Archive for décembre 2015

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Mes acquisitions de fin novembre et décembre

décembre 18, 2015

Voici une nouvelle vidéo, j’ai un petit peu abusée niveau livre. Comme d’habitude quoi.

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Elantris, Brandon Sanderson

décembre 17, 2015

elantris---integrale-182480-250-400Résumé : Il y a dix ans, la sublime cité d’Elantris, capitale de l’Arélon, a été frappée de malédiction. Ses portes sont désormais closes et nul ne sait ce qui se passe derrière ses murailles. Kae est devenue la première ville de l’Arélon. Quand la princesse Sarène y arrive pour épouser Raoden, l’héritier de la couronne, on lui apprend qu’il vient de mourir. Veuve d’un homme qu’elle n’a jamais vu, Sarène choisit pourtant de rester à la cour, et tente de percer le mystère d’Elantris…

Avis : J’ai adoré cette lecture. L’histoire est raconté au travers de trois points de vue. Raoden, le prince, qui va se retrouver à Elantris après avoir subi la malédiction des Elantriens, va essayer depuis l’intérieur de changer cette citée et de redonner l’espoir à ses habitants. J’ai totalement adoré Raoden, j’aimais son optimisme, sa façon de tout faire pour aider les autres quitte à mettre sa propre souffrance de côté, son intelligence, sa gentillesse aussi, j’ai également adoré son humour et sa relation avec le Dula qu’il va rencontrer à Elantris et qui va l’aider. Contrairement à lui le Dula (qui s’appelle Galladon) est très pessimiste, dès que Raoden propose quelque chose, il part perdant et pense que c’est impossible. Il fait face à Raoden et pourtant le suit aveuglément et leur relation est très belle. Ils se font confiance et se taquinent en même temps, et ils sont quasiment inséparables. En plus j’ai aussi adoré Galladon.
L’histoire est également vécu du point de vue de Sarène. Sarène vient d’arriver en Arélon, pour se rendre compte que son époux est mort (elle ignore qu’il est devenu un Elantrien), et qu’elle se retrouve liée à ce royaume, qu’elle va essayer de sauver. Comment vous dire combien j’ai adoré Sarène? C’était une femme forte, au sale caractère, têtu au possible, un peu arrogante également (dans le sens où elle avait du mal à accepter de ne pas savoir faire des choses ou qu’elle ne courbait l’échine devant personne (ou vraiment difficilement)). Bien sûr elle se retrouve dans un pays où les femmes sont considérés comme juste bonne à la couture et des « trucs de bonnes femmes », alors elle doit se battre pour se faire entendre. Mais elle est hyper ingénieuse et maligne, elle se laisse pas marcher sur les pieds, elle est marrante. C’est vraiment le genre de femme que je voudrais voir dans tous les livres. Et elle a aussi ses faiblesses, elle voudrait parfois être considérée comme une femme à part entière même si elle s’intéresse selon les autres à « des trucs d’hommes », je l’ai trouvé hyper attachante.
Finalement le troisième point de vue est celui du Gyorn Hrathen, il a été envoyé en Arélon par l’Empereur pour convertir les gens, il a trois mois pour ça où l’Empereur les massacrera tous. Hrathen est un personnage très complexe et pas forcément attachant, et pourtant j’ai fini par m’attacher à lui. C’est un manipulateur, un magouilleur, il va essayer de convertir la ville quitte à utiliser les Elantriens pour ses projets. Et pourtant il essaie d’éviter le plus possible que les gens soient tués. Et on se rend compte qu’il n’est pas si mauvais, qu’il essaie de toutes ses forces de sauver le peuple d’Arélon, il sait que s’ils ne se convertissent pas ils seront massacrés. Il va s’attacher un personnage qui va l’aider, un fanatique de la religion qui s’appelle Dilaf, et lui je l’ai totalement détesté, il me fichait la trouille. Il était pas clair, et il était vraiment trop fanatique. Je voulais que Hrathen se méfie plus de lui.

