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Le faire ou mourir, Claire-Lise Marguier

mai 28, 2012

 Résumé : 
Vus de l’extérieur, ils faisaient plutôt peur, ceux de la bande à Samy, avec leurs coupes de cheveux étranges, leurs vêtements noirs, leurs piercings…
Mais le jour où les skateurs s’en sont pris au nouveau du collège, Dam, avec son physique de frite molle, c’est Samy qui s’est interposé et lui a sauvé la mise.
Et c’est comme ça qu’ils se sont rencontrés, et que l’histoire a commencé. Samy a essuyé le sang qui coulait de la tempe de Dam, avec sa manche noire.
C’était la première fois que quelqu’un le touchait avec autant de douceur…

Avis : je vais genre parler du titre et de la couverture, juste le temps d’essayer de refoutre mes émotions dans le bon sens pour vous parler convenablement de ce livre (même si ça va être très difficile voir impossible je le sens). Tout d’abord j’adore la couverture, je veux me maquiller exactement comme ça d’une façon super bizarre et tout (et puis bon j’aime la larme dessiné et tout ! Et franchement j’imaginais bien Damien du coup). Ensuite le titre, plutôt trash et intriguant, qui ne laisse pas du tout la place à d’autre choix. « Le faire » : faire quoi? Au point de ne pas avoir le choix ?
Et puis bon enfin le résumé, qui donne envie carrément, que rien que pas le résumé j’adorais déjà Samy et Dam. Pour fini un avis positif de la blogo, et une gentille madame de chez Rouergue au salon du livre qui me fait « il est génial n’hésitez pas ». Moi j’ai pas hésité.
J’ai bien fait.
Comment exprimez avec des mots ce que je ressens à la sortie de ce livre? Alors que j’ai pleuré comme une pendue doublé d’une madeleine et d’un cachalot. J’avais pu pleuré comme ça depuis quand? Le pire c’est pas d’avoir pleuré, c’est d’avoir bouillonné tout du long, retenant mes larmes (ou quoi qu’elle refusait de couler), encaissant comme Dam le fait. J’étais partagé entre le rire, les larmes, le sourire, le gagatisme (je veux pas dire mais Samy est ADORABLE et Dam aussi (c’est juste dommage qu’il s’aime si peu alors qu’il est tellement tellement mignon)), tout. Et franchement pour avoir en quelques sortes vécu ce que Dam a vécu je le comprenais. Non je me suis pas scarifié, et non mon père est un pas un sale c** (je le savais que j’allais devenir insultante en parlant de lui) si peu à l’écoute de son gamin, mais combien de fois j’ai bouillonné comme lui et finalement fermé ma grande bouche, combien de fois j’ai tout gardé pour moi? Incapable d’être juste sincère et franche?
Mais comme je suis pas là pour raconter ma vie, passons.
Dam est un garçon complètement paumé et sa rencontre avec Samy va le transformer, ou tout au moins le faire vivre un peu. Vivant écrasé par son père et incapable de lui tenir tête, écrasé également par sa soeur, et un peu ignoré par sa mère il se scarifie pour aller mieux. Jusqu’au jour où il rencontre Samy, il se contentait de se laisser tabasser par des Skaters.
Et franchement j’ai adoré Samy, mais tout le groupe également Lo, Mika, Fann et Mag, ils ont beau être maquillé, percé, et teint en noir, franchement ils ont tout mon respect. D’abord par leur amour simple, la façon qu’ils ont d’être si proche, d’aimer se toucher sans rien expliquer et puis surtout de faire un pied de nez aux idées reçus (parce que non ce ne sont pas de grands délinquants satanistes, ils ne fument même pas c’est pour dire), moi aussi je me serais maquillé et percée partout pour avoir des amis pareil.
L’histoire d’amour qui se dégage du bouquin est tellement forte que ça m’a tantôt secoué, tantôt fait pousser des petits cris d’autruches « kyaaah que c’est troooop mignon », et je ressentais tout ce que Dam ressentait et je sais ce qu’il ressentait parce que c’est exactement ça aimer : trembler, rougir, vouloir, avoir la trouille et mal au ventre et pourtant se sentir vide dès l’éloignement. Des petites choses m’ont fait sourire, rire, attendris, émue. D’autres m’ont fait râler, crier, énerver.
Quand aux fins (car il s’agit pour moi de deux fins) toutes les deux m’ont fait chialer à leur façon. La première ceux qui auront lu le livre comprendront pourquoi (je peux pas trop en dire sans spoiler carrément), toute cette impuissance et cette horreur m’a retourné, je pleurais pleurais pleurais et je savais qu’on pouvait rien changer.
La deuxième m’a fait pleurer de par sa beauté, c’est bien qu’elle vienne après (si elle était venu avant ça aurait carrément enlevé le message d’espoir). Et m’a fait adorer Samy et Dam encore plus, carrément ouais. Ainsi que la maman de Dam.
Bon sinon, je veux bien me mettre à la place du père, me dire qu’à sa façon il veut le meilleur pour son fils et qu’il croit que c’est en se moquant de lui et en lui hurlant tout le temps dessus, en l’humiliant et en l’empêchant de sortir qu’il va y arriver. Sauf que pour moi c’est juste un sale c** (encore) homophobe qui se sent plus pisser tout ça parce qu’il possède des armes wouah. Il cherche même pas à comprendre son gosse, pire il ne l’écoute même pas. Je peux pas le sentir en gros, mais bon.

