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Une planète dans la tête, Sally Gardner

septembre 4, 2013

Une-planète-dans-la-tête-us-189x300Résumé : Depuis que ses parents ont dû fuir la répression d’un gouvernement brutal, Standish vit avec son grand-père dans la « zone 7 », celle des impurs, privés de tout, surveillés en permanence… Dyslexique, il subit à l’école brimades et humiliations jusqu’au jour où il se lie d’amitié avec son nouveau voisin, Hector. Ensemble, ils rêvent de s’évader sur Juniper, la planète qu’ils ont inventée. Mais Hector et ses parents disparaissent sans laisser de trace… Ont-ils été supprimés ?

Avis : (couverture anglaise, je mettrai la couverture française quand elle sortira, si j’oublie pas)
Merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour leur envoie.
A peine étais-je entrée dans ce livre que je tombais amoureuse de l’écriture, je savais que lui et moi ça allait marcher parce que tout de suite je me suis dit « j’adore déjà ». C’est une écriture à la première personne, l’histoire est racontée par Standish, c’est poétique, j’aime les mots utilisés pour décrire les choses, c’est frappant.
Ce livre m’a si bien entraîné avec lui que je l’ai lu en unesoirée, mais il faut dire qu’il est écrit gros et que les chapitres étaient très courts (parfois ils ne font qu’un gros paragraphe). Standish nous raconte son histoire et nous entraîne avec lui sans que l’on voit le temps passer, dans un monde hyper répressif (qui m’a fait penser par certains côté à ce qui a pu se passer lors de la guerre 39-45), où les gens doivent coopérer, ou le fait de posséder une télé est tout simplement interdit, où on disparaît du jour au lendemain sans que les autres n’obtiennent plus de nouvelles de vous.
C’est ce qui est arrivé à Hector et sa famille, et Standish cherche à comprendre ce qui leur est arrivé, et raconte comment ils se sont connus. Sa relation avec Hector m’a énormément plu, c’était vraiment très fort entre eux, Standish se raccrochait beaucoup à Hector, ils avaient clairement besoin l’un de l’autre.
C’est loin d’être un livre doux, c’est une dystopie comme je n’en avais encore jamais lu et on nous présente les faits comme ils sont, avec leur violence, leur cruauté. Certains actes m’ont vraiment fait froid dans le dos, et d’autres ne peuvent qu’être imaginé (car nous n’avons que ce à quoi Standish assistent).
Au niveau des personnages, en plus de Standish (que j’ai trop aimé, pour son imagination débordante, et le fait qu’il soit très malin même si à cause de sa dyslexie il a du mal à lire et à écrire) et d’Hector (et ses parents, que j’ai adoré également), j’ai beaucoup aimé Papou (le grand-père de Standish), ainsi que Mlle Phillips et Mlle Connolly (pour le peu qu’on nous parles d’elle). Par contre j’ai détesté M. Gunnell (il me faisait froid dans le dos), le directeur, et également l’homme en manteau de cuir. Quand à Hans Fielder je ne sais quoi en penser, je ne l’aime guère mais…
Finalement le seul petit truc qui m’a un peu dérangé c’est que c’est raconté dans le désordre et que des fois je ne savais plus si Standish parlait du passé ou de ce qui était entrain de se passer, mais on fini toujours par s’y retrouver et ça reste hyper agréable à lire, ça reste un livre absolument génial.
Je ne saurais dire si ça se termine mal ou bien, si ce livre est triste ou simplement très émouvant, mais c’est un récit original, très bien écrit, très très fort qui m’a vraiment retourné et emmené avec lui, qui m’a montré un monde difficile mais où les personnes essaient de survivre et de se battre pour que ça change. Avec des relations fortes et magnifiques, mais également des personnages cruels et froid. Je me ferai un plaisir de le relire un de ces quatre et je le recommande.

Passage post-itée : 
« Hector et moi étions dans la ville au-delà de l’eau, dans un pays où les immeubles ne cessent de grimper jusqu’à épingler les nuages dans le ciel. Où le soleil brille en Technicolor. La vie à une extrémité de l’arc-en-ciel. » Voilà ce qui me rendait si amoureuse de ce livre, ce genre de passage, de description.

3 plus :
– L’écriture
– La relation Standish et Hector
– L’histoire, la fin, la façon dont c’est raconté…

3 moins : 
– Parfois c’est un brin cafouillis, mais c’est pas lourd, ça reste vraiment clair
– J’ai détesté M. Gunnel (mais évidemment c’est le but !)
– Il se lit tellement vite alors qu’on voudrait en lire encore et encore…

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