Ces trois là vont donc apporter chacun leur pierre à l’histoire, et nous faire découvrir les mystères d’Elantris, mais également la vie politique d’Arélon, et la religion du Shu-Dereth du point de vue du Gyorn. Et l’histoire défile toute seule, c’est hyper prenant et intéressant, remplis de rebondissements, et également d’humour. Pleins de personnages font leur apparition et franchement la plupart sont attachants (et ils sont aussi pas mal haut en couleur). Comme le duc Roial qui aide Sarène à sauver l’Arélon (ainsi que les autres nobles qui vont chercher à l’aider), Kiin son oncle, Lukel et les jumeaux qui sont ses cousins. Son père aussi, et son séon (des sortes de boules lumineuses que possèdent certains nobles et qui leur obéissent) Il y a également certains Elantriens auxquels on s’attache. Et il y a des personnages qu’on déteste, comme Iadon le roi, ou Talrii assoiffé de pouvoir et d’argent. Mais ils sont tous bien travaillés, assez complexes finalement, ce qui rend l’histoire encore plus vrai, plus vivante.

J’ai aussi adoré l’histoire d’amour de ce livre, entre Raoden et Sarène, même si c’est plutôt mal barré puisque Raoden est devenu Elantrien et que Sarène croit qu’il est mort, on sent bien que même s’ils ne s’étaient jamais rencontrés ils avaient déjà des sentiments l’un pour l’autre, car ils avaient appris à se connaître au travers de leurs lettres.

La fin n’apporte pas toutes les réponses, mais je trouve ça bien, ça laisse planer quelques mystères, les personnages ont encore a apprendre de ce monde. Et elle m’a émue et j’ai pleuré.

C’était une super bonne lecture, et j’ai très très envie de lire d’autres livres de l’auteur.

Phrases post-itées : 
« Mais l’ironie de la situation ne lui échappait pas. Quoi de plus naturel qu’un homme qu’elle se voyait déjà apprécier meure avant même leur première rencontre ? »

« Hrathen attendit un instant pour réitérer son hochement de tête et pivoter sur ses talons dans un grand envol de cape. Les prières de Sarène restèrent sans réponse : il ne se prit pas les pieds dedans. »

« Sarène haussa les épaules. « S’il s’attend à ce que je sois idiote par nature, je ne vois aucun motif de le détromper. Tu as plus de facilité à manipuler ton prochain s’il te croit trop bête pour te rappeler ton propre nom. » »

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La Malédiction Grimm, Polly Shulman

décembre 11, 2015

La-Malédiction-Grimm-de-Polly-Shulman Résumé : Elizabeth peine à s’intégrer dans son lycée. Alors, quand son professeur d’histoire lui propose un petit job dans une bibliothèque elle se dit que ce sera l’occasion de faire des rencontres. Après un entretien pour le moins étrange, la voilà engagée. Elle s’aperçoit aussitôt que le Dépôt n’est pas une bibliothèque ordinaire : pas un seul livre à l’horizon, uniquement des objets. Mais surtout, un mystère plane au sujet d’une collection située au sous-sol et dont personne n’accepte de lui parler : la Collection Grimm. Elle abrite des objets de contes de fées – les bottes de sept lieues, le miroir de Blanche-Neige… Quelques-uns disparaissent, et un étrange oiseau géant rôde autour… Quel secret cache cette Collection Grimm qui semble déchaîner les passions ?

Avis : J’ai trouvé ce livre vraiment très mignon. Elizabeth va trouver un travaille comme magasinière dans un endroit où les gens louent des objets plutôt que des livres. C’est un travail assez spécial mais auquel elle s’attache parce que de nombreux objets passent entre ses mains et lui permet finalement de voir les objets et le monde autrement. Elizabeth ça lui fait du bien ce travail, parce que dans sa famille c’est pas la joie, sa belle-mère se fiche d’elle et s’en sert juste pour faire la bonniche, son père l’a oublié depuis qu’il s’est remarié, ses deux demi-sœurs (bien qu’elles ne soient plus à la maison) sont pas super cool. Mais bon son nouveau travail il est chouette, et puis Elizabeth est très curieuse par rapport à cette Collection Grimm.
Elle va aussi se faire des amis à son boulot. Marc, il est basketteur, plutôt sympa et son frère est tout simplement adorable, je l’ai bien aimé Marc, mais sans plus. Anjali, je l’ai trouvé mignonne, elle est plutôt maligne et sympa, mais j’ai préféré sa soeur Jaya qui n’a pas sa langue dans sa poche, et qui est très curieuse. J’ai adoré Elizabeth bien sûr, ainsi qu’Aaron malgré son comportement hautain du début, on se rend compte qu’en fait il est plutôt sympa et drôle. Les relations qui se nouent moi ça m’a fait du bien tellement c’était chou, du coup je passais mon temps à gagatiser.
L’écriture est assez jeunesse, mais ça m’a pas dérangé, c’était prenant et entraînant, les pages se tournaient toutes seules.
Le livre comporte pleins de magie et j’ai adoré le miroir de Blanche-Neige, il m’a fait marrer je l’avoue. Et toute la magie m’a plu, c’était sympa de voir comment les objets pouvaient être utilisé.
Il s’agit aussi d’une sorte d’enquête, pourquoi des objets disparaissent? Qui les prends? Quel est ce drôle d’oiseau qui semble s’en prendre aux magasinier? C’est intéressant j’ai trouvé, ça fait très conte justement. Et ça m’a plu.
Bref j’ai dévoré ce livre, je l’ai trouvé mignon, sympa, et prenant. J’ai très envie de me lire le tome 2.

