chercher de plus en plus à s’émanciper de ce qu’on leur impose. Je tiens à dire que du coup, le titre du livre est vraiment bien choisi.

Le livre va nous proposer des moments historiques, illustrés par des documents de l’époque. On y retrouve un peu de tout, des publicités, des journaux intimes, en passant par des extraits des règlements, des cours donnés aux filles, des photographies etc., le propos est très bien illustré et c’est sans doute ces documents que j’ai préféré au cours de ma lecture.
On impose dès l’enfance aux filles un modèle qu’elle doive suivre pour être une « bonne femme, une bonne mère ». Elle doit prendre soin du foyer, être au ménage, à la cuisine, être mère, douce, gentille, prendre soin des hommes, patati patata. Même la propagande des politiques et surtout celle de Pétain (un vrai sale type ce gars), va dans ce sens. Les femmes doivent faire des gosses, repeupler le pays.
Bon je vous avoue que y a de quoi se tirer les cheveux quand on voit la vitesse à laquelle les choses changent (c’est à dire à peu près à la même qu’un escargot mort sur le bord d’une route), mais certaines femmes se battent pour que faire évoluer tout ça (et merci à elles vraiment).
On veut une mixité (mais là encore on se rend compte que même avec la mixité, les cours donnés sont genrés, avec les grands hommes historiques (et aucune femmes) et des exercices de lectures où maman fait la vaisselle et papa va vivre une aventure avec son fils), on veut être plus reconnu, plus libre.

C’est un ouvrage qui parcourt donc très rapidement le siècle et l’éducation des filles, mais reste tout de même assez succinct et va vraiment à l’essentiel. Ça m’a tout de même plu de découvrir la construction du genre durant le XXème siècle et de voir que sur certaines choses, on a pas beaucoup évolué (voir même peut-être bien reculée).

Une lecture intéressante donc.

Quelques illustrations : 

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