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Ikebukuro West Gate Park, Ishida Ira

janvier 9, 2012

 Résumé : Bienvenue à Ikebukuro West Gate Park. Un square ouvert aux aventuriers urbains, à la sortie ouest de la gare d’Ikebukuro. C’est là que Makoto et ses amis ont établi leur QG. Makoto a dix-neuf ans, et c’est un trouble shooter, un  » solutionneur d’embrouilles « . Des embrouilles, il n’en manque pas dans ce quartier où se rencontrent gamins à la dérive, yakuzas, filles perdues et clandestins dans le Japon de l’envers. Avec pour seules armes son énergie et sa débrouillardise, Makoto résout les énigmes, vient en aide à ceux qui sont dans la détresse, et tente de ramener la paix dans les rues menacées par une sanglante guerre des gangs… Si Ikebukuro West Gate Park a obtenu le Grand Prix de littérature policière au Japon, il dépasse de loin le cadre du roman policier. Quand on referme le livre, on a l’impression de connaître par cœur ce quartier de Tôkyô, chacune de ses ruelles où se côtoient bars à karaoké et love-hôtels, on s’est attaché à chacun de ses habitants. Par petites touches incisives d’un pinceau très rapide, Ishida Ira a produit une œuvre extrêmement originale, dont la toile de fond plutôt noire s’éclaire de soudaines bourrasques de soleil.

Avis : Ce roman est composé de quatre histoires (quatre enquêtes), qui peuvent être lu séparément je pense, même si lire le livre en entier c’est quand même mieux. En plus d’être un roman policier, on peut également y voir la description du quartier d’Ikebukuro, et les difficultés auxquels sont confrontés les mômes le plus souvent. Prostitution, drogue, délinquance, yakuza, groupe, rackette, on a même le droit à un Hikkikomori…
C’est là que vit Makoto et qu’il va faire la rencontre d’Hikaru et Rika (pour la première histoire, c’est ainsi que le livre démarre), et c’est sans doute là aussi qu’il va se rendre compte qu’il peut faire quelque chose dans Ikebukuro pour aider certains jeunes. Il ne se considère pas vraiment comme un policier et ne se croit pas toujours capable de résoudre les enquêtes (et problèmes) qui lui tombent dessus, mais comme il se sert pas mal de sa cervelle, qu’il a pas mal d’intuition aussi, et aussi de l’influence (en étant pote avec le chef de G-Boys, ça aide), il va réussir à sa manière à découvrir ce qu’il s’est passé.
Il n’est bien sûr jamais seul, c’est ainsi que dans deux histoires il forme la bande des zozos (avec Shun, Radio, Kenji (et plus tard Kazunori)), il est aussi aidé par les G-Boys, ou bien Le Singe (qui fait partit de la mafia).
J’ai vraiment adoré ce livre, il est pas prise de tête, mais il nous fait voir le monde, la vie de Makoto. Pour les enquêtes elles se résolvent assez facilement, mais la plupart du temps je pense qu’on est surpris de savoir ce qu’il se passe vraiment (notamment la première, même si pour avoir vu le drama et lu le manga, je savais ce qu’il en était).
J’ai aimé le style d’écriture, et les personnages (Takashi, Shun et Makoto sont mes trois chouchoux), les histoires, et la manière dont la vie de Makoto prend peu à peu un sens (au début il s’ennuie et il ne fait rien du tout de sa vie). Il trouve l’amour aussi, un peu. Et la musique classique (qui a pas mal de place dans le bouquin, d’ailleurs quand il proposait un titre j’aimais bien écouter en même temps)
J’ai acheté le II tellement j’ai aimé ce tome.

Passage qui m’a marqué :
« Histoire d’un môme qui souffre d’insomnie dans ses rêves parce qu’il n’arrête pas de rêver qu’il se réveille. 
Le thérapeute des rêves le raisonne. L’insomnie n’est pas une maladie. Et il lui montre un cactus posé sur l’oreiller des rêves. D’ailleurs, les cactus aussi sont insomniaques de nos jours. Le môme tend la main vers le cactus rêvé et se pique méchamment. Des gouttes de sang perlent sur la face interne de ses doigts. 
– Aïe ! Mais alors, ce n’est pas un rêve, tant mieux ! 
Et le cactus de répondre : 
– Qui est-ce qui crie dans mon rêve? »
Parce que j’adore ce genre de truc.

3 plus : 
– Les personnages qui sont pour la plupart géniaux
– l’écriture, l’histoire, les enquêtes
– la musique classique, le décors, le fond

3 moins :
– trop court pour moi, heureusement il y a trois tomes
– bon c’est sûr qu’un gamin qui s’enferme dans sa chambre depuis trois ans sans jamais en sortir, moi je l’envoie chez le psy
– j’ai moins aimé Kyochi (j’ai détesté Asuka aussi !)

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