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Carmilla, Sheridan Le Fanu

novembre 16, 2013

carmillaRésumé : Dans un château de la lointaine Styrie, au début du XIXe siècle, vit une jeune fille solitaire et maladive.
Lorsque surgit d’un attelage accidenté près du vieux pont gothique la silhouette ravissante de Carmilla, une vie nouvelle commence pour l’héroïne.
Une étrange maladie se répand dans la région, tandis qu’une inquiétante torpeur s’empare de celle qui bientôt ne peut plus résister à la séduction de Carmilla…
Un amour ineffable grandit entre les deux créatures, la prédatrice et sa proie, associées à tout jamais « par la plus bizarre maladie qui eût affligé un être humain ».
Métaphore implacable de l’amour interdit, Carmilla envoûte jusqu’à la dernière ligne… jusqu’à la dernière goutte de sang !
Maître du récit de fantômes et de vampires, dans la tradition romantique du roman noir, l’Irlandais Sheridan Le Fanu (1814-1873) est l’un des pionniers du roman de mystère anglais. Carmilla (1872) annonce le Dracula (1897) de Bram Stoker.

Avis : je pense que j’aurais pu aimer ce livre, il a beaucoup d’ingrédients qui m’ont énormément plu. Déjà il a des passages bien flippants, il est mystérieux et pleins de suspens, on se pose des questions, on aimerait en savoir plus sur Carmilla, qui elle est, qui est sa famille, et la femme qui se dit « sa mère »? Quelle est cette étrange maladie qui survient en même temps qu’elle arrive. J’ai bien aimé aussi la fascination qu’elle provoque. Je l’imaginais belle et envoûtante, et elle me faisait frissonner par moment. Son amour pour la jeune fille chez qui elle est invité est très fort et en même temps m’a paru un peu sortit de nul part, la jeune fille se laisse faire non sans éprouver une sorte d’effroi et de répulsion vis à vis de cet amour interdit. Elle est à la fois attirée par Carmilla, mais également déstabilisé et éprouve un certain dégoût pour elle. Honnêtement j’ai trouvé cette jeune fille vraiment trop passive et d’une naïveté à la limite de la bêtise. J’avais tout simplement envie de la secouer et de lui dire « soit tu réponds aux baisers, soit tu la repousses, mais décide toi ! », et franchement même en ayant pleins d’informations sous le nez… Elle ne comprends rien à rien. Bref c’est le genre de personnage que je ne supporte pas, parce qu’ils sont tellement passif que tu veux les baffer pour les faire réagir. Carmilla était beaucoup plus intéressante, mais au final on en apprend assez peu sur elle (juste un peu son passé et voilà). Mais je pense que ce qui a rendu ma lecture lourde et moins intéressante qu’elle n’aurait pu l’être c’est bien parce que le mythe du vampire je connais et du coup je n’ai pas été surprise, le mystère était bien là mais du coup cela me paraissait trop long, il y avait trop de détour pour arrive au fin mot de l’histoire, et franchement ça me saoulait que l’histoire soit aussi ralentie et pourtant le livre est très court. J’aurais voulu être surprise, mais pas du tout, je n’ai pas même été terrifié, ni rien au final. J’attendais simplement de savoir si Carmilla allait être mise à jour ou non, et comment, voilà tout. La fin est très rapide et m’a plutôt déplu en fait. Bref un livre que j’ai finalement bien aimé mais sans plus.

Un mot sur la fin (spoil) :
Je ne comprends pas ces auteurs qui se débarrassent de leur vampire aussi facilement. Ils ont là leur monstre, leur objet de terreur, et en deux temps trois mouvements on trouve leur cercueil et BIM on tue le vampire. Ça m’avait fait pareil avec Dracula, qui est censé être invincible etc etc. et qui meurt en un paragraphe (voire une ligne). C’est TROP facile, et franchement j’aimerais bien qu’une fois un vampire bouffe ces petits humains prétentieux et reprennent son chemin à la fin de l’histoire. Là ce serait vraiment innovateur !

Un mot sur l’avertissement de Jacques Papy (le traducteur) :
J’adore ce que ce monsieur écrit dans son avertissement : qu’il a traduit l’oeuvre tel quelle était et ne l’a pas changé car sinon ce serait trahir l’oeuvre originale. Et merci à lui, bonne ou mauvaise, je pense qu’une oeuvre doit être traduite tel quelle et non amélioré. Il écrit :  « aussi  le traducteur me semble-t-il outrecuidant qui s’arroge le droit de se substituer à son auteur : il doit se plier à sa loin et non pas lui imposer la sienne ». 

En plus : 
Je viens de remarquer qu’il existe un téléfilm (qui n’est pas cité dans la filmographie présente dans le livre) qui s’appelle « Carmilla, le coeur pétrifié » est ce que quelqu’un l’a déjà vu et sait ce que ça donne? Je suis curieuse mais ces derniers temps j’ai la flemme de regarder des films.

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