h1

Les enfants des autres, Torey Hayden

juin 17, 2014

Les enfants des autresRésumé : Il y a Boo, âgé de sept ans, avec ses yeux d’un vert étrange.Il ne parle pas, mais reste des heures en conversation avec un serpent. Loti, du même âge, qui n’arrive pas à lire mais devine les coeurs. Et Tomaso, dix ans, qui ne sait plus s’adresser aux autres sans les insulter. Enfin, Claudia, qui a douze ans. Qui est enceinte.
Ensemble, ils forment une classe unique avec une singulière institutrice qui leur enseigne ce qui n’existe dans aucun manuel : l’amour.

Avis : Poignant. Bouleversant. Touchant. Ce livre m’a mis dans tous mes états, il m’a fait rire, m’a émue, m’a fait pleurer, et m’a foutu dans des colères noires contre la plupart des adultes de ce livre (notamment la vieille prof au cœur de pierre et complètement arriérée et le médecin qui recoud le gamin sans faire d’anesthésie parce que ‘ »ce genre de gosses ça ressent pas la douleur »).

tumblr_lx3pz4jyCd1qfemkd-2
Bon cela peut aussi s’expliquer parce que ce livre date des années 1980, mais c’est frustrant de voir que des gens ont pu penser « ça ne sert à rien de dépenser notre argent pour des gosses retardés ». BREF.
Hormis ça, les gamins sont hyper attachants, les quatre m’ont touché, leurs souffrances m’ont prises aux tripes, leurs joies m’ont ému, et j’avais envie de les prendre dans mes bras. Boo le gosse autiste difficile à cerner mais tellement attachant, Lori qui n’arrive pas à lire mais qui comprends très bien les autres, qui va leur parler, les aimer même s’ils sont différents, elle est adorable cette gosse, et j’ai eu envie de frapper plus d’une fois son institutrice. Il y a Claudia également, enceinte à 12 ans, et qu’on a un peu mis dans cette classe pour « la cacher », ses parents m’ont rendu dingue. Finalement il y a Tomaso, qui pique des grosses colères, qui se montrent menaçant parfois, colérique, mais qui a en fait le cœur sur le main.
Ce qu’il y a de plus beau avec ces quatre gamins c’est qu’ils vont se soutenir, s’entraider, qu’ils vont être là les uns pour les autres, et ça c’était magnifique. L’amour que leur donne Torey est aussi sublime, même quand elle se retrouve face à un mur, elle va les aimer sans condition et essayer de leur apporter tout ce qu’elle peut pour les aider et qu’ils soient heureux. Torey se remet énormément en question, parfois elle manque vraiment de confiance en elle, et pourtant elle leur apporte beaucoup. Elle n’hésite pas à s’excuser quand elle se sent en tort, à leur faire confiance, à leur parler d’elle s’il elle sent qu’ils en ont besoin, à essayer de les comprendre, à les défendre et à les protéger.
Torey va parfois se confronter au système, à ce qui fait du mal aux gosses finalement, et c’est hyper dur de voir ce que les gens peuvent penser à cette époque des enfants handicapés (bon à notre époque on peut aussi entendre des trucs stupides).
Elle nous parle aussi de sa vie privée, on la voit moins présente mais quand même bien là et ça nous permet aussi de mieux connaître Torey, ses difficultés, ses angoisses, ses envies etc.
Ce livre est très humain finalement, Torey ne se pose pas comme « une guérisseuse », elle dit juste ce qu’elle fait, les résultats que ça donne (bon ou mauvais), comment elle se sent quand quelque chose arrive à un des gamins, ce qui la rend fier, ce qui la rend triste, ce qu’elle espère. En tout cas elle est admirable et se bat vraiment pour les quatre enfants, et ce livre est très beau.
La fin m’a émue et j’ai encore une fois fondue en larmes.
Un livre magnifique.

Phrases et passages post-itées : 
« Boo demeurait un enfant féérique. Comme tant d’autistes que j’avais connus, il possédait une étrange beauté physique : il semblait trop beau pour appartenir à ce bas monde. Parfois je pensais que lui et d’autres comme lui étaient de ces enfants substitués dont parlent les contes de fées ; escamoté par enchantement de son univers de beauté lisse et froide pour être enfermé dans le mien, et il n’arrivait jamais tout à fait à concilier les deux. »

« – Dan, aucun système ne doit être plus important qu’un être humain. Quand on se met à sacrifier des gens pour maintenir un système, alors c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. »

« Voilà une fillette qui était prête à vendre son âme pour un milk-shake de chez McDonald’s, et personne ne croyait qu’elle avait besoin d’aide. »

Un peu de blabla :
Je veux devenir éducatrice spécialisée et je le deviendrai bientôt sans doute si j’ai mon diplôme et si je trouve du travail. Ce que j’aimerais c’est travailler avec des enfants handicapés. Ce livre en plus de me toucher, m’a également rassuré quelque part. On ne peut pas être parfait quand on fait ce travail, on fait avec les moyens du bord, et surtout alors qu’on nous rabâche à l’IRTS l’importance de la juste distance, je me rends compte que finalement l’important c’est d’aimer les gamins avec qui on bosse. Se remettre en question, prendre en compte ce qu’ils ont envie et besoins, les écouter, et savoir reconnaître ses erreurs également. Bref, je pense que ce livre mine de rien m’aidera dans ma future profession.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :