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Mal dans la peau, Ghislaine Bizot

avril 10, 2014

Mal-dans-la-peauRésumé : Marie et Carole, deux amies d’enfance originaires de Lille, se trouvent séparées quand Carole part vivre avec son mari Fabrice dans un petit village retiré de l’arrière-pays niçois.

Elles décident alors de s’écrire, mais au cours de ces échanges, la Carole que Marie connaissait si bien semble peu à peu s’effacer…

Que lui arrive-t-il et quel secret cherche-t-elle à cacher derrière ces mots si minutieusement pesés ?

Avis : tout d’abord je tiens à remercier les éditions calepins ainsi que le forum Have a Break, Have a Book, qui est devenu au Coeur de l’Imaginarium pour ce partenariat.

A quoi est ce que je m’attendais avec cette histoire ? Qu’est ce qui me faisait envie derrière la couverture et le résumé ? Cela me paraissait intrigant et j’avais envie de savoir comment l’histoire allait être tournée, j’étais curieuse en somme. J’étais par conséquent ravie de pouvoir le lire.

Le style était plutôt simple, Marie et Carole s’envoient des lettres et racontent les choses sans faire d’efforts de langage, on voit que leurs lettres sont personnels et ne sont pas destinés à être lu par d’autres. Elles racontent par moment des choses banales, mais c’est ce qui donne vie à leurs lettres et c’est ce qui fait qu’on y croit, qu’on entre dans l’histoire. Carole communique aussi avec sa mère, j’ai trouvé ça très intéressant car le ton y était assez différent, toujours léger, tranquille, cela donne aussi une autre vision des choses.

Pour l’histoire, et bien je ne m’attendais pas à ça. Bien sûr j’avais compris de quoi il était question avec le quatrième de couverture, mais je ne pensais pas qu’elle serait si violente en fait. J’ai eu l’impression qu’elle m’éclatait à la figure, et au bout de trente pages, j’avais qu’une envie arrêter, ne pas continuer. Cela m’angoissait énormément. C’est sûrement très personnel, je pense que tout le monde n’aura pas ce ressentit en lisant, néanmoins j’avoue que j’ai trouvé ça très très dur à lire. Pas parce que ce n’était pas passionnant, mais parce que ça me touchait beaucoup.

L’histoire est très bien tournée, j’ai trouvé que le mode de lettre apporte sa dose de suspens, et que les sentiments de Carole – que l’on a tout au long du récit en italique – nous montrent ce qui se passe dans sa tête et qu’elle ne raconte pas forcément. Carole filtre les informations, mais de temps en temps elle ne peut plus cacher son mal être et raconte des petits trucs à Marie, par ci par là, elle distille le doute dans l’esprit de son amie qui s’inquiète de plus en plus pour elle. Je me retrouvais alors face à un véritable paradoxe, j’étais entrainée par l’histoire et j’avais du mal à l’arrêter, emporté par le suspens et les mystères et l’envie d’en savoir plus, et en même temps je me sentais mal et en colère et je voulais arrêter ma lecture pour ne pas subir ça.

Pour les personnages que dire ? J’ai adoré Marie, elle fait ce qu’elle peut pour aider Carole mais il y a tellement de kilomètres entre elles et les lettres arrivent avec un temps différés, d’autant plus que Carole n’a pas internet, pas de fixe et son portable capte pas. C’est une fille vraiment sympa qui tient à sa meilleure amie et ça se voit, elle pourrait tout faire pour l’aider mais a peur aussi de s’immiscer dans la vie de Carole et de la blesser. J’ai aussi adoré le fait qu’elle soit professeur des écoles et qu’on ait quelques petites remarques sur son boulot. C’était vraiment sympa les petites anecdotes.

Pour Carole, je l’ai beaucoup aimé aussi, je ne crois pas qu’on puisse la détester, on sombre avec elle, on s’inquiète pour elle comme Marie, d’autant plus que comme Marie on a un peu que les informations qu’elle veut bien donner (même si les parties en italique montrent que les choses sont plus graves qu’elle ne le dit). Elle a le discours qu’on sans doute les autres femmes dans son cas, elle aime Fabrice, elle ferait tout pour lui…

J’ai évidemment détesté Fabrice, et je n’ai pas non plus aimé ses parents, ce sont tous des personnes hyper égoïstes avec des idées bien arrêtées, j’ai détesté leur façon de traiter Carole.

Le dénouement m’a beaucoup plu, m’a fait souffler aussi. Je reste avec une très bonne impression de ma lecture, même si c’était très loin d’être une lecture facile.

En bref : une histoire très dure qui m’a chamboulée, très bien mené, un style simple mais qui ne fait que rendre l’histoire plus vraie, et il ne faut pas oublier que si ici c’est une fiction, cela arrive réellement. C’était une très bonne lecture, très marquante, je ne pense pas l’oublier de si tôt.

Le détail qui tue : les filles s’appellent Marie et Carole, et ma sœur et moi on s’appelle Marie et Caroline, très perturbant vu l’histoire…

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