Pour parler de l’écriture aussi, elle est faites du côté de Dam et elle est délicieuse. En fait ça permet vraiment d’être complètement dans sa tête, on cherche pas à faire des supers belles phrases avec des mots compliqués et c’est plus du texte « parlé » qu’écrit, mais ça rends super bien et c’est magnifique.

Et ce livre est juste sublime, je félicite l’auteur parce que c’est son premier et franchement il est génial, j’en attends d’autres ! Bravo vraiment.

Maintenant je vais forcer mes soeurs et mes amis à le lire =D !

Et ça m’énerve parce que dans cette critique j’ai pas réussi à faire passer la moitié de mes sentiments vis à vis de ce livre, et je suis sûre que j’ai oublié de dire des choses. Alors pour me rattraper je ne dirai que ceci : faites moi confiance, lisez le.

Phrases post-ités : 
« J’ai eu seize ans hier. C’était irrémédiable, à moins que je me sois pendu le matin, c’était la seule chose qui pouvait arriver » c’est au tout début du livre, ça annonce bien la couleur je trouve. C’est assez … Cynique quand même.

« Enfin je sais pas si je me suis senti bien, mais au moins je me suis senti » c’est juste… Voilà. Se sentir. Découvrir qu’on existe. ‘Fin bref j’étais pas loin dans le livre hein, mais je savais déjà que j’allais adorer comme une folle.

« On mettait la musique, on écoutait les paroles qui semblaient écrites juste pour nous, si c’était possible on aurait habité dans les chansons parce que les textes nous convenaient vraiment, ça s’explique pas. » Parce que qui n’a pas ressentis ça au moins une fois pour une chanson? Se dire genre « elle a été écrite pour moi ».

3 plus (et plus) :
– L’histoire
– L’écriture
– Dam, Samy, le groupe à Samy
– les deux fins, même si je préfère la deuxième (plus d’espoir quand même)
– Ca fait pleurer pour de vrai
– qu’est ce qu’on est à fond dedans
– qu’est ce qu’on est en empathie avec Dam (ou ça c’est peut-être juste moi)

3 moins (et moins) :
– honnêtement qu’est ce que je pourais dire dans les moins? J’aime pas le père tiens, mais il est un peu la base de l’histoire. Même la couverture et le titre j’aime alors bon… Des fois c’est comme ça, ce livre est trop trop trop bon. Un point c’est tout.

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