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Pas à pas, Louis Sachar

décembre 27, 2011

 Résumé : La nouvelle se répand comme une traînée de poudre : la superstar Kaira DeLeon va donner un concert à Austin (Texas) ! Aisselle, alias Theodore, n’en a cure, il préfère se concentrer sur les trous qu’il doit creuser pour la société de jardinage qui l’emploie. Il a un passé de jeune délinquant à faire oublier ! Malgré ses efforts désespérés pour rester dans le droit chemin, il se fait embringuer dans un trafic de billets pour le fameux concert. Jusqu’à se retrouver dans la loge de la chanteuse… qui ne semble pas insensible à son charme. Dans ce troisième roman publié à L’École des loisirs, l’écrivain Louis Sachar retrouve, apparemment avec beaucoup de plaisir, les deux héros de son roman à succès « Le Passage ». D’une écriture limpide, qui doit beaucoup à l’excellente traduction d’Agnès Desarthe, il y décrit les difficultés que rencontrent les jeunes ex-délinquants noirs américains en réinsertion et la sempiternelle suspicion dont ils font l’objet. En contrepoint, et grâce au personnage de Kaira (qui pourrait être, dans la vraie vie, Beyonce), il dépeint sans emphase la vacuité de l’existence des superstars et leur soif de reconnaissance et d’amour. Amour, amitié, trahison, rock’n’roll (ou plutôt R&B) et rédemption, ne cherchez pas : tout y est !

Avis : Plutôt long au démarrage, j’ai eu du mal à rentrer dedans. D’après moi, la première partie aurait dût être plus courte, même si elle met en place la situation. C’est seulement lors de la rencontre Aisselle/Kaira que j’ai enfin sentit l’intérêt monter (et qu’est ce que j’ai rigolé quand elle l’appelle “Phalange”). Si j’avais adoré le passage de bout en bout, mon intérêt pour ce livre fut très mitigé, surtout à cause de l’écriture qui m’a paru beaucoup moins poétique et accrochante.
Parlons d’abord des personnages : nous retrouvons Aisselle et X-Ray (avec aussi un minuscule sous entendu à Stanley), le premier souhaite se réinsserrer dans la société en avançant pas à pas (comme lui a conseillé l’assistante sociale), le deuxième… a oublié de s’acheter une cervelle, ne pense qu’à l’argent, et entraine son ami dans les ennuies. Et là où je me suis vraiment sentie énervée, c’est qu’Aisselle a beaucoup de mal à dire non. Parce que flute quoi, il les sent venir à 10 kilomètres les ennuies et il continue quand même d’entrer dans les combines et les magouilles d’X-ray (qui au passage lui pompe ses sous).
Les parents d’Aisselle m’ont fait halluciné, ils n’ont aucune confiance en leur fils, pire ils le forcent à faire des tests anti-drogue et lui parlent comme s’il allait retourner en prison.
Il est aussi question d’une fille du nom de Tatiana, plutôt superficielle finalement et qui ne m’a pas plus intéressé ni touché que ça.
Par contre j’ai vraiment adoré Ginny, la voisine d’Aisselle qui est handicapée, sa relation avec Aisselle d’ailleurs est très touchante, et elle-même je l’ai trouvé très très mignonne.
Venons en à Kaira : sympa, drôle, avec un petit caractère mignon. Elle se fait pomper son argent dans son dos par son beau père (et manager) qu’elle déteste (et que je déteste aussi), marié à sa mère (femme que j’ai également détesté). Elle n’est pas aimé par ses choristes (inutiles) et ses musiciens (qui la trouve trop gâté et n’y connaissant rien à la musique (mais qui se montrent plus sympa après)). Elle apprends en plus qu’Aileen la coordinatrice se tappe son beau père etc. Bref son monde n’a pas l’air sympa, heureusement il y a la chanson (malheureusement il y a Fred, son garde du corps).
Voilà pour les personnages, qui m’ont tous un peu énervé à un moment ou à un autre, sauf Ginny.
L’histoire ne prend un tournant intéressant que lors de la rencontre de Kaira et Aisselle, où j’ai eu l’impression qu’il se passait ENFIN quelque chose. Leur relation est plutôt mignonne, drôle et un peu naïve, mais je l’ai immédiatement apprécié (surtout la lettre de Kaira).
Enfin, j’ai grincé des dents sur le racisme hallucinant qui ressort de ce livre, entre les flics qui tabassent Aisselle plus que de raisons, les “blancs” qui ont peur de lui et l’évitent, et tout un tas d’autres scènes dans ce genre, j’étais vraiment choquée par ce genre de réaction (mince quoi, il est noir okay, mais il est super gentil). C’est une critique assez forte de la société, où le noir est tout de suite vue comme le méchant et le blanc comme le bon gentil sauveur riche, et heureusement certaines personnes passent au dessus des ces préjugés et c’est très bien.

3 raisons de le lire :
– C’est la suite du passage (mais attention à ne pas lire en s’attendant à ce qu’il soit aussi bien)
– bon il est quand même pas mal et intéressant, même si long à démarrer
– j’aime beaucoup Ginny

3 raisons de ne pas le lire :
– moins intéressant que le passage
– les personnages sont pour la plupart détestable
– X-ray est insupportable

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