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Caresser le velours, Sarah Waters

décembre 9, 2015

caresser le veloursRésumé : Nancy, jeune vendeuse d’huîtres sur la côte du Kent, voit sa vie basculer lorsqu’elle tombe amoureuse de Kitty, une chanteuse de music-hall aux allures de dandy. Bien décidée à vivre sa passion, Nancy la suit à Londres et s’embarque pour une incroyable épopée dans le West End, quartier énigmatique et inquiétant qui ne prend tout son sens que sous les feux de la rampe.

Avis : Nancy pensait qu’elle allait vivre toute sa vie avec sa famille, comme écailleuse. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Kitty un soir en allant au music-hall avec sa soeur. Fascinée, elle y retourne tous les soirs et finit par pouvoir lui parler, ce qui va changer sa vie et l’entraîner à Londres. C’est une histoire d’amour qui se met en place, une histoire qui vire un peu à l’obsession de la part de Nancy j’ai trouvé. Elle n’a que Kitty dans sa vie, tout son monde tourne autour d’elle, tout ce qu’elle fait c’est pour elle. Et si Kitty lui rend, elle est plus réservée qu’elle, plus effrayée aussi. Alors on le sait, on le sent, tout ça va capoter, les choses vont mal tourner, prendre un tournant.
Nancy va essayer de vivre comme elle le peut, trouver un sens à sa vie, mais franchement des fois ses choix m’ont énervé. Je l’ai trouvé assez passive et égoïste aussi. Nancy est quand même pas mal centrée sur elle-même sans se soucier de ce que les autres peuvent penser, certes parfois elle culpabilise, mais hop ! Elle oublie très vite et ne pense qu’à son propre plaisir. Il y a un passage du livre que j’ai moins aimé, j’avais plutôt hâte qu’il se termine. Ce n’était pas tant parce qu’il était assez érotique, que parce que j’avais l’impression que Nancy n’était qu’un objet, et que ça me mettait vraiment mal à l’aise.
D’ailleurs, étrangement, le côté érotique de l’histoire ne m’a pas tellement dérangé, c’était pas ce qui m’intéressait le plus, mais j’ai réussi à lire sans lever les yeux au ciel.
Mais ce qui me plaisait le plus à moi, c’était l’histoire (les histoires) d’amour, et puis voir également l’époque où on est balancé. La découverte des music-hall, des termes de l’époque (« gougnotte » par exemple), et la montée du socialisme en Angleterre. On sent qu’on est à une charnière, que certaines choses changent, que les mentalités évoluent.
Je me suis attachée à Nancy, même si par moment elle m’énervait, et à certaines personnes aussi qui croisent sa route.
Le livre se lit tout seul et très facilement, j’aime beaucoup l’écriture de Sarah Waters, et on tourne les pages sans s’en rendre compte (le plus dur étant de poser son livre pour dormir).
Bref j’ai vraiment passé un bon moment de lecture, même s’il ne détrône pas « du bout des doigts » dans mon cœur. J’ai été super satisfaite par la fin de l’histoire, et très émue.

Phrases post-itées : 
« Je me sentis plus en sécurité dans le carrosse, avec une petite pointe d’appréhension, tout de même, à coudoyer de si près un parfait inconnu en me laissant emporter je ne savais où, dans une ville plus immense et plus enfumée et plus effrayante que je n’aurais cru possible. »

« C’était une sensation merveilleuse, mais effrayante en même temps, car bon gré mal gré on perçoit son bonheur comme immérité, on a l’impression de n’en jouir que par méprise, à la place du destinataire légitime, qui pourrait profiter du premier instant d’inattention pour reprendre son bien. »

« Sinon… Eh bien, c’étaient des hommes et, n’en déplaise à ces messieurs, débraguettés, tous les hommes se ressemblent. »

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Belle de glace, Anna Sheehan

décembre 7, 2015

logo_11927Résumé : Rosalinda Fitzroy. Jeune. Riche. Talentueuse. Une véritable princesse figée à jamais dans son cercueil de verre.

