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Je suis un phénomène, Elisabeth Atkinson

mai 30, 2016

phenomèneRésumé : Il y a cinq choses dont Faye Noman est certaine :
1) Sa mère n’a pas pris la peine de prononcer son nom
à voix haute avant de l’inscrire au registre des
naissances.
2) Ce problème serait moins important si elle ne
mesurait pas déjà presque 1,80 m à seulement 12 ans.
3) Moins important, aussi, si sa mère ne s’obstinait pas
à s’habiller comme une hippie et pouvait lui donner
une réponse claire sur l’identité de son père.
4) Moins important, encore, si parler à quelqu’un de
son âge ne lui semblait pas une tâche insurmontable.
5) Moins important, enfin, si elle savait qu’il existe
un endroit sur cette terre où elle pourrait se sentir
chez elle…
Cet endroit, Faye espère l’avoir trouvé le jour où elle est invitée à passer un week-end dans un camping, pour une grande réunion organisée par la famille de son père… Elle y découvrira que les principes d’éducation rien moins qu’originaux qu’a appliqués son excentrique de mère ont certains avantages, entre autres de lui avoir donné un esprit d’indépendance et la faculté de prendre des décisions.

Avis : Dès les premières pages, je savais que j’allais aimer ce livre. C’est ce genre de livre doudou qui font du bien à l’âme, l’histoire d’une adolescente terriblement seule et qui ne se sent nul part à sa place, et qui va peut-être la trouver dans cette histoire. Faye Noman (à prononcer « phénomène ») est une ado de 12 ans, qui déteste l’école (trop en avance, et parce qu’elle se fait rejeter) et qui ne s’aime pas elle même (très complexée par sa taille et son nom). Elle se trouve trop grande, trop différente des gens, elle n’arrive pas à leur parler et se renferme très vite. Faye parle mieux aux adultes, et se sent bien quand elle vend des perles dans la boutique de sa mère Donatella. Une mère assez excentrique, qui donne l’impression de s’occuper très peu de sa fille, ce qui est dur pour Faye. Elle pense que malgré sa taille, elle est invisible. Sa meilleure amie Pénélope (deux ans de moins qu’elle) est tout son opposée. Elle a deux mamans très protectrice, et elle-même est hyper sociable et joyeuse. Pourtant Pénélope adore Faye et c’est à travers elle qu’on peut voir à quel point Faye est formidable, même si Faye ne le voit pas.

Le récit est raconté à la première personne, on est donc dans la tête de Faye, et on voit tous ses doutes, ses peurs, et elle m’a fait beaucoup de peine. J’avais souvent envie de la pousser à voir qu’elle était une belle personne, contrairement à ce qu’elle pensait. On ne se voit jamais tel que l’on est, et Faye a vraiment un manque de confiance en soi auquel je pouvais totalement m’identifier (même si elle et moi avons de longues années de différence).

J’ai trouvé la majorité des personnages attachants, la plupart sont vraiment loufoques, leurs traits de caractère sont souvent un brin exagérés. Mais en passant par Nonno, le grand-père de Faye, par sa mère Donatella (qui, malgré parfois ses excentricités, est quelqu’un de bien), par Pénélope, Stevie (la bibliothécaire), Gordon (le prof un peu étrnage) ou les personnes qu’elle va rencontrer en partant dans la famille de son père (Clep, ses oncles et tantes, les jumelles, Abby…), tous j’ai fini par les aimé. Sauf peut-être la psy, mais on ne la voit qu’au début. Ils ne sont pas tous toujours parfait ou sympa, mais je sais pas, on finit par les aimer, même les moins sympa.

L’histoire est écrite de façon assez mature pour un ado de douze ans, mais Faye est une ado en avance pour son âge. Pourtant on voit bien qu’elle a la candeur d’une enfant de douze ans, elle peut se montrer très naïve et à côté de la plaque, et elle me faisait souvent sourire.

Franchement, j’ai dévoré cette histoire. La fin m’a ému aux larmes, elle était parfaite. Tout ce livre était incroyablement doux, pas du tout tragique, même si c’était parfois dur pour Faye. On a envie de la prendre par la main et de l’emmener vers les autres, mais finalement c’est elle qui nous y emmène. Cette histoire est comme un marshmallow, c’est sucré, ça colle aux dents, et ça m’a fait un bien fou.

Un livre qu’on garde comme une peluche.

Mon ressenti : 
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Phrases post-itées :
« Madame Violine daignait certes étudier mon cas, mais c’était avec l’intérêt du scientifique pour la girafe placée par erreur dans la cage des hyènes. »

« Moi j’étais contente que ma mère quitte enfin sa chambre et qu’elle reprenne pied dans la réalité, quand Pénélope recevait plus d’attention de ses deux mères qu’elle ne pouvait en supporter. »

« On devait se sentir en sécurité, quand on était si petit. Moi, j’étais une cible gigantesque visible depuis l’espace intergalactique. »

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