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La forêt des Mânes, Jean-Christophe Grangé

septembre 28, 2012

 Résumé : Jeanne Korowa n’a fait qu’une erreur. Elle cherchait le tueur dans la forêt. C’était la forêt qui était dans le tueur. Comme l’enfant sauvage au fond de l’homme.

Avis : je suis tombée dans Grangé quand j’étais adolescente avec la Ligne noire (mon préféré de l’auteur) et grâce à ma grande soeur (qui est responsable de beaucoup de mes lectures d’enfances et d’adolescences), et bref j’ai eu un purée de coup de foudre pour cet auteur et je me suis dévorée en très peu de temps la grande majorité de ses livres. Cela faisait quelques temps que je ne m’y étais pas remise, aussi quand The Hat a tiré la forêt des Mânes, j’étais plutôt contente. Et en même temps j’appréhendais, allais-je retrouver dans ce livre l’auteur que j’aimais tant?

L’histoire commence avec Jeanne, juge d’instruction, une femme qui sort de dépression et qui n’est pas franchement intéressante. Elle ne fait que se plaindre et cherche le grand amour à tout prix (en tombant sur des abrutis de premières dont elle s’entiche bêtement). Dès les premières pages, je me suis dis « okay toi je t’aime pas ». L’histoire paraît longue à démarrer mais ce n’est pas dérangeant car elle permet de bien poser les bases afin que l’on ne soit pas perdue après. Je pense que le personnage est très plat sur le début mais que c’est fait exprès, afin qu’on se rende compte de son évolution. Car très vite l’histoire prend un tournant que l’on imaginait pas et Jeanne se retrouve en Amérique du Sud à la poursuite du tueur. Un peu par vengeance, un peu par amour, elle se retrouve loin de chez elle et commence son enquête seule (et un peu envers et contre tous).

J’ai peu à peu été séduite par cette femme qui enfin s’affirme, et évolue. Tout à coup j’étais à fond avec elle sur son périple et je me demandais jusqu’où elle allait comme ça et si elle s’en sortirait. La fin est brutale, elle tombe comme ça, sans autres explications mais y en a-t-il vraiment besoin? Dans le fond, la boucle est bouclée. Du coup je ne l’ai que plus apprécié, car je l’ai trouvé maligne.
Bon autant dire que certains passages sont bien gores (mais moi j’adore ça), et la violence humaine est présente tout au long du bouquin, j’ai été vraiment dégoûté par certains hommes qui finalement relayait le serial killer au second plan (il paraissait presque moins horribles dans ses actes face à la cruauté des autres). Comme souvent avec Grangé et c’est ce que j’aime le plus on est balladée et puis la vérité tombe et on comprends qu’on s’est fourvoyé. J’aime beaucoup.

Ce livre parle également d’autisme (un sujet qui m’intéresse énormément) et de paléontologie (c’était très intéressant même si j’y connais que dalle). De l’histoire de l’Amérique du sud (et de pleins de trucs gores et horribles). On est vite plongée dedans.

Un détail que j’ai beaucoup aimé c’est l’histoire des hôtels, je ne peux pas en dire trop pour ne pas spoiler, mais je trouve que cela montre petit à petit la descente aux enfers ainsi que l’évolution de Jeanne qui se détâche peu à peu de sa vie d’avant.

Donc voilà, je ne suis pas déçue par ce livre et j’aurais aimé le lire plus vite.

Phrase post-itée :
« Elle aimait, lorsqu’elle avait choisi sa proie, se laisser dériver et devenir proie à son tour. » J’ai éclaté de rire, vu le sujet du bouquin, elle doit pas être déçue.

3 plus :
– on se fait balader
– Jeanne évolue vraiment
– La fin, et le fin mot de l’histoire.

3 moins :
– j’ai un doute au sujet d’un mot que Grangé utilise mais je ne peux pas dire quoi sans spoiler
– c’est dommage mais il y a quelque chose dont je me suis doutée assez vite, je l’ai senti venir (mais c’est parce que je connais bien l’auteur et son sadisme)
– j’aurais voulu en savoir un peu plus sur la forêt.

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