À jamais? Pas tout à fait. Rose a dormi pendant 60 ans. Le baiser d’un Prince Charmant l’a arraché à ses rêves. Savait-il qu’il allait transformer la vie de Rose en un  vrai cauchemar?
À son réveil, tout a changé. Des épidémies ont décimé les trois quarts de l’humanité, emportant ses parents, effaçant son premier amour. Rose est seule dans un monde qu’elle ne connaît plus. Et comme si ça ne suffisait pas, quelqu’un la suit, comme son ombre. Quelqu’un qui voudrait la voir disparaître…

 

Avis : Le début de ma lecture, si elle fut plutôt bonne, ne m’a guère emporté dans l’histoire. Le livre se lisait bien, il était plutôt intrigant et je l’ai trouvé original, mais ça ne me transportait pas vraiment. Surtout que très vite Rose s’entiche de Bran (« le prince charmant ») et je me suis dis « encore une histoire d’amour niaise », en roulant un peu des yeux. Sauf que. Sauf qu’en fait on a des révélations, pour certaines je les avais vraiment pas vu venir, pour une en particulier j’avais tout compris (et ça m’a pas empêché de vraiment chialer quand on est arrivé à ce passage), j’ai fini par me retrouver complètement prise dans l’histoire et j’ai vraiment pas mal pleuré au final, j’ai trouvé certaines choses complètement horribles et j’avais envie de câliner Rose.
Au niveau des personnages j’ai adoré Rose. Oui elle est plutôt passive et très peu sûre d’elle, elle laisse les choses se dérouler et ne fait que s’excuser tout le temps, s’excuser d’exister. Mais on comprends petit à petit la raison de son caractère et c’est tellement triste, que je n’ai pu que m’attacher à elle. J’ai aussi totalement adoré Otto, c’est un humain génétiquement modifié, il est bleu et il ne parle pas (ou seulement par télépathie), et franchement je l’ai trouvé trop mignon et vraiment marrant et attachant. Sa relation avec Rose était vraiment trop choupi, il va lui apporter beaucoup de soutien, car tous les deux peuvent se comprendre. J’ai aussi beaucoup aimé Bran, bien que finalement j’ai trouvé qu’il passait plutôt en arrière plan. J’ai adoré Xavier, ce garçon du passé de Rose, qu’elle a perdu en se réveillant soixante-deux ans plus tard, et qu’elle a connu toute sa vie. C’était très beau comme histoire entre eux, et carrément briseur de cœur, vraiment.
J’ai détesté les parents de Rose. Du début à la fin. J’ai pas tellement aimé Reegy non plus.
Le monde dans lequel on se retrouve est un peu flippant, un brin post-apocalyptique puisque les Années Sombres ont décimé une grande partie de la population. Et qu’il y a une entreprise UniCorp qui a quasiment le monopole sur tout. Cette entreprise appartenait aux parents de Rose, et donc elle lui reviendra à sa majorité. Mais Rose se sent complètement paumée, et on la comprend. Elle va au lycée où elle ne comprends vraiment rien aux cours en plus. Là où elle est douée c’est pour l’art, c’est sa passion.
L’histoire est coupée en plusieurs moments, la Rose d’avant et sa vie avec Xavier et ses parents, la Rose de maintenant et ses problèmes d’adaptations.
Finalement, ça s’est retrouvé être une histoire vraiment bonne (et plutôt horrible à mon avis) et touchante, qui m’a vraiment fait pleurer et toucher. En plus la fin m’a totalement plu, différente de ce à quoi on pouvait s’attendre, et pour moi c’était très bien !

 

Phrase post-itée : 
« Mais avais-je seulement le choix, prisonnière d’un monde qui n’était pas le mien, et où ma vie appartenait à tous sauf à moi ? »
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Point lecture #7

décembre 5, 2015

Où je présente encore pas mal de livres (surtout policier), que j’ai adoré pour la plupart.

