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Du bout des doigts, Sarah Waters

mai 2, 2012

 Résumé :  Londres, 1862. À la veille de ses dix-huit ans, Sue Trinder, l’orpheline de Lant Street, le quartier des voleurs et des receleurs, se voit proposer par un élégant, surnommé Gentleman, d’escroquer une riche héritière. Orpheline elle aussi, cette dernière est élevée dans un lugubre manoir par son oncle, collectionneur de livres d’un genre tout particulier. Enveloppée par une atmosphère saturée de mystère et de passions souterraines, Sue devra déjouer les complots les plus délicieusement cruels, afin de devenir, avec le concours de la belle demoiselle de Briar, une légende parmi les cercles interlopes de la bibliophilie érotique. Héritière moderne de Dickens, mais aussi de Sapho et des Libertins, Sarah Waters nous offre une vision clandestine de l’Angleterre victorienne, un envers du décor où les héroïnes, de mariages secrets en amours interdites, ne se conduisent jamais comme on l’attendrait. Un roman décadent et virtuose.

Avis : tout simplement superbe. Bon beaucoup de passages m’ont totalement traumatisé et horrifié, j’ai absolument détesté le personnage de Gentleman (il était horrible) et adoré Sue et Maud. Sue pour son caractère bien trempé, sa façon de causer, ses manières (alors oui certes elle veut tromper Maud, mais  elle est quand même trop chouette). Et Maud pour… Sa fragilité. Le problème c’est que je ne peux pas trop en dire sur Maud si je veux éviter de totalement spoiler toute l’histoire et un des plus gros rebondissements du livre (même s’il y en a plusieurs et que chaque fois on se fait plutôt avoir). C’est d’ailleurs la force de ce livre, les intrigues et les rebondissements, on n’a presque pas le temps de se reposer. Les personnages souffrent et semblent perdu dans une toile d’araignée avec le destin qui leur en veut vachement. L’histoire d’amour m’a énormément plu, elle est à la fois douce et violente, elle paraît perdu avant même de commencer et pourtant elle est vachement belle. J’ai trop adoré en gros, que ce soit l’histoire, l’amour qui s’en dégage, et également les descriptions des lieux, les passages un peu glauque (celui dans l’asile par exemple). On voit à quel point les humains peuvent être atroces avec d’autres humains.
Enfin bref, n’empêche que j’ai pas vu le temps passer, et que c’était dur de m’arrêter. Quand on matait un film avec ma soeur j’arrêtais pas de le tripoter pour lire la suite.
Je crois que c’est le premier livre avec une histoire d’amour lesbien que je lis, mais très certainement pas le dernier de Sarah Waters, ça c’est sûr.

Phrase qui m’a marqué : 
« Passe moi un môme Dainty, y m’faut quéqu’chose à tripoter » … Voilà quoi, certains vont manger, d’autres jouer avec des bébés.

Bon j’avais d’autres phrases mais je les ai perdu.

3 plus : 
– L’histoire d’amour
– L’histoire tout court
– les rebondissements, les personnages de Maud et Sue

3 moins : 
– Des fois je comprenais rien au vocabulaire (c’est de l’argot de l’époque de Dickens et je m’interrogeais sur le sens de certains mots, sans que cela ne soit vraiment dérangeant)
– Certains passages peuvent être choquant
– Bon sang que les humains sont vils (ce n’est pas une raison pour ne pas le lire !)

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