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Caresser le velours, Sarah Waters

décembre 9, 2015

caresser le veloursRésumé : Nancy, jeune vendeuse d’huîtres sur la côte du Kent, voit sa vie basculer lorsqu’elle tombe amoureuse de Kitty, une chanteuse de music-hall aux allures de dandy. Bien décidée à vivre sa passion, Nancy la suit à Londres et s’embarque pour une incroyable épopée dans le West End, quartier énigmatique et inquiétant qui ne prend tout son sens que sous les feux de la rampe.

Avis : Nancy pensait qu’elle allait vivre toute sa vie avec sa famille, comme écailleuse. Jusqu’à ce qu’elle rencontre Kitty un soir en allant au music-hall avec sa soeur. Fascinée, elle y retourne tous les soirs et finit par pouvoir lui parler, ce qui va changer sa vie et l’entraîner à Londres. C’est une histoire d’amour qui se met en place, une histoire qui vire un peu à l’obsession de la part de Nancy j’ai trouvé. Elle n’a que Kitty dans sa vie, tout son monde tourne autour d’elle, tout ce qu’elle fait c’est pour elle. Et si Kitty lui rend, elle est plus réservée qu’elle, plus effrayée aussi. Alors on le sait, on le sent, tout ça va capoter, les choses vont mal tourner, prendre un tournant.
Nancy va essayer de vivre comme elle le peut, trouver un sens à sa vie, mais franchement des fois ses choix m’ont énervé. Je l’ai trouvé assez passive et égoïste aussi. Nancy est quand même pas mal centrée sur elle-même sans se soucier de ce que les autres peuvent penser, certes parfois elle culpabilise, mais hop ! Elle oublie très vite et ne pense qu’à son propre plaisir. Il y a un passage du livre que j’ai moins aimé, j’avais plutôt hâte qu’il se termine. Ce n’était pas tant parce qu’il était assez érotique, que parce que j’avais l’impression que Nancy n’était qu’un objet, et que ça me mettait vraiment mal à l’aise.
D’ailleurs, étrangement, le côté érotique de l’histoire ne m’a pas tellement dérangé, c’était pas ce qui m’intéressait le plus, mais j’ai réussi à lire sans lever les yeux au ciel.
Mais ce qui me plaisait le plus à moi, c’était l’histoire (les histoires) d’amour, et puis voir également l’époque où on est balancé. La découverte des music-hall, des termes de l’époque (« gougnotte » par exemple), et la montée du socialisme en Angleterre. On sent qu’on est à une charnière, que certaines choses changent, que les mentalités évoluent.
Je me suis attachée à Nancy, même si par moment elle m’énervait, et à certaines personnes aussi qui croisent sa route.
Le livre se lit tout seul et très facilement, j’aime beaucoup l’écriture de Sarah Waters, et on tourne les pages sans s’en rendre compte (le plus dur étant de poser son livre pour dormir).
Bref j’ai vraiment passé un bon moment de lecture, même s’il ne détrône pas « du bout des doigts » dans mon cœur. J’ai été super satisfaite par la fin de l’histoire, et très émue.

Phrases post-itées : 
« Je me sentis plus en sécurité dans le carrosse, avec une petite pointe d’appréhension, tout de même, à coudoyer de si près un parfait inconnu en me laissant emporter je ne savais où, dans une ville plus immense et plus enfumée et plus effrayante que je n’aurais cru possible. »

« C’était une sensation merveilleuse, mais effrayante en même temps, car bon gré mal gré on perçoit son bonheur comme immérité, on a l’impression de n’en jouir que par méprise, à la place du destinataire légitime, qui pourrait profiter du premier instant d’inattention pour reprendre son bien. »

« Sinon… Eh bien, c’étaient des hommes et, n’en déplaise à ces messieurs, débraguettés, tous les hommes se ressemblent. »

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