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Temps glaciaires, Fred Vargas

décembre 4, 2015

PHO426b1a9a-c196-11e4-b020-dc1de717beb6-300x460 (3)Résumé : Adamsberg attrapa son téléphone, écarta une pile de dossiers et posa les pieds sur la table, s’inclinant dans son fauteuil. Il avait à peine fermé l’oeil cette nuit, une de ses soeurs ayant contracté une pneumonie, dieu sait comment.
– La femme du 33 bis? demanda t-il. Veines ouvertes dans la baignoire ? Pourquoi tu m’emmerdes avec ça à 9 heures du matin, Bourlin? D’après les rapports internes il s’agit d’un suicide avéré. Tu as des doutes?
Adamsberg aimait bien le commissaire Bourlin. Grand mangeur, grand fumeur, grand buveur, en éruption perpétuelle, vivant à plein régime en rasant les gouffres, dur comme pierre et bouclé comme un jeune agneau, c’était un résistant à respecter, qui serait encore à son poste à 100 ans.
– Le juge Vermillon, le nouveau magistrat zélé, est sur moi comme une tique, dit Bourlin. Tu sais ce que ça fait les tiques?

Avis : C’est du Fred Vargas, j’étais obligée d’adorer. Rien que par son écriture, ses personnages complètement déjantés, ses enquêtes hyper originales, ses animaux tellement personnels (presque personnifiés). Dans l’équipe d’Adamsberg, ils ont tous quelque chose à apporter tout en aillant tous une particularité spéciale. Comme Mercadet et ses hypersomnies, Danglard et son alcoolisme, Noël et son foutu mauvais caractère, Veyrenc et ses cheveux etc.
Même le chat est spécial. Et chaque fois je me laisse emporter, chaque fois ça fonctionne sur moi.

Ici l’histoire va se scinder en deux, d’un côté l’Islande, de l’autre Robespierre. A priori rien à voir.
J’en ai appris pas mal sur Robespierre, des choses que j’ignorais totalement sur le personnage, et ça m’a fait voir Robespierre autrement, et comme j’adore apprendre en lisant, j’étais contente.

L’enquête fait penser à une pelote d’algues, tout est emmêlé, embrouillé, Adamsberg est perdu, son équipe est perdu, et rien ne bouge. Ils ont en face d’eux trois suicides (qui n’en sont pas) et ils ne trouvent pas de réponse, pas de coupable. Pourtant c’est pas les suspects qui manquent, des suspects ils en ont au moins sept-cent, tous ceux qui participent aux réunions étranges organisées par François Château, une reconstitution des années de Terreur, comme un grand théâtre. C’est troublant de vérités, et Danglard lui-même se prend au jeu.
Dans ce livre, l’équipe va se retrouver divisé, on va avoir droit à des tensions, ça m’a fait un peu peur, je ne voulais pas que tout éclate.
Quand à l’enquête, si j’avais compris quelques petites choses avant Adamsberg, il y a pleins de trucs que bien sûr je n’avais pas vu venir, dont le coupable.

Et donc je me suis vraiment éclatée avec cette lecture, c’était génial comme chaque fois que je lis du Fred Vargas, et j’ai juste hâte d’en avoir un autre.

Phrases post-itées (accrochez-vous y en a pleins) :
« C’est ridicule, se dit-elle, il n’existe pas de petits mètres ou de grands mètres. Il y a des mètres et voilà tout. »

« Les pissenlits, pensa-t-il, ce sont les pauvres de la société florale, nul ne les respecte, on les foule aux pieds, ou on les donne à manger aux lapins. »

« Eh bien, il faisait jour, et le commissariat s’allumait quand même comme un phare dans la nuit. »

« Réaction inéluctable, aussi animale qu’irréfléchie, comme si le fait d’avoir vu une personne un lundi rendait inacceptable qu’elle disparaisse le lendemain. »

« – Je vous en prie, Danglard, dit Adamsberg en décollant une boule de gratteron, ne prenez pas l’habitude de dire des choses déraisonnables. Ou bien à nous deux, nous n’irons pas loin. »

« – Presque, t’es beau là dessus, dit Lucio. Si ça se trouve t’es beau, et on le sait même pas. »

« C’est une pensée que t’as pensée et que t’as pas fini de penser. »

« Il va dormir comme une masse jusqu’au matin. C’est juste une cuite éclair. Il est tombé dans une bouteille de porto, il faut qu’il sèche, c’est tout. »

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