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Défense et trahison, Anne Perry

décembre 9, 2012

anne perryRésumé : Lors d’un incident bizarre qui émeut l’aristocratie londonienne, le général Carlyon est tué dans ce qui semble un accident grotesque. Mais Alexandra, la femme du général, confesse son meurtre. William Monk, Hester Latterly et Olivier Rathbone travaillent d’arrache-pied pour faire tomber le mur de silence élevé par l’accusée et la famille de son époux.

Avis : voici le troisième tome de la série Monk. J’ai adoré les deux premiers, et ce troisième ne m’a pas du tout déçu. Anne Perry sait comment nous mener en bateau, tout en semant des indices ci et là sur le fond de l’affaire. J’avais que j’ai trouvé ce tome-ci beaucoup plus glauque, l’histoire est difficile mais en plus j’ai trouvé qu’il y avait une profonde injustice dans la condition des femmes (bon ça c’est pas nouveau, c’est dès le premier tome, mais celui-là est une grande claque). Une amie d’Hester, Edith Carlyon va lui demander d’aider Alexandra Carlyon, sa belle-soeur, qui se dénonce dans le meurtre de Thadéus Carlyon son mari. Hester va alors chercher de l’aide auprès de Oliver et de Monk afin de mener l’enquête. Une enquête qui patauge et qui pourtant révèle petit à petit les secrets de la famille Carlyon.
C’était assez sordide, mais vraiment super bien. On est tout de suite entraîné dans l’histoire. Tout d’abord nous avons la présentation des personnages, puis l’accusation d’Alexandra, l’enquête et finalement le procès. Un procès drôlement bien mené, j’ai adoré comment Oliver semait petit à petit ses « cailloux » au fil de ses questions, ce gars doit être un vrai pro aux échecs, il a quelques coups d’avances.

Dans ce tome on en apprends également un peu plus sur le passé de Monk, en effet un souvenir lui revient, celui d’une femme qu’il aurait aidé et que, apparemment, il aurait aimé, il se met donc à sa recherche, en parallèle. La relation entre Oliver et Hester évoluent pendant ce temps, ils s’entendent assez bien et Hester rencontre le père d’Oliver avec qui elle se lie très vite. Hester travaille en même temps chez le major Tiplady que j’ai trop adoré, il était excellent comme homme.
Au niveau des personnages j’ai beaucoup aimé les principaux, notamment la relation Hester/Monk qui me fait mourir de rire à chaque fois, parce qu’ils ne peuvent pas s’empêcher de se balancer des piques et de s’engueuler. J’ai apprécié également Edith, Damaris et Sabella de la famille Carlyon. J’ai détesté la mère d’Edith et Damaris : Félicia, je la trouvais trop brusque, une vraie vipère. Je n’ai pas non plus aimé Louisa Furnival, trop séduisante, trop « parfaite » à mon goût, j’avais trop envie de la baffer. J’ai adoré Alexandra (l’accusé), je l’ai trouvé vraiment courageuse, même si ça me saoulait qu’elle ne se défende pas. J’ai trop adoré Pev (le mari de Damaris), il était excellent. Bon il y a trop de personnages pour que je les énumères tous, mais ceux cité m’ont beaucoup touché, on va dire (en bien ou en mal).

L’histoire est très prenante, intrigante  je voulais en savoir plus et même en apprenant le fond de tout, quelques mystères planent et Anne Perry nous ballade. Les femmes sont vraiment mal traités à cette époque, c’est très stressant d’ailleurs. En gros une femme doit fermer les yeux quand son mari la trompe ou la bat, ce n’est pas si grave (je ne dis pas qu’on doit tuer par jalousie, mais c’est énervant de voir que la femme ne peux pas du tout se défendre, qu’elle est juste bonne à bien paraître en société). La dernière phrase de fin m’a fait glousser, c’était excellent, et une très bonne fin.
Voilà, j’ai donc passé un très bon moment avec ce tome-ci, et je vais courir acheter la suite (dès que j’ai des sous).

Phrase post-itée : 
« Du reste, même si elle avait été sa maîtresse et qu’il eût affiché sa liaison en public, l’épouse outragée était censée détourner les yeux et faire semblant de rien » grmbl j’ai trouvé ça tellement énervant.

3 plus : 
– Le Hester/Monk même si ce n’est vraiment pas principal dans ce tome là (mais il fallait que je le note tout de même).
– Le déroulement de l’histoire, le mystère, les secrets, l’enquête qui patauge et pourtant nous entraîne.
– La fin que j’ai adoré.

2 moins : 
– Je déteste vraiment comment les femmes étaient traités à cette époque (grmbl)
– Je n’ai pas la suite (grmbl)

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