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Le dernier hiver, Jean-Luc Marcastel

mai 17, 2013

le dernier hiverRésumé : Un ciel de sang. De la neige à perte de vue. Et une forêt de pins. Des pins qui dévorent tout.

Demain, l’Hiver engloutira le monde.

Johan refuse de s’agenouiller devant le sort. Par amour, il décide de retrouver celle qu’il aime. Par amour, son frère Théo, va lui ouvrir la voie. Par amour, ses amis laissent tout derrière eux pour l’accompagner.

Pour cela, ils devront pénétrer jusqu’au cœur des ténèbres… Au coeur de leurs propres ténèbres.

Avis : Quand dans ma lecture j’ai découvert que le mal de ce monde était une forêt de pins, je n’ai pas pu m’empêcher de rire. Des pins qui mangent les hommes, ça a quelque chose de risible dit comme ça. J’ai pas ris longtemps dans ce livre, et j’ai été très très vite emporté par l’histoire.
Elle commence au retour de Théo, le frère de Johan. Ce dernier est décidé à retrouver Léa, la fille qu’il aime et qui est partit à Bergerac quand les Pins sont arrivés dans leur ville (ils habitent à Aurillac), n’ayant plus de nouvelle d’elle depuis deux mois il est bien décidé à partir la chercher et il va être accompagné par son frère, Khalid et Fanie.

Dans ce monde, la Malesève engloutit tout, et les humains se demandent s’ils ne sont pas condamné à disparaître de la surface de la planète et quand les quatre amis s’introduisent dans la forêt de pins, tout est très bien décrit. J’avais l’impression d’etouffer avec eux dans cette forêt dangereuse, où ils risquaient à tout moment de se faire bouffer par des pins ou de tomber sur des créatures qui se cachent dans la Malesève. Le rythme est là, beaucoup d’action dans ce livre, entrecoupé par des moments de calmes et de réflexions  Certaines « choses » qu’ils vont rencontrer m’ont foutu la trouille, et je dois dire que j’en ai fais des cauchemars tellement j’étais immergé dans le livre. Mais, là où j’ai été surprise, c’est que finalement le mal ne se trouve pas là où finalement on s’y attendait, et franchement j’ai eu des moments où j’étais vraiment en colère, dégoûtée, mais aussi touchée par les réactions de Théo, Khalid et Fanie (pas Johan, mais j’expliquerai plus tard pourquoi). C’était hyper poignant et je trouve que ça fait franchement réfléchir sur l’humain.

En plus j’ai adoré les personnages, en commençant par Khalid. C’est un arabe (ou un marocain j’ai un doute) et il y a toute une réflexion sur le racisme, et sur lui-même. Qui est-il au final? Et j’ai beaucoup aimé, c’était un personnage qui réfléchissait beaucoup sur ce qu’il voyait et avait vu, et qui avait pu voir des gens autour de lui blessé « au nom de la religion ». J’ai adoré sa famille, même si on la voit juste dans un passage. J’ai adoré sa force, son amour pour Sarah, et surtout j’étais fan de ses histoires de babouches. Certaines remarques me faisaient rires, d’autres m’émouvaient. Bref sans doute mon chouchou.
Ensuite il y a Théo, le grand frère, Chevalier qu’on le surnomme. Et pourtant, il a un grand secret, une grande blessure, et on en sait un peu plus tout au long du livre, en tout cas on voit que ça l’a beaucoup touché, presque détruit, mais dans tous les cas changé. J’aimais bien Théo, très protecteur envers les trois autres, très doux, très gentil. Un très bon personnage, même si je ne comprends toujours pas « pourquoi? » (je n’en dirai pas plus pour ne pas spoiler).
Après parlons de Fanie, un caractère bien trempée et j’ai adoré cette fille, elle ne se laisse pas faire, elle ne se laisse pas dire qu’étant une fille elle est moins douée qu’un homme (surtout pas), mais elle est également blessée. Blessée par son père qui ne voulait pas « d’une fille » et qui ne la reconnait pas malgré tous ses effort, blessé par son amour pour Johan également. Pour autant elle se bat, elle n’abandonne pas et elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense. Pareil je l’ai vraiment adoré.
Enfin parlons de Johan, le personnage que j’ai le moins aimé, mais aussi celui qui la plus évolué dans l’histoire mais également qui a fait évoluer mon avis. Johan est un type étrange, qui a une deuxième personnalité : Corbeau. Corbeau est flippant, froid, dur, sans sentiment aucun, très calculateur, je l’ai totalement détesté. Mais surtout, j’ai trouvé Johan très égoïste. Il aime son frère, Fanie et Khalid, mais par moment j’ai trouvé que même en tant que Johan sa façon d’être avec eux était désagréable. Il est vraiment centré que sur lui même, que ce soit Johan ou Corbeau et ça m’a donné envie de le baffer un bon paquet de fois. Pour moi c’est un lâche incapable de faire face. Mais petit à petit je l’ai apprécié (sans doute parce qu’il y a une évolution).

La fin… Que dire de la fin, elle m’a juste retourné. J’étais en cours (oui je lis en cours, je le dis assez) et je devais retenir de toutes mes forces mes larmes. Qu’elles soient de tristesse ou d’émotion ou des deux. C’était franchement beau. Mais pas seulement, encore une fois le message fait réfléchir.
Et franchement en fermant le livre je me suis dit « le pire… c’est que ça pourrait très bien arriver, et je suis sûre que beaucoup de choses se passeraient ainsi »… 

En bref, un livre poignant que j’ai dévoré, avec des personnages très sympa, une histoire qui fout les boules, une vraie réflexion derrière et une écriture très belle.

Phrases et passages post-itées : 
« Les vrais amis c’est comme les bonnes babouches, c’est rare, c’est précieux, et ça rend la vie plus agréable. Traite bien tes babouches et tes amis, et tu les garderas longtemps ». Et y en a pleins des comme ça dans le livre

« Non mais c’est le monde à l’envers ! Selon toi, on devrait mettre les filles sous grilles parce que les pervers vont les attaquer si elles sont jolies ? On n’a qu’à mettre aussi les honnêtes gens en prison parce que les voleurs ou les assassins risquent de s’en prendre à eux. Et puis interdire les belles voitures parce que ça excite la convoitise de ceux qui en ont une minable… et je peux continuer longtemps comme ça. On n’est pas coupable d’être belle et on n’a pas à se cacher comme une chose honteuse ! » parce que j’ai adoré la réflexion (c’est tout un passage, j’ai pris qu’un petit moment), on retrouve les préjugés de la fille violée est coupable parce qu’elle avait qu’à mettre de jupes, et on voit à quel point c’est débile et ça fait du bien.

«  »Y a pas mieux partagé au monde que la bêtise, la méchanceté et l’intolérance » avait coutume de dire son père. Comme il avait raison ! » bon…

J’ai post-itée que des passages qui concernent Khalid preuve que je l’ai aimé ahaha !

3 plus : 
– Une histoire terrible, poignant, et qui fait réfléchir
– Des personnages très réussis
– Une très bonne fin

2 moins : 
– Je m’attendais pas à ce que certains passages me foutent autant la trouille
– Et je dois dire que j’ai vraiment été en colère par moment. Ce ne sont pas des vrais moins.

Ce livre répond aux challenges :
52livres
FINIS

jedegommemapal

 

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